QCM : Mammites chez les vaches laitières (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle affection définit une mammite chez une vache laitière ?

Une obstruction du sphincter du trayon, souvent due à une inflammation bactérienne de la peau
Une inflammation de la mamelle, souvent due à une bactérie entrée par le sphincter du trayon
Une inflammation générale de l’animal, souvent due à une bactérie entrée par les voies respiratoires
Une diminution de la production laitière, souvent due à une bactérie entrée par le sphincter du trayon

Une inflammation de la mamelle, souvent due à une bactérie entrée par le sphincter du trayon

Explication

Une mammite est une inflammation de la mamelle, le plus souvent provoquée par une bactérie qui pénètre par le sphincter du trayon. La baisse de production est un effet possible, l’obstruction désigne une autre atteinte et l’inflammation générale ne définit pas la mammite.

2. Lors de l’examen d’une vache, la mamelle est gonflée, ferme, rouge, chaude et douloureuse. À quels signes cette observation correspond-elle ?

Aux signes généraux d’atteinte de l’animal
Aux signes locaux inflammatoires de la mamelle
À l’augmentation des cellules sans signe apparent
Aux modifications de l’aspect et de la consistance du lait

Aux signes locaux inflammatoires de la mamelle

Explication

Le gonflement, le durcissement, la rougeur, la chaleur et la douleur sont des signes locaux d’inflammation de la mamelle. La fièvre et la perte d’appétit sont des signes généraux, tandis que les caillots et la hausse des cellules concernent le lait.

3. À la traite, le lait d’une vache présente des caillots et une couleur inhabituelle. Quel changement associé à une mammite ces observations illustrent-elles ?

Une modification de l’aspect et de la consistance du lait
Une fièvre accompagnée d’une perte d’appétit
Un gonflement et un durcissement du tissu mammaire
Une hausse des cellules du lait sans changement de son aspect

Une modification de l’aspect et de la consistance du lait

Explication

Une mammite peut modifier l’aspect et la consistance du lait, notamment par des caillots ou un changement de couleur. Le gonflement et le durcissement sont des signes locaux, la fièvre et la perte d’appétit des signes généraux, et une hausse des cellules peut exister sans altération visible du lait.

4. Une vache ne montre aucun signe visible, mais l’analyse révèle une augmentation des cellules dans son lait. Comment caractériser cette mammite ?

Comme une mammite subclinique
Comme une mammite clinique
Comme une mammite caractérisée par des signes visibles de la mamelle
Comme une inflammation sans lien avec une mammite

Comme une mammite subclinique

Explication

La mammite subclinique ne présente pas de symptôme apparent hormis l’augmentation des cellules du lait. La forme clinique comporte des signes visibles, et l’absence de signes apparents n’exclut pas une mammite.

5. Dans un élevage, les infections semblent passer d’une vache à l’autre pendant la traite, tandis que d’autres surviennent après contact avec la litière et les bouses. Quelle distinction décrit ces deux sources ?

La traite transmet des germes du réservoir mammaire entre vaches, tandis que l’environnement apporte des germes de la litière et des bouses
La traite apporte des germes de la litière et des bouses, tandis que l’environnement transmet des germes du réservoir mammaire entre vaches
La traite apporte des germes de la peau et du sol, tandis que l’environnement transmet des germes mammaires entre vaches
La traite transmet des germes du réservoir mammaire entre vaches, tandis que l’environnement apporte des germes de l’eau et des aliments

La traite transmet des germes du réservoir mammaire entre vaches, tandis que l’environnement apporte des germes de la litière et des bouses

Explication

La contamination liée à la traite provient de germes du réservoir mammaire transmis entre vaches, alors que la contamination environnementale provient notamment de la litière et des bouses. L’inversion des réservoirs attribue chaque origine à la mauvaise voie, et l’eau ou les aliments ne sont pas les sources indiquées ici.

