QCM : Introduction aux sciences de l’éducation (28 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qui emploie l’expression « science de l’éducation » en 1812 et est présenté comme à l’origine de l’éducation comparée ?

Jules-Gabriel Compayré
Henri Marion
Marc-Antoine Jullien de Paris
Gaston Mialaret

Marc-Antoine Jullien de Paris

Explication

Marc-Antoine Jullien de Paris emploie cette expression en 1812 et est présenté comme l’origine de l’éducation comparée. Henri Marion est associé à l’ouverture du premier cours à la Sorbonne en 1883.

2. Quelle interprétation de la défaite française de 1870 face à la Prusse contribue à attirer l’attention sur l’instruction ?

La défaite française est attribuée à l’allongement des études secondaires de ses officiers.
La défaite française est attribuée à l’absence d’écoles gratuites dans les territoires prussiens.
La victoire prussienne est attribuée à la création d’un cursus universitaire de pédagogie militaire.
La victoire prussienne est attribuée au niveau d’instruction de ses soldats et officiers.

La victoire prussienne est attribuée au niveau d’instruction de ses soldats et officiers.

Explication

La victoire prussienne est alors reliée au niveau d’instruction de ses soldats et de ses officiers. L’explication ne porte pas sur la création d’un cursus universitaire de pédagogie militaire.

3. Quelle chronologie caractérise les lois Ferry concernant l’école ?

L’école devient gratuite et laïque en 1881, puis obligatoire en 1882.
L’école devient laïque en 1881, puis gratuite et obligatoire en 1882.
L’école devient gratuite en 1881, puis laïque et obligatoire en 1882.
L’école devient obligatoire en 1881, puis gratuite et laïque en 1882.

L’école devient gratuite en 1881, puis laïque et obligatoire en 1882.

Explication

Les lois Ferry rendent l’école gratuite en 1881, puis laïque et obligatoire en 1882. L’obligation scolaire ne précède donc pas la gratuité dans cette chronologie.

4. À la fin du XIXe siècle, que représentait le cours de science de l’éducation par rapport à la formation des instituteurs ?

Un cours sans diplôme ni cursus, distinct d’une formation professionnelle pratique des instituteurs.
Une formation pratique d’instituteurs accompagnée d’un diplôme universitaire spécialisé.
Un cours préparatoire intégré à un cursus professionnel complet pour les futurs instituteurs.
Un cursus diplômant destiné à préparer les instituteurs à leurs tâches professionnelles pratiques.

Un cours sans diplôme ni cursus, distinct d’une formation professionnelle pratique des instituteurs.

Explication

À cette époque, la science de l’éducation est un cours sans diplôme ni cursus, et non une formation professionnelle pratique des instituteurs. La considérer comme un cursus diplômant confond le cours avec une formation professionnelle.

5. Quand et où la Déclaration universelle des droits de l’homme a-t-elle été adoptée, et quelle place y est accordée à l’éducation ?

À Genève, le 10 décembre 1948, avec une attention à l’éducation dans le préambule et l’article 26.
À Paris, le 10 décembre 1948, avec une attention à l’éducation dans les articles 10 et 26.
À Paris, le 10 décembre 1948, avec une attention à l’éducation dans le préambule et l’article 26.
À Paris, le 10 décembre 1949, avec une attention à l’éducation dans le préambule et l’article 26.

À Paris, le 10 décembre 1948, avec une attention à l’éducation dans le préambule et l’article 26.

Explication

La Déclaration est adoptée à Paris le 10 décembre 1948 et souligne l’importance de l’éducation, notamment dans son préambule et son article 26. Genève est une localisation erronée pour son adoption.

6. Comment distinguer la massification scolaire de la démocratisation scolaire ?

La massification correspond à la hausse des effectifs, tandis que la démocratisation renvoie à l’ouverture et à l’allongement des études.
La massification correspond à l’allongement de la scolarité obligatoire, tandis que la démocratisation désigne la hausse des effectifs.
La massification correspond à la hausse des dépenses scolaires, tandis que la démocratisation désigne l’élargissement des programmes.
La massification correspond à l’ouverture et à l’allongement des études, tandis que la démocratisation désigne la hausse des effectifs.

La massification correspond à la hausse des effectifs, tandis que la démocratisation renvoie à l’ouverture et à l’allongement des études.

Explication

La massification désigne l’augmentation des effectifs d’élèves, alors que la démocratisation renvoie à l’ouverture et à l’allongement des études. Inverser ces deux définitions attribue à chaque notion le sens de l’autre.

