QCM : Le temps et les roches (25 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise la datation relative par rapport à la datation absolue ?

Elle attribue un âge chiffré aux événements géologiques et en mesure la durée.
Elle mesure la durée des phénomènes géologiques sans comparer leur succession.
Elle ordonne les événements géologiques sans leur attribuer d’âge précis.
Elle détermine la composition minérale des roches sans établir leur chronologie.

Elle ordonne les événements géologiques sans leur attribuer d’âge précis.

Explication

La datation relative établit l’ordre des structures et des événements sans fournir d’âge chiffré ni mesurer leur durée. À l’inverse, attribuer un âge chiffré relève de la datation absolue.

2. Quel résultat fournit généralement la datation absolue d’une roche magmatique ou métamorphique ?

Un âge chiffré, généralement exprimé en millions d’années.
Une description de la nature des minéraux présents dans la roche.
Un ordre de formation relatif par rapport aux roches voisines.
Une estimation de la durée du phénomène sans âge attribué.

Un âge chiffré, généralement exprimé en millions d’années.

Explication

La datation absolue donne un âge chiffré aux roches magmatiques et métamorphiques, souvent en millions d’années. Un simple ordre de formation, sans âge chiffré, correspond à une datation relative.

3. En géologie, que désigne une strate ?

Une surface qui sépare des roches d’âges différents après leur érosion.
Un ensemble sédimentaire délimité par deux surfaces approximativement parallèles.
Une fracture qui traverse plusieurs couches sédimentaires sans les déplacer.
Un dépôt constitué exclusivement de fossiles issus d’un même milieu.

Un ensemble sédimentaire délimité par deux surfaces approximativement parallèles.

Explication

Une strate est un ensemble sédimentaire compris entre deux surfaces approximativement parallèles ; on l’appelle aussi couche ou horizon. Une fracture traversant des couches est une structure distincte, et non une strate.

4. Dans une série sédimentaire non perturbée, quelle relation d’âge le principe de superposition établit-il ?

Deux strates voisines ont le même âge si elles ont une composition similaire.
Une strate supérieure est plus ancienne qu’une strate située en dessous.
Une strate inférieure est plus ancienne qu’une strate située au-dessus.
Une strate est plus récente que toute structure qui la traverse.

Une strate inférieure est plus ancienne qu’une strate située au-dessus.

Explication

Dans une série non perturbée, les strates inférieures se sont déposées avant celles qui les recouvrent et sont donc plus anciennes. La composition similaire ne suffit pas à établir que deux couches ont le même âge.

5. Un galet est emprisonné dans une strate sédimentaire : quelle relation d’âge exprime le principe d’inclusion ?

Le galet et la strate se sont nécessairement formés au même moment.
Le galet est plus récent que la strate qui l’englobe.
Le galet est plus ancien que toutes les strates de la région.
Le galet est plus ancien que la strate qui l’englobe.

Le galet est plus ancien que la strate qui l’englobe.

Explication

Selon le principe d’inclusion, un objet incorporé dans une structure existait avant la formation de la structure qui l’entoure. Cela ne permet pas de conclure que le galet est plus ancien que toutes les autres strates de la région.

6. Une faille traverse plusieurs couches sédimentaires : que permet de conclure le principe de recoupement ?

La faille est plus ancienne que toutes les structures voisines.
La faille et les couches traversées ont le même âge.
La faille est plus récente que les couches qu’elle traverse.
La faille est plus ancienne que les couches qu’elle traverse.

La faille est plus récente que les couches qu’elle traverse.

Explication

Le principe de recoupement indique que la structure qui en traverse une autre est plus récente que celle qu’elle recoupe. L’ordre d’âge des couches traversées ne permet pas de considérer la faille comme plus ancienne.

7. Quelles propriétés rendent une espèce fossile utile pour dater et corréler des strates ?

Une grande extension géographique, une longue durée d’existence et une faible abondance.
Une extension géographique limitée, une longue durée d’existence et une forte abondance.
Une grande extension géographique, une durée d’existence courte et une forte abondance.
Une extension géographique limitée, une durée d’existence courte et une faible abondance.

Une grande extension géographique, une durée d’existence courte et une forte abondance.

Explication

Un fossile stratigraphique provient d’une espèce largement répartie, abondante et présente pendant une durée relativement courte. Une longue durée d’existence rendrait la datation moins précise, même si l’espèce était largement répartie.

