QCM : Introduction à la sociologie (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel objet la sociologie étudie-t-elle prioritairement ?

Les phénomènes biologiques, les réflexes et les fonctions corporelles
Les œuvres artistiques, les styles et les pratiques esthétiques
Les interactions, les normes, les valeurs et les phénomènes sociaux
Les processus mentaux, les émotions et les troubles individuels

Les interactions, les normes, les valeurs et les phénomènes sociaux

Explication

La sociologie analyse les relations et phénomènes sociaux, ainsi que les normes et les valeurs qui structurent les sociétés et les institutions. La psychologie s’intéresse davantage aux processus mentaux et aux comportements individuels.

2. À quel moment Auguste Comte reprend-il le terme « sociologie » en lui donnant son sens actuel ?

Au début du XVIIIe siècle
Au début du XXe siècle
À la fin du XIXe siècle
Vers le milieu du XIXe siècle

Vers le milieu du XIXe siècle

Explication

Auguste Comte reprend le terme « sociologie » vers le milieu du XIXe siècle et lui attribue son sens moderne. La discipline ne reçoit donc pas cette définition au XVIIIe siècle ni au XXe siècle.

3. Dans quel contexte historique la sociologie apparaît-elle comme discipline scientifique ?

Au XVIIIe siècle en Allemagne, avec notamment Kant et Hegel
À la Renaissance en Italie, avec notamment Machiavel et Galilée
Au début du XXe siècle en Angleterre, avec notamment Keynes et Smith
Au XIXe siècle en France, avec notamment Comte et Durkheim

Au XIXe siècle en France, avec notamment Comte et Durkheim

Explication

La sociologie se constitue comme discipline scientifique au XIXe siècle en France, notamment grâce à Auguste Comte et Émile Durkheim. Les autres périodes et regroupements d’auteurs ne correspondent pas à cette naissance disciplinaire.

4. Pourquoi la sociologie est-elle considérée comme une science ?

Parce qu’elle dépend principalement de l’intuition personnelle du chercheur
Parce qu’elle décrit les sociétés sans construire de concepts explicatifs
Parce qu’elle transforme les opinions courantes en vérités reconnues
Parce qu’elle mobilise des méthodes, des outils, des concepts et des théories

Parce qu’elle mobilise des méthodes, des outils, des concepts et des théories

Explication

La sociologie est scientifique parce qu’elle suit une démarche méthodologique, utilise des outils et construit des concepts ainsi que des théories. Elle ne repose donc pas sur de simples opinions ou sur l’intuition individuelle.

5. Quelle attitude Gaston Bachelard recommande-t-il au chercheur pour limiter les pièges de la pensée ?

S’appuyer sur son expérience personnelle, éviter le doute et défendre ses convictions
Confirmer ses premières intuitions, suivre les experts et privilégier les certitudes acquises
Observer les faits, conserver ses préjugés et accepter les conclusions majoritaires
Se détacher de ses préjugés, rejeter les arguments d’autorité et garder une raison inquiète

Se détacher de ses préjugés, rejeter les arguments d’autorité et garder une raison inquiète

Explication

Bachelard demande au chercheur de réformer son esprit, de prendre distance avec ses préjugés, de refuser les arguments d’autorité et de maintenir une vigilance critique. Suivre un statut ou une réputation ne remplace pas une démonstration logique ou empirique.

6. Comment Émile Durkheim définit-il un fait social ?

Comme une manière d’agir, de penser ou de faire, extérieure à l’individu et contraignante
Comme une décision personnelle fondée sur les préférences et les objectifs d’un individu
Comme une réaction biologique produite par le fonctionnement du corps humain
Comme une idée abstraite élaborée par un chercheur sans effet sur les comportements

Comme une manière d’agir, de penser ou de faire, extérieure à l’individu et contraignante

Explication

Pour Durkheim, le fait social est une manière d’agir, de penser ou de faire qui existe extérieurement à l’individu et peut exercer une contrainte sur lui. Un choix purement personnel ne possède pas ces caractéristiques sociales.

7. Quelle distinction permet de comprendre les deux caractéristiques d’un fait social ?

L’extériorité renvoie à une règle explicite, tandis que la coercition désigne une préférence personnelle
L’extériorité renvoie à l’origine collective, tandis que la coercition désigne l’influence exercée
L’extériorité renvoie à l’absence d’influence, tandis que la coercition désigne une origine familiale
L’extériorité renvoie à la pression individuelle, tandis que la coercition désigne l’origine biologique

L’extériorité renvoie à l’origine collective, tandis que la coercition désigne l’influence exercée

Explication

L’extériorité signifie que le fait social provient de la collectivité et dépasse l’individu, tandis que la coercition désigne la pression exercée sur ses comportements. Ces notions ne renvoient donc ni à une origine biologique ni à une préférence personnelle.

