📋 Plan du Cours
- Voies métaboliques
- Métabolisme de base
- Facteurs de variation
- Filières énergétiques
- Filtre anaérobie alactique
- Filtre anaérobie lactique
- Filtre aérobie
- Cycle de Krebs
- Phosphorylation oxydative
- ATP et énergie
📖 1. Voies métaboliques
🔑 Notions clés & Définitions
- Voies métaboliques : chaînes de réactions enzymatiques successives au cours desquelles une molécule est modifiée jusqu’à obtenir un produit spécifique, chaque étape étant catalysée par une enzyme (définition générale).
- Réactions enzymatiques : processus biochimiques régulés par des enzymes spécifiques, permettant la régulation du métabolisme (voir définition des voies comme chaînes enzymatiques).
- Rôle du métabolisme énergétique : fournir l’énergie nécessaire aux fonctions vitales (cœur, cerveau, respiration) et annexes (activité physique, thermorégulation, digestion), intégrant le métabolisme de base et les dépenses énergétiques additionnelles.
- Types de voies métaboliques :
- Anabolique : réactions de synthèse consommant de l’énergie pour produire des molécules complexes (ex : synthèse des protéines).
- Catabolique : réactions de dégradation libérant de l’énergie en dégradant des molécules complexes en plus simples (ex : respiration).
- Régulation des voies : via rétro-inhibition ou rétro-activation en fonction de la demande ou de la disponibilité en substrats, permettant une adaptation dynamique du métabolisme (voir notions de chaînes enzymatiques).
📝 Points essentiels
- Les voies métaboliques sont organisées en chaînes enzymatiques où chaque étape est catalysée par une enzyme spécifique, ce qui permet une régulation précise du métabolisme.
- La différenciation entre voies anaboliques et cataboliques est fondamentale pour comprendre leur rôle dans la synthèse ou la dégradation des molécules.
- Le métabolisme énergétique assure la production d’énergie pour les fonctions vitales, mais aussi pour des activités annexes comme l’activité physique ou la thermorégulation, intégrant le métabolisme de base et les dépenses supplémentaires.
- La régulation enzymatique, par rétro-inhibition ou rétro-activation, permet d’adapter le flux métabolique en fonction des besoins de l’organisme (voir définition des chaînes enzymatiques).
💡 À retenir
Les voies métaboliques, organisées en chaînes enzymatiques, régulent la synthèse et la dégradation des molécules pour répondre aux besoins énergétiques et biosynthétiques de l’organisme, sous contrôle enzymatique précis.
📖 2. Métabolisme de base
🔑 Notions clés & Définitions
-
Métabolisme de base (MB) : "Correspond à la dépense énergétique d’un individu au repos complet depuis au moins 30 minutes, non stressé, dans une situation de calme émotionnel, dans la zone de neutralité thermique (25-28°C), et à jeun depuis au moins 12h" (source). Il représente les besoins énergétiques "incompressibles" pour maintenir les fonctions vitales.
-
Conditions de mesure du MB : Le MB doit être évalué en situation de repos, après un jeûne d’au moins 12 heures, dans un environnement neutre thermiquement (25-28°C), pour garantir une mesure précise de la dépense énergétique de fond.
-
Évaluation du MB selon la surface corporelle : La dépense énergétique du MB est rapportée à la surface corporelle, estimée à 45 W/m² pour un jeune homme et 42 W/m² pour une jeune femme, permettant d’adapter la mesure à la taille et au poids de l’individu.
-
Valeurs normales du MB :
- Femme (20 ans, 1m65, 60 kg) : environ 5500 kJ (1320 kcal)
- Homme (20 ans, 1m80, 70 kg) : environ 6300 kJ (1510 kcal)
Ces valeurs représentent l’apport minimum nécessaire pour assurer les fonctions vitales.
-
Formule de Black et al. (1996) : méthode de calcul du MB prenant en compte sexe, poids, taille et âge :
- Femmes : MB = 230 × (P^0,48 × T^0,50 × A^-0,13)
- Hommes : MB = 259 × (P^0,48 × T^0,50 × A^-0,13)
où P = poids (kg), T = taille (m), A = âge (années).
📝 Points essentiels
- Le MB est une constante pour une espèce donnée, mais varie selon le poids, le sexe, et surtout la masse maigre, qui est le principal déterminant.
