QCM : Introduction aux fondamentaux du travail social — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle affirmation décrit le mieux la méthodologie en travail social ?

La simple connaissance des règles institutionnelles du service
L’ensemble des outils pratiques utilisés sans réflexion préalable
L’étude des manières de faire pour atteindre des objectifs de changement
L’application automatique d’une technique standard à toute situation

L’étude des manières de faire pour atteindre des objectifs de changement

Explication

La méthodologie renvoie à une réflexion sur les manières de faire pour atteindre des objectifs de changement. Elle ne se limite pas à appliquer des techniques, mais interroge leur adéquation avec le contexte et les buts visés.

2. Quel est le lien central que la méthodologie établit dans l’intervention sociale ?

Demande spontanée, réponse immédiate et clôture rapide
Diagnostic médical, prescription et suivi technique
Ressource disponible, consigne hiérarchique et tâche exécutée
Problème repéré, objectif choisi et méthode la plus appropriée

Problème repéré, objectif choisi et méthode la plus appropriée

Explication

La méthodologie relie un problème repéré à un objectif choisi, puis à une méthode adaptée. Cette logique permet de viser un changement individuel et/ou structurel en tenant compte du contexte.

3. Quelle tendance caractérise le contexte sociétal décrit pour le travail social ?

Une montée de l’individualisme avec effritement du lien social
Une priorité donnée à la seule entraide informelle
Une stabilité des conditions de vie pour la majorité des personnes
Une disparition complète des institutions de protection

Une montée de l’individualisme avec effritement du lien social

Explication

Le contexte est présenté comme marqué par l’individualisme, la précarisation et l’effritement du lien social. Le travail social se situe précisément face à ces transformations.

4. Quelle finalité le travail social poursuit-il face à l’exclusion et à la standardisation ?

Uniformiser les réponses apportées aux situations
Réduire l’intervention à une vérification administrative
Recréer du lien social
Accélérer l’adaptation de chacun au marché du travail

Recréer du lien social

Explication

La finalité centrale est de (re)créer du lien social, malgré les logiques d’activation et de standardisation. Les autres propositions inversent ou réduisent cette mission.

5. Comment le processus méthodologique d’intervention est-il principalement conçu ?

Comme une phase unique centrée sur le premier entretien
Comme une suite d’étapes qui peuvent se répéter et se chevaucher
Comme une série de gestes identiques pour toutes les situations
Comme une progression strictement linéaire sans retour possible

Comme une suite d’étapes qui peuvent se répéter et se chevaucher

Explication

Le processus n’est pas linéaire : les étapes peuvent se répéter, se juxtaposer et se chevaucher. Il évolue jusqu’à ce que la problématique soit suffisamment comprise et traitée.

6. À quoi servent les repères méthodologiques dans l’intervention ?

À guider l’action en fournissant des points de référence à ajuster selon la situation
À remplacer l’analyse professionnelle par une procédure fixe
À imposer une même réponse à tous les publics
À limiter l’intervention à la phase de demande

À guider l’action en fournissant des points de référence à ajuster selon la situation

Explication

Les repères méthodologiques sont des points de référence actionnables pour organiser une intervention cohérente. Ils doivent rester interrogés et ajustés selon les situations.

7. Comment la relation professionnelle d’aide se distingue-t-elle d’une interaction ordinaire ?

Elle repose sur une égalité totale des positions
Elle exclut toute organisation tierce
Elle est entièrement naturelle et sans cadre
Elle est structurée, non spontanée et non neutre

Elle est structurée, non spontanée et non neutre

Explication

La relation d’aide est une rencontre pensée et structurée, pas une interaction spontanée ou neutre. Elle se construit dans un cadre professionnel qui donne sens à l’échange.

8. Dans la relation d’aide, pourquoi parle-t-on d’une relation à trois ?

Parce qu’elle repose sur trois techniques d’écoute
Parce qu’elle implique la personne, l’assistant·e social·e et l’organisation
Parce qu’elle se limite aux trois premières minutes de l’accueil
Parce qu’elle nécessite trois entretiens successifs

Parce qu’elle implique la personne, l’assistant·e social·e et l’organisation

Explication

La relation d’aide se construit entre la personne, l’assistant·e social·e et l’organisation qui encadre la rencontre. Cette troisième dimension influence le sens de l’intervention et ses limites.

9. Que désigne un mandat dans l’intervention sociale ?

Une technique d’entretien centrée sur l’émotion
Un simple accord verbal sans portée professionnelle
Une opinion personnelle sur la situation
Une mission confiée dans un cadre donné

Une mission confiée dans un cadre donné

Explication

Le mandat est une mission confiée à accomplir dans un cadre donné. Il peut prendre plusieurs formes selon la personne, l’institution, la société ou l’autorité judiciaire.

10. Quel énoncé correspond au mandat de la personne ?

Contrôler la conformité des comportements attendus
Faire respecter uniquement les règles du service
Appliquer les décisions institutionnelles sans discussion
Partir des attentes et besoins singuliers pour soutenir un changement

Partir des attentes et besoins singuliers pour soutenir un changement

Explication

Le mandat de la personne place l’intervention au départ de ses attentes et de ses besoins singuliers. Il vise l’émergence ou la réalisation d’un changement en s’appuyant sur l’écoute et le non-jugement.

