QCM : Lois de l’optique géométrique (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que signifie la dualité onde-corpuscule de la lumière ?

La lumière est un ensemble de photons sans comportement ondulatoire.
La lumière est à la fois une onde électromagnétique et un ensemble de photons.
La lumière est une onde mécanique composée de particules matérielles.
La lumière est une onde électromagnétique sans description corpusculaire.

La lumière est à la fois une onde électromagnétique et un ensemble de photons.

Explication

La dualité signifie que la lumière se décrit à la fois comme une onde électromagnétique et comme un ensemble de photons. La considérer comme une onde sans aspect corpusculaire ne rend compte que d’une partie de cette dualité.

2. Quelle portée Louis de Broglie a-t-il donnée à la dualité onde-corpuscule en 1924 ?

Il l’a appliquée aux seuls objets macroscopiques constitués de matière.
Il l’a étendue à tous les objets physiques, des particules aux corps macroscopiques.
Il l’a étendue aux particules microscopiques, mais pas aux corps macroscopiques.
Il l’a limitée aux photons et aux autres formes de rayonnement électromagnétique.

Il l’a étendue à tous les objets physiques, des particules aux corps macroscopiques.

Explication

De Broglie a proposé d’étendre la dualité onde-corpuscule à tous les objets physiques, des particules aux corps macroscopiques. La limiter aux particules microscopiques ne correspond pas à la portée générale de cette extension.

3. Quel caractère de la lumière la diffraction et les interférences permettent-elles de mettre en évidence ?

Son caractère ondulatoire.
Son caractère corpusculaire sous forme de photons.
Sa dépendance à un support matériel pour se propager.
Son absence de propagation dans le vide.

Son caractère ondulatoire.

Explication

La diffraction et les interférences sont des expériences qui manifestent le caractère ondulatoire de la lumière. L’effet photoélectrique, plutôt que ces deux phénomènes, met en évidence son caractère corpusculaire.

4. Dans une expérience sur l’effet photoélectrique, quel aspect de la lumière est mis en évidence ?

Son caractère ondulatoire, par la formation d’interférences.
Sa propagation par un champ nécessitant un support matériel.
Son caractère corpusculaire, sous forme de photons.
Sa dépendance à la fréquence des célérités dans un milieu dispersif.

Son caractère corpusculaire, sous forme de photons.

Explication

L’effet photoélectrique manifeste le caractère corpusculaire de la lumière sous forme de photons. Les interférences, au contraire, sont une manifestation de son caractère ondulatoire.

5. Quelle comparaison décrit correctement la dispersion de la lumière dans le vide et dans un milieu transparent matériel ?

Dans les deux cas, la célérité reste indépendante de la fréquence et de la longueur d’onde.
Dans le vide, la célérité est indépendante de la fréquence et de la longueur d’onde ; dans un milieu matériel dispersif, elle varie selon la fréquence.
Dans le vide, la célérité varie selon la fréquence ; dans un milieu matériel dispersif, elle reste indépendante de la fréquence.
Dans les deux cas, les différentes fréquences se propagent à des célérités distinctes.

Dans le vide, la célérité est indépendante de la fréquence et de la longueur d’onde ; dans un milieu matériel dispersif, elle varie selon la fréquence.

Explication

Le vide est non dispersif : la célérité de la lumière n’y dépend ni de la fréquence ni de la longueur d’onde, contrairement à un milieu transparent matériel dispersif. Dire que la célérité dépend de la fréquence dans le vide inverse cette distinction.

6. Quelle valeur approximative représente la célérité de la lumière dans le vide ?

3×108 m/s3\times10^8\ \mathrm{m/s}
3×10−8 m/s3\times10^{-8}\ \mathrm{m/s}
3×108 km/s3\times10^8\ \mathrm{km/s}
3×106 m/s3\times10^6\ \mathrm{m/s}

$$3\times10^8\ \mathrm{m/s}$$

Explication

La célérité de la lumière dans le vide est d’environ 3×108 m/s3\times10^8\ \mathrm{m/s}. L’expression 3×108 km/s3\times10^8\ \mathrm{km/s} utilise une unité qui rend la valeur mille fois trop grande.

7. Pour une fréquence donnée, comment définit-on l’indice de réfraction d’un milieu transparent ?

Comme le produit de la célérité dans le vide par celle dans le milieu.
Comme la différence entre la célérité dans le vide et celle dans le milieu.
Comme le rapport de la célérité dans le milieu à celle de la lumière dans le vide.
Comme le rapport de la célérité de la lumière dans le vide à sa célérité dans le milieu.

Comme le rapport de la célérité de la lumière dans le vide à sa célérité dans le milieu.

Explication

L’indice de réfraction est défini comme le rapport entre la célérité de la lumière dans le vide et sa célérité dans le milieu considéré. Le rapport inversé décrit une grandeur différente et ne correspond pas à cette définition.

