QCM : Introduction à la sociologie — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel objet la sociologie étudie-t-elle principalement ?

Les sociétés humaines et leurs organisations
Les transformations physiques de l’environnement
Les phénomènes biologiques propres aux individus
Les sociétés animales et leurs comportements

Les sociétés humaines et leurs organisations

Explication

La sociologie est définie comme la science des sociétés, en particulier de la société humaine. L’étude des sociétés animales relève d’un autre objet scientifique.

2. Quelle définition correspond à la sociologie comme science des interactions ?

L’étude des relations entre les individus
L’interprétation des phénomènes naturels observables
La description des institutions politiques d’un pays
L’analyse des caractéristiques biologiques des personnes

L’étude des relations entre les individus

Explication

Cette définition met l’accent sur les interactions entre les individus, qui constituent un objet central de la sociologie. Les autres réponses concernent des domaines distincts ou plus spécifiques.

3. Que désigne l’herméneutique en sociologie ?

La comparaison biologique entre plusieurs populations
Le recueil descriptif de faits sans interprétation
La mesure statistique des caractéristiques individuelles
L’interprétation de ce qui est observé

L’interprétation de ce qui est observé

Explication

L’herméneutique consiste à interpréter et à traduire ce que l’on observe. Recueillir des faits correspond à l’observation, qui ne constitue pas à elle seule une interprétation.

4. Quelle situation illustre le mieux l’altérité ?

Mémoriser une règle apprise dans sa famille
Entrer en contact avec une personne qui n’est pas soi
Observer une modification de son propre comportement
Réfléchir à ses propres traits et à son identité

Entrer en contact avec une personne qui n’est pas soi

Explication

L’altérité désigne le fait d’être en relation avec quelqu’un qui est autre que soi. La réflexion sur ses propres caractéristiques relève plutôt du rapport à soi et de l’identité.

5. Comment une relation d’altérité devient-elle une altérisation ?

Lorsqu’un individu observe attentivement les réactions de son interlocuteur
Lorsqu’un rapport initialement égal devient inégal et dévalorise l’autre
Lorsqu’un échange entre deux personnes favorise leur compréhension réciproque
Lorsqu’une personne rencontre quelqu’un qui possède une identité différente

Lorsqu’un rapport initialement égal devient inégal et dévalorise l’autre

Explication

L’altérisation apparaît lorsque la relation avec l’autre se transforme en rapport inégal qui conduit à sous-estimer cette personne. Une simple rencontre avec quelqu’un de différent relève de l’altérité, sans impliquer cette dévalorisation.

6. Quel rôle jouent les instances de socialisation au cours de la vie ?

Elles transmettent des connaissances sans influencer les conduites
Elles apprennent progressivement des comportements, des règles et des normes
Elles déterminent les caractéristiques biologiques présentes dès la naissance
Elles remplacent les relations sociales par des décisions individuelles

Elles apprennent progressivement des comportements, des règles et des normes

Explication

Les instances de socialisation transmettent progressivement les comportements, les règles et les normes de la société, de la naissance à la mort. Elles influencent donc les conduites, au lieu de se limiter à transmettre des connaissances.

7. Quelles sont les trois principales instances de socialisation citées ?

La famille, l’école et la religion
Les amis, les loisirs et les transports
Le travail, les médias et les associations
L’État, l’économie et la justice

La famille, l’école et la religion

Explication

Les trois instances citées sont la famille, l’école et la religion. L’habitus n’est pas une instance de socialisation, mais le résultat intériorisé de ce processus.

8. Comment définir l’habitus ?

Un ensemble d’institutions chargées de transmettre les normes sociales
Une relation inégale dans laquelle une personne dévalorise une autre
Une méthode d’observation destinée à recueillir des faits sociaux
Une structure mentale façonnée par la socialisation qui oriente l’action

Une structure mentale façonnée par la socialisation qui oriente l’action

Explication

L’habitus est une structure mentale structurée par la socialisation et devenue structurante pour l’action. Les institutions qui transmettent les normes sont des instances de socialisation, et non l’habitus lui-même.

