★ À maîtriser
Les liaisons faibles ont une énergie de l’ordre du kJ·mol⁻¹ ou de quelques dizaines de kJ·mol⁻¹ et comprennent les interactions de Van der Waals et les liaisons hydrogène.
Les trois interactions de Van der Waals sont :
La force de London est la contribution de Van der Waals la plus importante, sauf pour les molécules très polaires.
Compléments
📐 Formule - L’énergie potentielle totale des interactions de Van der Waals est .
📐 Formule - Le modèle de la liaison de Van der Waals écrit l’énergie totale sous la forme , avec une répulsion de courte portée et un exposant n compris entre 10 et 12.
Les liaisons de Van der Waals ont une longueur de 300 à 500 pm et une énergie de 1 à 10 kJ·mol⁻¹.
Dans la série des gaz nobles He, Ne et Ar, les températures d’ébullition sont respectivement −269 °C, −246 °C et −189 °C, et augmentent avec la taille des atomes.
Les liaisons hydrogène ont une énergie de quelques dizaines de kJ·mol⁻¹ et une longueur de 250 à 300 pm.
L’énergie de liaison hydrogène indiquée pour HF est de 10 kcal·mol⁻¹, et HF est liquide alors que HCl est gazeux.
Les liaisons hydrogène de H₂O ont une énergie indiquée de 7 kcal·mol⁻¹ et forment un réseau tridimensionnel qui explique son état liquide.
★ À maîtriser
Les liaisons fortes intramoléculaires ont une énergie comprise entre 100 et 1000 kJ·mol⁻¹ et se répartissent en trois modèles limites : covalent, ionique et métallique.
Les motifs des cristaux covalents sont des atomes, tandis que ceux des cristaux moléculaires sont des molécules.
Les cristaux moléculaires sont fragiles, isolants à l’état solide et ont de faibles températures de fusion, car leurs molécules sont liées par des interactions de Van der Waals ou parfois des liaisons hydrogène.
Selon le modèle de Drude-Lorentz, les ions métalliques positifs forment un réseau tridimensionnel considéré immobile, tandis que les électrons sont délocalisés dans la structure et assurent les conductivités électrique et thermique.
Compléments
Un cristal covalent forme généralement une entité macroscopique continue dans les trois dimensions, sauf exception comme le graphite.
Les cristaux covalents sont généralement durs, isolants et caractérisés par une température de fusion élevée ; le graphite fait exception pour la dureté et la conduction électrique, et le diamant fond à 3550 °C.
Les métaux sont durs et malléables, conducteurs électriques et thermiques, et présentent des températures de fusion élevées ; celle du fer est de 1536 °C.
Cristal covalent : liaisons directionnelles ; cristal moléculaire : faibles interactions entre molécules.
★ À maîtriser
Une liaison ionique n’est jamais 100 % ionique et demeure polarisée, avec un moment dipolaire.
Les cristaux ioniques sont cassants, isolants à l’état solide et conducteurs à l’état fondu ; le NaCl fond à 801 °C.
L’enthalpie réticulaire augmente lorsque la charge des ions augmente et que l’espacement du réseau diminue.
Selon les règles de Fajans, un cation plus petit ou plus chargé et un anion plus gros ou plus chargé renforcent le caractère covalent de la liaison par polarisation accrue.
Compléments
Un cristal ionique a des ions pour motifs, est électriquement neutre et présente une tangence entre cations et anions.
Les liaisons ioniques ont une énergie de 100 à 600 kJ·mol⁻¹ et sont fortes et non dirigées.
L’enthalpie réticulaire est élevée lorsque la structure cristalline est stable et se détermine par un cycle de Born-Haber.
Pour KCl(s), le cycle de Born-Haber présenté donne une enthalpie réticulaire de +719 kJ·mol⁻¹.
À taille comparable, un cation isoélectronique d’un pseudo-gaz rare à couche d remplie de 18 électrons est plus polarisant qu’un cation isoélectronique d’un gaz rare à 8 électrons de valence.
★ À maîtriser
📐 Formule - La longueur de liaison estimée à partir des rayons covalents vérifie .
Compléments
📐 Formule - La correction empirique de Schomaker-Stevenson s’écrit .
La longueur de liaison C–C diminue de 1,54 Å pour une liaison simple à 1,33 Å pour une liaison double et à 1,21 Å pour une liaison triple.
Les rayons ioniques ne peuvent pas être mesurés pour un ion isolé ; la méthode de Lande suppose que les gros anions sont en contact dans le réseau.