7. Quelle création universitaire est associée à l’initiative de Gaston Mialaret en 1967 ?

Une licence et une maîtrise de science de l’éducation dans les universités de Paris, Bordeaux et Caen.
Une licence et une maîtrise de science de l’éducation dans les universités de Paris, Lyon et Caen.
Une licence et un doctorat de science de l’éducation dans les universités de Paris, Bordeaux et Caen.
Une licence et une maîtrise de science de l’éducation dans les universités de Paris, Bordeaux et Lille.

Une licence et une maîtrise de science de l’éducation dans les universités de Paris, Bordeaux et Caen.

Explication

En 1967, à l’initiative de Gaston Mialaret, une licence et une maîtrise de science de l’éducation sont créées à Paris, Bordeaux et Caen. Le doctorat ne fait pas partie des diplômes mentionnés pour cette création.

8. Quelle définition rend compte du caractère pluridisciplinaire des sciences de l’éducation ?

Elles réunissent des disciplines scientifiques qui étudient les faits et situations éducatives sous différents angles.
Elles appliquent une méthode scientifique unique aux faits et situations éducatives sous un angle commun.
Elles réunissent des pratiques professionnelles qui organisent les faits et situations éducatives sous différents angles.
Elles étudient les institutions scolaires sous différents angles, sans aborder les situations éducatives.

Elles réunissent des disciplines scientifiques qui étudient les faits et situations éducatives sous différents angles.

Explication

Les sciences de l’éducation rassemblent des disciplines scientifiques qui appréhendent les faits et les situations éducatives sous différents angles. Une méthode unique ne rendrait pas compte de cette pluralité disciplinaire.

9. Une équipe veut étudier un phénomène éducatif en mobilisant la philosophie, la psychologie, l’histoire, la sociologie, l’économie, l’éducation comparée, la planification et la docimologie. Quelle caractéristique de l’approche des sciences de l’éducation illustre-t-elle ?

La réduction de l’analyse éducative à la psychologie et à la pédagogie.
Le remplacement de l’histoire et de la sociologie par la planification scolaire.
La séparation des méthodes d’évaluation des autres domaines de l’éducation.
La mobilisation de plusieurs disciplines et domaines d’étude de l’éducation.

La mobilisation de plusieurs disciplines et domaines d’étude de l’éducation.

Explication

Les approches des sciences de l’éducation comprennent ces disciplines et domaines, de la philosophie à la docimologie. Réduire l’analyse à la psychologie et à la pédagogie écarterait plusieurs approches citées.

10. Quelle différence distingue l’enseignement des sophistes de la démarche de Socrate ?

Les sophistes enseignent l’éloquence pour convaincre, tandis que Socrate questionne l’élève pour développer sa pensée.
Les sophistes transmettent des connaissances par le jeu, tandis que Socrate privilégie les exercices physiques.
Les sophistes forment la mémoire par la répétition, tandis que Socrate enseigne les règles de la rhétorique.
Les sophistes développent la pensée par le questionnement, tandis que Socrate enseigne l’éloquence pour convaincre.

Les sophistes enseignent l’éloquence pour convaincre, tandis que Socrate questionne l’élève pour développer sa pensée.

Explication

Les sophistes proposent des cours d’éloquence payants visant la persuasion, alors que Socrate recourt au questionnement pour développer la pensée de l’élève. Confondre leurs démarches revient à attribuer à Socrate l’enseignement rémunéré de l’art de convaincre.

11. Dans la maïeutique, quel rôle le questionnement du maître joue-t-il dans l’apprentissage ?

Il aide l’élève à prendre conscience d’une vérité qu’il possède déjà.
Il permet au maître de transmettre à l’élève une vérité entièrement nouvelle.
Il conduit l’élève à mémoriser des réponses établies sans les examiner.
Il entraîne l’élève à défendre une thèse en recourant à l’éloquence.

Il aide l’élève à prendre conscience d’une vérité qu’il possède déjà.

Explication

La maïeutique fait advenir à la conscience de l’élève une vérité qu’il possède déjà, grâce au questionnement du maître. La transmission d’une vérité entièrement nouvelle ne correspond donc pas à cette méthode.

12. Quelle fonction Comenius attribue-t-il à l’école en la qualifiant d’« atelier d’humanité » ?

Transmettre les savoirs par la répétition et la mémorisation.
Organiser l’enseignement selon les aptitudes intellectuelles de chacun.
Préparer les élèves à convaincre grâce à l’éloquence.
Contribuer à l’union et au bonheur de tous.

Contribuer à l’union et au bonheur de tous.

Explication

Pour Comenius, l’école est destinée à contribuer à l’union et au bonheur de tous. La formation à l’éloquence rappelle plutôt les cours proposés par les sophistes.

