QCM : Introduction à la théorie des graphes — 46 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans un graphe non orienté, comment une arête reliant deux sommets est-elle représentée ?

Par un couple ordonné de sommets
Par deux couples opposés de sommets
Par un sommet associé à une direction
Par une paire non ordonnée de sommets

Par une paire non ordonnée de sommets

Explication

Une arête non orientée est une paire non ordonnée, car ses deux extrémités n’ont pas de sens imposé. La représentation par un couple ordonné caractérise plutôt une arête orientée.

2. Quelle propriété caractérise un graphe simple ?

Il contient une boucle pour chaque sommet de degré positif
Il relie chaque paire de sommets par une arête distincte
Il possède au plus une arête entre deux sommets et aucune boucle
Il autorise plusieurs arêtes mais exclut les sommets isolés

Il possède au plus une arête entre deux sommets et aucune boucle

Explication

Un graphe simple n’a ni boucle ni arêtes multiples entre une même paire de sommets. La présence obligatoire d’une arête entre chaque paire correspondrait à une propriété de graphe complet.

3. Un graphe est connexe dans quel cas ?

Chaque paire de sommets est directement reliée par une arête
Chaque sommet peut rejoindre tous les autres en suivant les arêtes
Chaque sommet possède le même nombre d’arêtes incidentes
Tous les sommets appartiennent à un cycle commun

Chaque sommet peut rejoindre tous les autres en suivant les arêtes

Explication

La connexité signifie qu’un chemin permet de relier chaque sommet à chacun des autres. Une connexité ne nécessite ni degrés égaux, ni arêtes directes entre toutes les paires, ni cycle commun.

4. Quelle condition définit un graphe biparti dont les sommets sont répartis en ensembles X et Y ?

Chaque ensemble contient une arête reliant deux de ses sommets
Les deux ensembles contiennent le même nombre de sommets
Tous les sommets de X sont reliés à tous ceux de Y
Chaque arête relie un sommet de X à un sommet de Y

Chaque arête relie un sommet de X à un sommet de Y

Explication

Dans un graphe biparti, les extrémités de chaque arête appartiennent à des ensembles différents. Les ensembles n’ont pas besoin d’avoir la même taille, et toutes les liaisons entre eux ne sont pas requises.

5. Comment définit-on le degré d’un sommet dans un graphe ?

Comme le nombre d’arêtes incidentes à ce sommet, une boucle comptant double
Comme le nombre de chemins qui commencent à ce sommet
Comme le nombre de composantes contenant ce sommet
Comme le nombre de sommets directement accessibles depuis ce sommet

Comme le nombre d’arêtes incidentes à ce sommet, une boucle comptant double

Explication

Le degré compte les arêtes incidentes au sommet, avec une boucle comptée deux fois. Le nombre de voisins ou de chemins peut différer du degré, notamment en présence de boucles ou de chemins multiples.

6. Un graphe possède 7 arêtes. Quelle est la somme des degrés de tous ses sommets ?

1414
77
2121
4949

$$14$$

Explication

Chaque arête contribue deux aux degrés de ses extrémités, donc la somme vaut 2m=2×7=142m=2\times7=14. La valeur 77 compterait chaque arête une seule fois, ce qui ne correspond pas à la somme des degrés.

7. Quelle description correspond à une chaîne dans un graphe ?

Une suite de sommets reliés sans faire apparaître les arêtes utilisées
Une liste d’arêtes ordonnée sans indication de leurs extrémités
Une collection de cycles partageant au moins un sommet commun
Une suite alternée de sommets et d’arêtes commençant et finissant par un sommet

Une suite alternée de sommets et d’arêtes commençant et finissant par un sommet

Explication

Une chaîne alterne les sommets et les arêtes, chaque arête étant encadrée par ses extrémités, avec un sommet au début et à la fin. Une simple liste d’arêtes ne précise pas les incidences nécessaires à cette structure.

8. Quelle distinction entre chaîne élémentaire et chaîne simple est correcte ?

Élémentaire concerne les arêtes, tandis que simple concerne les sommets
Élémentaire concerne les sommets, tandis que simple concerne les arêtes
Élémentaire interdit les cycles, tandis que simple exige que tous les sommets soient utilisés
Élémentaire impose une chaîne fermée, tandis que simple impose une chaîne ouverte

Élémentaire concerne les sommets, tandis que simple concerne les arêtes

Explication

Une chaîne élémentaire ne répète aucun sommet, alors qu’une chaîne simple ne répète aucune arête. La fermeture n’est pas le critère de définition de ces deux propriétés, même si un cycle est une chaîne fermée et simple.