6. Quels germes sont associés à la contamination liée à la traite ?

E. coli, Strep. agalactiae et Entérobacter
Staph. aureus, Strep. agalactiae et Strep. uberis
Staph. aureus, Strep. agalactiae et Strep. dysgalactiae
Strep. uberis, E. coli et Strep. dysgalactiae

Staph. aureus, Strep. agalactiae et Strep. dysgalactiae

Explication

Les germes associés à la contamination par la traite comprennent Staph. aureus, Strep. agalactiae et Strep. dysgalactiae. Strep. uberis et E. coli sont associés à l’environnement, tandis qu’Entérobacter apparaît dans le tableau des microbes environnementaux.

7. Une vache entre en contact direct avec une litière contaminée, puis développe une infection mammaire. Quels germes sont associés à cette voie environnementale ?

Strep. agalactiae et Strep. dysgalactiae
Staph. aureus et Strep. agalactiae
Corynebacterium et Pseudomonas
Strep. uberis et E. coli

Strep. uberis et E. coli

Explication

Strep. uberis et E. coli sont associés à la contamination environnementale, qui peut se transmettre par contact direct. Staph. aureus et les streptocoques agalactiae et dysgalactiae sont liés à la contamination par la traite, tandis que Corynebacterium et Pseudomonas sont mentionnés avec d’autres sources écologiques.

8. Lors d’une traite, un éleveur veut repérer une mammite en associant observation, suivi individuel et test CMT. Quelle démarche correspond à ce repérage ?

Observer la traite, suivre les cellules de chaque vache et envoyer un prélèvement pour un test en laboratoire
Observer la traite, suivre les cellules du troupeau et ajouter le réactif à tous les trayons ensemble
Observer la traite, suivre les cellules de chaque vache et ajouter le réactif à la mamelle entière
Observer la traite, suivre les cellules de chaque vache et ajouter le réactif à un trayon par compartiment

Observer la traite, suivre les cellules de chaque vache et ajouter le réactif à un trayon par compartiment

Explication

Le repérage combine l’observation à la traite, le suivi des cellules de chaque vache et le test CMT ou Teepol, avec réactif ajouté à un trayon par compartiment. Le suivi du troupeau néglige l’individualisation, le réactif sur toute la mamelle ne respecte pas le protocole, et l’envoi au laboratoire confond ce test avec une analyse distincte.

9. Quelle association caractérise une mammite gangréneuse ?

Une forme grave liée à Streptococcus uberis sans toxines
Une forme grave liée à Streptococcus agalactiae et à des toxines
Une forme très grave liée à E. coli provenant des bouses
Une forme très grave liée au staphylocoque doré et à des toxines

Une forme très grave liée au staphylocoque doré et à des toxines

Explication

La mammite gangréneuse est très grave et associée au staphylocoque doré ainsi qu’à des toxines. E. coli des bouses renvoie à la mammite colibacillaire, tandis que les deux streptocoques proposés ne sont pas l’association indiquée.

10. Une vache présente un trayon rouge, gonflé et chaud ; quelques heures plus tard, il devient froid et un écoulement aqueux mêlé de sang apparaît. Quelle évolution faut-il craindre ?

Une évolution vers la nécrose après le refroidissement du trayon et l’écoulement d’eau et de sang
Une évolution vers la nécrose après le maintien de la chaleur et l’écoulement de lait caillé
Une évolution vers une mammite chronique après le refroidissement et un écoulement de lait fluide
Une évolution vers la guérison après le refroidissement et l’écoulement d’eau et de sang

Une évolution vers la nécrose après le refroidissement du trayon et l’écoulement d’eau et de sang

Explication

Dans une mammite gangréneuse, le trayon passe de rouge, gonflé et chaud à froid, avec un écoulement d’eau et de sang, avant la nécrose. Le maintien de la chaleur et les caillots décrivent d’autres signes, tandis que le refroidissement ne signifie pas une guérison.

11. Après avoir constaté une infection mammaire, un vétérinaire veut en réaliser l’analyse afin d’orienter la compréhension du cas. Que doit-il déterminer ?