- La mesure doit être effectuée dans des conditions strictes pour éviter toute influence extérieure (stress, activité, température).
- La formule de Black et al. (1996) est la référence pour le calcul, notamment chez les sujets en surpoids ou âgés de plus de 60 ans.
- La dépense énergétique de base constitue la référence pour estimer la dépense totale, à laquelle s’ajoutent la thermorégulation, l’activité physique et la digestion.
- La régulation enzymatique permet d’adapter le métabolisme de base en fonction des besoins et de la disponibilité des substrats.
💡 À retenir
Le métabolisme de base représente la dépense énergétique minimale nécessaire au maintien des fonctions vitales dans des conditions de repos et de jeûne, et son évaluation repose sur des mesures standardisées ou des formules intégrant l’âge, le sexe, le poids et la taille.
📖 3. Facteurs de variation
🔑 Notions clés & Définitions
- Masse maigre : composante du corps constituée principalement des muscles, os, organes et tissus non adipeux, dont la proportion influence le métabolisme basal. (source : sommaire général)
- Hormones thyroïdiennes : hormones produites par la glande thyroïde, telles que la thyroxine (T4) et la triiodothyronine (T3), qui régulent le métabolisme énergétique en modulant la dépense calorique. (source : sommaire général)
- Thermogenèse : mécanisme physiologique de production de chaleur par l’organisme, notamment en réponse au froid ou à la prise alimentaire, contribuant à la dépense énergétique. (voir section 3)
- Activité physique : dépense énergétique liée aux mouvements musculaires volontaires, dont l’intensité et la durée modulent la dépense calorique totale. Exemples : marche, course, sport. (source : sommaire général)
- Thermorégulation : ensemble des processus physiologiques permettant de maintenir la température corporelle constante (environ 37°C), via thermogenèse ou thermolyse. (voir section 3)
- Facteurs intrinsèques et extrinsèques : facteurs intrinsèques (ex : masse musculaire, hormones) liés à l’individu, et facteurs extrinsèques (ex : alimentation, stress, environnement) influençant la dépense énergétique. (source : sommaire général)
📝 Points essentiels
- La dépense énergétique varie selon des facteurs intrinsèques comme la masse maigre, qui détermine la quantité de tissu métaboliquement actif, et les hormones thyroïdiennes, qui modulent la vitesse du métabolisme. (source : sommaire général)
- Les facteurs extrinsèques, tels que l’activité physique, jouent un rôle majeur en augmentant la dépense énergétique en dehors du métabolisme de base. La thermorégulation intervient pour maintenir la température corporelle, en mobilisant des mécanismes comme la thermogenèse (en zone froide, par exemple le frisson) ou la thermolyse (en zone chaude, par la sudation). (voir section 3)
- La réponse à l’environnement et le mode de vie (stress, alimentation, niveau d’activité) influencent directement la dépense énergétique totale. (source : sommaire général)
- La capacité d’adaptation de l’organisme à ces facteurs explique la variabilité intra-individuelle du métabolisme énergétique. (source : sommaire général)
💡 À retenir
Les facteurs intrinsèques comme la masse maigre et les hormones thyroïdiennes, ainsi que les facteurs extrinsèques tels que l’activité physique et la thermorégulation, déterminent la variation de la dépense énergétique chez l’individu.
📖 4. Filières énergétiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Filière énergétique selon l'intensité et la durée : classification des voies métaboliques en fonction de leur capacité à fournir de l’énergie durant un effort, où la filière anaérobie alactique est adaptée pour des efforts courts et intenses, tandis que la filière aérobie convient pour des efforts prolongés (voir section 4).
- Relation entre intensité et durée d’activité : inversement proportionnelle, plus l’intensité est élevée, plus la durée d’activité est limitée, chaque filière étant optimisée pour une combinaison spécifique de ces deux paramètres (voir section 4).
- Concept de capacité et puissance énergétique : la capacité désigne la quantité totale d’énergie pouvant être produite par une filière, tandis que la puissance correspond à la vitesse de production d’énergie par unité de temps (voir section 4).
- Intervention simultanée des filières durant l’exercice : lors d’un effort, plusieurs filières peuvent fonctionner en même temps, leur contribution variant selon l’intensité et la durée, permettant une adaptation optimale à la demande énergétique (voir section 4).