9. Quelle propriété caractérise un graphe eulérien ?

Il possède un chemin reliant chaque paire de sommets
Il possède une arête entre chaque paire de sommets
Il possède un cycle parcourant chaque arête une seule fois
Il possède un cycle parcourant chaque sommet une seule fois

Il possède un cycle parcourant chaque arête une seule fois

Explication

Un graphe eulérien contient un cycle qui utilise chaque arête exactement une fois. Le parcours de chaque sommet une seule fois définit plutôt la propriété hamiltonienne.

10. Quelle propriété caractérise un graphe hamiltonien ?

Il possède un cycle parcourant chaque sommet une seule fois
Il possède le même degré pour tous ses sommets
Il possède deux chemins entre chaque paire de sommets
Il possède un cycle parcourant chaque arête une seule fois

Il possède un cycle parcourant chaque sommet une seule fois

Explication

Un graphe hamiltonien possède un cycle passant exactement une fois par chacun de ses sommets. Le parcours exact de toutes les arêtes relève de la propriété eulérienne, et des degrés égaux ne suffisent pas à garantir l’hamiltonicité.

11. D’après le théorème d’Ore, quelle condition garantit qu’un graphe simple d’ordre n>3n>3 est hamiltonien ?

Pour chaque sommet x, d(x)+d(y)>nd(x)+d(y)>n pour un sommet y choisi
Pour chaque sommet x, d(x)>n/2d(x)>n/2
Pour toute paire de sommets adjacents x et y, d(x)+d(y)>nd(x)+d(y)>n
Pour toute paire de sommets non adjacents x et y, d(x)+d(y)>nd(x)+d(y)>n

Pour toute paire de sommets non adjacents x et y, $$d(x)+d(y)>n$$

Explication

Le théorème d’Ore exige que la somme des degrés dépasse nn pour toute paire de sommets non adjacents. La condition portant sur chaque sommet avec un degré supérieur à n/2n/2 relève de l’idée de Dirac, tandis que les autres formulations ciblent mal les paires concernées.

12. Quelle propriété caractérise un couplage dans un graphe ?

Ses sommets sont tous de degré exactement deux
Ses sommets appartiennent tous à une même chaîne
Ses arêtes forment nécessairement un cycle simple
Ses arêtes sont deux à deux non adjacentes

Ses arêtes sont deux à deux non adjacentes

Explication

Un couplage est constitué d’arêtes qui ne partagent aucun sommet, ce qui revient à former un sous-graphe partiel 1-régulier. Un sous-graphe quelconque peut contenir des arêtes adjacentes et ne respecte donc pas cette condition.

13. Quelle différence distingue un couplage maximum d’un couplage parfait ?

Le premier sature chaque sommet, tandis que le second minimise le nombre d’arêtes
Le premier maximise le nombre d’arêtes, tandis que le second sature chaque sommet
Le premier interdit les cycles, tandis que le second exige une connexité
Le premier concerne les graphes planaires, tandis que le second concerne les graphes orientés

Le premier maximise le nombre d’arêtes, tandis que le second sature chaque sommet

Explication

Un couplage maximum possède autant d’arêtes que possible, alors qu’un couplage parfait touche tous les sommets du graphe. Ces deux propriétés peuvent coïncider, mais aucune ne définit automatiquement l’autre.

14. D’après le théorème de Berge, quelle condition caractérise un couplage maximum ?

Chaque sommet du graphe est incident à une arête du couplage
Il n’existe aucune chaîne augmentante relativement à ce couplage
Le couplage contient une arête dans chaque région du graphe
Toutes les arêtes du graphe appartiennent à une chaîne simple

Il n’existe aucune chaîne augmentante relativement à ce couplage

Explication

Le théorème de Berge affirme qu’un couplage est maximum si et seulement s’il n’existe pas de chaîne augmentante relativement à lui. La saturation de tous les sommets décrit plutôt un couplage parfait et n’est pas nécessaire pour être maximum.

15. Une carte connexe possède S=8S=8 sommets et A=12A=12 arêtes. Combien de régions possède-t-elle d’après la formule d’Euler ?