8. Deux strates présentent le même contenu paléontologique : quelle interprétation permet leur corrélation ?

Elles sont considérées comme s’étant déposées dans un ordre l’une après l’autre.
Elles sont considérées comme ayant le même âge.
Elles sont considérées comme provenant nécessairement du même milieu.
Elles sont considérées comme ayant le même faciès sédimentaire.

Elles sont considérées comme ayant le même âge.

Explication

Un même contenu paléontologique conduit à considérer deux strates comme ayant le même âge. Il ne démontre pas à lui seul qu’elles proviennent du même milieu de dépôt.

9. Quelle association entre fossiles stratigraphiques et intervalles géologiques est correcte ?

Ammonites pour l’ère secondaire, trilobites pour le Paléozoïque, foraminifères pour l’ensemble des temps géologiques.
Ammonites pour l’ère secondaire, trilobites pour le Cénozoïque, foraminifères pour le Paléozoïque.
Ammonites pour le Paléozoïque, trilobites pour l’ère secondaire, foraminifères pour l’ensemble des temps géologiques.
Ammonites pour le Cénozoïque, trilobites pour le Paléozoïque, foraminifères pour l’ère secondaire.

Ammonites pour l’ère secondaire, trilobites pour le Paléozoïque, foraminifères pour l’ensemble des temps géologiques.

Explication

Les ammonites caractérisent l’ère secondaire, les trilobites le Paléozoïque et les foraminifères l’ensemble des temps géologiques, avec une importance particulière au Cénozoïque. Associer les trilobites à l’ère secondaire confond leur période caractéristique avec celle des ammonites.

10. Quels changements servent à définir les limites entre les ères géologiques ?

Des changements dans la durée des périodes géologiques
Des changements majeurs dans les fossiles retrouvés
Des modifications du niveau moyen des océans
Des variations importantes de la composition des roches

Des changements majeurs dans les fossiles retrouvés

Explication

Les limites des ères correspondent à des changements majeurs observés dans les fossiles retrouvés. Les variations du niveau des océans peuvent marquer l’histoire géologique, mais elles ne constituent pas le critère donné ici.

11. Quelle succession décrit correctement la subdivision de l’échelle chronostratigraphique, de la plus vaste à la plus courte ?

Ères, périodes, étages
Périodes, ères, étages
Ères, étages, périodes
Étages, périodes, ères

Ères, périodes, étages

Explication

Les ères se subdivisent en périodes, puis les périodes en étages, qui sont les intervalles les plus courts de cette succession. Placer les étages avant les périodes inverse les niveaux de subdivision.

12. Quelle valeur est retenue pour l’âge estimé de la Terre ?

Environ 5,47 Ga
Environ 4,75 Ga
Environ 4,57 Ga
Environ 3,57 Ga

Environ 4,57 Ga

Explication

L’âge estimé de la Terre est d’environ 4,57 Ga. La valeur de 4,75 Ga est proche, mais elle ne correspond pas à l’estimation indiquée.

13. Que mesure la demi-vie d’un isotope radioactif ?

Le temps nécessaire pour que sa quantité initiale double
Le temps écoulé avant le début de sa désintégration
Le temps nécessaire pour que sa quantité initiale diminue de moitié
Le temps nécessaire pour que tous ses atomes se désintègrent

Le temps nécessaire pour que sa quantité initiale diminue de moitié

Explication

La demi-vie est la durée au bout de laquelle la quantité initiale d’isotopes radioactifs est réduite de moitié. Elle ne désigne pas le temps nécessaire à la disparition de tous les atomes.

14. Lors d’une désintégration radioactive, quel rôle joue l’isotope père ?

Stable, il se forme à partir de l’isotope fils en absorbant une particule énergétique
Instable, il se transforme spontanément en isotope fils et émet une particule énergétique
Instable, il devient un isotope fils sans émission de particule énergétique
Stable, il se transforme spontanément en isotope fils et émet une particule énergétique

Instable, il se transforme spontanément en isotope fils et émet une particule énergétique

Explication

L’isotope père est radioactif et instable : sa désintégration produit un isotope fils et une particule riche en énergie. Confondre le père avec le produit fils inverse le sens de la transformation.