8. Dans un milieu où la lumière a une célérité vv, quelle relation permet de calculer l’indice de réfraction si sa célérité dans le vide est cc ?

n=c×vn=c\times v
n=vcn=\frac{v}{c}
n=c−vn=c-v
n=cvn=\frac{c}{v}

$$n=\frac{c}{v}$$

Explication

L’indice de réfraction se calcule par le rapport de la célérité dans le vide à celle dans le milieu, soit n=cvn=\frac{c}{v}. Le rapport inversé échange les deux célérités et ne donne pas la relation de définition.

9. Quelle représentation de la lumière est utilisée en optique géométrique ?

Une représentation par des ondes décrites par leur fréquence
Une représentation par des champs variant dans l’espace
Une représentation par des rayons regroupés en faisceaux
Une représentation par des particules décrites par leur énergie

Une représentation par des rayons regroupés en faisceaux

Explication

L’optique géométrique modélise la lumière par des rayons qui suivent des trajectoires et peuvent se rassembler en faisceaux. La description par des ondes relève plutôt de l’optique ondulatoire.

10. Dans quelle situation l’optique géométrique est-elle valable ?

Lorsque la longueur d’onde est indépendante des dimensions caractéristiques
Lorsque les dimensions caractéristiques sont très inférieures à la longueur d’onde
Lorsque la longueur d’onde est du même ordre que les dimensions caractéristiques de la situation
Lorsque la longueur d’onde est très inférieure aux dimensions caractéristiques de la situation

Lorsque la longueur d’onde est très inférieure aux dimensions caractéristiques de la situation

Explication

L’optique géométrique s’applique lorsque la longueur d’onde λ\lambda est très inférieure à toute dimension caractéristique LL, soit λ≪L\lambda\ll L. Si ces dimensions sont comparables ou inférieures à la longueur d’onde, cette condition n’est pas satisfaite.

11. Comment se propage un rayon lumineux dans un milieu homogène ?

En spirale autour de la normale
En suivant une trajectoire brisée
En ligne courbe
En ligne droite

En ligne droite

Explication

Dans un milieu homogène, les rayons lumineux se propagent en ligne droite. Une trajectoire courbe ne correspond pas à cette règle de propagation.

12. Deux faisceaux lumineux se croisent dans un milieu homogène ; que deviennent leurs trajectoires après leur croisement ?

Ils se combinent pour former un faisceau unique
Ils poursuivent leur propagation sans s’influencer
Ils dévient tous deux vers la bissectrice de leur angle
Ils échangent leurs directions de propagation

Ils poursuivent leur propagation sans s’influencer

Explication

Selon l’indépendance des rayons, des rayons ou faisceaux qui se croisent ne modifient pas mutuellement leur propagation. Le croisement ne les oblige donc pas à fusionner en un faisceau unique.

13. À l’interface de deux milieux d’indices différents, quelle distinction caractérise la réflexion et la réfraction ?

La réflexion et la réfraction font toutes deux passer le rayon dans le milieu aval
La réflexion et la réfraction renvoient toutes deux le rayon dans le milieu amont
La réflexion renvoie le rayon dans le milieu amont, tandis que la réfraction le fait passer dans le milieu aval
La réflexion fait passer le rayon dans le milieu aval, tandis que la réfraction le renvoie dans le milieu amont

La réflexion renvoie le rayon dans le milieu amont, tandis que la réfraction le fait passer dans le milieu aval

Explication

Un rayon réfléchi repart dans le milieu amont, alors qu’un rayon réfracté traverse l’interface vers le milieu aval. Confondre ces phénomènes inverse le milieu dans lequel se poursuit le rayon.

14. Que produit généralement une surface non idéale lorsqu’un rayon lumineux l’atteint ?

Un rayon absorbé et un rayon diffracté
Un rayon réfracté et aucun rayon réfléchi
Un rayon réfléchi et un rayon réfracté
Deux rayons réfléchis et aucun rayon réfracté

Un rayon réfléchi et un rayon réfracté

Explication

En pratique, une surface non idéale produit généralement à la fois une réflexion et une réfraction. La réflexion totale constitue une exception, où seul le rayon réfléchi est produit.

15. Quelle relation géométrique relie le rayon réfléchi au rayon incident selon la première loi de Snell-Descartes ?

Le rayon réfléchi est perpendiculaire au rayon incident dans le plan d’incidence
Le rayon réfléchi est le symétrique du rayon incident par rapport à la normale
Le rayon réfléchi est parallèle au rayon incident et du même côté de la normale
Le rayon réfléchi est le symétrique du rayon incident par rapport à l’interface

Le rayon réfléchi est le symétrique du rayon incident par rapport à la normale

Explication

La première loi de Snell-Descartes place le rayon réfléchi symétriquement au rayon incident par rapport à la normale. Une symétrie par rapport à l’interface n’est pas la relation énoncée par cette loi.