R=5R=5
R=4R=4
R=20R=20
R=6R=6

$$R=6$$

Explication

La formule d’Euler donne S−A+R=2S-A+R=2, donc R=2−S+A=2−8+12=6R=2-S+A=2-8+12=6. La valeur R=5R=5 résulterait d’une soustraction incorrecte des arêtes.

16. Comment distingue-t-on un arbre d’une forêt ?

Un arbre est sans cycle mais non connexe, tandis qu’une forêt est connexe et sans cycle
Un arbre est connexe et sans cycle, tandis qu’une forêt est sans cycle mais peut être non connexe
Un arbre est nécessairement orienté, tandis qu’une forêt est nécessairement non orientée
Un arbre contient un cycle unique, tandis qu’une forêt contient plusieurs composantes cycliques

Un arbre est connexe et sans cycle, tandis qu’une forêt est sans cycle mais peut être non connexe

Explication

Un arbre combine la connexité et l’absence de cycle. Une forêt conserve l’absence de cycle, mais elle peut comporter plusieurs composantes connexes.

17. Pour un graphe à nn sommets, quelle propriété est équivalente au fait d’être un arbre ?

Être connexe avec n−1n-1 arêtes
Contenir un cycle et relier chaque paire par une chaîne
Avoir nn arêtes et une seule composante
Posséder au moins deux chaînes simples entre chaque paire

Être connexe avec $$n-1$$ arêtes

Explication

Un graphe à nn sommets est un arbre si et seulement s’il est connexe avec n−1n-1 arêtes, entre autres caractérisations équivalentes. La présence d’un cycle ou de plusieurs chaînes entre une même paire de sommets contredit la structure arborescente.

18. Lors du codage de Prüfer d’un arbre à nn sommets, combien de termes contient la suite obtenue ?

n−1n-1 termes
n−2n-2 termes
2n−22n-2 termes
nn termes

$$n-2$$ termes

Explication

Le codage de Prüfer contient n−2n-2 termes, produits par les suppressions successives de feuilles. Le nombre n−1n-1 correspond au nombre d’arêtes d’un arbre, et non à la longueur du codage.

19. Quelle condition un arbre couvrant doit-il satisfaire dans un graphe donné ?

Il relie chaque paire de sommets par plusieurs chaînes distinctes
Il contient tous les sommets et constitue lui-même un arbre
Il contient toutes les arêtes et possède au moins un cycle
Il contient un sous-ensemble de sommets et reste connexe

Il contient tous les sommets et constitue lui-même un arbre

Explication

Un arbre couvrant est un graphe partiel qui conserve tous les sommets du graphe initial et qui est connexe sans cycle. Il ne doit donc pas contenir toutes les arêtes ni plusieurs chemins distincts entre une même paire.

20. Quelle stratégie applique l’algorithme de Kruskal pour construire un arbre couvrant de poids minimum ?

Trier les sommets par degré décroissant et relier chaque sommet à son voisin
Ajouter les arêtes par ordre arbitraire jusqu’à obtenir un graphe connexe
Trier les arêtes par poids croissant et ajouter celles qui ne créent pas de cycle
Choisir une racine puis développer chaque branche par poids décroissant

Trier les arêtes par poids croissant et ajouter celles qui ne créent pas de cycle

Explication

Kruskal examine les arêtes dans l’ordre croissant de leur poids et conserve une arête lorsqu’elle ne forme pas de cycle, jusqu’à obtenir n−1n-1 arêtes. Un ordre arbitraire ou décroissant ne garantit pas un poids total minimal.

21. Quelle condition caractérise une coloration valide des sommets d’un graphe ?

Deux sommets adjacents reçoivent des couleurs différentes.
Chaque sommet reçoit une couleur différente de celle de tous les autres sommets.
Tous les sommets d’une même composante reçoivent une couleur distincte.
Deux sommets non adjacents reçoivent des couleurs différentes.

Deux sommets adjacents reçoivent des couleurs différentes.

Explication

Une coloration valide exige que les extrémités de chaque arête aient des couleurs différentes. Des sommets non adjacents peuvent partager une couleur, car ils ne sont pas directement en conflit.

