QCM : Langage, communication et cerveau — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objectif principal du cours consacré au langage et à la communication ?

Fournir des connaissances fondamentales sur les corrélats neurobiologiques du langage et de la communication
Décrire l’évolution historique des systèmes éducatifs consacrés à l’apprentissage des langues
Présenter les méthodes cliniques utilisées pour traiter les troubles moteurs et sensoriels
Analyser les mécanismes sociaux qui régulent les comportements dans les groupes humains

Fournir des connaissances fondamentales sur les corrélats neurobiologiques du langage et de la communication

Explication

Le cours vise à comprendre les corrélats neurobiologiques du traitement du langage et de la communication. Les méthodes cliniques des troubles moteurs et sensoriels relèvent d’un autre objectif, qui ne définit pas le cours.

2. Quelle organisation pédagogique correspond au déroulement du cours ?

Des lectures individuelles, des séances de laboratoire, des débats évalués et un portfolio réalisé en équipe
Des cours magistraux, des travaux dirigés, la discussion d’articles, un mini-projet individuel et un poster
Des travaux dirigés, des observations cliniques, des exposés en groupe et un mémoire expérimental collectif
Des cours magistraux, des examens collectifs, des ateliers pratiques et une dissertation finale commune

Des cours magistraux, des travaux dirigés, la discussion d’articles, un mini-projet individuel et un poster

Explication

L’organisation associe des CM, des TD, la lecture et la discussion d’articles scientifiques, un mini-projet individuel et la création d’un poster. Les autres propositions remplacent plusieurs de ces activités par des modalités qui ne sont pas indiquées.

3. Quelle distinction décrit correctement les traitements sémantique et lexical du langage ?

Le traitement sémantique concerne le choix des mots, tandis que le traitement lexical concerne le sens
Le traitement sémantique concerne le sens, tandis que le traitement lexical concerne le choix des mots
Le traitement sémantique concerne les gestes, tandis que le traitement lexical concerne les intentions sociales
Le traitement sémantique concerne les sons, tandis que le traitement lexical concerne la structure des phrases

Le traitement sémantique concerne le sens, tandis que le traitement lexical concerne le choix des mots

Explication

Le traitement sémantique porte sur le sens et le traitement lexical sur le choix des mots. Attribuer les sons au traitement sémantique ou inverser les deux notions confond des niveaux distincts du traitement du langage.

4. Quelle situation illustre le mieux l’étendue des thèmes pris en compte dans l’étude du langage et de la communication ?

Décrire comment la température, la pression et l’humidité modifient les propriétés d’un matériau
Étudier comment le contexte culturel, les inférences et les gestes influencent une interaction multilingue
Comparer comment la force musculaire, la respiration et l’équilibre varient pendant une activité sportive
Mesurer comment la luminosité, la posture et la vitesse de déplacement modifient une performance motrice

Étudier comment le contexte culturel, les inférences et les gestes influencent une interaction multilingue

Explication

L’étude du langage et de la communication inclut notamment le multilinguisme, la culture, les inférences, les interactions et le geste, en plus des processus langagiers. Les autres situations portent principalement sur des phénomènes physiques ou moteurs étrangers à cet ensemble thématique.

5. Que peut-on conclure à propos de l’activité cérébrale pendant une tâche mathématique ?

Un seul hémisphère est actif, car les calculs dépendent d’une spécialisation cérébrale stricte
Une grande partie du cerveau peut être active, ce qui réfute l’idée d’un seul hémisphère mobilisé
Les régions auditives sont actives, tandis que les régions impliquées dans le raisonnement restent généralement inactives
L’activité cérébrale se limite aux zones visuelles, puisque les mathématiques reposent principalement sur des symboles écrits

Une grande partie du cerveau peut être active, ce qui réfute l’idée d’un seul hémisphère mobilisé

Explication

La réalisation d’une tâche mathématique peut mobiliser une grande partie du cerveau, et non un seul hémisphère. La spécialisation stricte d’un hémisphère constitue précisément le mythe réfuté.

6. Pourquoi l’idée d’adapter l’enseignement à un style visuel, auditif ou kinesthésique est-elle considérée comme un mythe ?

