QCM : Les fondamentaux de l'entretien en psychologie — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle idée résume le mieux la place des deux subjectivités dans un entretien ?

Le professionnel et la personne co-construisent l’échange
Seul le discours de la personne compte réellement
Le professionnel doit supprimer toute subjectivité
L’entretien devient objectif dès qu’il est structuré

Le professionnel et la personne co-construisent l’échange

Explication

L’entretien met en interaction deux subjectivités qui produisent ensemble le sens de l’échange. Il ne se réduit donc ni au récit seul de la personne ni à une objectivation totale.

2. Pourquoi un entretien ne se réduit-il pas au simple récit de l’autre ?

Parce qu’il doit rester strictement silencieux du côté du professionnel
Parce qu’il inclut aussi les relances et recadrages du professionnel
Parce qu’il exclut toute influence du contexte de rencontre
Parce qu’il vise uniquement à confirmer une hypothèse préalable

Parce qu’il inclut aussi les relances et recadrages du professionnel

Explication

Les questions, relances et recadrages du professionnel participent à l’imbrication du discours. Le sens de l’entretien dépend donc aussi de cette intervention, et pas seulement du récit initial.

3. Que désigne l’inter-subjectivité dans l’entretien ?

Une relation où les positions sont parfaitement symétriques
L’échange vécu de sens entre deux personnes qui s’influencent
Un dialogue intérieur sans présence de l’autre
La stricte neutralité émotionnelle du clinicien

L’échange vécu de sens entre deux personnes qui s’influencent

Explication

L’inter-subjectivité renvoie à un échange de sens entre deux personnes qui s’influencent mutuellement. Elle suppose donc une interaction vivante, pas une neutralité totale.

4. Quel élément fait partie du cadre portatif qui soutient l’entretien ?

Des dispositions légales, éthiques et des appuis théoriques
Des recettes fixes valables pour toutes les situations
Une suppression complète des repères théoriques
Uniquement l’intuition personnelle de l’interviewer

Des dispositions légales, éthiques et des appuis théoriques

Explication

Le cadre portatif rassemble des repères légaux, éthiques et théoriques qui guident l’écoute et l’intervention. La théorie aide à orienter l’entretien, même si elle peut devenir rigide si elle est utilisée comme grille fermée.

5. Qu’est-ce que le transfert dans la relation clinique ?

Une simple erreur de compréhension ponctuelle
La répétition d’une scène ou d’un mode relationnel issu de l’histoire du patient
La disparition des effets de l’histoire personnelle dans l’entretien
La réaction émotionnelle du thérapeute face au patient

La répétition d’une scène ou d’un mode relationnel issu de l’histoire du patient

Explication

Le transfert correspond au fait de rejouer avec le thérapeute une relation ou une scène ancienne. Ce n’est pas la réaction du thérapeute, qui relève plutôt du contre-transfert.

6. Que sont les résonances systémiques ?

Les règles officielles du dispositif d’entretien
Les effets internes que l’entretien produit chez le professionnel
La traduction d’un contenu non verbal en code verbal
Les réponses standardisées du patient aux questions

Les effets internes que l’entretien produit chez le professionnel

Explication

Les résonances désignent ce que l’entretien fait vivre intérieurement au professionnel, dans une perspective systémique. Elles montrent que la présence du professionnel transforme aussi le système rencontré.

7. Comment se construit le lien d’entretien ?

Dans l’interaction, par une cocréation où chacun influence l’autre
Par l’absence totale d’affects du professionnel
Par l’application unilatérale d’une méthode figée
Par une séparation stricte entre les deux subjectivités

Dans l’interaction, par une cocréation où chacun influence l’autre

Explication

Le lien se cocrée dans l’échange, chacun influençant l’autre. C’est précisément cette interaction qui fonde la circularité de l’entretien.

8. Pourquoi parle-t-on de circularité dans l’entretien ?

Parce que les réactions du professionnel doivent être supprimées
Parce que seule la première phrase détermine tout le reste
Parce que les effets réciproques comptent plus qu’un moment isolé
Parce qu’il existe une seule cause identifiable à chaque échange

Parce que les effets réciproques comptent plus qu’un moment isolé

Explication

La compréhension de l’entretien dépend des effets réciproques entre les protagonistes. On ne peut donc pas isoler un moment sans perdre la logique globale de l’échange.