15. Dans Np,t=Np,0e−λtN_{p,t}=N_{p,0}e^{-\lambda t}, que représente Np,0N_{p,0} ?

Le temps écoulé depuis la fermeture du système
La constante de désintégration de l’isotope père
Le nombre initial d’atomes de l’isotope père
Le nombre d’atomes de l’isotope père au temps tt

Le nombre initial d’atomes de l’isotope père

Explication

Dans la loi de décroissance, Np,0N_{p,0} désigne le nombre initial d’atomes de l’isotope père. Le nombre présent au temps tt est représenté par Np,tN_{p,t}, et non par Np,0N_{p,0}.

16. À partir de quel moment l’âge radiométrique d’un échantillon est-il compté ?

Depuis la fermeture du système, quand les échanges atomiques avec l’extérieur cessent
Depuis la formation de la roche, même si des échanges atomiques continuent
Depuis le début de la désintégration de l’isotope fils
Depuis le moment où l’échantillon est prélevé dans la roche

Depuis la fermeture du système, quand les échanges atomiques avec l’extérieur cessent

Explication

L’âge radiométrique correspond au temps écoulé depuis la fermeture du système, lorsque les échanges d’atomes avec l’extérieur ont cessé. La formation de la roche ne marque pas nécessairement ce point de départ si le système demeure ouvert.

17. Comment la méthode Rb-Sr permet-elle de dater une roche ?

En mesurant les rapports isotopiques de plusieurs minéraux et en déterminant la pente de leur droite isochrone
En mesurant le rapport isotopique d’un seul minéral et en calculant sa concentration en strontium
En comparant l’épaisseur des couches minérales et en déterminant leur ordre de cristallisation
En mesurant la quantité totale de rubidium et en comparant la roche à un étalon externe

En mesurant les rapports isotopiques de plusieurs minéraux et en déterminant la pente de leur droite isochrone

Explication

La méthode mesure les rapports isotopiques de plusieurs minéraux d’une roche, puis utilise la pente de leur droite isochrone. Un rapport mesuré dans un seul minéral ne fournit pas la procédure de datation décrite.

18. Dans la relation de la droite isochrone y=ax+by=ax+b, quelle expression relie sa pente à l’âge tt ?

b=λtb=\lambda t
a=λta=\lambda t
a=λ+ta=\lambda+t
a=tλa=\frac{t}{\lambda}

$$a=\lambda t$$

Explication

La pente de la droite isochrone vérifie a=λta=\lambda t, où λ\lambda est la constante de désintégration. La relation b=λtb=\lambda t attribue à tort cette dépendance à l’ordonnée à l’origine.

19. Quels matériaux et quels isotopes sont utilisés par la méthode de datation potassium-argon ?

Le potassium 40 et l’argon 40 dans des roches magmatiques ou métamorphiques, notamment volcaniques.
Le carbone 14 et l’azote 14 dans des roches volcaniques récemment formées.
L’uranium 238 et le plomb 206 dans des roches magmatiques ou métamorphiques, notamment volcaniques.
Le potassium 40 et l’argon 40 dans des fossiles sédimentaires, notamment marins.

Le potassium 40 et l’argon 40 dans des roches magmatiques ou métamorphiques, notamment volcaniques.

Explication

La méthode mesure le potassium 40 et l’argon 40 dans des roches magmatiques ou métamorphiques et s’applique à une large gamme d’âges géologiques. L’uranium 238 et le plomb 206 relèvent plutôt de la datation uranium-plomb.

20. Dans le système potassium-argon, quel rôle jouent les isotopes 40K et 40Ar au cours du temps ?

Le 40K est l’isotope fils stable et le 40Ar est l’isotope père radioactif.
Le 40Ar est l’isotope père radioactif et se désintègre en 40K, isotope fils stable.
Le 40K est l’isotope père radioactif et se désintègre en 40Ar, isotope fils stable.
Le 40K et le 40Ar sont deux isotopes radioactifs qui se désintègrent l’un en l’autre.

Le 40K est l’isotope père radioactif et se désintègre en 40Ar, isotope fils stable.

Explication

Le potassium 40 radioactif se désintègre en argon 40 stable dans les minéraux contenant du potassium. La confusion la plus fréquente consiste à inverser les rôles du père et du fils.

21. Une lave incorpore de l’argon atmosphérique au moment de son éruption; quel effet cette contamination a-t-elle sur l’âge calculé ?