8. Qu’est-ce qu’une norme sociale ?

Une préférence individuelle choisie indépendamment des attentes du groupe
Une loi scientifique décrivant les relations entre les phénomènes physiques
Une règle explicite ou implicite indiquant le comportement convenable et fondée sur des valeurs
Une réaction instinctive déterminant le comportement sans référence à la vie collective

Une règle explicite ou implicite indiquant le comportement convenable et fondée sur des valeurs

Explication

Une norme sociale indique le comportement jugé convenable dans une situation donnée et repose sur des valeurs partagées. Elle peut être formulée explicitement ou rester implicite, contrairement à une réaction instinctive ou à une loi physique.

9. Quelle distinction caractérise le mieux les approches de Durkheim et de Weber en sociologie ?

Durkheim étudie les choix rationnels, tandis que Weber analyse les hiérarchies économiques.
Durkheim comprend le sens des actions, tandis que Weber explique les institutions collectives.
Durkheim privilégie les interactions locales, tandis que Weber recherche des lois biologiques.
Durkheim explique les faits sociaux, tandis que Weber comprend le sens des actions individuelles.

Durkheim explique les faits sociaux, tandis que Weber comprend le sens des actions individuelles.

Explication

Durkheim adopte une démarche explicative centrée sur les faits sociaux, les normes et les institutions, tandis que Weber cherche à comprendre le sens donné aux actions. L’idée selon laquelle Durkheim analyserait les significations individuelles et Weber les institutions collectives inverse leurs approches respectives.

10. Quels critères peuvent fonder la stratification sociale selon Max Weber ?

Le niveau scolaire, la région de résidence et l’âge biologique.
La profession, la mobilité résidentielle et la pratique religieuse.
La personnalité, les goûts culturels et les liens familiaux.
La richesse économique, le prestige social et le pouvoir.

La richesse économique, le prestige social et le pouvoir.

Explication

Pour Weber, la stratification sociale repose notamment sur la richesse, le prestige et le pouvoir, qui structurent les hiérarchies sociales. La réduire au niveau scolaire ou à une autre caractéristique individuelle néglige sa dimension multidimensionnelle.

11. Pourquoi les approches de Durkheim et de Weber sont-elles considérées comme complémentaires ?

Elles utilisent une même méthode pour décrire les groupes et les individus.
Elles remplacent l’étude des institutions par celle des comportements biologiques.
Elles relient l’analyse des structures collectives à celle du sens des actions individuelles.
Elles expliquent les phénomènes sociaux par la seule distribution des richesses.

Elles relient l’analyse des structures collectives à celle du sens des actions individuelles.

Explication

Ces approches sont complémentaires parce qu’elles articulent les dimensions collectives des phénomènes sociaux avec les significations et les actions individuelles. Une explication fondée sur la seule richesse ne rend pas compte de cette double perspective.

12. Qu’est-ce qui définit le mieux un courant sociologique ?

Une technique d’enquête appliquée à un domaine particulier de la société.
Un ensemble de données statistiques recueillies dans plusieurs enquêtes.
Un groupe de pensée partageant une vision de la société et des méthodes d’analyse.
Un auteur reconnu proposant une interprétation personnelle des faits sociaux.

Un groupe de pensée partageant une vision de la société et des méthodes d’analyse.

Explication

Un courant sociologique rassemble des chercheurs ou des penseurs qui partagent une vision générale de la société et des méthodes d’analyse similaires. Un auteur isolé peut influencer la discipline, mais il ne constitue pas à lui seul un courant.

13. Comment un paradigme sociologique oriente-t-il la recherche ?

Il rassemble des résultats empiriques comparables obtenus dans plusieurs sociétés.
Il impose un thème d’étude sans déterminer la manière d’interpréter les résultats.
Il désigne une procédure technique servant à recueillir des réponses auprès des enquêtés.
Il fournit des hypothèses générales qui orientent les questions, les outils et les interprétations.

Il fournit des hypothèses générales qui orientent les questions, les outils et les interprétations.

Explication

Un paradigme est un cadre cohérent d’hypothèses qui façonne les questions posées, les outils mobilisés et l’interprétation des phénomènes. Il ne se réduit donc pas à une simple technique d’enquête.

