QCM : Introduction à l’anthropologie — 20 questions
Questions et réponses du QCM
1. Quel laboratoire d’Aix-Marseille Université est associé à l’étude de l’Océanie ?
L’IMAF
IDEAS
L’IRASIA
Le CREDO
Le CREDO
Explication
Le CREDO est le laboratoire associé à l’Océanie dans l’organisation géographique de la recherche anthropologique. L’IMAF concerne l’Afrique, tandis que l’IRASIA et IDEAS sont respectivement liés à l’Asie et à l’Europe-Méditerranée.
2. Comment l’évaluation de ce cours est-elle organisée ?
Par des travaux dirigés notés et un examen oral en fin de semestre
Par un exposé collectif complété par un contrôle de connaissances
Par un examen final écrit sur table, sans travaux dirigés associés
Par plusieurs devoirs écrits réalisés pendant les séances
Par un examen final écrit sur table, sans travaux dirigés associés
Explication
L’évaluation repose sur un examen final écrit sur table et aucun travail dirigé n’est associé au cours. Les exposés, les devoirs intermédiaires et l’examen oral ne correspondent pas au dispositif prévu.
3. Quel format correspond à l’examen prévu pour ce cours ?
Douze questions brèves, avec une réponse de quelques lignes pour chacune
Vingt-quatre questions à choix multiple portant sur les notions principales
Vingt-quatre questions, avec deux ou trois questions préparées par séance et des réponses argumentées
Deux dissertations longues choisies parmi les thèmes abordés en cours
Vingt-quatre questions, avec deux ou trois questions préparées par séance et des réponses argumentées
Explication
L’examen comprend vingt-quatre questions, à raison de deux ou trois questions préparées par séance, et les réponses doivent être construites en une vingtaine de lignes. Il ne s’agit ni d’un questionnaire à choix multiple ni de deux dissertations longues.
4. À quelle période et dans quelle région Homo sapiens apparaît-il selon les repères étudiés ?
Il y a environ 50 000 ans en Europe
Il y a environ 100 000 ans au Moyen-Orient
Il y a environ 300 000 ans dans la Corne de l’Afrique
Il y a environ 65 000 ans en Australie
Il y a environ 300 000 ans dans la Corne de l’Afrique
Explication
Homo sapiens apparaît il y a environ 300 000 ans dans la Corne de l’Afrique. Les autres propositions correspondent à des étapes ultérieures de la dispersion humaine ou à d’autres repères géographiques.
5. Quelle séquence chronologique respecte les repères présentés pour les premières migrations d’Homo sapiens ?
Corne de l’Afrique, Moyen-Orient, Europe, Australie, Polynésie, Patagonie, Amérique du Nord
Corne de l’Afrique, Australie, Moyen-Orient, Europe, Patagonie, Amérique du Nord, Polynésie
Moyen-Orient, Corne de l’Afrique, Europe, Australie, Amérique du Nord, Polynésie, Patagonie
Corne de l’Afrique, Moyen-Orient, Australie, Europe, Amérique du Nord, Patagonie, Polynésie
Corne de l’Afrique, Moyen-Orient, Australie, Europe, Amérique du Nord, Patagonie, Polynésie
Explication
La séquence étudiée va de la Corne de l’Afrique au Moyen-Orient, puis à l’Australie, à l’Europe, à l’Amérique du Nord, à la Patagonie et enfin à la Polynésie. La Polynésie est donc atteinte environ 1 000 ans avant le présent, après la Patagonie située autour de 13 000 ans.
6. Que désigne l’ethnographie ?
L’étude de l’évolution biologique des populations humaines au cours du temps
La généralisation des connaissances sur les cultures et les sociétés humaines
L’interprétation comparative de données recueillies dans plusieurs sociétés
L’observation et la description détaillées d’un groupe humain particulier grâce à une longue immersion
L’observation et la description détaillées d’un groupe humain particulier grâce à une longue immersion
Explication
L’ethnographie consiste à observer et à décrire de manière exhaustive un groupe humain particulier au moyen d’une immersion longue. L’interprétation des données relève de l’ethnologie, tandis que leur généralisation comparative relève de l’anthropologie.
7. Quelle activité caractérise l’ethnologie ?
Décrire un groupe particulier à partir d’une immersion prolongée sur le terrain
Interpréter les données ethnographiques pour connaître en profondeur un espace social
Reconstituer les migrations humaines à partir de données archéologiques
Comparer les sociétés afin de généraliser les connaissances anthropologiques
Interpréter les données ethnographiques pour connaître en profondeur un espace social
Explication
L’ethnologie interprète les données produites par l’enquête ethnographique et vise une connaissance approfondie d’un espace social. La description directe d’un groupe correspond à l’ethnographie, tandis que la généralisation comparative correspond à l’anthropologie.