📝 Points essentiels
- La classification des filières énergétiques repose sur leur capacité à fournir de l’énergie selon l’intensité et la durée de l’effort, avec la filière anaérobie alactique adaptée pour des efforts très courts et très intenses, et la filière aérobie pour des efforts prolongés (voir section 4).
- La relation entre intensité et durée est fondamentale : à haute intensité, la filière anaérobie lactique ou alactique prédominent, tandis qu’à faible intensité, la filière aérobie prend le relais (voir section 4).
- La capacité et la puissance sont deux notions clés pour comprendre la performance : la capacité correspond à la quantité totale d’énergie disponible, la puissance à la rapidité de sa production (voir section 4).
- Lors d’un effort, ces filières ne fonctionnent pas isolément mais de façon intégrée et simultanée, leur contribution étant modulée en fonction des besoins précis de l’activité (voir section 4).
💡 À retenir
Les filières énergétiques sont dynamiques et interconnectées, leur contribution variant selon l’intensité et la durée de l’effort, permettant une adaptation optimale aux exigences de la performance.
📖 5. Filtre anaérobie alactique
🔑 Notions clés & Définitions
- Filière anaérobie alactique : voie métabolique qui ne nécessite pas d’oxygène et ne produit pas d’acide lactique, utilisant l’ATP musculaire et la phosphocréatine pour la resynthèse d’ATP (voir section 4).
- ATP musculaire et phosphocréatine (PCr) : réserves énergétiques immédiates dans le muscle, permettant une production rapide d’ATP par réaction chimique simple (voir section 4).
- Rôle de la créatine phosphokinase (CPK) : enzyme qui catalyse la réaction de resynthèse de l’ATP à partir de la phosphocréatine, augmentant la rendement de cette filière (voir section 4).
- Caractéristiques : grande puissance, faible capacité, durée limitée (environ 3 à 7 secondes), impliquant principalement les fibres musculaires de type IIx (voir section 4).
- Facteurs limitants : réserves en ATP (~6 mmol/kg de muscle) et phosphocréatine (~22 mmol/kg de muscle), qui s’épuisent rapidement, limitant la durée d’utilisation de cette filière (voir section 4).
📖 6. Filtre anaérobie lactique
🔑 Notions clés & Définitions
- Glycolyse anaérobie : processus métabolique se déroulant dans le cytosol, permettant la dégradation du glucose en absence d’oxygène, produisant de l’acide lactique et de l’ATP (voir "Filière anaérobie lactique").
- Production d’acide lactique : résultat de la glycolyse anaérobie, entraînant une accumulation de lactate et d’ions H+ dans le muscle, ce qui peut provoquer une baisse du pH musculaire (voir "Facteur limitant : accumulation de lactate").
- Puissance et capacité relatives : la filière anaérobie lactique possède une puissance intermédiaire, moins importante que la filière alactique mais plus que la filière aérobie, avec une capacité plus grande que la filière alactique (voir "Puissance et capacité relatives par rapport à la filière alactique").
- Localisation cytosolique : réactions de la glycolyse anaérobie se déroulent dans le cytoplasme des cellules musculaires, hors des mitochondries (voir "localisation cytosolique des réactions").
- Effet de l’entraînement : l’entraînement augmente l’activité enzymatique de la phosphofructokinase, améliorant la capacité de la glycolyse anaérobie et la production d’ATP (voir "Effet de l’entraînement sur l’activité enzymatique").
- Facteur limitant : l’accumulation de lactate et d’ions H+ qui entraîne une rétro-inhibition de la glycolyse, limitant la production d’ATP et provoquant une fatigue musculaire (voir "Facteur limitant : accumulation de lactate").
📝 Points essentiels
- La glycolyse anaérobie permet une production rapide d’ATP sans oxygène, mais sa capacité est limitée par l’accumulation de lactate, qui entraîne une baisse du pH musculaire et une inhibition enzymatique, notamment de la phosphofructokinase.
- La réaction globale de la glycolyse anaérobie est : Glucose + 2 ADP + 2 Pi ⇒ 2 Lactates + 2 ATP + 2 H2O, avec une dépense initiale de 2 ATP pour débuter la voie.
- La filière est principalement utilisée par les fibres musculaires de type II, adaptées aux efforts courts et intenses.
- L’entraînement spécifique augmente l’activité de la phosphofructokinase, améliorant la capacité de produire de l’ATP rapidement, comme le montrent les valeurs de 7 mmol/sec/kg chez un sédentaire et 15 mmol/sec/kg chez un entraîné.
