QCM : Introduction à la sociologie (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que cherche à expliquer la sociologie lorsqu’elle étudie les conduites humaines ?

Comment les conduites varient selon les milieux sociaux et pourquoi
Comment la personnalité détermine les conduites indépendamment du milieu
Comment les différences biologiques expliquent les comportements collectifs
Comment les institutions imposent les mêmes conduites à tous les individus

Comment les conduites varient selon les milieux sociaux et pourquoi

Explication

La sociologie étudie les êtres humains dans leurs milieux sociaux et cherche à comprendre les variations de conduite liées à ces milieux. Une explication fondée sur la personnalité seule ne rend pas compte de cette attention aux contextes sociaux.

2. Une enquête analyse les échanges entre deux personnes pour comprendre une conduite plutôt que d’étudier la personnalité de l’une d’elles isolément. Quelle approche mobilise-t-elle ?

L’étude des faits sociaux à partir des contraintes collectives
L’analyse démographique des comportements d’une population
L’analyse psychologique centrée sur les traits personnels
L’analyse de l’action sociale à partir des rapports entre individus

L’analyse de l’action sociale à partir des rapports entre individus

Explication

L’action sociale examine l’action humaine à partir des rapports entre au moins deux individus. Une étude centrée sur les traits personnels isolerait précisément l’individu des relations qui structurent l’analyse.

3. Pour Weber, qu’est-ce qui fait qu’une action peut être qualifiée de sociale ?

Elle est imposée par une contrainte extérieure et suit une règle collective
Elle tient compte d’autrui, en est affectée et a un sens pour l’acteur
Elle produit un effet collectif même si l’acteur ignore le comportement d’autrui
Elle résulte d’une habitude partagée sans signification pour celui qui agit

Elle tient compte d’autrui, en est affectée et a un sens pour l’acteur

Explication

Weber définit l’action sociale par son orientation vers le comportement d’autrui et par la signification subjective qu’elle possède pour l’acteur. L’accent mis sur une contrainte extérieure correspond plutôt à la perspective associée à Durkheim.

4. Dans la définition de Durkheim, quel trait caractérise un fait social ?

Il est extérieur à l’individu et exerce sur lui un pouvoir de contrainte
Il correspond à une conduite privée sans influence du milieu collectif
Il désigne une règle choisie librement par chaque personne
Il exprime le sens subjectif que l’individu donne à une interaction

Il est extérieur à l’individu et exerce sur lui un pouvoir de contrainte

Explication

Pour Durkheim, un fait social comprend des manières d’agir, de penser et de sentir extérieures à l’individu, qui s’imposent à lui. L’interprétation subjective de l’action relève plutôt de la démarche de Weber.

5. Selon Durkheim, quel effet peut avoir une intégration sociale affaiblie ?

Elle réduit le risque de suicide en renforçant l’autonomie individuelle
Elle accroît le risque de suicide en réduisant l’emprise de la société
Elle transforme les règles communes en significations subjectives partagées
Elle garantit une régularité statistique indépendante des liens sociaux

Elle accroît le risque de suicide en réduisant l’emprise de la société

Explication

L’intégration sociale correspond à l’emprise exercée par la société sur les individus, et son affaiblissement augmente le risque de suicide selon Durkheim. Une autonomie accrue ne signifie donc pas une diminution automatique de ce risque dans cette analyse.

6. Une personne ne trouve plus de repères parce que les règles qui encadraient sa conduite se relâchent. Quel concept décrit cette situation chez Durkheim ?

L’intégration sociale, qui désigne l’emprise de la société sur l’individu
Le fait social, qui désigne une contrainte extérieure à l’individu
La conscience collective, qui désigne un héritage commun de pratiques
L’anomie, qui désigne un encadrement social insuffisant

L’anomie, qui désigne un encadrement social insuffisant

Explication

L’anomie est une situation où les règles sociales se relâchent et n’encadrent plus suffisamment les individus, ce qui peut favoriser frustration et risque de suicide. La conscience collective renvoie plutôt aux manières communes d’agir et de penser héritées d’une société.