11. Que signifie la première rencontre dans la construction de l’alliance de travail ?

Une formalité administrative détachée de l’échange
Un moment décisif qui engage le climat et le cadre de la relation
Un simple échange de coordonnées
Une étape secondaire sans effet sur la suite

Un moment décisif qui engage le climat et le cadre de la relation

Explication

La première rencontre est déterminante car elle engage le climat relationnel et la manière de poser le cadre. Elle combine écoute, empathie et instauration des règles de la relation.

12. Quel est l’objectif de l’alliance de travail ?

Remplacer la parole de la personne par celle du professionnel
Co-construire une relation permettant un changement
Faire accepter sans discussion les règles du service
Éviter toute confrontation de points de vue

Co-construire une relation permettant un changement

Explication

L’alliance de travail est une co-construction entre la personne et l’assistant·e social·e en vue d’un changement. Elle suppose un monde commun où la demande, les réponses et la collaboration peuvent se rencontrer.

13. À quoi sert principalement le cadre d’intervention ?

À remplacer la relation par des formalités
À sécuriser la rencontre et à préciser les rôles et marges de manœuvre
À empêcher toute adaptation à la situation
À réduire l’échange à un protocole rigide

À sécuriser la rencontre et à préciser les rôles et marges de manœuvre

Explication

Le cadre offre une sécurité suffisante, définit les rôles et crée des marges de manœuvre. Il joue aussi une fonction de tiers entre celui qui parle et celui qui écoute.

14. Que doit-on clarifier dans le cadre d’un entretien ?

Uniquement la durée de la rencontre
Le contenu intime de la vie personnelle
Seulement l’identité de l’institution
L’objectif, la méthode, la temporalité, l’espace et la fonction

L’objectif, la méthode, la temporalité, l’espace et la fonction

Explication

Le cadre se construit à partir d’éléments comme l’objectif, le déroulé, la temporalité, l’espace et la fonction de l’entretien. Cela permet de fixer des repères non négociables et de clarifier la place de chacun.

15. Comment se déroule le processus de demande d’aide ?

Percevoir un problème, décider d’agir seul·e ou de demander, puis mettre en place des stratégies
S’adresser directement au service sans identification du problème
Attendre une décision institutionnelle avant toute perception
Suivre une injonction sans formulation de besoin

Percevoir un problème, décider d’agir seul·e ou de demander, puis mettre en place des stratégies

Explication

La demande d’aide passe par la perception d’une situation problématique, une décision d’agir ou de demander, puis des stratégies pour obtenir de l’aide. C’est un chemin de construction progressive.

16. Que désigne la non-demande dans l’intervention sociale ?

Une situation où la personne refuse ou n’exprime pas de demande, nécessitant approche et persévérance
Une adhésion immédiate à toutes les propositions
Une commande institutionnelle adressée au service
Une demande parfaitement formulée dès le départ

Une situation où la personne refuse ou n’exprime pas de demande, nécessitant approche et persévérance

Explication

La non-demande renvoie à des personnes qui ne formulent pas de demande ou refusent l’aide, souvent dans une grande précarité. Elle appelle un travail d’approche, d’accroche, de persévérance et de présence.

17. Quelle différence essentielle distingue l’écoute passive de l’écoute active ?

L’écoute active consiste à rester silencieux sans jamais intervenir
L’écoute passive soutient l’expression sans interrompre, tandis que l’écoute active vérifie la compréhension
L’écoute passive impose un jugement explicite
L’écoute passive consiste à donner des solutions immédiates

L’écoute passive soutient l’expression sans interrompre, tandis que l’écoute active vérifie la compréhension

Explication

L’écoute passive favorise l’expression sans interruption, avec neutralité bienveillante. L’écoute active, elle, cherche à comprendre et à montrer qu’on a compris.

18. Quel risque apparaît quand une attitude d’écoute devient figée dans la durée ?

Elle améliore automatiquement la relation
Elle rend l’entretien totalement neutre
Elle supprime tout besoin de compréhension
Elle peut bloquer, infantiliser ou décourager la personne

Elle peut bloquer, infantiliser ou décourager la personne

Explication

Une attitude d’écoute, même utile au départ, peut devenir problématique si elle se rigidifie. Elle peut alors modifier l’interaction et produire des effets de blocage ou de découragement.

19. Que désigne le positionnement professionnel de l’assistant·e social·e ?

La simple application mécanique d’une procédure
Le niveau de responsabilité hiérarchique
La manière de se placer pour décider quoi faire, pourquoi et avec quel sens
L’image publique du service dans la société

La manière de se placer pour décider quoi faire, pourquoi et avec quel sens

Explication

Le positionnement professionnel correspond à la manière de se situer dans une situation pour décider quoi faire, pourquoi et avec quel sens. Il doit être argumenté à partir de références construites.

20. Comment l’identité professionnelle se construit-elle principalement ?

Par l’addition de tâches administratives isolées
Par la répétition d’un même entretien standard
Par l’intégration de postures, de positionnements et de références partagées
Par une décision individuelle sans échange avec les pairs

Par l’intégration de postures, de positionnements et de références partagées

Explication

L’identité professionnelle se construit comme une culture de métier, à partir de postures, de positionnements, d’actes et de références partagées. Elle s’élabore aussi par réflexion sur les situations et conscientisation des pratiques.

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Méthodologie — définition ?

Étude et réflexion sur les manières de faire.

Travail social — rôle ?

Mobiliser l’esprit critique pour accompagner le changement.

Changement individuel — finalité ?

Améliorer la situation personnelle de la personne.

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Consultez la fiche de révision complète sur Introduction aux fondamentaux du travail social.

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