22. Que représente le nombre chromatique γ(G)\gamma(G) d’un graphe ?

Le nombre de sommets contenus dans une clique de taille maximale.
Le plus grand nombre de couleurs présentes dans une composante connexe.
Le plus petit nombre de couleurs permettant de partitionner les sommets en stables.
Le nombre de couleurs utilisé par une coloration construite dans un ordre donné.

Le plus petit nombre de couleurs permettant de partitionner les sommets en stables.

Explication

Le nombre chromatique est le minimum de couleurs nécessaire pour répartir les sommets en ensembles stables. Une coloration particulière peut employer davantage de couleurs sans atteindre ce minimum.

23. Un graphe possède un degré maximum r=4r=4 et n=10n=10 sommets, dont le nombre de stabilité vaut α(G)=3\alpha(G)=3. Quelles bornes supérieures peut-on déduire pour γ(G)\gamma(G) ?

γ(G)≤5\gamma(G)\le 5 et γ(G)≤7\gamma(G)\le 7.
γ(G)≤6\gamma(G)\le 6 et γ(G)≤9\gamma(G)\le 9.
γ(G)≤5\gamma(G)\le 5 et γ(G)≤8\gamma(G)\le 8.
γ(G)≤4\gamma(G)\le 4 et γ(G)≤7\gamma(G)\le 7.

$$\gamma(G)\le 5$$ et $$\gamma(G)\le 8$$.

Explication

Les deux inégalités donnent γ(G)≤r+1=5\gamma(G)\le r+1=5 et γ(G)≤n+1−α(G)=8\gamma(G)\le n+1-\alpha(G)=8. La borne issue du degré maximal et celle issue du nombre de stabilité sont donc respectivement 5 et 8.

24. Une clique maximale d’un graphe contient six sommets. Quelle conclusion est nécessairement vraie pour son nombre chromatique ?

γ(G)≤6\gamma(G)\le 6.
γ(G)≥6\gamma(G)\ge 6.
γ(G)=6\gamma(G)=6.
γ(G)=5\gamma(G)=5.

$$\gamma(G)\ge 6$$.

Explication

Les sommets d’une clique sont deux à deux adjacents et doivent donc recevoir des couleurs distinctes, ce qui impose γ(G)≥ω(G)=6\gamma(G)\ge\omega(G)=6. Cette information ne suffit pas à établir une égalité ou une borne supérieure.

25. Dans quelle séquence l’algorithme de Welsh et Powell traite-t-il les sommets ?

Il les classe selon leur composante, puis colore chaque composante avec une couleur unique.
Il les classe par degrés décroissants, puis construit successivement chaque classe de couleur.
Il choisit les sommets au hasard, puis réutilise une couleur après chaque suppression.
Il les classe par degrés croissants, puis attribue une couleur différente à chaque voisin.

Il les classe par degrés décroissants, puis construit successivement chaque classe de couleur.

Explication

Welsh et Powell commence par trier les sommets selon des degrés décroissants, puis attribue une couleur au premier sommet non coloré et la réutilise sur des sommets compatibles. Ce procédé fournit une coloration, mais ne garantit pas forcément le nombre chromatique minimal.

26. Quelle propriété doit vérifier un graphe parfait ?

Chaque sous-graphe doit posséder une clique de taille égale à son nombre de sommets.
Le graphe initial doit avoir un nombre chromatique égal à la taille de sa plus grande clique.
Tous les sous-graphes induits doivent avoir le même nombre chromatique que le graphe initial.
Chaque sous-graphe induit doit avoir un nombre chromatique égal à la taille de sa plus grande clique.

Chaque sous-graphe induit doit avoir un nombre chromatique égal à la taille de sa plus grande clique.

Explication

La perfection impose, pour tout sous-graphe induit G′G', l’égalité γ(G′)=ω(G′)\gamma(G')=\omega(G'). Une égalité vérifiée par le graphe initial ne suffit pas pour conclure que le graphe est parfait.

27. Que garantit le théorème des quatre couleurs pour un graphe planaire sans boucles ?

Ses arêtes peuvent être colorées avec au plus quatre couleurs, sans égalité entre arêtes incidentes.
Ses sommets peuvent être colorés avec exactement quatre couleurs, quelle que soit leur structure.
Ses sommets peuvent être colorés avec au plus quatre couleurs, sans égalité de couleur le long d’une arête.
Ses faces peuvent être colorées avec au plus quatre couleurs, sans égalité entre faces voisines.