14. Lequel de ces ensembles réunit les cinq paradigmes sociologiques présentés ?

Fonctionnalisme, matérialisme historique, positivisme, ethnométhodologie et structuralisme.
Individualisme méthodologique, constructivisme, féminisme, évolutionnisme et fonctionnalisme.
Fonctionnalisme, structuralisme, individualisme méthodologique, interactionnisme et actionnalisme.
Structuralisme, rationalisme, holisme, pragmatisme et interactionnisme.

Fonctionnalisme, structuralisme, individualisme méthodologique, interactionnisme et actionnalisme.

Explication

Les cinq paradigmes présentés sont le fonctionnalisme, le structuralisme, l’individualisme méthodologique, l’interactionnisme et l’actionnalisme. Les autres ensembles remplacent certains de ces paradigmes par des courants ou des notions qui ne figurent pas dans cette liste.

15. Dans De la division du travail social, quelle distinction Durkheim établit-il entre les deux formes de solidarité ?

La solidarité mécanique dépend du prestige, tandis que la solidarité organique dépend principalement du pouvoir.
La solidarité mécanique vient des échanges marchands, tandis que la solidarité organique vient des obligations familiales.
La solidarité mécanique repose sur la complémentarité, tandis que la solidarité organique repose sur la similitude.
La solidarité mécanique repose sur la similitude, tandis que la solidarité organique repose sur la complémentarité.

La solidarité mécanique repose sur la similitude, tandis que la solidarité organique repose sur la complémentarité.

Explication

Dans son ouvrage de 1893, Durkheim associe la solidarité mécanique à la similitude entre les membres et la solidarité organique à leur complémentarité. L’inversion de ces deux caractéristiques constitue la confusion la plus fréquente.

16. Quelles obligations sociales structurent le don selon Marcel Mauss ?

Promettre, contracter et sanctionner, dans le cadre de règles juridiques.
Donner, recevoir et rendre, dans le cadre de relations sociales.
Produire, vendre et consommer, dans le cadre d’échanges marchands.
Épargner, investir et transmettre, dans le cadre de stratégies patrimoniales.

Donner, recevoir et rendre, dans le cadre de relations sociales.

Explication

Mauss montre que le don repose sur trois obligations sociales liées : donner, recevoir et rendre. Le don ne se comprend donc pas comme une transaction économique détachée des relations sociales.

17. Comment Erving Goffman définit-il un stigmate ?

Une récompense sociale qui confirme la conformité d’une personne aux attentes de son groupe.
Une règle institutionnelle qui organise les échanges entre les membres d’une organisation.
Une caractéristique biologique qui détermine directement la position d’une personne dans la hiérarchie sociale.
Un attribut socialement disqualifiant qui transforme la perception d’une personne et la gestion de son identité.

Un attribut socialement disqualifiant qui transforme la perception d’une personne et la gestion de son identité.

Explication

Pour Goffman, le stigmate est un attribut auquel les autres associent une disqualification sociale, ce qui modifie la perception de la personne et l’amène à gérer son identité. Il ne s’agit ni d’une récompense ni d’une règle institutionnelle.

18. Comment Bourdieu et Passeron expliquent-ils la reproduction des inégalités scolaires dans La reproduction ?

L’école neutralise les différences culturelles en évaluant les élèves selon des critères strictement identiques.
L’école réduit les écarts sociaux en compensant les ressources familiales par une sélection uniforme.
L’école valorise les codes culturels des classes dominantes, ce qui contribue à maintenir les inégalités.
L’école produit les inégalités principalement par les choix rationnels des familles face aux coûts scolaires.

L’école valorise les codes culturels des classes dominantes, ce qui contribue à maintenir les inégalités.

Explication

Bourdieu et Passeron montrent que l’école valorise des codes culturels davantage maîtrisés par les classes dominantes, ce qui favorise la reproduction des inégalités. L’explication par les choix rationnels des familles renvoie plutôt à l’approche de Boudon.

19. Quelle définition décrit le mieux une société au sens sociologique ?

Un ensemble temporaire réuni autour d’une activité sans règles ni espace social commun
Une population partageant une origine sans entretenir d’interactions ni d’autorité collective
Un réseau d’individus échangeant des biens sans attentes culturelles ni organisation politique
Un groupe durable partageant des interactions, un espace social, une autorité et des attentes culturelles

Un groupe durable partageant des interactions, un espace social, une autorité et des attentes culturelles

Explication

Une société repose sur des interactions persistantes, un espace social généralement partagé, une autorité politique et des attentes culturelles communes. Un simple rassemblement temporaire ne présente pas nécessairement cette stabilité ni cette organisation collective.