Parce que les styles décrivent des différences d’intelligence qui empêchent toute méthode commune d’enseignement
Parce que les élèves apprennent mieux lorsque les trois styles sont utilisés dans chaque activité pédagogique
Parce que l’apprentissage dépend principalement de la préférence déclarée par chaque élève pour une modalité
Parce qu’aucune recherche présentée dans le cours ne prouve que cet ajustement améliore l’apprentissage

Parce qu’aucune recherche présentée dans le cours ne prouve que cet ajustement améliore l’apprentissage

Explication

Le cours indique qu’aucune recherche ne prouve l’efficacité de l’adaptation de l’enseignement à ces styles. Utiliser plusieurs modalités ou suivre une préférence déclarée ne fournit pas, en soi, la preuve que cette théorie améliore les apprentissages.

7. Quelle description caractérise le cortex cérébral ?

Une région composée de nerfs reliant le cerveau aux muscles
Une couche de matière grise de 2 à 4 mm recouvrant la surface du cerveau
Une membrane protectrice séparant le cerveau de la moelle épinière
Un ensemble d’axones myélinisés situé sous la surface du cerveau

Une couche de matière grise de 2 à 4 mm recouvrant la surface du cerveau

Explication

Le cortex cérébral est une couche de cellules nerveuses grises qui recouvre la surface du cerveau et mesure environ 2 à 4 mm d’épaisseur. Les axones myélinisés correspondent principalement à la matière blanche, et non au cortex.

8. Laquelle de ces structures appartient au système nerveux central ?

Un récepteur sensoriel cutané
Un ganglion nerveux
La moelle épinière
Un nerf périphérique

La moelle épinière

Explication

Le système nerveux central comprend notamment le cerveau, le tronc cérébral, le cervelet, l’hypophyse et la moelle épinière. Les nerfs appartiennent au système nerveux périphérique, ce qui explique pourquoi un nerf périphérique n’est pas la bonne réponse.

9. Quelle distinction décrit correctement les systèmes nerveux somatique et autonome ?

Le système somatique contrôle les hormones, tandis que l’autonome transmet les informations sensorielles
Le système somatique est volontaire, tandis que l’autonome régule involontairement certaines fonctions
Le système somatique est involontaire, tandis que l’autonome commande volontairement les muscles
Le système somatique appartient au cerveau, tandis que l’autonome appartient à la moelle épinière

Le système somatique est volontaire, tandis que l’autonome régule involontairement certaines fonctions

Explication

Le système nerveux périphérique somatique est soumis au contrôle volontaire, tandis que le système autonome fonctionne de manière involontaire et comprend les systèmes sympathique et parasympathique. La distinction ne repose donc pas sur une séparation entre cerveau et moelle épinière.

10. Comment l’information neuronale est-elle transmise le long des réseaux nerveux ?

Par l’association de phénomènes électriques et chimiques
Par le déplacement mécanique des neurones dans le tissu cérébral
Par une succession de signaux exclusivement électriques
Par une diffusion chimique sans activité électrique

Par l’association de phénomènes électriques et chimiques

Explication

La transmission neuronale combine des phénomènes électriques, comme le potentiel d’action, et des phénomènes chimiques, comme l’action des synapses et des neurotransmetteurs. La réduire à un seul type de signal ne rend donc pas compte du processus complet.

11. Quelle méthode est principalement destinée à étudier les structures cérébrales plutôt que leur activité ?

Le potentiel évoqué
L’électroencéphalographie
L’IRM fonctionnelle
L’IRM structurelle

L’IRM structurelle

Explication

L’IRM structurelle et la TDM servent à examiner les structures cérébrales, tandis que les techniques fonctionnelles étudient leur activité. L’IRM fonctionnelle, par exemple, mesure des changements liés à l’activité plutôt que la seule organisation anatomique.

12. Que détecte principalement l’IRM fonctionnelle lorsqu’une région cérébrale est active ?

Des changements directs dans la forme des neurones actifs
Des mouvements des synapses causés par la tâche réalisée
Des impulsions électriques enregistrées par des électrodes cutanées
Des variations de l’oxygénation du sang dans cette région

Des variations de l’oxygénation du sang dans cette région

Explication

L’IRM fonctionnelle détecte les variations d’oxygénation du sang associées aux besoins accrus des zones cérébrales actives. Elle n’enregistre pas directement les impulsions électriques comme le fait l’EEG.