9. Que sont les préconceptions dans l’entretien ?

Des règles déontologiques imposées par l’institution
Des signes non verbaux forcément exacts
Des représentations anticipées de ce qui va se passer
Des conclusions définitives tirées dès le début

Des représentations anticipées de ce qui va se passer

Explication

Les préconceptions sont des attentes ou représentations qui précèdent la rencontre. Elles peuvent être positives, négatives ou neutres et colorent la manière d’entrer en relation.

10. Pourquoi une première impression doit-elle être discutée avec prudence ?

Parce qu’elle repose sur des indices limités et peut être erronée
Parce qu’elle est toujours exacte dès le premier contact
Parce qu’elle élimine tout risque de projection
Parce qu’elle remplace l’analyse ultérieure

Parce qu’elle repose sur des indices limités et peut être erronée

Explication

La première impression se forme à partir de peu d’indices et peut donc être à côté. Il faut pouvoir reconnaître l’erreur et ajuster son interprétation au fil des rencontres.

11. Quelle est la fonction principale du cadre de l’entretien ?

Garantir que toutes les situations se déroulent de la même manière
Supprimer toute asymétrie entre les interlocuteurs
Remplacer l’écoute par une procédure automatique
Définir pourquoi l’on est là, comment on conduit l’échange et à quelle fin

Définir pourquoi l’on est là, comment on conduit l’échange et à quelle fin

Explication

Le cadre fixe la finalité, la conduite de l’échange et le rôle de chacun. Il rend l’entretien possible tout en le bornant.

12. Quelle différence correspond le mieux à l’opposition entre éthique et déontologie ?

La déontologie consiste surtout à ressentir ce qui est juste
Les deux notions sont strictement identiques
L’éthique applique des règles figées, la déontologie improvise selon la situation
L’éthique décide au cas par cas, la déontologie s’appuie sur des règles textuelles

L’éthique décide au cas par cas, la déontologie s’appuie sur des règles textuelles

Explication

L’éthique évalue la situation singulière pour choisir l’action la plus adéquate, tandis que la déontologie renvoie à des règles plus fixes issues de textes. Les deux coexistent mais ne jouent pas le même rôle.

13. Quel énoncé décrit le mieux la communication analogique ?

Une signification toujours univoque des gestes
Un langage réservé aux questionnaires écrits
Une communication verbale fondée sur des codes explicites
Une communication non verbale non codifiée qui doit être interprétée avec prudence

Une communication non verbale non codifiée qui doit être interprétée avec prudence

Explication

La communication analogique correspond au non verbal non codifié, dont l’interprétation reste hypothétique. Il ne faut donc pas lui attribuer d’emblée un sens certain.

14. Que signifie l’idée qu’on ne peut pas ne pas communiquer ?

Tout comportement produit un message interprétable, même sans parole
Le non verbal n’a aucune valeur dans l’échange
Seules les paroles explicites ont un effet communicatif
Le silence annule toute relation

Tout comportement produit un message interprétable, même sans parole

Explication

Même l’absence de parole ou un comportement silencieux transmet quelque chose et est interprété. C’est pourquoi l’entretien mobilise à la fois le verbal et le non verbal.

15. Que recouvre le consentement dans la relation clinique ?

L’accord du patient sur ce qui est fait et dit dans la relation
La décision exclusive du professionnel sur le déroulement
L’obligation pour le patient d’accepter toute intervention
Le fait de ne jamais revenir sur ce qui a été dit

L’accord du patient sur ce qui est fait et dit dans la relation

Explication

Le consentement suppose l’accord du patient sur les actes et les échanges qui le concernent. Il s’inscrit dans une relation où le patient est reconnu comme sujet.

16. Quel rôle joue le secret professionnel dans la communication clinique ?

Il sert à juger la personne à partir de son histoire
Il autorise la diffusion libre des confidences
Il remplace le consentement du patient
Il protège la confiance en limitant la divulgation des informations confiées

Il protège la confiance en limitant la divulgation des informations confiées

Explication

Le secret professionnel interdit de divulguer ce qui est confié, sauf cadre légal prévu. Cette protection soutient la confiance nécessaire à la parole clinique.

17. Pourquoi les premiers entretiens cliniques reposent-ils sur un non-savoir partagé ?

Parce que le patient doit parler sans être interrogé
Parce que le but est d’éviter toute construction de sens
Parce que le clinicien connaît déjà la solution et la dissimule
Parce que le patient et le clinicien explorent ensemble ce que le vécu peut signifier

Parce que le patient et le clinicien explorent ensemble ce que le vécu peut signifier

Explication

Le patient sait ce qu’il ressent, mais le sens de ce vécu se construit avec le clinicien. Le non-savoir partagé ouvre un espace d’exploration plutôt qu’une réponse toute faite.