9. Quelle distinction caractérise l’ordre vertical et l’ordre horizontal ?

L’ordre vertical dépend des apprentissages sociaux, tandis que l’ordre horizontal dépend des actions déviantes.
L’ordre vertical concerne les émotions, tandis que l’ordre horizontal concerne les objets matériels.
L’ordre vertical résulte des échanges entre individus, tandis que l’ordre horizontal repose sur une autorité hiérarchique.
L’ordre vertical repose sur une hiérarchie, tandis que l’ordre horizontal résulte des régulations entre individus.

L’ordre vertical repose sur une hiérarchie, tandis que l’ordre horizontal résulte des régulations entre individus.

Explication

L’ordre vertical est organisé par une autorité hiérarchique, alors que l’ordre horizontal est produit par la régulation exercée entre individus. Confondre ces deux formes revient à attribuer la hiérarchie à l’ordre horizontal.

10. Quel comportement correspond à la définition d’un agent social ?

Il interprète les gestes d’autrui en fonction de ses émotions personnelles.
Il cherche à déterminer si les comportements observés sont moralement bons ou mauvais.
Il contribue à diffuser et à maintenir les normes sociales dans son environnement.
Il transgresse consciemment certaines règles afin de provoquer une transformation sociale.

Il contribue à diffuser et à maintenir les normes sociales dans son environnement.

Explication

Un agent social propage les normes autour de lui et participe à leur conservation. La transgression consciente décrit plutôt la conduite d’un déviant.

11. Comment caractériser un déviant dans l’ordre social ?

C’est une personne qui applique les normes et contribue à leur conservation collective.
C’est une personne qui rejette toutes les règles et refuse toute forme d’intégration sociale.
C’est une personne chargée de faire respecter les règles au nom d’une autorité.
C’est une personne qui respecte certaines règles mais s’en écarte parfois consciemment.

C’est une personne qui respecte certaines règles mais s’en écarte parfois consciemment.

Explication

Le déviant peut respecter plusieurs règles tout en s’en écartant consciemment dans certaines situations. Il ne se définit donc ni par le rejet de toutes les normes ni par leur reproduction régulière.

12. Quelle affirmation décrit correctement les interactions verbales et non verbales ?

Elles reposent toutes deux sur des paroles organisées par une autorité sociale.
Elles concernent toutes deux des objets matériels plutôt que des relations sociales.
Elles mobilisent toutes deux des codes et des normes intériorisés.
Elles expriment toutes deux des émotions sans mobiliser de normes apprises.

Elles mobilisent toutes deux des codes et des normes intériorisés.

Explication

Les interactions verbales comme les interactions non verbales, notamment gestuelles, s’appuient sur des codes et des normes intériorisés. Réduire l’interaction aux paroles exclut à tort sa dimension gestuelle.

13. Que cherche à montrer l’interactionnisme symbolique à propos de l’action individuelle ?

L’action est morale et doit être évaluée selon sa conformité à une règle.
L’action est biologique et se développe indépendamment des expériences sociales.
L’action est culturelle et se construit par des apprentissages sociaux.
L’action est matérielle et dépend principalement des objets présents dans la situation.

L’action est culturelle et se construit par des apprentissages sociaux.

Explication

L’interactionnisme symbolique considère que l’action est culturellement construite par des apprentissages sociaux. Il ne l’explique donc pas comme un comportement indépendant de la socialisation.

14. Dans une enquête, quelle démarche relève de la rationalité cognitive plutôt que du jugement moral ?

Évaluer la conformité de l’action à ses propres préférences émotionnelles.
Décider si l’action observée est bonne ou mauvaise selon une norme morale.
Classer la personne selon son appartenance à une hiérarchie sociale.
Rechercher les raisons qui expliquent pourquoi une personne a agi ainsi.