20. Une équipe distingue ses vêtements traditionnels de ses croyances religieuses : quelle classification est correcte ?

Les vêtements relèvent de la culture matérielle et les croyances de la culture non matérielle
Les deux éléments relèvent de la culture matérielle puisqu’ils sont transmis collectivement
Les vêtements relèvent de la culture non matérielle et les croyances de la culture matérielle
Les deux éléments relèvent de la culture non matérielle puisqu’ils expriment une identité

Les vêtements relèvent de la culture matérielle et les croyances de la culture non matérielle

Explication

La culture matérielle comprend les objets produits ou utilisés par un collectif, tandis que les croyances appartiennent à sa culture non matérielle. L’identité collective peut s’exprimer dans les deux dimensions, mais cela ne change pas leur classification.

21. Quelle distinction entre valeurs et normes est correcte ?

Les valeurs prescrivent des comportements précis, tandis que les normes expriment des préférences abstraites
Les valeurs désignent des objets matériels, tandis que les normes désignent des croyances partagées
Les valeurs concernent les sanctions, tandis que les normes concernent les goûts individuels
Les valeurs expriment des préférences abstraites, tandis que les normes prescrivent des comportements attendus

Les valeurs expriment des préférences abstraites, tandis que les normes prescrivent des comportements attendus

Explication

Les valeurs indiquent ce qu’un groupe juge bon, souhaitable ou indésirable, alors que les normes traduisent ces préférences en comportements attendus. Les sanctions et les goûts individuels ne définissent pas cette distinction.

22. Quel exemple correspond à une norme formelle plutôt qu’à une norme informelle ?

Attendre son tour dans une file par apprentissage social
Baisser la voix dans une bibliothèque après avoir observé les autres
Saluer une personne âgée selon une habitude familiale
Respecter une règle écrite dans le règlement d’un établissement

Respecter une règle écrite dans le règlement d’un établissement

Explication

Une norme formelle est explicitement écrite et établie, comme une règle de règlement intérieur. Les autres comportements sont appris par observation, imitation ou socialisation et relèvent donc de normes informelles.

23. Comment une organisation sociale régule-t-elle les interactions entre individus et groupes ?

Elle les désorganise en affaiblissant les règles et les valeurs collectives
Elle les réduit à des choix individuels indépendants de toute règle commune
Elle les ordonne grâce à des normes, une hiérarchisation et une culture propres
Elle les coordonne par des échanges économiques dépourvus de hiérarchie et de culture

Elle les ordonne grâce à des normes, une hiérarchisation et une culture propres

Explication

Une organisation sociale structure les relations en s’appuyant sur des normes, une hiérarchie et une culture propres. L’affaiblissement des règles correspond plutôt à la désorganisation sociale.

24. Dans un quartier, les règles communes perdent de leur influence et les conduites individuelles se multiplient : quel phénomène observe-t-on ?

Une désorganisation sociale marquée par l’affaiblissement des règles collectives
Une cohésion sociale accrue par l’uniformisation des valeurs communes
Une organisation sociale renforcée par l’augmentation des pratiques individuelles
Une socialisation formelle reposant sur des règlements davantage respectés

Une désorganisation sociale marquée par l’affaiblissement des règles collectives

Explication

La désorganisation sociale se caractérise par le déclin de l’influence des règles et des valeurs collectives, accompagné d’une progression des pratiques individuelles. Une organisation sociale renforcée produirait plutôt une régulation collective plus forte.

25. Quelle succession d’étapes correspond à la démarche méthodologique du travail social ?

Observer, rechercher des informations, formuler des hypothèses, puis proposer des pistes d’action
Classer les personnes, établir un diagnostic définitif, agir rapidement, puis comparer les résultats
Recueillir des témoignages, choisir une solution, vérifier les normes, puis éviter l’observation
Proposer une intervention, appliquer une règle, recueillir des données, puis abandonner les hypothèses

Observer, rechercher des informations, formuler des hypothèses, puis proposer des pistes d’action

Explication

La démarche du travail social progresse de l’observation vers la recherche d’informations, la formulation d’hypothèses et la proposition d’actions. Commencer par une solution définitive ou négliger l’observation ne respecte pas cette progression méthodologique.

26. Quelle différence oppose principalement les méthodes quantitative et qualitative ?

La quantitative interprète les récits, tandis que la qualitative mesure des données numériques à grande échelle
La quantitative observe les normes, tandis que la qualitative étudie les phénomènes sans données recueillies
La quantitative analyse les motivations, tandis que la qualitative établit des résultats statistiques comparables
La quantitative mesure des données numériques, tandis que la qualitative interprète les significations et les motivations

La quantitative mesure des données numériques, tandis que la qualitative interprète les significations et les motivations

Explication

La méthode quantitative recueille et analyse des données numériques à grande échelle, tandis que la méthode qualitative cherche le sens des expériences, des discours et des motivations. Inverser ces fonctions constitue la confusion principale entre les deux approches.