8. Comment l’anthropologie se définit-elle dans cette distinction entre les disciplines ?
Comme une généralisation des connaissances par comparaison entre les sociétés et les cultures
Comme une interprétation approfondie des données relatives à un espace social
Comme une étude des caractéristiques biologiques propres à une population
Comme une description exhaustive d’un groupe observé pendant une longue immersion
Comme une généralisation des connaissances par comparaison entre les sociétés et les cultures
Explication
L’anthropologie généralise les connaissances en comparant différentes sociétés et cultures. La description d’un groupe relève de l’ethnographie, tandis que l’interprétation des données et la connaissance d’un espace social relèvent de l’ethnologie.
9. Pourquoi l’anthropologie a-t-elle dû élaborer de nouvelles méthodes d’enquête à ses débuts ?
Elle cherchait à mesurer les comportements au moyen d’expériences contrôlées
Elle disposait de nombreuses archives produites par les populations étudiées
Elle étudiait des sociétés dépourvues d’écriture et de vestiges monumentaux
Elle se consacrait principalement aux sociétés industrielles et urbanisées
Elle étudiait des sociétés dépourvues d’écriture et de vestiges monumentaux
Explication
L’anthropologie s’est d’abord intéressée à des sociétés sans écriture et sans vestiges archéologiques monumentaux, ce qui limitait les sources disponibles. Les ethnologues ont donc développé des méthodes d’enquête adaptées à cette situation.
10. Quelle démarche caractérise le mieux la méthode anthropologique ?
Une étude ponctuelle centrée sur les institutions visibles d’une société
Une reconstruction historique reposant principalement sur les monuments anciens
Une comparaison statistique menée à distance sur des données standardisées
Une enquête qualitative fondée sur l’immersion prolongée et le décentrement
Une enquête qualitative fondée sur l’immersion prolongée et le décentrement
Explication
La méthode anthropologique associe une approche empirique et qualitative, une immersion de longue durée, le décentrement et l’usage de l’altérité comme outil de connaissance. Une enquête statistique ou strictement historique ne rend pas compte de cet ensemble méthodologique.
11. Comment l’anthropologue utilise-t-il l’altérité dans son enquête ?
Il l’utilise pour classer les sociétés selon leur proximité avec ses propres normes
Il s’en sert pour interroger ce qui lui semblait naturel dans sa propre société
Il la transforme en étrangeté fascinante afin de rendre les pratiques plus remarquables
Il l’écarte pour préserver les catégories de pensée de sa société d’origine
Il s’en sert pour interroger ce qui lui semblait naturel dans sa propre société
Explication
L’altérité désigne la différence entre soi et les autres et permet de questionner ses propres évidences. La transformer en étrangeté fascinante relève plutôt de l’exotisme, qui constitue la confusion principale.
12. Que signifie le décentrement en anthropologie ?
Remplacer l’enquête de terrain par une réflexion philosophique générale
Changer de pays afin d’observer directement une société différente
Adopter les valeurs d’une société étudiée pour éviter tout jugement
Déplacer son regard pour examiner ses propres catégories de pensée
Déplacer son regard pour examiner ses propres catégories de pensée
Explication
Le décentrement consiste à modifier son regard et à interroger les catégories avec lesquelles on comprend le monde. Il peut s’effectuer sans déplacement géographique, contrairement à l’idée qu’un voyage serait indispensable.
13. Selon Jean Bazin, comment peut-on comprendre l’expérience anthropologique ?
Comme une rupture avec toute interprétation personnelle des pratiques observées
Comme une comparaison destinée à établir une hiérarchie entre les cultures
Comme une immersion qui exige un voyage prolongé dans une région lointaine
Comme un déplacement parfois réalisé en pensée ou par une déviation du regard
Comme un déplacement parfois réalisé en pensée ou par une déviation du regard
Explication
Jean Bazin décrit l’expérience anthropologique comme un déplacement qui peut être mental ou résulter d’une simple déviation du regard. Cette conception ne réduit donc pas l’expérience au voyage physique.
14. Quel est l’objectif du travail anthropologique à l’égard de l’altérité ?
Préserver les différences en les présentant comme des mystères irréductibles
Rendre les différences compréhensibles plutôt que promouvoir leur maintien
Remplacer les pratiques diverses par des normes communes comparables
Valoriser les coutumes étrangères afin de corriger les sociétés occidentales
Rendre les différences compréhensibles plutôt que promouvoir leur maintien
Explication
Pour Jean Bazin, l’anthropologie cherche à réduire l’altérité en rendant les différences intelligibles. Elle ne vise donc pas à promouvoir l’altérité comme une fin en soi ni à conserver l’incompréhension.