Elle laisse l’âge estimé inchangé en augmentant les deux isotopes dans la même proportion.
Elle conduit à une estimation supérieure à l’âge réel de la lave.
Elle conduit à une estimation inférieure à l’âge réel de la lave.
Elle empêche de distinguer l’âge de la lave de celui des roches environnantes.

Elle conduit à une estimation supérieure à l’âge réel de la lave.

Explication

L’argon atmosphérique contaminant ajoute de l’argon 40 qui n’a pas été produit par la désintégration depuis la formation de la lave, ce qui surestime son âge. À l’inverse, l’argon 40 produit par désintégration contribue bien à dater la roche.

22. Pourquoi la méthode uranium-plomb convient-elle à la datation de roches très anciennes et métamorphisées ?

L’uranium peut être piégé dans des minéraux résistants comme le zircon, préservant un système datable.
Le plomb est incorporé dans les fossiles stratigraphiques et conserve directement l’âge des roches.
Le potassium est piégé dans le zircon et fournit un âge fiable après toute transformation métamorphique.
Le carbone des roches métamorphiques résiste à la chaleur et permet de dater des âges très anciens.

L’uranium peut être piégé dans des minéraux résistants comme le zircon, préservant un système datable.

Explication

L’uranium piégé dans des minéraux résistants tels que le zircon permet de dater des roches anciennes, y compris métamorphisées. La méthode potassium-argon est présentée comme couvrant une large gamme d’âges, mais ce n’est pas cette propriété qui explique l’intérêt du zircon en U-Pb.

23. Quels produits résultent des désintégrations de l’uranium 238 et de l’uranium 235 ?

L’uranium 238 donne du plomb 207, et l’uranium 235 donne du plomb 206.
L’uranium 238 donne du plomb 206, et l’uranium 235 donne de l’argon 40.
L’uranium 238 donne du plomb 206, et l’uranium 235 donne du plomb 207.
L’uranium 238 donne de l’argon 40, et l’uranium 235 donne du plomb 207.

L’uranium 238 donne du plomb 206, et l’uranium 235 donne du plomb 207.

Explication

Les deux chaînes de désintégration pertinentes sont 238U vers 206Pb et 235U vers 207Pb. L’inversion des isotopes du plomb est une confusion plausible, mais elle associe incorrectement les deux chaînes.

24. Que représente la concordia dans la datation uranium-plomb ?

La droite reliant l’âge de cristallisation d’un minéral à l’âge de son métamorphisme.
La courbe des rapports isotopiques pour lesquels les deux méthodes U-Pb donnent le même âge.
La courbe décrivant les proportions de potassium 40 et d’argon 40 dans une roche volcanique.
La limite stratigraphique où deux étages fossiles sont regroupés en un même système.

La courbe des rapports isotopiques pour lesquels les deux méthodes U-Pb donnent le même âge.

Explication

La concordia rassemble les rapports 206Pb/238U et 207Pb/235U pour lesquels les deux méthodes U-Pb indiquent un âge identique. La relation entre cristallisation et âge du magma concerne l’interprétation d’un minéral placé sur cette courbe, pas la définition de la concordia.

25. Quel âge obtient-on pour un minéral situé sur la concordia ?

L’âge de la perturbation métamorphique, qui indique aussi celui du magma.
L’âge de fermeture du système, sans lien avec la cristallisation du minéral.
L’âge de cristallisation du minéral, qui indique aussi celui du magma.
L’âge de dépôt des fossiles associés, qui indique aussi celui du magma.

L’âge de cristallisation du minéral, qui indique aussi celui du magma.

Explication

Un minéral sur la concordia donne son âge de cristallisation et, par conséquent, l’âge du magma dont il est issu. Une perturbation métamorphique peut modifier les rapports isotopiques, mais elle ne constitue pas l’âge fourni par un minéral concordant.

Révisez avec les flashcards

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Qu’établit la datation relative des structures et événements géologiques ?

Elle les ordonne sans leur attribuer d’âge précis.

Qu’exclut la datation relative concernant la durée d’un phénomène géologique ?

Elle ne mesure pas cette durée.

Quel âge la datation absolue attribue-t-elle aux roches magmatiques et métamorphiques ?

Un âge chiffré, généralement exprimé en millions d’années.

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