13. Pourquoi l’EEG permet-il d’étudier l’activité cérébrale à l’échelle de la milliseconde ?

Parce qu’il utilise une stimulation magnétique pour localiser les synapses
Parce qu’il mesure les changements d’oxygénation dans les tissus cérébraux
Parce que des électrodes sur le cuir chevelu enregistrent directement l’activité électrique cérébrale
Parce qu’il produit des images détaillées de la structure du cerveau

Parce que des électrodes sur le cuir chevelu enregistrent directement l’activité électrique cérébrale

Explication

L’EEG est une méthode non invasive qui enregistre l’activité électrique cérébrale grâce à des électrodes placées sur le cuir chevelu, ce qui lui confère une résolution temporelle de l’ordre de la milliseconde. La mesure de l’oxygénation et l’imagerie anatomique relèvent d’autres techniques.

14. Qu’est-ce qu’un potentiel évoqué en électroencéphalographie ?

Une activité électrique spontanée enregistrée sans lien temporel avec un événement
Une image anatomique obtenue après l’exposition à un événement sensoriel
Une hausse générale de l’oxygénation sanguine indépendante d’une stimulation
Une modification temporaire du signal EEG liée à un événement sensoriel ou cognitif

Une modification temporaire du signal EEG liée à un événement sensoriel ou cognitif

Explication

Un potentiel évoqué correspond à une modification électrique du signal EEG qui survient en relation temporelle avec un événement sensoriel ou cognitif. Une activité spontanée sans lien temporel avec l’événement ne constitue donc pas un potentiel évoqué.

15. Quel enchaînement décrit le développement des connexions synaptiques ?

Une myélinisation des axones suivie d’une formation exclusive de matière grise
Un élagage initial suivi d’une disparition complète des réseaux fonctionnels
Une prolifération des synapses suivie d’un élagage des connexions peu utiles
Une diminution des synapses suivie d’une multiplication uniforme des connexions

Une prolifération des synapses suivie d’un élagage des connexions peu utiles

Explication

Le développement cérébral comprend d’abord une prolifération synaptique, puis un élagage qui élimine les connexions peu utiles et affine les réseaux fonctionnels. L’élagage n’entraîne pas la disparition complète des réseaux, mais leur organisation plus efficace.

16. Comment interprète-t-on l’augmentation de la matière blanche entre 4 et 20 ans ?

Comme une diminution progressive de la myélinisation et de la communication neuronale
Comme une augmentation de la myélinisation et de la vitesse de traitement de l’information
Comme une multiplication des corps cellulaires dans les régions corticales
Comme une réduction des connexions entre les différentes régions cérébrales

Comme une augmentation de la myélinisation et de la vitesse de traitement de l’information

Explication

L’augmentation de la matière blanche entre 4 et 20 ans est interprétée comme le signe d’une myélinisation accrue des axones et d’une accélération du traitement de l’information. La matière grise suit plutôt une diminution non linéaire dans plusieurs régions.

17. Quel rôle joue le faisceau arqué dans le langage ?

Il relie le cervelet aux régions motrices responsables des mouvements de la parole
Il relie des régions antérieures associées à Broca à des régions postérieures associées à Wernicke
Il connecte la moelle épinière aux régions corticales contrôlant les muscles faciaux
Il sépare les régions auditives des régions visuelles impliquées dans la lecture

Il relie des régions antérieures associées à Broca à des régions postérieures associées à Wernicke

Explication

Le faisceau arqué relie les régions périsylviennes antérieures associées à Broca et postérieures associées à Wernicke, renforçant leur connexion au cours de sa maturation. Il s’agit donc d’un faisceau reliant des régions langagières, et non d’une voie entre le cervelet et le cortex moteur.

18. Comment évolue la capacité des nourrissons à distinguer les sons des langues ?

Elle reste stable pour toutes les langues, indépendamment de l’exposition linguistique
Elle commence par une spécialisation pour la langue maternelle puis s’étend à toutes les langues
Elle disparaît progressivement à mesure que les connexions auditives sont élaguées
Elle passe d’une sensibilité aux sons de toutes les langues à une spécialisation pour la langue maternelle

Elle passe d’une sensibilité aux sons de toutes les langues à une spécialisation pour la langue maternelle

Explication

Les nouveau-nés peuvent distinguer les sons de toutes les langues, puis vers 12 mois ils distinguent principalement ceux de leur langue maternelle, évolution associée à l’élagage synaptique. Cette observation est notamment attribuée aux travaux de Kuhl en 2004.

19. Que désigne le connectome cérébral ?

L’ensemble des facteurs environnementaux influençant le cerveau
Le plan complet des connexions neuronales du cerveau
L’organisation fonctionnelle des réseaux locaux du cerveau
La spécialisation cognitive propre à chaque hémisphère

Le plan complet des connexions neuronales du cerveau

Explication

Le connectome désigne la cartographie complète des connexions neuronales du cerveau. La ségrégation, en revanche, concerne l’organisation en réseaux locaux et ne correspond pas au plan général des connexions.