13. Comment Rousseau distingue-t-il la dépendance des choses de la dépendance des hommes dans l’éducation de l’enfant ?

La première résulte des idées imposées, tandis que la seconde respecte les étapes de développement.
La première stimule l’autonomie, tandis que la seconde encourage l’expérience concrète.
La première asservit l’enfant, tandis que la seconde relève des lois naturelles.
La première relève des lois naturelles, tandis que la seconde asservit l’enfant.

La première relève des lois naturelles, tandis que la seconde asservit l’enfant.

Explication

Rousseau oppose la dépendance des choses, liée aux lois naturelles, à celle des hommes, qui asservit l’enfant. Les étapes de développement concernent une autre recommandation éducative de Rousseau, et ne définissent pas cette distinction.

14. Un éducateur veut appliquer les recommandations de Rousseau à un enfant dont les capacités évoluent progressivement. Quelle démarche convient le mieux ?

Respecter son développement et éviter de lui imposer des idées toutes faites.
Exiger qu’il suive un programme identique, indépendamment de son âge.
Accélérer son évolution en lui présentant des idées avant qu’il ne les découvre.
Privilégier des leçons abstraites plutôt que son expérience de l’environnement.

Respecter son développement et éviter de lui imposer des idées toutes faites.

Explication

Rousseau recommande de respecter la nature et les étapes du développement de l’enfant, sans brusquer son évolution ni lui imposer des idées toutes faites. Accélérer volontairement cette évolution contredit cette recommandation.

15. Quels aspects de l’éducation Alfred Binet étudie-t-il ?

Les aptitudes des enfants et leur mémoire, ainsi que les théories de l’éloquence.
Les méthodes d’enseignement et les exercices physiques, ainsi que l’organisation scolaire.
Les programmes et les méthodes d’enseignement, ainsi que les aptitudes des enfants.
Les programmes et les méthodes d’enseignement, ainsi que les lois du développement adulte.

Les programmes et les méthodes d’enseignement, ainsi que les aptitudes des enfants.

Explication

Binet étudie les programmes et les méthodes d’enseignement, ainsi que les aptitudes des enfants. L’étude des lois du développement adulte ne fait pas partie des aspects indiqués pour ses recherches.

16. À quoi sert l’échelle métrique de l’intelligence élaborée par Alfred Binet et Théodore Simon ?

À mesurer, en années et en mois, l’avance ou le retard intellectuel d’un écolier.
À mesurer, en années et en mois, la progression physique d’un écolier.
À classer, selon leur âge, les programmes scolaires suivis par les élèves.
À comparer les méthodes d’enseignement selon les résultats des différentes classes.

À mesurer, en années et en mois, l’avance ou le retard intellectuel d’un écolier.

Explication

L’échelle de Binet et Simon sert à mesurer en années et en mois l’avance ou le retard intellectuel d’un écolier. Elle évalue le développement intellectuel, et non la progression physique.

17. Laquelle de ces listes correspond aux cinq lois de l’éducation fonctionnelle formulées par Claparède ?

Développement naturel, exercice génético-fonctionnel, adaptation sociale, autonomie fonctionnelle et individualité.
Succession génétique, exercice génético-fonctionnel, adaptation fonctionnelle, mémoire fonctionnelle et individualité.
Succession génétique, exercice intellectuel, adaptation fonctionnelle, autonomie fonctionnelle et sociabilité.
Succession génétique, exercice génético-fonctionnel, adaptation fonctionnelle, autonomie fonctionnelle et individualité.

Succession génétique, exercice génético-fonctionnel, adaptation fonctionnelle, autonomie fonctionnelle et individualité.

Explication

Les cinq lois citées par Claparède sont la succession génétique, l’exercice génético-fonctionnel, l’adaptation fonctionnelle, l’autonomie fonctionnelle et l’individualité. La mémoire fonctionnelle, proposée comme substitution, ne figure pas dans cette liste.

18. Quelle approche caractérise la pédagogie d’Ovide Decroly ?

Faire mémoriser des exercices avant de laisser l’enfant les appliquer
Privilégier l’activité de l’enfant et une compréhension globale des problèmes
Centrer l’enseignement sur les explications de l’éducateur et leur répétition
Organiser les apprentissages autour de notions abstraites présentées séparément

Privilégier l’activité de l’enfant et une compréhension globale des problèmes

Explication

Decroly valorise l’activité de l’enfant et considère qu’il aborde les problèmes de manière globale. Une progression fondée sur des notions isolées ne correspond pas à cette approche globale.