- La principale limite de cette filière est l’accumulation de lactate, qui réduit la performance en provoquant une acidose musculaire et une inhibition enzymatique.
💡 À retenir
La filière anaérobie lactique permet une production rapide d’énergie lors d’efforts intenses de courte durée, mais sa performance est limitée par l’accumulation de lactate, qui entraîne une fatigue musculaire.
📖 7. Filtre aérobie
🔑 Notions clés & Définitions
- Filière aérobie : Voie métabolique utilisant l’oxygène pour produire de l’ATP, caractérisée par une capacité élevée mais une puissance plus faible, adaptée aux efforts prolongés (voir "Cycle de Krebs", "Phosphorylation oxydative").
- Utilisation de l’oxygène pour la production d’ATP : Processus dans lequel l’oxygène est le dernier accepteur d’électrons dans la chaîne respiratoire, permettant la synthèse d’une grande quantité d’ATP (voir "Phosphorylation oxydative").
- Capacité élevée mais puissance plus faible : La filière aérobie permet de produire beaucoup d’ATP avec peu de limite dans le temps, mais la vitesse de production est limitée par le transport et l’oxygénation (voir "Puissance en fonction du temps").
- Substrats utilisés : glucides, lipides, protéines : La filière aérobie peut métaboliser ces trois substrats, avec une préférence pour les glucides et lipides, permettant une production efficace d’ATP dans la durée (voir "Cycle de Krebs", "Sources d’énergie").
- Rôle dans les exercices de longue durée : Essentielle pour maintenir l’effort prolongé, la filière aérobie assure la résynthesis d’ATP dans la mitochondrie, permettant la continuité de l’activité physique (voir "Évaluation de la filière aérobie").
📝 Points essentiels
- La filière aérobie se met en place après un délai initial dû au déficit en oxygène, utilisant principalement la glycolyse, le cycle de Krebs et la phosphorylation oxydative pour produire de l’ATP (voir "Déficit et dette en O2").
- Elle permet la synthèse de 38 ATP à partir d’un glucose et jusqu’à 45 ATP à partir d’un acide gras, grâce à la β-oxydation et au cycle de Krebs (voir "Cycle de Krebs", "Phosphorylation oxydative").
- La respiration mitochondriale est au cœur de cette filière, où l’oxygène est utilisé pour transformer les substrats énergétiques en ATP, avec une production d’eau et de CO2 comme déchets (voir "Cycle de Krebs", "Phosphorylation oxydative").
- La capacité maximale d’oxygène consommée (VO2 max) reflète la performance aérobie, influencée par la génétique, l’entraînement, le sexe et l’âge (voir "VO2 Max", "Facteurs de variation").
- La filière aérobie est privilégiée lors d’efforts de longue durée, comme la marche, la course d’endurance ou le cyclisme, où la puissance est modérée mais la capacité d’effort prolongé est grande (voir "Rôle dans les exercices de longue durée").
💡 À retenir
La filière aérobie, grâce à l’utilisation efficace de l’oxygène, permet la production d’une grande quantité d’ATP pour les efforts prolongés, mais avec une puissance limitée adaptée aux activités d’endurance.
📖 8. Cycle de Krebs
🔑 Notions clés & Définitions
- Cycle de l’acide citrique (ou cycle de Krebs) : série de réactions biochimiques dans la mitochondrie permettant la dégradation complète de l’acétyl-CoA en CO₂, produisant des électrons pour la chaîne respiratoire. (AUTEUR : référence implicite dans le contexte, voir section 8)
- Localisation mitochondriale : le cycle de Krebs se déroule exclusivement dans la mitochondrie, qui est le site central de la production d’énergie cellulaire. (AUTEUR : référence implicite dans le contexte, voir section 8)
- Production de NADH et FADH2 : le cycle génère ces coenzymes réduits, essentiels pour la phosphorylation oxydative dans la chaîne respiratoire, permettant la synthèse d’ATP. (AUTEUR : référence implicite dans le contexte, voir section 8)
- Interconnexion avec les filières énergétiques : le cycle de Krebs est la voie centrale pour la dégradation des substrats (glucides, lipides, protéines) et fournit les électrons nécessaires à la chaîne respiratoire, reliant ainsi la glycolyse, la β-oxydation et la dégradation des protéines. (AUTEUR : référence implicite, voir section 8)
📝 Points essentiels
- Le cycle de Krebs utilise l’acétyl-CoA, formé lors de la dégradation du glucose (glycolyse), des lipides (β-oxydation) ou des protéines (turnover protéique).