20. Quelle distinction décrit correctement la ségrégation et l’intégration dans l’organisation du connectome ?

La ségrégation décrit les facteurs environnementaux, tandis que l’intégration décrit les molécules neuronales
La ségrégation forme des réseaux locaux, tandis que l’intégration relie différentes composantes
La ségrégation mesure l’efficacité cognitive, tandis que l’intégration détermine les gènes cérébraux
La ségrégation relie les hémisphères, tandis que l’intégration forme des réseaux locaux

La ségrégation forme des réseaux locaux, tandis que l’intégration relie différentes composantes

Explication

La ségrégation correspond à la spécialisation de réseaux locaux, alors que l’intégration repose sur des nœuds mettant en relation plusieurs composantes. Confondre ces notions revient à attribuer la mise en relation des réseaux à la ségrégation.

21. Selon Corballis, quel avantage fonctionnel l’asymétrie cérébrale peut-elle apporter au traitement cognitif ?

Elle peut favoriser la spécialisation et l’efficacité en répartissant certains traitements entre les hémisphères
Elle peut remplacer les mécanismes de connectivité par une organisation fondée sur l’environnement
Elle peut supprimer les réseaux locaux afin d’accélérer la transmission entre toutes les régions cérébrales
Elle peut uniformiser le traitement cognitif en renforçant la participation identique des deux hémisphères

Elle peut favoriser la spécialisation et l’efficacité en répartissant certains traitements entre les hémisphères

Explication

L’asymétrie peut favoriser la spécialisation cognitive et l’efficacité en limitant certains traitements à un hémisphère. Une participation identique des deux hémisphères correspondrait plutôt à une symétrisation qu’à une asymétrie fonctionnelle.

22. Pourquoi les neurosciences éducationnelles sont-elles qualifiées d’interdisciplinaires ?

Parce qu’elles appliquent les résultats de la psychologie sans intégrer les autres domaines éducatifs
Parce qu’elles étudient l’apprentissage à partir d’une discipline scientifique indépendante des enseignants
Parce qu’elles remplacent les méthodes pédagogiques par des mesures issues de l’imagerie cérébrale
Parce qu’elles relient les connaissances sur le cerveau et l’apprentissage aux pratiques éducatives

Parce qu’elles relient les connaissances sur le cerveau et l’apprentissage aux pratiques éducatives

Explication

Les neurosciences éducationnelles associent la compréhension scientifique du cerveau et de l’apprentissage aux pratiques éducatives dans une démarche collaborative. Elles ne se réduisent donc pas à l’imagerie cérébrale ni à une seule discipline.

23. Comment les neurosciences éducationnelles peuvent-elles contribuer à l’évaluation des programmes pédagogiques ?

En privilégiant les programmes dont les résultats correspondent aux attentes des concepteurs
En remplaçant l’évaluation pédagogique par une mesure unique de l’activité cérébrale
En validant les programmes dès qu’ils utilisent un vocabulaire lié au fonctionnement cérébral
En examinant de manière critique les programmes qui revendiquent un appui sur la recherche cérébrale

En examinant de manière critique les programmes qui revendiquent un appui sur la recherche cérébrale

Explication

Elles peuvent servir à évaluer de façon critique la solidité des programmes pédagogiques qui prétendent s’appuyer sur des recherches concernant le cerveau. La simple présence d’un vocabulaire neuroscientifique ne constitue pas une validation scientifique.

24. Dans l’exemple de la lecture, quelle proportion de la variance de la performance de décodage était expliquée par la combinaison des mesures comportementales et de l’imagerie cérébrale ?

57 %
65 %
81 %
42 %

81 %

Explication

La combinaison des mesures comportementales et de l’imagerie cérébrale expliquait 81 % de la variance de la performance de décodage. Les valeurs de 65 % et 57 % correspondaient respectivement aux mesures comportementales et à l’imagerie prises séparément.

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Quel est l'objectif principal du cours ?

Fournir des connaissances fondamentales sur les corrélats neurobiologiques du langage et de la communication.

Quels types d'activités composent le cours ?

Des CM, TD, lecture et discussion d'articles, un mini-projet individuel et la création d'un poster.

Quels processus comprend le traitement du langage ?

Des processus sémantiques, lexicaux et phonologiques.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Langage, communication et cerveau.

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