7. Quelle différence distingue l’approche par le système de l’approche par les acteurs ?

Le système explique la vie sociale par les choix individuels, tandis que les acteurs expliquent les individus par les institutions
Le système explique la formation des individus par la vie sociale, tandis que les acteurs expliquent la vie sociale par leurs actions
Le système décrit l’intériorisation des normes, tandis que les acteurs décrivent les contraintes biologiques
Le système étudie les rôles attendus, tandis que les acteurs étudient les statuts attendus

Le système explique la formation des individus par la vie sociale, tandis que les acteurs expliquent la vie sociale par leurs actions

Explication

L’approche par le système considère que la vie sociale produit les individus, alors que l’approche par les acteurs considère que les actions individuelles produisent la vie sociale. L’inversion de ces deux relations est une confusion fréquente entre les approches.

8. Un enfant apprend au sein de sa famille, à l’école et avec ses pairs des manières d’agir et de penser. Comment nomme-t-on ce processus ?

La conscience collective, qui rassemble les règles communes d’une société
La socialisation, par laquelle l’individu intériorise des façons de faire et de penser
L’anomie, qui apparaît lorsque les règles sociales encadrent mal les conduites
L’intégration sociale, par laquelle la société mesure les liens de chaque individu

La socialisation, par laquelle l’individu intériorise des façons de faire et de penser

Explication

La socialisation est le processus d’intériorisation de manières de faire, d’agir et de penser au cours de la vie, par des instances comme la famille, l’école et les pairs. L’anomie décrit au contraire un relâchement des règles qui encadrent les individus.

9. Dans une relation professionnelle, une personne sait ce qu’elle peut attendre du comportement de sa collègue, tandis que la collègue connaît ce que les autres attendent d’elle. Quelle distinction s’applique ?

Le statut correspond aux actions individuelles, et le rôle correspond aux contraintes du système social
Le statut désigne l’intériorisation des normes, et le rôle désigne la capacité d’action d’un collectif
Le statut concerne ce que les autres attendent de l’acteur, et le rôle ce que l’acteur attend des autres
Le statut concerne ce que l’acteur peut attendre des autres, et le rôle ce que les autres attendent de lui

Le statut concerne ce que l’acteur peut attendre des autres, et le rôle ce que les autres attendent de lui

Explication

Le statut renvoie aux comportements que l’acteur peut attendre des autres, tandis que le rôle renvoie aux comportements que les autres attendent de cet acteur. La confusion entre les deux inverse précisément le sens des attentes.

10. Un groupe organisé prend des décisions et intervient dans la vie collective. Pourquoi peut-il être considéré comme un acteur ?

Parce qu’un acteur est un ensemble de règles intériorisées au cours de la vie
Parce qu’un acteur est nécessairement une personne dotée d’un statut reconnu
Parce qu’un acteur désigne les attentes que les autres adressent à un individu
Parce qu’un acteur peut être un individu ou un collectif capable d’agir

Parce qu’un acteur peut être un individu ou un collectif capable d’agir

Explication

Un acteur est défini par sa capacité d’action et peut être un individu ou un collectif. Le réduire à une personne individuelle exclurait à tort les groupes capables d’agir.

11. Comment le fonctionnalisme de Talcott Parsons conçoit-il le rapport entre les acteurs socialisés et la société ?

Les acteurs socialisés correspondent à un système social cohérent dont les composantes s’emboîtent.
Les acteurs construisent l’ordre social au fil de leurs interactions quotidiennes.
Les acteurs évaluent les coûts et les avantages de leurs choix selon les informations disponibles.
Les acteurs sont soumis à des structures de pouvoir qui organisent les rapports sociaux.

Les acteurs socialisés correspondent à un système social cohérent dont les composantes s’emboîtent.

Explication

Pour Parsons, les acteurs socialisés s’inscrivent dans un système social cohérent, composé d’éléments qui s’articulent. L’analyse des structures de pouvoir qui s’imposent aux individus relève plutôt de la sociologie critique.

12. Quelle dimension la sociologie critique met-elle au premier plan pour expliquer le maintien de l’ordre social ?

L’ajustement des acteurs socialisés aux fonctions d’un système cohérent.
L’agrégation des préférences individuelles en conséquences collectives imprévues.
Les structures de pouvoir liées qui s’imposent aux individus.
La construction de significations communes au cours des interactions.

Les structures de pouvoir liées qui s’imposent aux individus.

Explication

La sociologie critique étudie des structures de pouvoir liées qui s’imposent aux individus et contribuent au maintien de l’ordre social. L’ajustement des acteurs à un système cohérent caractérise plutôt le fonctionnalisme.