La période d’apparition et le nombre de trayons atteints
La gravité des symptômes et le niveau de production laitière
Le germe responsable et l’origine de l’infection
L’antibiotique à administrer et la durée du traitement

Le germe responsable et l’origine de l’infection

Explication

Analyser une infection consiste à identifier le germe responsable et son origine. Évaluer les symptômes, choisir un traitement ou décrire le moment d’apparition ne répond pas à ces deux éléments d’analyse.

12. Une vache présente une mammite localisée à un trayon, sans indication dans le cas de symptômes généraux. Où les antibiotiques locaux sont-ils administrés ?

Dans le trayon infecté
Dans tous les trayons de la vache
Dans une veine de la vache
Sur la peau de la mamelle

Dans le trayon infecté

Explication

Les antibiotiques locaux sont administrés dans le ou les trayons infectés. Une injection veineuse relève de la voie générale, traiter tous les trayons ignore la localisation décrite, et l’application sur la peau n’est pas la voie locale indiquée.

13. Une vache atteinte de mammite présente aussi des symptômes généraux. Quelle voie d’antibiothérapie est indiquée dans cette situation ?

Une voie générale, uniquement après la guérison des symptômes
Une voie locale, directement dans le trayon atteint
Une voie générale, veineuse ou musculaire
Une voie cutanée, sur la peau de la mamelle

Une voie générale, veineuse ou musculaire

Explication

La présence de symptômes généraux justifie une antibiothérapie par voie générale, veineuse ou musculaire. L’administration dans le trayon correspond au traitement local, la voie cutanée n’est pas celle décrite, et attendre la disparition des symptômes inverse la règle.

14. Sur une exploitation, un kit rapide est utilisé pour guider le choix d’un antibiotique contre un germe identifié. Quel résultat peut fournir l’antibiogramme, et dans quel délai le kit peut-il répondre ?

La molécule à laquelle le germe est sensible, en 48 heures
La molécule à laquelle le germe est sensible, en 24 heures
La quantité de bactéries résistantes, en une semaine
L’origine de l’infection, en 24 heures

La molécule à laquelle le germe est sensible, en 24 heures

Explication

L’antibiogramme indique à quelle molécule le germe est sensible ; les kits rapides disponibles sur l’exploitation donnent une réponse en 24 heures. Identifier l’origine ou mesurer la quantité de bactéries résistantes n’est pas le résultat décrit, et le délai de 48 heures ne correspond pas au kit rapide.

15. À partir de 2022, un élevage envisage de traiter systématiquement toutes les vaches au tarissement. Quelle pratique est conforme à la règle européenne décrite ?

Traiter systématiquement les animaux du troupeau présentant le même niveau de production
Interdire tout traitement antibiotique au tarissement, même ciblé selon le statut de l’animal
Poursuivre l’usage systématique et adapter la dose selon le statut de chaque animal
Renoncer à l’usage systématique et cibler les traitements selon le statut de chaque animal

Renoncer à l’usage systématique et cibler les traitements selon le statut de chaque animal

Explication

Depuis 2022, le règlement européen interdit l’usage systématique des antibiotiques au tarissement et prévoit des traitements ciblés selon le statut de l’animal. Maintenir le traitement systématique ne respecte pas cette règle, qui n’interdit pas les traitements ciblés ; le niveau de production ne remplace pas le statut individuel.

16. Dans un élevage où les mammites environnementales augmentent, quelle mesure de prévention agit sur les principaux facteurs du bâtiment ?

Remplacer les manchons et contrôler le niveau de vide de la machine
Réserver une lavette individuelle et nettoyer les trayons avant la traite
Maintenir propres les couchages, réduire la densité et maîtriser l’ambiance
Désinfecter le faisceau trayeur et tirer les premiers jets à chaque traite

Maintenir propres les couchages, réduire la densité et maîtriser l’ambiance

Explication

La prévention des mammites environnementales repose sur la propreté du bâtiment, surtout des couchages, une densité limitée et une bonne maîtrise de l’humidité, de la température et de la ventilation. La lavette concerne la préparation des trayons, le faisceau concerne la transmission à la traite et les manchons relèvent de l’entretien de la machine.