- Il se déroule dans la mitochondrie, où il catalyse la condensation de l’acétyl-CoA avec l’oxaloacétate pour former du citrate, puis une série de réactions aboutissant à la libération de CO₂ et la formation de NADH, FADH2, et GTP (qui sera converti en ATP).
- La production de NADH et FADH2 alimente la chaîne respiratoire (phosphorylation oxydative), permettant la synthèse massive d’ATP.
- Le cycle de Krebs est une étape clé dans l’interconnexion des filières énergétiques, intégrant la dégradation des substrats énergétiques pour produire l’énergie nécessaire à la cellule.
- La réaction globale : Acétyl-CoA + 3 NAD+ + FAD + GDP + Pi → 2 CO₂ + 3 NADH + FADH2 + GTP + CoA.
- La régulation du cycle dépend de la disponibilité en substrats, de l’état énergétique cellulaire, et de la concentration en coenzymes (NAD+, FAD).
💡 À retenir
Le cycle de Krebs, situé dans la mitochondrie, est le centre de la dégradation complète des substrats énergétiques, produisant NADH et FADH2 essentiels pour la chaîne respiratoire, et constitue le lien entre la glycolyse, la β-oxydation et la synthèse d’ATP.
📖 9. Phosphorylation oxydative
🔑 Notions clés & Définitions
- Chaîne de transport des électrons : série de complexes protéiques situés dans la membrane mitochondriale interne, responsables du transfert d’électrons issus de NADH et FADH2 pour produire un gradient de protons (H+) (voir cycle de Krebs, 1970s).
- Utilisation de l’oxygène comme accepteur final d’électrons : étape où l’oxygène moléculaire capte les électrons transférés par la chaîne, formant de l’eau (H2O), essentielle pour la régénération de NAD+ et FAD (phosphorylation oxydative).
- Production d’eau et libération d’énergie : lors du transfert d’électrons, l’énergie libérée est utilisée pour faire passer les protons à travers la membrane mitochondriale, créant un gradient qui alimente la synthèse d’ATP par l’ATP synthase.
- Rôle dans la resynthèse d’ATP à partir de NADH et FADH2 : ces coenzymes, produits lors du cycle de Krebs, alimentent la chaîne de transport des électrons, permettant la phosphorylation de l’ADP en ATP, principal mécanisme énergétique cellulaire (voir cycle de Krebs, 1970s).
📝 Points essentiels
- La phosphorylation oxydative est le processus final de la voie aérobie, permettant la production d’une grande quantité d’ATP à partir des électrons issus du NADH et FADH2.
- La chaîne de transport des électrons, située dans la membrane mitochondriale interne, transfère les électrons entre complexes enzymatiques, tout en utilisant l’oxygène comme accepteur ultime d’électrons, formant de l’eau.
- La création d’un gradient de protons (H+) par le transfert d’électrons permet à l’ATP synthase de convertir cette énergie en ATP, via un mécanisme de phosphorylation.
- Ce mécanisme est indispensable pour la production d’énergie lors d’activités prolongées, notamment dans la filière aérobie, et est fortement régulé par la disponibilité en oxygène et en substrats énergétiques.
- La phosphorylation oxydative permet de régénérer rapidement de l’ATP à partir de NADH et FADH2 produits dans le cycle de Krebs, assurant un approvisionnement énergétique continu.
💡 À retenir
La phosphorylation oxydative, via la chaîne de transport des électrons, utilise l’oxygène pour produire de l’eau et synthétiser la majorité de l’ATP cellulaire, jouant un rôle central dans le métabolisme énergétique aérobie.
📖 10. ATP et énergie
🔑 Notions clés & Définitions
- Structure de l’ATP : Molécule composée d’adénine, de ribose et de trois groupes phosphates, où l’énergie est stockée dans les liaisons entre ces phosphates.
- Rôle de l’ATP : Principal vecteur d’énergie dans la cellule, permettant le transfert d’énergie nécessaire aux réactions métaboliques et à la contraction musculaire.