13. Dans le courant du choix rationnel, comment explique-t-on l’action d’un individu qui choisit entre plusieurs possibilités ?

Par les structures de pouvoir qui s’imposent à lui et organisent l’ordre social.
Par ses préférences et ses intérêts, évalués au regard des coûts, des avantages et des informations disponibles.
Par les significations qu’il construit dans le déroulement des interactions.
Par sa correspondance avec les composantes d’un système social cohérent.

Par ses préférences et ses intérêts, évalués au regard des coûts, des avantages et des informations disponibles.

Explication

Le choix rationnel explique l’action par les préférences et les intérêts de l’individu, qui compare coûts et avantages à partir des informations disponibles. L’accent mis sur le déroulement des interactions correspond plutôt à l’interactionnisme.

14. Une enquête montre que les règles d’un groupe se transforment au fil des échanges entre ses membres, sans être entièrement fixées par les structures. Quel courant interprète le mieux ce phénomène ?

La sociologie critique, qui analyse les structures de pouvoir contribuant au maintien de l’ordre.
L’interactionnisme, qui situe la construction de l’ordre social dans le déroulement des interactions.
Le fonctionnalisme, qui insiste sur la cohérence entre les acteurs socialisés et le système.
Le choix rationnel, qui explique les actions par l’évaluation individuelle des coûts et des avantages.

L’interactionnisme, qui situe la construction de l’ordre social dans le déroulement des interactions.

Explication

L’interactionnisme considère que l’ordre social se construit au cours des interactions plutôt que d’être entièrement déterminé par les structures. L’explication par le calcul des coûts et des avantages relève du choix rationnel.

15. Des départs en vacances effectués simultanément par de nombreux automobilistes provoquent des embouteillages que personne ne recherchait. Quelle explication correspond à l’utilitarisme associé à Boudon ?

Les conflits portent sur des valeurs et des orientations interprétées de façon divergente.
L’intégration sociale maintient l’ordre en organisant les rapports de pouvoir entre les groupes.
Les acteurs contrôlent des zones d’incertitude pour obtenir davantage de liberté dans l’organisation.
Le système social résulte de l’agrégation des conduites individuelles, laquelle peut produire des effets non voulus.

Le système social résulte de l’agrégation des conduites individuelles, laquelle peut produire des effets non voulus.

Explication

Dans l’utilitarisme associé à Boudon, l’agrégation des conduites individuelles peut entraîner des effets collectifs non voulus, comme des embouteillages. L’analyse des zones d’incertitude contrôlées par les acteurs relève plutôt de l’approche stratégique.

16. Quelle conception de la société caractérise le structuralisme associé à Bourdieu ?

La société résulte de la somme des choix individuels, qui peut produire des conséquences imprévues.
La société est traversée par des conflits autour de valeurs et d’orientations disputées.
La société est un mécanisme de pouvoir, et l’intégration contribue au maintien de l’ordre social.
La société se forme dans des interactions dont les significations évoluent au fil des échanges.

La société est un mécanisme de pouvoir, et l’intégration contribue au maintien de l’ordre social.

Explication

Le structuralisme associé à Bourdieu analyse la société comme un mécanisme de pouvoir et comprend l’intégration comme un moyen de maintenir l’ordre social. L’agrégation des choix individuels et ses effets imprévus caractérisent plutôt l’utilitarisme associé à Boudon.

17. Dans une organisation, une salariée maîtrise une information qui échappe en partie aux procédures habituelles et s’en sert pour accroître sa marge de manœuvre. Quelle notion de l’approche stratégique décrit cette situation ?

L’agrégation des conduites individuelles, qui engendre parfois des conséquences collectives imprévues.
Les conflits de valeurs, qui donnent lieu à des interprétations divergentes de la vie sociale.
L’intégration sociale, qui permet de maintenir l’ordre au moyen de mécanismes de pouvoir.
Les zones d’incertitude, que les acteurs cherchent à contrôler pour gagner en liberté.

Les zones d’incertitude, que les acteurs cherchent à contrôler pour gagner en liberté.

Explication

Les zones d’incertitude sont des espaces qui échappent en partie à l’organisation du travail et que les acteurs cherchent à contrôler pour gagner en liberté. L’agrégation des choix individuels décrit plutôt l’explication utilitariste du système social.

