QCM : Introduction aux sciences politiques (30 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la politique lorsqu’elle est comprise comme la gestion de la polis ?

La mise en œuvre de programmes publics dans différents secteurs sociaux
La gestion de la cité réunissant une communauté de citoyens, l’État et la société
La réflexion théorique sur l’avenir d’un groupe social organisé
La conquête du pouvoir par les partis et les responsables gouvernementaux

La gestion de la cité réunissant une communauté de citoyens, l’État et la société

Explication

La politique renvoie à la gestion de la polis, c’est-à-dire de la cité comme communauté de citoyens associant l’État, la société et la ville. La conquête du pouvoir correspond plutôt au sens de « la politique », tandis que les programmes publics relèvent des politiques publiques.

2. Quelle association entre les trois sens du politique et leur définition est correcte ?

Les politiques concernent le pouvoir, la politique pense l’avenir collectif et le politique désigne les actions publiques
Les politiques désignent le pouvoir, la politique concerne l’avenir collectif et le politique organise les services publics
Les politiques pensent l’avenir collectif, la politique désigne les actions publiques et le politique concerne le pouvoir
Les politiques désignent les actions publiques, la politique concerne le pouvoir et le politique pense l’avenir collectif

Les politiques désignent les actions publiques, la politique concerne le pouvoir et le politique pense l’avenir collectif

Explication

En français, les politiques renvoient aux politiques publiques, la politique à la conquête et à l’exercice du pouvoir, et le politique à la réflexion sur l’avenir du groupe social. Les autres associations intervertissent ces notions.

3. Pourquoi l’apolitisme ne signifie-t-il pas nécessairement ne pas appartenir à un parti politique ?

Parce que cette interprétation confond le politique avec le parti politique
Parce que cette notion renvoie directement aux politiques publiques
Parce que l’apolitisme correspond à l’exercice d’une fonction dans l’État
Parce que l’apolitisme désigne la participation active à toutes les élections

Parce que cette interprétation confond le politique avec le parti politique

Explication

L’apolitisme ne se définit pas par l’absence d’appartenance partisane : cette lecture confond le politique, notion générale relative au groupe social, avec le parti politique. La participation électorale, la fonction étatique et les politiques publiques désignent d’autres réalités.

4. À quelle période la science politique naît-elle comme discipline distincte après avoir été liée à plusieurs autres domaines ?

Au début du XXe siècle, après une rupture avec la sociologie et la psychologie
À l’époque antique, après une formalisation indépendante des institutions civiques
Au XVIIIe siècle, après une séparation progressive d’avec la philosophie morale
Au XIXe siècle, après une longue proximité avec le droit, l’histoire et l’économie

Au XIXe siècle, après une longue proximité avec le droit, l’histoire et l’économie

Explication

La science politique naît au XIXe siècle, après avoir été mêlée au droit, à l’histoire, à l’économie, aux relations internationales et à la médecine. Les autres périodes ne correspondent pas à la naissance disciplinaire indiquée.

5. Quel effet politique majeur la révolution industrielle produit-elle selon ce processus historique ?

Elle limite la diffusion des idées politiques en concentrant les activités dans les campagnes
Elle réduit les enquêtes sociales et maintient les groupes professionnels à l’écart de la politique
Elle supprime les conflits sociaux en renforçant l’unité entre les classes urbaines
Elle fait émerger la classe ouvrière et transforme l’individu en acteur politique davantage étudié

Elle fait émerger la classe ouvrière et transforme l’individu en acteur politique davantage étudié

Explication

La révolution industrielle fait apparaître la classe ouvrière, suscite les premières enquêtes sociales et favorise l’émergence de l’individu comme acteur politique. Elle ne réduit donc pas l’étude des conflits sociaux et ne supprime pas les divisions de classe.

6. Quel changement accompagne la démocratisation de 1848 ?

Le suffrage universel masculin fait passer le nombre d’électeurs de 220 000 à 9 millions
Le suffrage censitaire élargit le nombre d’électeurs de 220 000 à 9 millions
Le suffrage universel féminin fait passer le nombre d’électeurs de 9 millions à 220 000
Le vote indirect réserve l’accès électoral à une élite passant de 9 millions à 220 000 membres

Le suffrage universel masculin fait passer le nombre d’électeurs de 220 000 à 9 millions

Explication

La démocratisation de 1848 instaure le suffrage universel masculin et accroît le nombre d’électeurs de 220 000 à 9 millions. Les autres réponses modifient soit la nature du suffrage, soit le sens de l’évolution numérique.