16. Un rayon passe d’un milieu d’indice nn à un milieu d’indice n′n' ; quelle relation ses angles d’incidence ii et de réfraction i′i' vérifient-ils ?

nsin⁡(i)=n′sin⁡(i′)n\sin(i)=n'\sin(i')
ncos⁡(i)=n′cos⁡(i′)n\cos(i)=n'\cos(i')
nsin⁡(i′)=n′sin⁡(i)n\sin(i')=n'\sin(i)
ni=n′i′n i=n'i'

$$n\sin(i)=n'\sin(i')$$

Explication

La seconde loi de Snell-Descartes relie les indices et les angles par nsin⁡(i)=n′sin⁡(i′)n\sin(i)=n'\sin(i'). La relation avec les cosinus ne décrit pas cette loi.

17. Quel plan contient à la fois le rayon réfléchi et le rayon réfracté à une interface ?

Le plan de l’interface, défini par les deux milieux
Un plan parallèle à l’interface et contenant le rayon incident
Le plan d’incidence, défini par le rayon incident et la normale
Un plan perpendiculaire au plan d’incidence et contenant la normale

Le plan d’incidence, défini par le rayon incident et la normale

Explication

Le rayon réfléchi et le rayon réfracté appartiennent au plan d’incidence, qui contient le rayon incident et la normale. Le plan de l’interface n’est pas la définition du plan contenant ces rayons.

18. Pour deux milieux d’indices n>n′n>n', quelle relation donne l’angle limite LL lorsque l’angle réfracté atteint 90∘90^\circ ?

L=arcsin⁡(n′n)L=\arcsin\left(\frac{n'}{n}\right)
L=arcsin⁡(nn′)L=\arcsin\left(\frac{n}{n'}\right)
L=arctan⁡(n′n)L=\arctan\left(\frac{n'}{n}\right)
L=arccos⁡(n′n)L=\arccos\left(\frac{n'}{n}\right)

$$L=\arcsin\left(\frac{n'}{n}\right)$$

Explication

À l’angle limite, la loi de Snell-Descartes conduit à sin⁡L=n′n\sin L=\frac{n'}{n}, d’où la relation donnée. L’expression avec nn′\frac{n}{n'} inverse les indices et ne correspond pas à cette condition.

19. Un rayon passe d’un milieu d’indice nn vers un milieu d’indice n′n', avec n>n′n>n', et son angle d’incidence dépasse l’angle limite. Que se produit-il ?

Le rayon est réfracté le long de l’interface sans réflexion.
Le rayon subit une réflexion totale à l’interface.
Le rayon traverse l’interface en conservant son angle d’incidence.
Le rayon est réfracté avec un angle inférieur à l’angle limite.

Le rayon subit une réflexion totale à l’interface.

Explication

Lorsque i>Li>L dans le passage d’un milieu plus réfringent vers un milieu moins réfringent, le rayon subit une réflexion totale. Une réfraction avec un angle inférieur à l’angle limite ne décrit pas le comportement au-delà de cette limite.

20. Que stipule le principe de Fermat pour la trajectoire suivie par la lumière entre deux points ?

La durée du parcours est stationnaire, et généralement minimale.
La trajectoire minimise nécessairement sa courbure dans chaque milieu.
La longueur du parcours est maximale, quelle que soit la vitesse.
La vitesse de la lumière est identique dans tous les milieux traversés.

La durée du parcours est stationnaire, et généralement minimale.

Explication

Le principe de Fermat caractérise la trajectoire lumineuse par une durée de parcours stationnaire, généralement minimale. La minimisation porte sur le temps de parcours, et non sur la courbure de la trajectoire.

21. Quel ensemble de phénomènes le principe de Fermat permet-il d’expliquer en optique ?

La polarisation par réflexion et la dispersion des couleurs dans un prisme.
L’émission lumineuse par les atomes et l’absorption dans les matériaux.
La propagation dans les milieux hétérogènes et les lois de réflexion et de réfraction.
La diffraction par les ouvertures et l’interférence entre ondes lumineuses.

La propagation dans les milieux hétérogènes et les lois de réflexion et de réfraction.

Explication

Le principe de Fermat explique la propagation des rayons dans les milieux hétérogènes ainsi que les lois de réflexion et de réfraction de Snell-Descartes. La diffraction et l’interférence relèvent d’autres descriptions des phénomènes lumineux.

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Quelle dualité caractérise la lumière ?

Elle est à la fois une onde électromagnétique et un ensemble de photons.

Quelles expériences manifestent le caractère ondulatoire de la lumière ?

La diffraction et les interférences.

Quelle expérience manifeste le caractère corpusculaire de la lumière ?

L’effet photoélectrique.

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