- Hydrolyse de l’ATP : Réaction enzymatique libérant de l’énergie en rompant la liaison entre le deuxième et le troisième phosphate, donnant ADP + Pi (phosphate inorganique).
- Cycle ATP → ADP + Pi : Processus continu où l’ATP est hydrolysé pour libérer de l’énergie, puis resynthétisé à partir de l’ADP et Pi par diverses voies métaboliques.
- Limitation des réserves d’ATP : Quantité limitée dans l’organisme, permettant une autonomie d’environ 90 secondes d’effort maximal, ce qui nécessite une régénération constante.
- Importance de la régénération d’ATP : Essentielle pour maintenir la contraction musculaire, notamment lors d’efforts prolongés ou intenses, en assurant un renouvellement rapide de l’ATP.
📝 Points essentiels
- La molécule d’ATP contient de l’énergie dans ses liaisons phosphates, libérée lors de l’hydrolyse, ce qui permet la contraction musculaire et d’autres processus cellulaires.
- La réaction d’hydrolyse de l’ATP en ADP + Pi est catalysée par des enzymes spécifiques, notamment la créatine phosphokinase dans le muscle.
- La régénération de l’ATP est un cycle continu : l’ATP hydrolysé en ADP + Pi est rapidement resynthétisé grâce aux filières énergétiques (voir cycle ATP → ADP + Pi et resynthèse d’ATP).
- Les réserves d’ATP sont faibles, limitant leur utilisation à environ 90 secondes d’effort intense, ce qui impose une régénération efficace pour la continuité de l’activité musculaire.
- La régénération d’ATP dépend de la disponibilité des substrats énergétiques (glucose, lipides, protéines) et de la fonctionnement des filières énergétiques (anaérobie alactique, lactique, aérobie).
💡 À retenir
L’ATP, molécule d’énergie universelle, doit être constamment régénérée par le métabolisme pour permettre la contraction musculaire et assurer la continuité des fonctions cellulaires, ses réserves étant limitées dans l’organisme.
📊 Tableaux de Synthèse
| Filière énergétique | Caractéristiques principales | Durée d’utilisation | Effort typique | Auteur / Référence |
|---|
| Anaérobie alactique | Sans production de lactate, pas de fatigue rapide, haute puissance | Moins de 10 sec | Sprints, lancer, saut | Connaître la définition de PERROUX |
| Anaérobie lactique | Production de lactate, fatigue rapide, puissance élevée mais limitée | 10 sec à 2 min | Courtes courses, efforts intenses | Connaître la régulation du lactate |
| Aérobie | Utilise oxygène, endurance, récupération prolongée | Plus de 2 min | Course longue, marche, vélo | Cycle de Krebs, phosphorylation oxydative |
| Voies métaboliques | Fonction principale | Source / Auteur |
|---|
| Voies cataboliques | Dégradation pour libérer de l’énergie | Connaître la régulation enzymatique |
| Voies anaboliques | Synthèse de molécules complexes | Connaître la régulation enzymatique |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre voies anaboliques et cataboliques, notamment leur rôle dans la synthèse vs dégradation.
- Assimiler à tort la filière anaérobie alactique à une capacité illimitée.
- Négliger l’impact de la régulation enzymatique dans la modulation du métabolisme.
- Confondre la dépense énergétique de base (MB) avec la dépense totale.
- Sous-estimer l’effet des hormones thyroïdiennes sur le métabolisme.
- Confondre la durée d’utilisation des filières énergétiques avec leur intensité.
- Omettre la différence entre thermogenèse et thermolyse dans la régulation thermique.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de Voies métaboliques selon PERROUX.
- Savoir distinguer voie anabolique et voie catabolique.
- Maîtriser la régulation enzymatique des voies métaboliques.
- Connaître la formule de Black et al. (1996) pour le calcul du métabolisme de base.
- Identifier les facteurs intrinsèques (masse maigre, hormones thyroïdiennes) qui influencent le métabolisme.
- Comprendre la différence entre filière anaérobie alactique, lactique et aérobie.
- Savoir décrire le cycle de Krebs et la phosphorylation oxydative.
- Connaître la définition et la valeur normale du métabolisme de base.
- Repérer les effets de la thermorégulation sur la dépense énergétique.
- Identifier les conditions de mesure du métabolisme de base.
- Connaître la relation entre intensité et durée dans les filières énergétiques.
- Maîtriser les concepts clés liés à la régulation du métabolisme énergétique.
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