7. Quelle institution Émile Boutmy fonde-t-il en 1871 ?

L’École libre des sciences politiques, devenue ensuite Sciences Po Paris
L’Institut national d’administration, devenu ensuite une école européenne
L’École normale supérieure, devenue ensuite une faculté de sciences sociales
La Société de sociologie politique, devenue ensuite une université publique

L’École libre des sciences politiques, devenue ensuite Sciences Po Paris

Explication

Émile Boutmy fonde en 1871 l’École libre des sciences politiques, destinée à former une élite politique et devenue Sciences Po Paris. Les autres institutions ne correspondent pas à cette fondation ni à cette évolution.

8. Pourquoi la science politique produit-elle rarement des vérités absolues ?

Parce qu’elle étudie des phénomènes entièrement indépendants des comportements humains observables
Parce qu’elle refuse de construire des explications à partir d’enquêtes et de données empiriques
Parce que ses résultats reposent souvent sur des suppositions et des interprétations difficiles à démontrer
Parce qu’elle applique des lois expérimentales identiques aux phénomènes sociaux et naturels

Parce que ses résultats reposent souvent sur des suppositions et des interprétations difficiles à démontrer

Explication

La science politique appartient aux sciences humaines et ses résultats reposent souvent sur des suppositions et des interprétations difficiles à démontrer. Une interprétation constitue donc une analyse argumentée, mais pas une vérité absolue.

9. Que met en évidence la différence entre l’usage du singulier et celui du pluriel pour désigner cette discipline ?

Le singulier décrit les acteurs individuels, tandis que le pluriel mesure leurs comportements électoraux
Le singulier exclut les méthodes extérieures, tandis que le pluriel désigne une discipline sans objet précis
Le singulier renvoie aux politiques publiques, tandis que le pluriel concerne la conquête du pouvoir
Le singulier insiste sur son objet propre, tandis que le pluriel souligne la complémentarité des disciplines

Le singulier insiste sur son objet propre, tandis que le pluriel souligne la complémentarité des disciplines

Explication

Le singulier met l’accent sur l’objet spécifique de la science politique, alors que le pluriel souligne l’apport complémentaire de plusieurs disciplines. Le singulier n’empêche toutefois pas l’emploi de méthodes issues d’autres sciences.

10. Comment la sociologie politique explique-t-elle les phénomènes considérés comme politiques ?

Elle les décrit comme des décisions individuelles détachées de leur environnement collectif
Elle les explique par les seules règles juridiques qui organisent les institutions
Elle recherche leur explication dans les faits sociaux qui les structurent
Elle les interprète à partir de modèles abstraits indépendants des comportements sociaux

Elle recherche leur explication dans les faits sociaux qui les structurent

Explication

La sociologie politique étudie les phénomènes politiques en recherchant leur explication dans les faits sociaux. Elle ne réduit donc pas ces phénomènes aux règles juridiques ni aux décisions individuelles isolées.

11. Quelle distinction oppose correctement les approches sociologiques de Durkheim et de Weber ?

Durkheim analyse les institutions juridiques, tandis que Weber explique les phénomènes politiques par les seules structures économiques
Durkheim étudie le sens subjectif des acteurs, tandis que Weber privilégie les statistiques et les preuves matérielles
Durkheim privilégie les causes et les preuves matérielles, tandis que Weber étudie le sens donné par les acteurs
Durkheim construit des modèles abstraits, tandis que Weber recherche les causes sociales par des mesures statistiques

Durkheim privilégie les causes et les preuves matérielles, tandis que Weber étudie le sens donné par les acteurs

Explication

Durkheim développe une sociologie explicative fondée sur les causes et les preuves matérielles, notamment statistiques, tandis que Weber développe une sociologie compréhensive centrée sur le sens donné par les acteurs. Les autres réponses inversent leurs démarches ou leur attribuent des méthodes non indiquées.

12. Quel est l’objet d’étude principal des relations internationales ?

La formation des opinions publiques dans les sociétés modernes
Les relations entre les États et les acteurs internationaux
L’évolution des institutions politiques au sein d’un État
Les principes qui définissent la meilleure organisation de la cité

Les relations entre les États et les acteurs internationaux

Explication

Les relations internationales examinent les rapports entre les États et des acteurs comme les ONG, l’ONU ou le Tribunal pénal international. L’étude de la meilleure organisation de la cité relève plutôt de la philosophie politique.