★ À maîtriser
Les structures de résonance doivent conserver le même nombre d’électrons non appariés et respecter la règle de l’octet, sauf exceptions possibles pour les éléments de la troisième période et au-delà.
Pour choisir une structure de Lewis prépondérante, on favorise en général les charges formelles nulles, puis une charge négative sur l’atome le plus électronégatif, en évitant l’éloignement des charges opposées et la proximité des charges identiques.
La charge formelle exagère le caractère covalent des liaisons, tandis que le nombre d’oxydation exagère leur caractère ionique en attribuant les électrons de liaison à l’atome le plus électronégatif.
Compléments
📐 Formule - La charge formelle vérifie , où V est le nombre d’électrons de valence, L le nombre d’électrons des doublets libres et P le nombre d’électrons partagés.
Charge formelle : partage covalent exagéré ; nombre d’oxydation : caractère ionique exagéré.
★ À maîtriser
🔄 Pour déterminer une géométrie VSEPR : écrire la structure de Lewis correcte, en incluant les doublets non liants, compter les liaisons n et les doublets non liants m autour de l’atome central, représenter l’ensemble sous la forme AXₙEₘ
Dans le modèle VSEPR, deux domaines électroniques donnent une géométrie linéaire, trois une géométrie triangulaire plane, quatre une géométrie tétraédrique, cinq une bipyramide trigonale et six une géométrie octaédrique.
Compléments
📌 Les doublets non liants occupent plus d’espace que les doublets liants, et les liaisons multiples occupent plus d’espace que les liaisons simples.
📌 Les liaisons impliquant des éléments plus électronégatifs occupent moins d’espace dans les distorsions VSEPR décrites.
Lewis → compter liaisons et doublets libres → écrire AXₙEₘ → déduire la géométrie.
★ À maîtriser
📌 Une liaison σ résulte d’un recouvrement axial de deux orbitales atomiques, tandis qu’une liaison π résulte d’un recouvrement latéral.
📌 Selon la règle de Bent, les orbitales hybrides de l’atome central ont moins de caractère s vers l’atome le plus électronégatif.
Compléments
Selon le signe de l’intégrale de recouvrement S, les orbitales sont liantes si S > 0, antiliantes si S < 0 et non liantes si S = 0.
La molécule N₂ est décrite par une liaison σ et deux liaisons π dans les exemples de liaison de valence et d’orbitales moléculaires.
Les hybridations sp³, sp² et sp correspondent respectivement aux exemples CH₄, BH₃ et BeH₂.
📌 Le raccourcissement de la longueur de liaison associé au caractère s croissant est illustré par les distances C–C de 1,54 Å en sp³, 1,48 Å en sp² et 1,40 Å en sp.
📌 Selon la règle de Bent, une paire libre possède plus de caractère s qu’une paire liante.
Recouvrement axial : liaison σ ; recouvrement latéral : liaison π.
★ À maîtriser
📐 Formule - L’ordre de liaison vaut et une valeur plus élevée correspond à une molécule plus stable.
Compléments
📌 Les électrons occupent les niveaux d’énergie par ordre croissant et le principe de Pauli limite à deux électrons de spins opposés l’occupation d’une orbitale moléculaire.
La théorie des orbitales moléculaires rend compte des deux électrons célibataires de O₂, contrairement à la représentation simple de Lewis présentée.
Dans l’exemple de N₂, l’ordre de liaison calculé est , avec une liaison σ et deux liaisons π.
Orbitale liante stabilisante ; orbitale antiliante déstabilisante.
Modèles de liaisons fortes et propriétés
| Type | Motif ou électrons | Propriétés clés |
|---|---|---|
| Cristal covalent | Atomes ; liaisons directionnelles | Dur, généralement isolant, fusion élevée |
| Cristal moléculaire | Molécules liées par Van der Waals ou parfois par liaison H | Fragile, isolant solide, fusion faible |
| Cristal métallique | Ions positifs en réseau et électrons délocalisés | Malléable, conducteur, fusion élevée |
| Cristal ionique | Ions de charges opposées | Cassant, isolant solide, conducteur fondu |
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Quelle énergie caractérise les liaisons faibles ?
De l’ordre du kJ·mol⁻¹ ou de quelques dizaines de kJ·mol⁻¹.
Que sont les interactions de Van der Waals ?
Des forces attractives d’origine électrostatique.
Qu’est-ce qui favorise l’approche de l’atome accepteur dans une liaison hydrogène ?
La petite taille de l’atome d’hydrogène.
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