Ses sommets peuvent être colorés avec au plus quatre couleurs, sans égalité de couleur le long d’une arête.

Explication

Le théorème concerne la coloration des sommets d’un graphe planaire et assure une utilisation d’au plus quatre couleurs avec des couleurs différentes aux extrémités de chaque arête. Il ne porte pas directement sur la coloration des arêtes ou des faces.

28. Que mesure l’indice chromatique χ(G)\chi(G) ?

Le nombre maximal d’arêtes incidentes à un même sommet.
La taille de la plus grande clique formée par les arêtes du graphe.
Le plus petit nombre de couleurs nécessaires pour colorer les arêtes adjacentes avec des couleurs différentes.
Le plus petit nombre de couleurs nécessaires pour colorer les sommets adjacents avec des couleurs différentes.

Le plus petit nombre de couleurs nécessaires pour colorer les arêtes adjacentes avec des couleurs différentes.

Explication

L’indice chromatique concerne les arêtes : deux arêtes adjacentes, c’est-à-dire incidentes à un même sommet, doivent avoir des couleurs différentes. La coloration des sommets relève du nombre chromatique γ(G)\gamma(G).

29. Quand un cycle de plus de trois sommets possède-t-il une corde dans un graphe triangulé ?

Lorsqu’une arête relie deux sommets consécutifs de ce cycle.
Lorsqu’un sommet du cycle possède un degré égal à deux.
Lorsqu’une arête relie deux sommets non adjacents de ce cycle.
Lorsqu’un autre cycle partage une arête avec ce cycle.

Lorsqu’une arête relie deux sommets non adjacents de ce cycle.

Explication

Dans un graphe triangulé, chaque cycle de longueur supérieure à trois contient une corde, c’est-à-dire une arête entre deux sommets non consécutifs du cycle. Une arête du cycle lui-même ne constitue donc pas une corde.

30. Un sommet vv est-il simplicial lorsque son voisinage N(v)N(v) possède quelle structure ?

Le voisinage N(v)N(v) forme une clique.
Le voisinage N(v)N(v) forme une chaîne.
Le voisinage N(v)N(v) contient un sommet isolé.
Le voisinage N(v)N(v) a un degré moyen minimal.

Le voisinage $$N(v)$$ forme une clique.

Explication

Un sommet est simplicial lorsque tous les sommets de son voisinage sont deux à deux adjacents, de sorte que N(v)N(v) est une clique. Un faible degré ne garantit pas cette adjacence complète entre voisins.

31. Pour un graphe connexe, quelle caractérisation équivalente de la triangulation est correcte ?

Chaque clique constitue un séparateur minimal.
Chaque sommet appartient à un séparateur minimal.
Tout séparateur minimal est une clique.
Tout séparateur minimal est un cycle de longueur trois.

Tout séparateur minimal est une clique.

Explication

Un graphe connexe est triangulé si et seulement si chacun de ses séparateurs minimaux est une clique. Les autres propriétés ne décrivent pas cette équivalence et confondent séparateurs et cycles ou cliques.

32. Que conclut l’algorithme de Fulkerson et Gross lorsqu’un graphe résiduel ne contient plus aucun sommet simplicial ?

Le graphe initial est triangulé après une dernière suppression.
Le graphe initial doit être recoloré avant de poursuivre le test.
Le graphe initial possède nécessairement une clique maximale unique.
Le graphe initial n’est pas triangulé.

Le graphe initial n’est pas triangulé.

Explication

L’algorithme supprime successivement des sommets simpliciaux ; si un graphe résiduel non vide n’en possède aucun, le graphe initial n’est pas triangulé. La suppression complète jusqu’au graphe vide est au contraire le critère de reconnaissance.

33. Quelle structure définit formellement un digraphe fini ?

Un ensemble fini d’arêtes et un ensemble de sommets organisés en cycles
Une collection de chemins reliant des sommets sans orientation imposée
Un ensemble fini de sommets et un ensemble d’arcs formés de paires ordonnées
Une matrice carrée dont chaque ligne représente un sommet du graphe

Un ensemble fini de sommets et un ensemble d’arcs formés de paires ordonnées

Explication

Un digraphe fini comprend un ensemble fini de sommets et un ensemble d’arcs, chaque arc étant une paire ordonnée de sommets. Une matrice ou une collection de chemins peut représenter un digraphe, mais ne constitue pas sa définition.