13. Quelle question correspond à la philosophie politique ?

Comparer les relations entre États et organisations internationales
Décrire l’évolution des rapports politiques au fil des périodes
Mesurer les effets d’une décision sur les comportements électoraux
Déterminer ce que serait une cité orientée vers l’intérêt général

Déterminer ce que serait une cité orientée vers l’intérêt général

Explication

La philosophie politique réfléchit au politique et à la bonne polis, comprise comme une organisation visant l’intérêt général. L’analyse des effets entre une cause et une conséquence correspond davantage à une démarche de théorie politique.

14. Pourquoi la conception de la science politique centrée sur l’État a-t-elle été abandonnée ?

Parce qu’elle écartait les sociétés anciennes ou dépourvues d’État
Parce qu’elle accordait une place excessive aux pouvoirs familiaux
Parce qu’elle confondait les institutions publiques avec les relations internationales
Parce qu’elle limitait l’analyse aux comportements des dirigeants élus

Parce qu’elle écartait les sociétés anciennes ou dépourvues d’État

Explication

Une définition centrée sur l’État ne permettait pas d’étudier les sociétés anciennes ou sans État. Elle ne se caractérisait pas principalement par l’exclusion des relations internationales ou des pouvoirs familiaux.

15. Pourquoi l’étude du pouvoir doit-elle délimiter son objet en science politique ?

Parce que le pouvoir existe aussi dans des relations non politiques
Parce que les sociétés anciennes ne possèdent pas d’organisation collective
Parce que les États ne disposent pas de moyens de contrainte légitime
Parce que les institutions politiques fonctionnent sans rapports de pouvoir

Parce que le pouvoir existe aussi dans des relations non politiques

Explication

Le pouvoir se manifeste aussi dans la famille, l’Église, les groupes ou les couples ; tout pouvoir n’est donc pas politique. La délimitation ne vient pas d’une absence de contrainte étatique ni d’une inexistence des organisations collectives.

16. Que cherche à étudier la science politique selon M. Grawitz ?

La manière dont les hommes conçoivent et utilisent les institutions qui régissent leur vie commune
La recherche philosophique d’une cité conforme à l’intérêt général
La succession chronologique des gouvernements et des conflits entre les États
La répartition des richesses produites par les entreprises et les ménages

La manière dont les hommes conçoivent et utilisent les institutions qui régissent leur vie commune

Explication

Pour M. Grawitz, la science politique étudie les institutions qui organisent la vie commune ainsi que les idées et la volonté qui assurent la régulation sociale. La recherche d’une cité idéale appartient plutôt à la philosophie politique.

17. Quelle distinction caractérise l’approche substantialiste et l’approche interactionniste du pouvoir ?

La première voit le pouvoir comme un capital détenu, la seconde comme une relation entre commandement et obéissance
La première définit les règles communes, la seconde contrôle leur application par des sanctions
La première voit le pouvoir comme une relation sociale, la seconde comme une institution de l’État
La première étudie la contrainte collective, la seconde organise la production des biens nécessaires

La première voit le pouvoir comme un capital détenu, la seconde comme une relation entre commandement et obéissance

Explication

L’approche substantialiste considère le pouvoir comme une chose ou un capital détenu, tandis que l’approche interactionniste l’analyse comme une relation entre celui qui commande et celui qui obéit. L’assimilation du pouvoir au pouvoir d’État caractérise plutôt l’approche institutionnaliste.

18. Quelles fonctions permettent à une société d’exister et de durer ?

Produire et distribuer les biens, organiser la communication et maîtriser la contrainte
Élire des représentants, centraliser les richesses et développer les échanges
Protéger les intérêts privés, éviter les institutions et limiter les décisions collectives
Définir une cité idéale, diffuser une doctrine et supprimer les conflits

Produire et distribuer les biens, organiser la communication et maîtriser la contrainte

Explication

La société doit assurer la production et la distribution des biens, la communication entre ses membres et la maîtrise de la contrainte. La communication organise les relations, tandis que la contrainte concerne la maîtrise de la violence ; elles ne se confondent pas.

19. Comment J.-W. Lapierre définit-il le pouvoir ?

Comme l’ensemble des processus et des rôles sociaux qui permettent de prendre et d’exécuter des décisions engageant le groupe
Comme l’autorité juridique exercée par l’État sur les institutions et les citoyens
Comme la possession individuelle de ressources permettant d’imposer ses préférences aux autres
Comme un mécanisme de surveillance destiné à punir les membres qui enfreignent les règles

Comme l’ensemble des processus et des rôles sociaux qui permettent de prendre et d’exécuter des décisions engageant le groupe

Explication

J.-W. Lapierre définit le pouvoir par des processus et des rôles sociaux liés aux décisions qui engagent et obligent l’ensemble du groupe. Le pouvoir n’est donc pas réduit à la possession de ressources ni à un dispositif de punition.