15. Une chercheuse remarque que ses catégories d’analyse ont orienté ses entretiens et ses conclusions. Quelle démarche met-elle en œuvre ?
La réflexivité, en examinant l’influence de sa propre démarche sur les résultats
Le relativisme, en refusant toute analyse des conditions de production du savoir
L’exotisme, en accentuant l’étrangeté des comportements observés
L’ethnocentrisme, en évaluant les pratiques selon les normes de sa culture
La réflexivité, en examinant l’influence de sa propre démarche sur les résultats
Explication
La réflexivité consiste à prendre sa propre démarche scientifique comme objet et à analyser son influence sur les résultats. L’ethnocentrisme concerne plutôt l’imposition de sa culture comme référence pour juger les autres.
16. Quel comportement illustre l’ethnocentrisme ?
Suspendre ses jugements pour comprendre les valeurs d’une autre société
Comparer plusieurs sociétés en tenant compte de leurs contextes particuliers
Examiner la manière dont la position du chercheur influence son enquête
Évaluer une société différente à partir des normes de sa propre culture
Évaluer une société différente à partir des normes de sa propre culture
Explication
L’ethnocentrisme érige sa propre culture en référence pour évaluer et comparer les sociétés différentes. Examiner sa position relève de la réflexivité, tandis que suspendre la hiérarchisation se rapproche du relativisme.
17. Que soutient le relativisme culturel lorsqu’il compare différentes sociétés ?
Qu’il faut abandonner toute comparaison afin de préserver les différences culturelles
Qu’il faut privilégier les valeurs de la société observée pour toute comparaison
Qu’on peut les classer objectivement grâce à une échelle universelle unique
Qu’on ne peut les juger sans mobiliser ses propres échelles de valeurs
Qu’on ne peut les juger sans mobiliser ses propres échelles de valeurs
Explication
Le relativisme souligne qu’un jugement entre sociétés mobilise nécessairement des échelles de valeurs issues d’un point de vue donné. Il ne demande pas de renoncer à comprendre ou à comparer, mais de reconnaître les conditions de ces évaluations.
18. Comment l’anthropologie articule-t-elle relativisme et universalisme ?
Elle affirme que l’universalité impose une même manière de voir le monde à toutes les sociétés
Elle reconnaît la diversité des visions du monde tout en affirmant un accès possible à l’universalité
Elle réduit l’étude des cultures à la défense des valeurs propres au chercheur
Elle considère que la diversité culturelle empêche toute recherche de principes communs
Elle reconnaît la diversité des visions du monde tout en affirmant un accès possible à l’universalité
Explication
L’anthropologie se situe dans une tension entre la diversité des manières de voir le monde et la possibilité, pour chacun, d’accéder à l’universalité en déplaçant son regard. Le relativisme n’annule donc pas toute perspective universelle, et l’universalisme n’impose pas une uniformité culturelle.
19. Quelle distinction rend le mieux compte des rapports entre l’anthropologie et la sociologie tels qu’ils sont présentés dans les questions d’examen ?
Elles se distinguent principalement par les sociétés qu’elles étudient à une époque donnée.
Elles se distinguent parce que l’anthropologie étudie les cultures tandis que la sociologie étudie les individus.
Elles se distinguent par l’usage de méthodes quantitatives pour l’une et qualitatives pour l’autre.
Elles se distinguent par des différences historiques, méthodologiques et épistémologiques.
Elles se distinguent par des différences historiques, méthodologiques et épistémologiques.
Explication
La distinction attendue porte sur les dimensions historiques, méthodologiques et épistémologiques des deux disciplines. Réduire leur différence aux sociétés étudiées ou à une opposition stricte entre méthodes simplifie à tort leurs rapports.
20. Quelle démarche est la plus pertinente pour préparer efficacement l’examen ?
Lire les ouvrages conseillés avant de consulter les notes prises pendant les séances.
Se concentrer sur les lectures complémentaires en considérant les notes comme un support secondaire.
Prendre des notes en cours, les mettre rapidement au propre et vérifier les termes inconnus.
Mémoriser les titres bibliographiques et reporter la clarification des termes après l’examen.
Prendre des notes en cours, les mettre rapidement au propre et vérifier les termes inconnus.
Explication
La préparation repose sur la prise de notes en cours, leur mise au propre rapide et la recherche des mots inconnus dans des ressources de référence. Les lectures conseillées peuvent aider à approfondir, mais elles ne remplacent pas le travail systématique effectué à partir des séances.
Révisez avec les flashcards
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Quels enseignants regroupe le département d’anthropologie ?
Des maîtres de conférences et des professeurs des universités.
À quoi sont affiliés les enseignants-chercheurs du département d’anthropologie ?
À des laboratoires de recherche.
Comment la recherche anthropologique est-elle organisée à Aix-Marseille Université ?