18. Comment l’actionnalisme associé à Touraine caractérise-t-il la vie sociale ?

Comme un ensemble de valeurs et d’orientations disputées dans des conflits et des interprétations divergentes.
Comme l’agrégation de choix individuels produisant parfois des effets non voulus.
Comme un système cohérent auquel les acteurs socialisés ajustent leurs conduites.
Comme un ensemble de zones d’incertitude contrôlées par les acteurs dans les organisations.

Comme un ensemble de valeurs et d’orientations disputées dans des conflits et des interprétations divergentes.

Explication

Pour l’actionnalisme associé à Touraine, la vie sociale est traversée par des conflits autour de valeurs et d’orientations qui font l’objet d’interprétations divergentes. Le contrôle de zones d’incertitude dans les organisations relève plutôt de l’approche stratégique.

19. Une chercheuse part des régularités observées dans la société prise comme un tout pour expliquer les conduites individuelles. Quelle approche adopte-t-elle ?

L’approche individualiste, qui explique la société à partir des conduites et des actions des acteurs.
L’approche stratégique, qui étudie le contrôle des espaces d’incertitude dans les organisations.
L’approche interactionniste, qui explique l’ordre social par le déroulement des échanges.
L’approche holistique, qui considère le social comme plus que la somme des individus.

L’approche holistique, qui considère le social comme plus que la somme des individus.

Explication

L’approche holistique part de la totalité sociale, qu’elle considère comme davantage que la somme des individus, afin d’en dégager des régularités. L’approche individualiste prend le point de départ inverse en expliquant la société à partir des conduites des acteurs.

20. Pour comprendre le fonctionnement d’un quartier, une sociologue analyse les paroles, les actions et les conduites de ses habitants. Quelle approche correspond à sa démarche ?

L’approche individualiste, qui part des conduites des acteurs pour comprendre la société ou l’une de ses parties.
L’approche holistique, qui part de la totalité sociale pour comprendre les individus.
L’approche structuraliste, qui analyse la société comme un mécanisme de pouvoir.
L’approche fonctionnaliste, qui étudie la correspondance entre acteurs socialisés et système social.

L’approche individualiste, qui part des conduites des acteurs pour comprendre la société ou l’une de ses parties.

Explication

L’approche individualiste cherche à comprendre la société ou l’une de ses parties à partir des conduites, des paroles et des actions des acteurs. Partir de la totalité sociale pour comprendre les individus correspond à l’approche holistique.

21. Dans une interaction où les rôles attendus ne suffisent pas à prévoir les réactions des participants, quelle idée interactionniste permet de comprendre cette situation ?

L’interaction est dynamique et peut connaître des moments de désajustement.
L’interaction reproduit mécaniquement les statuts et les rôles de chacun.
L’interaction révèle une hiérarchie sociale fixée avant la rencontre.
L’interaction dépend principalement des règles formelles de l’organisation.

L’interaction est dynamique et peut connaître des moments de désajustement.

Explication

Pour les interactionnistes, statuts et rôles ne déterminent pas entièrement le déroulement des échanges, qui peuvent connaître des désajustements. L’idée d’une reproduction mécanique des rôles ne rend pas compte de cette dynamique.

22. Pour Anselm Strauss, comment les identités se manifestent-elles dans la vie sociale ?

Elles se révèlent dans les interactions face à face, au fil de réactions réciproques et continues.
Elles résultent principalement de l’appartenance à une profession homogène.
Elles sont définies avant les rencontres par les statuts attribués aux individus.
Elles se construisent à l’écart des échanges et des réactions d’autrui.

Elles se révèlent dans les interactions face à face, au fil de réactions réciproques et continues.

Explication

Strauss considère que les identités se révèlent dans les interactions face à face, où les réactions des participants se répondent continuellement. Les statuts préalables ne suffisent donc pas à déterminer à eux seuls l’identité manifestée.

23. Comment l’ordre social d’une organisation se maintient-il dans la perspective interactionniste d’Anselm Strauss ?

Il repose sur une identité professionnelle partagée par tous les membres.
Il se forme par la suppression des désaccords entre les participants.
Il découle de règles établies qui déterminent les conduites de chacun.
Il fait l’objet d’un travail constant de négociation entre les acteurs.