27. Pourquoi est-il pertinent d’associer les méthodes quantitative et qualitative dans une recherche sociale ?

Parce qu’elles sont complémentaires et qu’aucune ne convient parfaitement à tous les phénomènes sociaux
Parce que leur association permet d’éviter toute interprétation subjective des comportements observés
Parce que la méthode qualitative remplace les mesures numériques lorsque le terrain est complexe
Parce que la méthode quantitative garantit des résultats complets dès que l’échantillon est important

Parce qu’elles sont complémentaires et qu’aucune ne convient parfaitement à tous les phénomènes sociaux

Explication

Les deux méthodes sont complémentaires, car chacune éclaire certains aspects des phénomènes sociaux et aucune n’est prête à l’emploi pour toutes les situations. Une grande enquête quantitative ne suffit pas nécessairement à comprendre les significations vécues.

28. Selon les règles de la méthode sociologique attribuées à Émile Durkheim, quelle démarche doit suivre le chercheur ?

Définir le phénomène, réfuter les interprétations antérieures et construire une explication fondée sur des données croisées
Comparer les théories existantes, privilégier les témoignages individuels et renoncer à toute nouvelle explication
Choisir une hypothèse personnelle, rechercher des exemples favorables et écarter les résultats contradictoires
Décrire les opinions courantes, retenir l’explication dominante et éviter de confronter des observations différentes

Définir le phénomène, réfuter les interprétations antérieures et construire une explication fondée sur des données croisées

Explication

La démarche attribuée à Émile Durkheim exige de définir le phénomène, de discuter les interprétations antérieures et de proposer une explication appuyée sur l’observation et le croisement des données. Retenir une opinion dominante ou écarter les résultats contradictoires affaiblit précisément la démarche scientifique.

29. Quelle pratique caractérise l’observation participante sur le terrain ?

Le chercheur s’immerge dans la population, apprend sa langue et sa culture, puis prend une distance critique avec sa propre culture.
Le chercheur recueille des réponses standardisées auprès de personnes contactées à distance, sans modifier son point de vue culturel.
Le chercheur compare des données chiffrées entre plusieurs groupes à l’aide d’un questionnaire administré après l’observation.
Le chercheur observe les comportements depuis un dispositif extérieur, en évitant les échanges directs avec la population étudiée.

Le chercheur s’immerge dans la population, apprend sa langue et sa culture, puis prend une distance critique avec sa propre culture.

Explication

L’observation participante repose sur une immersion directe, l’apprentissage de la langue et de la culture observées, ainsi qu’un décentrement par rapport à sa propre culture. Une observation à distance sans contact ne correspond pas à cette démarche immersive.

30. Quelle combinaison décrit correctement les trois formes d’entretien selon leur degré de directivité ?

Le semi-directif utilise une grille détaillée, le non-directif impose des thèmes précis et le directif laisse l’enquêté raconter son expérience.
Le semi-directif suit un guide thématique, le non-directif favorise un récit libre et le directif utilise une grille détaillée.
Le semi-directif favorise un récit libre, le non-directif utilise une grille détaillée et le directif suit un guide thématique.
Le semi-directif impose des réponses fermées, le non-directif suit une grille détaillée et le directif favorise un récit libre.

Le semi-directif suit un guide thématique, le non-directif favorise un récit libre et le directif utilise une grille détaillée.

Explication

Le semi-directif encadre l’échange par des thèmes, le non-directif laisse davantage de liberté au récit et le directif s’appuie sur une grille détaillée pour comparer les réponses. Les autres associations attribuent à chaque forme les caractéristiques d’un autre type d’entretien.

31. Après le démarrage et le déroulement d’un entretien, quelle séquence d’étapes est conforme au processus décrit ?

La retranscription, le recentrage, puis le démarrage.
Le recentrage, la clôture, puis la retranscription.
La négociation, la préparation, puis la clôture.
La préparation, la clôture, puis le déroulement.

Le recentrage, la clôture, puis la retranscription.

Explication

Une fois l’entretien engagé et conduit, le processus prévoit le recentrage, la clôture et enfin la retranscription. La préparation et la négociation interviennent avant le démarrage, tandis que la retranscription intervient après la clôture.

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Qu'étudie la sociologie comme discipline scientifique?

Les interactions sociales, normes, valeurs et phénomènes sociaux.

À quelle époque Auguste Comte a-t-il donné son sens actuel à la sociologie?

Vers le milieu du XIXe siècle.

Qui a repris le terme « sociologie » au XIXe siècle?

Auguste Comte.

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