18. Quelle attitude du clinicien favorise l’émergence d’une parole subjective ?

Imposer d’emblée une interprétation définitive
Intervenir de façon précise sans promettre une solution immédiate
Éviter toute relance pour ne pas influencer le patient
Réduire l’échange à un questionnaire fermé

Intervenir de façon précise sans promettre une solution immédiate

Explication

Une intervention ajustée peut faire surgir une parole nouvelle sans fermer l’échange. Le clinicien doit tenir le lien tout en laissant le temps au déploiement de la parole.

19. Pourquoi la durée d’un entretien clinique ne doit-elle pas être standardisée par défaut ?

Parce que le temps n’influence jamais l’échange
Parce qu’elle doit rester cohérente avec l’objectif et ce que l’on veut observer
Parce qu’une durée fixe convient à toutes les situations
Parce qu’un entretien court est toujours plus fiable

Parce qu’elle doit rester cohérente avec l’objectif et ce que l’on veut observer

Explication

La durée dépend de la finalité de l’évaluation et de ce qu’il faut observer. Un temps uniforme risquerait de masquer des différences importantes entre situations.

20. Quel repère correspond à un entretien clinique relativement long ?

Quelques minutes seulement
Moins de 20 minutes
Environ 1h15
Environ 10 minutes

Environ 1h15

Explication

Le repère proposé situe un entretien d’environ 1h15 comme relativement long. À l’inverse, moins de 20 minutes est considéré comme court.

21. Quel est le principe de l’entretien libre en recherche ?

C’est un entretien entièrement structuré par des thèmes fixes
C’est un entretien non directif utile quand la question de recherche n’est pas stabilisée
C’est une discussion destinée à confirmer une hypothèse déjà close
C’est un questionnaire fermé à réponses brèves

C’est un entretien non directif utile quand la question de recherche n’est pas stabilisée

Explication

L’entretien libre sert surtout en phase exploratoire, quand la question n’est pas encore stabilisée. Il permet au discours de se développer sans trame rigide.

22. Pourquoi la consigne d’entretien doit-elle être surveillée de près ?

Parce qu’elle n’a aucun effet sur le déroulement
Parce que ses mots peuvent activer des stéréotypes et biaiser les résultats
Parce qu’elle remplace l’analyse du lieu et du contexte
Parce qu’elle doit rester identique dans toutes les situations sans exception

Parce que ses mots peuvent activer des stéréotypes et biaiser les résultats

Explication

La formulation de la consigne peut orienter le discours, par exemple en activant des stéréotypes. D’où l’importance de la standardiser autant que possible et d’en mesurer les effets.

23. Que désigne le cadre institutionnel dans l’évaluation ?

Une méthode d’entretien sans référence aux rôles
Un ensemble de règles et de repères qui organisent les interactions dans l’institution
Une absence de hiérarchie et de contraintes
Une simple opinion personnelle du professionnel

Un ensemble de règles et de repères qui organisent les interactions dans l’institution

Explication

Le cadre institutionnel organise les interactions entre professionnels et bénéficiaires en donnant des repères clairs. Il sert de boussole pour situer chacun dans le dispositif.

24. Pourquoi faut-il éviter d’inverser la hiérarchie dans un dispositif d’évaluation ?

Parce qu’il renforce toujours la qualité de l’évaluation
Parce qu’un tel renversement peut faire dégénérer le dispositif en conflit
Parce qu’il supprime tout risque d’ambiguïté
Parce qu’il rend les règles implicites inutiles

Parce qu’un tel renversement peut faire dégénérer le dispositif en conflit

Explication

Si des personnes non évaluées obtiennent un pouvoir absolu sur des personnes évaluées, le dispositif peut se dérégler et devenir conflictuel. La hiérarchie doit rester cohérente avec la fonction d’évaluation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Les fondamentaux de l'entretien en psychologie.

Deux subjectivités — définition ?

Interaction entre professionnel et personne, co-construisant l’échange.

Imbrication du discours — rôle ?

Influence des recadrages et questions du professionnel.

Asymétrie — caractéristique ?

Inégalité structurelle des rôles et positions.

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