17. Après la traite, une vache cherche à se coucher immédiatement. Combien de temps faut-il l’en empêcher pour laisser le sphincter se refermer ?

Environ 24 heures
Environ 30 minutes
Environ 5 minutes
Environ 60 minutes

Environ 30 minutes

Explication

Il faut empêcher la vache de se coucher pendant les 30 minutes suivant la traite afin de laisser le sphincter se refermer. Cinq minutes raccourcit le délai, 60 minutes le prolonge et 24 heures confond ce geste avec un intervalle de gestion différent.

18. Un éleveur prépare successivement plusieurs vaches pour la traite. Quelle pratique respecte la préparation individuelle recommandée ?

Désinfecter le faisceau après chaque animal à la place du nettoyage des trayons
Nettoyer les trayons avec une lavette réservée à l’ensemble de la séance
Nettoyer les trayons avec une lavette ou une poignée de paille de bois par animal
Nettoyer les trayons avec une lavette commune à tout le troupeau

Nettoyer les trayons avec une lavette ou une poignée de paille de bois par animal

Explication

La préparation individuelle associe le nettoyage des trayons à l’utilisation d’une lavette ou d’une poignée de paille de bois par animal. La lavette commune ou réservée à toute la séance n’est pas individuelle, et la désinfection du faisceau ne remplace pas le nettoyage des trayons.

19. Un troupeau a fait passer 2 500 animaux sur ses manchons en caoutchouc. Quelle intervention d’entretien faut-il prévoir ?

Remplacer les manchons après 5 000 animaux
Nettoyer le circuit de traite
Contrôler le niveau de vide de la machine
Remplacer les manchons en caoutchouc

Remplacer les manchons en caoutchouc

Explication

Les manchons en caoutchouc doivent être changés tous les 2 500 animaux. Le nettoyage du circuit se fait après chaque traite, tandis que 5 000 animaux double le seuil indiqué et que le contrôle du vide est une autre opération d’entretien.

20. Après une période de stress marqué, une vache paraît plus vulnérable aux infections. Quel effet du stress sur ses défenses faut-il retenir ?

Il affaiblit le système immunitaire
Il rend les défenses moins performantes uniquement pendant la transition alimentaire
Il maintient les défenses au même niveau
Il renforce le système immunitaire

Il affaiblit le système immunitaire

Explication

Le stress affaiblit le système immunitaire des vaches, ce qui peut accroître leur vulnérabilité. Le renforcement inverse cet effet, tandis que la baisse temporaire liée au vêlage et à la transition alimentaire est un mécanisme distinct.

21. Une vache vient de vêler et traverse une transition alimentaire. Comment évoluent temporairement ses défenses immunitaires ?

Elles sont diminuées de façon permanente
Elles sont temporairement moins performantes
Elles restent inchangées pendant cette période
Elles sont temporairement plus performantes

Elles sont temporairement moins performantes

Explication

Le vêlage et la transition alimentaire rendent les défenses immunitaires moins performantes pendant un temps. Une amélioration inverse le sens de l’effet, l’absence de changement le nie et une baisse permanente ignore son caractère temporaire.

22. Un éleveur cherche à soutenir la résistance de ses vaches par leur alimentation. Quel choix est le plus approprié ?

Distribuer une ration pauvre en vitamine E et en sélénium
Distribuer une ration équilibrée
Distribuer une ration pauvre en énergie
Maintenir une ration déséquilibrée malgré les besoins

Distribuer une ration équilibrée

Explication

Une ration équilibrée contribue à la résistance des animaux. Une ration pauvre en énergie, en vitamine E ou en sélénium diminue les défenses immunitaires, et les mesures d’hygiène relèvent d’un autre volet de prévention.

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Qu’est-ce qu’une mammite ?

Une inflammation de la mamelle.

Quelle maladie est la plus coûteuse en élevage laitier ?

La mammite.

Quel est le coût approximatif d’une mammite en élevage laitier ?

Environ 230 €.

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