20. Quelle différence distingue le pouvoir politique des pouvoirs familiaux ou professionnels ?

Le pouvoir politique repose sur des relations privées tandis que les autres pouvoirs organisent les institutions publiques
Le pouvoir politique concerne l’ensemble de la société et délimite les autres pouvoirs
Le pouvoir politique vise les sanctions collectives tandis que les autres pouvoirs définissent les décisions communes
Le pouvoir politique concerne un groupe particulier tandis que les autres pouvoirs structurent toute la société

Le pouvoir politique concerne l’ensemble de la société et délimite les autres pouvoirs

Explication

Le pouvoir politique s’exerce à l’échelle de la société entière et définit les contours des autres pouvoirs. Les pouvoirs familiaux ou professionnels restent liés à un groupe particulier, ce qui les distingue du pouvoir politique.

21. Quelle distinction oppose le mieux la puissance à la domination chez Max Weber ?

La puissance repose sur la coutume, tandis que la domination dépend des qualités d’un dirigeant
La puissance obtient l’obéissance par consentement ou contrainte, tandis que la domination l’incorpore
La puissance suppose une égalité entre acteurs, tandis que la domination exclut toute réciprocité
La puissance agit par séduction, tandis que la domination fonctionne par négociation et récompense

La puissance obtient l’obéissance par consentement ou contrainte, tandis que la domination l’incorpore

Explication

La puissance peut obtenir l’obéissance par l’adhésion ou par la contrainte, alors que la domination produit une obéissance intégrée comme normale. La séduction et la négociation décrivent plutôt des formes d’influence que la distinction entre puissance et domination.

22. Quelle association entre une forme de légitimité et son fondement est correcte chez Max Weber ?

La légitimité traditionnelle repose sur la coutume
La légitimité légale-rationnelle repose sur les usages hérités du passé
La légitimité charismatique repose sur le respect impersonnel de la loi
La légitimité traditionnelle repose sur les qualités exceptionnelles du dirigeant

La légitimité traditionnelle repose sur la coutume

Explication

La légitimité traditionnelle est fondée sur la coutume et les pratiques héritées. Les qualités exceptionnelles caractérisent la légitimité charismatique, tandis que le respect de la loi définit la légitimité légale-rationnelle.

23. Comment une contrainte peut-elle participer durablement à une relation de pouvoir ?

Elle peut disparaître lorsque les acteurs négocient une règle commune
Elle peut transformer toute relation hiérarchique en coopération entre égaux
Elle peut remplacer la légitimité par une adhésion fondée sur la coutume
Elle peut être intériorisée jusqu’à rendre l’obéissance automatique

Elle peut être intériorisée jusqu’à rendre l’obéissance automatique

Explication

Une contrainte peut être progressivement intériorisée, de sorte que l’obéissance devient automatique sans intervention visible. La négociation ou la coutume peuvent soutenir l’acceptation, mais elles n’expliquent pas ce mécanisme d’intériorisation.

24. Selon Robert Dahl, dans quelle situation A exerce-t-il un pouvoir sur B ?

A amène B à faire ce que B n’aurait pas fait autrement
A partage avec B une règle que les deux acteurs respectent spontanément
A possède une position sociale supérieure à celle de B
A persuade B sans modifier le comportement que B avait prévu

A amène B à faire ce que B n’aurait pas fait autrement

Explication

Pour Dahl, le pouvoir se manifeste lorsqu'A obtient de B une conduite différente de celle que B aurait adoptée sans cette intervention. Une position supérieure ou une persuasion sans changement de conduite ne suffit pas à établir cette relation.

25. Quelle différence caractérise le mieux l’injonction et l’influence dans une relation de pouvoir ?

L’injonction recourt à la menace, tandis que l’influence passe par la séduction ou la récompense
L’injonction recherche une coopération mutuelle, tandis que l’influence supprime toute négociation
L’injonction repose sur la séduction, tandis que l’influence impose une sanction directe
L’injonction agit par une promesse, tandis que l’influence modifie le comportement par coercition

L’injonction recourt à la menace, tandis que l’influence passe par la séduction ou la récompense

Explication

L’injonction, ou hard power, modifie directement le comportement par menace ou sanction, alors que l’influence, ou soft power, obtient l’adhésion par séduction, négociation ou récompense. La promesse et la séduction relèvent donc plutôt de l’influence que de l’injonction.