Rechercher les raisons qui expliquent pourquoi une personne a agi ainsi.

Explication

La rationalité cognitive vise à comprendre les raisons d’une action et les comportements qui en découlent. Le jugement moral poursuit une autre finalité en évaluant le caractère bon ou mauvais de cette action.

15. Quelle attitude correspond à la démarche sociologique face aux raisons d’une action ?

Elle cherche à les comprendre sans décider qu’elles sont vraies, fausses, bonnes ou mauvaises.
Elle les accepte comme vraies dès lors qu’elles sont formulées par l’individu concerné.
Elle les condamne lorsqu’elles s’écartent des normes morales du chercheur.
Elle les écarte afin de décrire les comportements sans interprétation.

Elle cherche à les comprendre sans décider qu’elles sont vraies, fausses, bonnes ou mauvaises.

Explication

La sociologie analyse les raisons pour lesquelles un individu agit sans porter sur elles un jugement de vérité ou de valeur morale. La condamnation ou l’acceptation immédiate remplacerait l’analyse par une prise de position.

16. Que signifie l’objectivation de la subjectivité dans le travail sociologique ?

Le sociologue transforme les émotions des enquêtés en règles morales applicables à tous.
Le sociologue remplace l’analyse des individus par l’étude des objets matériels observables.
Le sociologue élimine son propre point de vue afin de produire une connaissance entièrement neutre.
Le sociologue analyse à partir de son propre point de vue, sans atteindre une objectivité absolue.

Le sociologue analyse à partir de son propre point de vue, sans atteindre une objectivité absolue.

Explication

L’objectivation de la subjectivité reconnaît que le sociologue travaille depuis un point de vue situé et qu’une objectivité absolue est impossible. Elle ne signifie donc pas la suppression complète de toute perspective personnelle.

17. Quelles méthodes sont citées pour produire des preuves sociologiques ?

Les archives, les questionnaires et les mesures physiologiques
Les biographies, les cartes sociales et les simulations informatiques
L’observation, les statistiques de fréquence et les entretiens ou analyses de discours
Les expériences, les sondages d’opinion et les comparaisons historiques

L’observation, les statistiques de fréquence et les entretiens ou analyses de discours

Explication

Ces trois méthodes permettent de produire des preuves sociologiques en recueillant des observations, en analysant des fréquences ou en étudiant les paroles et les discours. Les expériences et les sondages peuvent être utilisés en sociologie, mais ils ne correspondent pas à la liste donnée ici.

18. Quelle idée caractérise le constructivisme en sociologie ?

L’individu construit le monde à partir de sa perception
L’individu découvre le monde grâce à des lois universelles
L’individu reçoit le monde comme une réalité indépendante
L’individu explique le monde par ses instincts biologiques

L’individu construit le monde à partir de sa perception

Explication

Le constructivisme soutient que la perception de l’individu participe à la construction du monde qu’il comprend et interprète. L’idée d’une réalité reçue telle quelle relève d’une conception opposée à cette approche.

19. Une sociologue cherche à comprendre pourquoi une personne a adopté un comportement précis en étudiant le sens qu’elle lui attribue : quelle approche mobilise-t-elle ?

Une approche statistique, centrée sur la fréquence des comportements observés
Une approche biologique, centrée sur les besoins corporels de l’individu
La sociologie compréhensive, centrée sur les raisons d’agir de l’individu
Une approche expérimentale, centrée sur les effets d’une variable contrôlée

La sociologie compréhensive, centrée sur les raisons d’agir de l’individu

Explication

La sociologie compréhensive place au centre la compréhension de l’autre et des raisons qui orientent son action. Une analyse statistique mesurerait plutôt la répartition d’un comportement sans viser directement le sens que l’acteur lui donne.

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Comment définit-on la sociologie à partir de « socios logos » ?

La sociologie est la science de la parole.

Quelle est la science des sociétés, notamment humaines ?

La sociologie.

Quelle science étudie les interactions entre individus ?

La sociologie.

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