19. Comment la méthode globale de lecture associée à Decroly conduit-elle à former de nouveaux mots ?

Elle part d’une phrase, la décompose en mots, syllabes et lettres, puis recombine ces éléments
Elle part de syllabes répétées, les réunit en phrases, puis sépare celles-ci en mots
Elle fait apprendre des mots entiers, puis les classe par leur sens sans les décomposer
Elle commence par les lettres isolées, les assemble en syllabes, puis les transforme en phrases

Elle part d’une phrase, la décompose en mots, syllabes et lettres, puis recombine ces éléments

Explication

La méthode part d’une phrase connue, descend vers les mots, les syllabes et les lettres, puis réutilise ces éléments pour former d’autres mots. L’approche qui commence par des lettres isolées inverse cette démarche.

20. Dans une classe inspirée de l’Éducation nouvelle, quelle organisation est la plus cohérente avec ses principes ?

L’enfant suit un parcours identique et reçoit principalement les connaissances de l’enseignant
L’enfant observe les activités sans les choisir ni intervenir dans ses apprentissages
L’enfant réalise des exercices prescrits tandis que l’enseignant contrôle chaque étape
L’enfant choisit des activités et prend part à ses apprentissages grâce à des méthodes actives

L’enfant choisit des activités et prend part à ses apprentissages grâce à des méthodes actives

Explication

L’Éducation nouvelle cherche à comprendre l’enfant, à lui laisser une capacité de choix et à le rendre acteur de ses apprentissages. Un parcours uniforme conduit principalement par l’enseignant s’éloigne de ces principes.

21. Un enfant n’est pas disponible pour l’activité proposée par l’éducatrice Montessori. Quelle démarche correspond à son rôle ?

Remplacer le matériel par une démonstration collective et demander à l’enfant de la reproduire
Maintenir l’activité proposée et accompagner l’enfant jusqu’à ce qu’il l’ait terminée
Laisser l’enfant choisir seul un matériel, sans que l’éducatrice intervienne dans son activité
Relier l’enfant au matériel, proposer une activité adaptée, puis lui permettre d’y revenir plus tard

Relier l’enfant au matériel, proposer une activité adaptée, puis lui permettre d’y revenir plus tard

Explication

L’éducateur Montessori met l’enfant en relation avec le matériel et propose une activité adaptée à son intérêt et à sa disponibilité, avec la possibilité d’y revenir plus tard. Maintenir l’activité malgré son indisponibilité ne respecte pas cette démarche.

22. Quelle succession des stades de développement intellectuel Piaget distingue-t-il ?

Sensorimoteur de 0 à 2 ans, opérations concrètes de 2 à 7 ans, préopératoire de 7 à 11 ans, puis opérations formelles
Sensorimoteur de 0 à 2 ans, préopératoire de 2 à 7 ans, opérations formelles de 7 à 11 ans, puis opérations concrètes
Sensorimoteur de 0 à 2 ans, préopératoire de 2 à 7 ans, opérations concrètes de 7 à 11 ans, puis opérations formelles
Préopératoire de 0 à 2 ans, sensorimoteur de 2 à 7 ans, opérations formelles de 7 à 11 ans, puis opérations concrètes

Sensorimoteur de 0 à 2 ans, préopératoire de 2 à 7 ans, opérations concrètes de 7 à 11 ans, puis opérations formelles

Explication

Piaget distingue les stades sensorimoteur, préopératoire, des opérations concrètes et des opérations formelles, dans cet ordre et selon les âges indiqués. L’ordre qui place les opérations formelles avant les opérations concrètes inverse les deux derniers stades.

23. Un enfant comprend que la quantité d’eau reste la même lorsqu’on la verse dans un récipient de forme différente, mais raisonne encore surtout à partir de situations observables. À quel stade cela correspond-il ?

Au stade préopératoire, marqué par la pensée symbolique, mais sans maîtrise de la conservation des quantités
Au stade des opérations formelles, marqué par un raisonnement abstrait indépendant des situations concrètes
Au stade sensorimoteur, marqué par l’exploration par les sens et l’acquisition de la permanence de l’objet
Au stade des opérations concrètes, marqué par la conservation et la réversibilité, avec une pensée ancrée dans le concret

Au stade des opérations concrètes, marqué par la conservation et la réversibilité, avec une pensée ancrée dans le concret

Explication

Au stade des opérations concrètes, l’enfant acquiert la conservation des quantités et la réversibilité, tandis que sa pensée reste liée à des situations concrètes. La pensée symbolique du stade préopératoire ne s’accompagne pas encore de la maîtrise de la conservation.