34. Dans un digraphe, que mesure le degré intérieur d’un sommet v ?

Le nombre d’arcs dont v est l’extrémité finale
Le nombre de chemins qui commencent et finissent en v
La somme des sommets accessibles depuis v
Le nombre d’arcs dont v est l’extrémité initiale

Le nombre d’arcs dont v est l’extrémité finale

Explication

Le degré intérieur compte les arcs entrants, c’est-à-dire ceux dont le sommet v est l’extrémité finale. Le degré extérieur compte au contraire les arcs sortants dont v est l’extrémité initiale.

35. Quelle condition doit respecter un chemin orienté dans un digraphe ?

Les sommets visités doivent tous avoir le même degré total
Le parcours doit revenir à son sommet de départ avant de s’arrêter
Chaque arc peut être parcouru dans le sens choisi par le parcours
Chaque arc doit être parcouru de son origine vers sa destination

Chaque arc doit être parcouru de son origine vers sa destination

Explication

Un chemin orienté suit chaque arc dans son sens, de l’origine vers la destination. Le retour au sommet de départ caractérise un circuit, tandis que l’inversion du sens concerne une chaîne non orientée.

36. Comment reconnaît-on un circuit dans un digraphe ?

Il relie deux sommets par un chemin dans chaque direction
Il passe par tous les sommets du digraphe une fois
Il contient un arc reliant chaque paire de sommets distincts
Son sommet de départ coïncide avec son sommet de fin

Son sommet de départ coïncide avec son sommet de fin

Explication

Un circuit est un chemin dont le sommet initial et le sommet final sont identiques. Passer par tous les sommets décrit plutôt un chemin hamiltonien, tandis que les autres réponses concernent des propriétés de connexité ou de complétude.

37. Un digraphe possède-t-il une forte connexité lorsque toute paire ordonnée de sommets distincts est reliée par un chemin ?

Oui, car chaque sommet est atteignable depuis chacun des autres
Oui, si chaque sommet possède au moins un arc sortant
Non, car il faut seulement qu’un sommet soit accessible depuis tous les autres
Non, car la forte connexité concerne les arêtes non orientées

Oui, car chaque sommet est atteignable depuis chacun des autres

Explication

La forte connexité exige qu’un chemin existe entre chaque paire ordonnée de sommets distincts, donc dans les deux directions selon les sommets considérés. La présence d’arcs sortants ne garantit pas cette propriété, et elle tient précisément compte de l’orientation.

38. Dans une matrice d’adjacences d’un digraphe, que signifie l’entrée située à la ligne i et à la colonne j ?

Elle vaut 1 lorsqu’un arc va du sommet i vers le sommet j
Elle vaut 1 lorsque les sommets i et j ont le même degré total
Elle vaut 1 lorsqu’un arc va du sommet j vers le sommet i
Elle vaut 1 lorsqu'i et j appartiennent à un même circuit

Elle vaut 1 lorsqu’un arc va du sommet i vers le sommet j

Explication

L’entrée (i,j) vaut 1 si le digraphe contient l’arc orienté de i vers j, et 0 sinon. Inverser i et j décrit l’arc opposé, qui n’est pas automatiquement présent dans un digraphe orienté.

39. Quelle propriété caractérise un graphe de comparabilité ?

Ses arêtes peuvent recevoir une orientation transitive
Ses cycles peuvent être supprimés sans modifier les arêtes
Ses sommets peuvent être rangés selon leur degré extérieur
Ses arcs peuvent être parcourus dans les deux directions

Ses arêtes peuvent recevoir une orientation transitive

Explication

Un graphe de comparabilité est un graphe dont les arêtes peuvent être orientées de manière transitive : les arcs de i vers j et de j vers k imposent alors un arc de i vers k. Le classement par degrés ou la réversibilité des arcs ne définit pas cette notion.

40. Quelle condition équivaut à l’absence de circuit dans un digraphe ?

Attribuer à chaque sommet un rang tel que chaque arc (u,v) vérifie r(u)<r(v)
Orienter chaque arc vers le sommet de plus grand degré total
Associer à chaque sommet un rang identique à celui de tous ses voisins
Attribuer à chaque sommet un degré extérieur supérieur à son degré intérieur

Attribuer à chaque sommet un rang tel que chaque arc (u,v) vérifie r(u)<r(v)

Explication

Un digraphe est sans circuit si et seulement s’il admet un rang strictement croissant le long de chaque arc. Un tel rang interdit le retour à un sommet déjà atteint, tandis que les relations entre degrés ne suffisent pas à exclure les circuits.