Il fait l’objet d’un travail constant de négociation entre les acteurs.

Explication

Dans cette perspective, l’ordre social organisationnel est continuellement négocié par les acteurs. Le réduire à des règles qui détermineraient les conduites néglige ce travail permanent de négociation.

24. Que désigne la stratification sociale ?

Un processus qui attribue à chaque individu une position déterminée par sa profession.
Un ensemble de règles qui répartit les individus selon une hiérarchie identique dans toutes les sociétés.
Une structure qui organise les inégalités et classe les individus selon des critères variables.
Une organisation politique qui distingue les groupes selon leurs droits juridiques.

Une structure qui organise les inégalités et classe les individus selon des critères variables.

Explication

La stratification sociale désigne une structure qui organise les inégalités et classe les individus selon des critères pouvant varier d’une société à l’autre. Une hiérarchie identique partout contredit précisément cette variation des critères.

25. Quelle différence distingue principalement la société de classes moderne de la société d’ordres de l’Ancien Régime ?

Les positions restent liées aux privilèges héréditaires, malgré la fin des ordres.
Les positions sont davantage déterminées par la naissance, tandis que les inégalités s’effacent.
Les positions sont moins figées et moins héréditaires, mais les inégalités persistent.
Les positions deviennent plus mobiles, ce qui entraîne la disparition des inégalités.

Les positions sont moins figées et moins héréditaires, mais les inégalités persistent.

Explication

La société de classes offre des positions moins figées et moins héréditaires que la société d’ordres, sans faire disparaître les inégalités. Une mobilité accrue ne signifie donc pas que ces inégalités sont abolies.

26. Quels sont les quatre systèmes de hiérarchisation sociale présentés ?

L’esclavage, les ordres, les groupes de statut et les classes sociales.
L’esclavage, les castes, les corporations et les classes sociales.
L’esclavage, les castes, les ordres et les classes sociales.
Les castes, les ordres, les partis politiques et les classes sociales.

L’esclavage, les castes, les ordres et les classes sociales.

Explication

Les quatre systèmes mentionnés sont l’esclavage, les castes, les ordres et les classes sociales. Les corporations ne font pas partie de cette liste de systèmes de hiérarchisation.

27. Dans l’analyse de Marx, quelle distinction oppose les capitalistes aux prolétaires ?

Les capitalistes vendent leur force de travail, tandis que les prolétaires possèdent les moyens de production.
Les capitalistes contrôlent les ordres sociaux, tandis que les prolétaires appartiennent aux castes.
Les capitalistes détiennent un prestige supérieur, tandis que les prolétaires accèdent à moins de biens.
Les capitalistes possèdent les moyens de production, tandis que les prolétaires disposent de leur force de travail.

Les capitalistes possèdent les moyens de production, tandis que les prolétaires disposent de leur force de travail.

Explication

Pour Marx, la distinction repose sur la propriété des moyens de production : les capitalistes les possèdent, tandis que les prolétaires ne possèdent que leur force de travail. L’inversion de ces positions est une confusion fréquente, mais elle contredit cette opposition.

28. Dans l’analyse marxiste, que désigne l’exploitation des ouvriers ?

La richesse produite par les capitalistes grâce à la propriété des moyens de production.
La part de richesse issue de leur travail que le capitaliste s’attribue comme profit ou plus-value.
La rémunération que les ouvriers reçoivent en échange de la vente de leur force de travail.
La différence de prestige entre les ouvriers et les propriétaires des entreprises.

La part de richesse issue de leur travail que le capitaliste s’attribue comme profit ou plus-value.

Explication

Marx désigne par exploitation la part de la richesse produite par le travail ouvrier que le capitaliste s’approprie sous forme de profit ou de plus-value. La rémunération des ouvriers ne correspond donc pas à la définition de cette appropriation.

29. Quelle transformation distingue une classe en soi d’une classe pour soi chez Marx ?

Une classe pour soi prend conscience de ses intérêts communs et s’organise pour les défendre.
Une classe en soi se définit par le prestige et les chances d’accès aux biens.
Une classe en soi organise un conflit collectif après avoir pris conscience de ses intérêts communs.
Une classe pour soi partage objectivement des conditions de vie, sans conscience de ses intérêts.

Une classe pour soi prend conscience de ses intérêts communs et s’organise pour les défendre.