24. Que désigne la zone proximale de développement chez Vygotski ?

L’écart entre les capacités de l’enfant et celles d’un partenaire moins expérimenté
L’ensemble des tâches que l’enfant réussit seul, sans soutien d’un partenaire plus compétent
La différence entre les connaissances scolaires de l’enfant et celles de son groupe d’âge
L’écart entre ce que l’enfant sait faire seul et ce qu’il pourrait faire avec l’aide d’un partenaire plus compétent

L’écart entre ce que l’enfant sait faire seul et ce qu’il pourrait faire avec l’aide d’un partenaire plus compétent

Explication

La zone proximale correspond à l’écart entre le développement effectivement atteint et le niveau que l’enfant pourrait atteindre avec l’aide d’un partenaire plus compétent. Les tâches réalisées sans aide décrivent son niveau atteint, pas cet écart.

25. Pourquoi une interaction avec un adulte plus compétent peut-elle favoriser les progrès de l’enfant selon Vygotski ?

Parce que l’aide de ce partenaire soutient les apprentissages que l’enfant peut accomplir dans sa zone proximale de développement
Parce que la présence de l’adulte remplace les activités de l’enfant par des explications à mémoriser
Parce que l’adulte adapte les apprentissages au stade déjà atteint, sans que l’interaction ne contribue aux progrès
Parce que l’enfant apprend surtout en observant un partenaire de compétence équivalente à la sienne

Parce que l’aide de ce partenaire soutient les apprentissages que l’enfant peut accomplir dans sa zone proximale de développement

Explication

Pour Vygotski, l’interaction asymétrique avec un partenaire plus compétent, notamment un adulte, permet à l’enfant de progresser dans sa zone proximale. Un partenaire de compétence équivalente ne correspond pas à cette relation asymétrique.

26. Quelle différence distingue les conceptions de Piaget et de Vygotski sur le lien entre apprentissage et développement ?

Chez Piaget comme chez Vygotski, l’apprentissage social précède le développement et en détermine le rythme
Chez Piaget, l’interaction sociale conditionne le développement ; chez Vygotski, le stade atteint détermine les possibilités d’apprentissage
Chez Piaget comme chez Vygotski, le développement précède l’apprentissage et en détermine les possibilités
Chez Piaget, le stade de développement détermine les possibilités d’apprentissage ; chez Vygotski, l’apprentissage issu de l’interaction sociale conditionne le développement

Chez Piaget, le stade de développement détermine les possibilités d’apprentissage ; chez Vygotski, l’apprentissage issu de l’interaction sociale conditionne le développement

Explication

Piaget fait dépendre les possibilités d’apprentissage du stade de développement, tandis que Vygotski attribue à l’apprentissage rendu possible par l’interaction sociale un rôle dans le développement de l’intelligence. L’inversion de ces deux positions attribue à chaque théoricien l’idée de l’autre.

27. Dans une classe où le maître donne une leçon à un seul élève pendant que les autres attendent généralement, quel mode d’enseignement est pratiqué ?

L’enseignement par groupes de niveau avec activités alternées
L’enseignement simultané destiné à la classe entière
L’enseignement mutuel assuré par des élèves moniteurs
L’enseignement individuel fondé sur le préceptorat

L’enseignement individuel fondé sur le préceptorat

Explication

Le préceptorat correspond à un enseignement individuel, où le maître s’occupe d’un élève à la fois et les autres restent généralement inactifs. L’enseignement simultané, au contraire, s’adresse collectivement à la classe.

28. Dans une école, les élèves les plus avancés expliquent les leçons aux plus jeunes ou moins avancés ; quel principe pédagogique cette organisation illustre-t-elle ?

La transmission des savoirs par les pairs dans l’enseignement mutuel
L’enseignement collectif dispensé directement par le maître à la classe
La leçon individuelle donnée par un maître à chaque élève
La répartition des élèves en groupes sans rôle d’enseignement entre eux

La transmission des savoirs par les pairs dans l’enseignement mutuel

Explication

L’enseignement mutuel repose sur la transmission des savoirs par les élèves plus âgés ou avancés à ceux qui le sont moins. Dans l’enseignement individuel, cette transmission est assurée par le maître auprès d’un élève à la fois.

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Quelle expression Marc-Antoine Jullien de Paris emploie-t-il en 1812 ?

« Science de l’éducation »

À quel facteur la victoire prussienne est-elle attribuée après la défaite française de 1870 ?

Au niveau d’instruction des soldats et des officiers prussiens.

En quelle année les lois Ferry rendent-elles l’école gratuite ?

En 1881.

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