41. Dans quelle situation l’algorithme de Dijkstra est-il applicable pour déterminer les plus courts chemins depuis un sommet donné ?

Lorsque le graphe contient nécessairement des circuits
Lorsque tous les poids des arcs sont positifs
Lorsque plusieurs arcs ont des poids négatifs
Lorsque chaque sommet possède un unique successeur

Lorsque tous les poids des arcs sont positifs

Explication

Dijkstra calcule les plus courts chemins dans un graphe pondéré dont les poids d’arcs sont positifs. La présence de poids négatifs peut invalider sa sélection gloutonne, même si le graphe reste connexe.

42. Après avoir choisi le sommet non traité dont la distance provisoire est la plus petite, quelle opération effectue Dijkstra ?

Il retire définitivement ses arcs du graphe
Il remplace toutes les distances par leur moyenne
Il relaxe les distances de ses successeurs
Il choisit le sommet ayant le plus grand degré

Il relaxe les distances de ses successeurs

Explication

Dijkstra examine les successeurs du sommet sélectionné et améliore leurs distances par relaxation. Choisir la plus grande distance ou modifier globalement toutes les distances ne fait pas partie de cette procédure.

43. Dans un réseau PERT, comment sont représentées les tâches et les événements ?

Les tâches sont des arcs et les événements sont des sommets
Les tâches sont des poids et les événements sont des durées
Les tâches sont des sommets et les événements sont des arcs
Les tâches sont des circuits et les événements sont des chemins

Les tâches sont des arcs et les événements sont des sommets

Explication

Un réseau PERT représente chaque tâche par un arc pondéré par sa durée, tandis que les sommets représentent les événements. Inverser les rôles des arcs et des sommets constitue la confusion classique sur cette modélisation.

44. Pourquoi l’absence de circuit est-elle une condition de faisabilité dans un réseau PERT ?

Un circuit supprimerait les événements de début et de fin
Un circuit rendrait toutes les activités automatiquement critiques
Un circuit créerait une dépendance circulaire entre les tâches
Un circuit empêcherait d’attribuer une durée aux arcs

Un circuit créerait une dépendance circulaire entre les tâches

Explication

Un circuit imposerait qu’une tâche précède et suive simultanément une autre tâche, ce qui crée une dépendance impossible à ordonnancer. Il ne signifie pas que toutes les activités deviennent critiques ni qu’elles perdent leur durée.

45. Pour calculer une date de début au plus tôt dans un réseau PERT, quelle opération applique-t-on aux dates des prédécesseurs augmentées des durées correspondantes ?

On soustrait ces valeurs de la date finale
On additionne toutes ces valeurs
On prend le maximum de ces valeurs
On prend le minimum de ces valeurs

On prend le maximum de ces valeurs

Explication

La date au plus tôt d’un sommet est le maximum des dates de ses prédécesseurs augmentées des durées des arcs correspondants, avec δ1=0\delta_1=0. Le minimum est utilisé dans le calcul des dates au plus tard en remontant le réseau.

46. Quelle propriété caractérise un chemin critique dans un réseau PERT ?

Il rassemble les tâches qui possèdent le plus grand nombre de successeurs
Il relie deux événements quelconques par des arcs dont les durées sont minimales
Il relie 1 à n par des arcs critiques et tout retard y retarde le projet
Il contient les activités ayant les dates de début au plus tôt les plus faibles

Il relie 1 à n par des arcs critiques et tout retard y retarde le projet

Explication

Un chemin critique va de 1 à n et est composé uniquement d’arcs critiques ; le retard d’une activité critique retarde la fin du projet. Une durée minimale ou un grand nombre de successeurs ne suffit pas à définir ce chemin.

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Qu'est-ce qu'un graphe fini ?

Un graphe fini a un ensemble fini de sommets et d'arêtes.

Qu'est-ce qu'un graphe simple ?

Un graphe simple n'a qu'une arête au plus entre deux sommets et aucune boucle.

Quand un graphe est-il dit connexe ?

Quand on peut rejoindre tous les sommets depuis n'importe quel sommet en suivant les arêtes.

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