26. Quel résultat de l’expérience de Milgram montre l’effet de la présence visible d’une autorité ?

La proportion atteignant 450 V était de 48 % avec le professeur en blouse, contre 65 % sans professeur
La proportion atteignant 450 V restait proche de 48 % dans les trois situations
La proportion atteignant 450 V était de 65 % avec le professeur en blouse, contre 20 % sans professeur
La proportion atteignant 450 V était de 20 % avec le professeur en blouse, contre 65 % sans professeur

La proportion atteignant 450 V était de 65 % avec le professeur en blouse, contre 20 % sans professeur

Explication

Dans l’expérience complète, 65 % des participants atteignent la tension maximale, contre 48 % avec un professeur sans blouse et 20 % sans professeur. La baisse en l’absence d’une autorité visible montre que sa présence renforce l’obéissance.

27. Quel conflit d’intérêts structure le dilemme du prisonnier ?

La recherche collective de trahir s’oppose à l’intérêt individuel de respecter la loi
La tentation individuelle de trahir s’oppose au bénéfice collectif de coopérer
La négociation entre les acteurs remplace leur intérêt personnel par une obéissance commune
La coopération individuelle produit un avantage supérieur à celui d’une coopération collective

La tentation individuelle de trahir s’oppose au bénéfice collectif de coopérer

Explication

Le dilemme oppose une trahison qui peut sembler rationnelle pour chaque individu à une coopération qui améliorerait le résultat des deux acteurs. La coopération collective constitue donc l’intérêt commun, et non une simple obéissance imposée.

28. Comment Lucy Mair définit-elle les sociétés à pouvoir diffus ?

Ce sont des sociétés dépourvues d’activités politiques parce qu’aucun chef permanent ne commande
Ce sont des sociétés où un dirigeant central répartit les fonctions politiques entre plusieurs agents
Ce sont des sociétés où les activités politiques existent sans gouvernants spécialisés
Ce sont des sociétés où les activités politiques sont confiées à une autorité religieuse distincte

Ce sont des sociétés où les activités politiques existent sans gouvernants spécialisés

Explication

Pour Lucy Mair, le pouvoir diffus désigne des sociétés dans lesquelles des activités politiques existent sans rôles politiques séparés ni gouvernants spécialisés. L’absence de dirigeants spécialisés ne signifie donc pas que toute organisation politique a disparu.

29. Quelle opposition Pierre Clastres et J.-W. Lapierre établissent-ils à propos des sociétés sans État ?

Clastres les voit comme un refus volontaire de l’État, tandis que Lapierre y repère une contrainte politique
Clastres les décrit comme des sociétés soumises à l’État, tandis que Lapierre affirme leur absence de pouvoir
Clastres explique leur organisation par la loi, tandis que Lapierre la rapporte aux qualités d’un chef
Clastres associe leur liberté à une hiérarchie permanente, tandis que Lapierre nie toute forme de contrainte

Clastres les voit comme un refus volontaire de l’État, tandis que Lapierre y repère une contrainte politique

Explication

Clastres interprète l’absence d’État comme une stratégie visant à préserver la liberté du groupe, tandis que Lapierre considère que ces sociétés disposent encore d’un pouvoir fondé sur la contrainte. Leur désaccord porte donc sur la nature du pouvoir politique sans État.

30. Quelle conclusion générale résume la conception du pouvoir politique présentée dans le cours ?

Un pouvoir légitime se distingue de la contrainte, car l’acceptation exclut toute forme d’obéissance imposée
Une société sans État ne possède pas de pouvoir politique, car la hiérarchie institutionnelle lui fait défaut
Toute société possède du pouvoir politique, qui combine légitimité et contrainte dans des rapports inégaux
Les inégalités disparaissent lorsque le pouvoir est intériorisé et que les acteurs acceptent les règles communes

Toute société possède du pouvoir politique, qui combine légitimité et contrainte dans des rapports inégaux

Explication

La conclusion affirme qu’il n’existe ni société sans pouvoir politique ni pouvoir sans hiérarchie et inégalités, et que légitimité et contrainte se combinent. L’absence d’État ne supprime donc pas les rapports de pouvoir, et l’intériorisation n’élimine pas les inégalités.

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Que désigne la politique selon la gestion de la polis ?

La gestion de la cité réunissant citoyens, État, société et ville.

Que signifient les politiques en français ?

Elles renvoient généralement aux politiques publiques.

Que désigne la politique en français ?

La conquête et l’exercice du pouvoir.

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