Explication

Une classe pour soi suppose une conscience des intérêts communs et une organisation destinée à les défendre, dans le cadre d’un conflit. Le partage objectif de conditions de vie caractérise plutôt la classe en soi.

30. Une analyse des classes prend en compte à la fois les chances d’accéder à des biens et la considération sociale : quelle conception correspond à cette approche ?

Celle de Marx, qui distingue les groupes selon leurs chances de recevoir une considération sociale.
Celle de Weber, qui ramène la stratification à la seule propriété des moyens de production.
Celle de Marx, qui définit les classes par la propriété et le conflit autour du capital.
Celle de Weber, qui associe les dimensions économiques aux dimensions de prestige.

Celle de Weber, qui associe les dimensions économiques aux dimensions de prestige.

Explication

Weber analyse la stratification selon des dimensions économiques et de prestige, en tenant compte des chances d’accéder aux biens et à la considération sociale. La propriété du capital et le conflit sont au cœur de l’analyse marxiste, mais ne résument pas l’approche de Weber.

31. Une étude compare la catégorie sociale des parents à celle de leurs enfants adultes. Quel type de mobilité mesure-t-elle ?

La mobilité structurelle, car elle compare des catégories sociales
La mobilité non structurelle, car elle concerne les parcours scolaires
La mobilité intragénérationnelle, car elle suit une trajectoire individuelle
La mobilité intergénérationnelle, car elle compare deux générations

La mobilité intergénérationnelle, car elle compare deux générations

Explication

La mobilité intergénérationnelle mesure les changements de position entre parents et enfants. La mobilité intragénérationnelle, qui peut sembler pertinente ici, suit le parcours d’une même personne au cours de sa vie.

32. La prolongation de la scolarité contribue à des changements de position sociale sans découler d’une transformation des catégories d’emplois. De quel type de mobilité s’agit-il ?

D’une mobilité intragénérationnelle, qui suit le parcours d’une personne au fil du temps
D’une mobilité non structurelle, liée à un mécanisme autre que la transformation de la structure sociale
D’une mobilité structurelle, provoquée par la modification de la répartition des emplois
D’une mobilité intergénérationnelle, qui compare les positions des parents et des enfants

D’une mobilité non structurelle, liée à un mécanisme autre que la transformation de la structure sociale

Explication

La prolongation de la scolarité est un mécanisme de mobilité non structurelle, distinct des transformations de la structure des catégories sociales et des emplois. La mobilité structurelle résulte précisément de ces transformations de la structure sociale.

33. Dans une société où la reproduction sociale demeure importante, quelle trajectoire est fréquente pour les enfants d’ouvriers ?

La plupart des enfants accèdent à une position sociale supérieure
Près d’un enfant sur deux demeure dans la catégorie ouvrière
La plupart des enfants quittent la catégorie ouvrière
Près d’un enfant sur deux rejoint une catégorie de cadres

Près d’un enfant sur deux demeure dans la catégorie ouvrière

Explication

La probabilité qu’un enfant d’ouvrier demeure ouvrier est proche de 50 %, ce qui témoigne d’une reproduction sociale importante. Une mobilité ascendante peut exister, mais elle ne signifie pas que la plupart des enfants accèdent à une position supérieure.

34. Après la massification scolaire, quel déséquilibre peut contribuer au déclassement des diplômés ?

La diminution du nombre de diplômés rend les emplois qualifiés plus rares
L’offre d’emplois qualifiés dépasse le nombre de diplômés
Le nombre de diplômés dépasse l’offre d’emplois qualifiés
La progression des emplois qualifiés réduit le niveau de diplôme des actifs

Le nombre de diplômés dépasse l’offre d’emplois qualifiés

Explication

La massification scolaire a augmenté le nombre de diplômés au point qu’il dépasse l’offre d’emplois qualifiés, ce qui contribue à l’inflation des diplômes. L’hypothèse inverse, où les emplois qualifiés seraient plus nombreux que les diplômés, ne décrit pas ce déséquilibre.

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Qu’étudie la sociologie dans les milieux sociaux ?

L’être humain dans ses milieux sociaux.

Quels rapports l’action sociale analyse-t-elle ?

Les rapports entre au moins deux individus.

Quelle référence est associée à la définition wébérienne de l’action sociale ?

Weber, 1864-1920.

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