QCM : Mésappariements et réparation de l’ADN (28 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition d’un mésappariement :

Une mutation fixée et héritable correspond à un mésappariement transitoire.
Un mésappariement désigne une paire respectant la complémentarité des bases.
Un mésappariement survient dans un acide nucléique constitué de deux brins.
Un mésappariement peut constituer une anomalie potentiellement réversible.
Un mésappariement associe des bases qui ne respectent pas Watson et Crick.

Un mésappariement survient dans un acide nucléique constitué de deux brins. · Un mésappariement peut constituer une anomalie potentiellement réversible. · Un mésappariement associe des bases qui ne respectent pas Watson et Crick.

Explication

Un mésappariement est une association de bases non conforme à la complémentarité de Watson et Crick dans un acide nucléique double brin. Il peut être réversible, contrairement à une mutation fixée et héritable. Une mutation fixée n’est donc pas un mésappariement transitoire, et une paire complémentaire ne définit pas cette anomalie.

2. La réparation de l’ADN contribue à la stabilité du génome en :

Limitant les conséquences des erreurs de réplication.
Contribuant à préserver l’intégrité du génome face aux agents mutagènes.
Transformant les dommages de l’ADN en mutations héréditaires.
Permettant une transmission fidèle de l’information génétique.
Remplaçant les mécanismes de réplication lors de chaque division cellulaire.

Limitant les conséquences des erreurs de réplication. · Contribuant à préserver l’intégrité du génome face aux agents mutagènes. · Permettant une transmission fidèle de l’information génétique.

Explication

La réparation de l’ADN favorise la transmission fidèle de l’information et la stabilité du génome. Elle agit notamment contre les erreurs de réplication et les agents mutagènes. Elle ne remplace pas la réplication et ne transforme pas les dommages en mutations héréditaires.

3. Parmi les conséquences possibles d’un défaut de réparation de l’ADN, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Un défaut de réparation peut favoriser la mort cellulaire.
Il peut contribuer au vieillissement cellulaire.
Il réduit le risque de pathologies génétiques acquises.
Il peut participer à des pathologies génétiques constitutionnelles.
Il entraîne une protection accrue contre les cancers.

Un défaut de réparation peut favoriser la mort cellulaire. · Il peut contribuer au vieillissement cellulaire. · Il peut participer à des pathologies génétiques constitutionnelles.

Explication

Un défaut des systèmes de réparation peut favoriser la mort cellulaire et le vieillissement. Il peut aussi contribuer à des pathologies génétiques constitutionnelles, acquises, ainsi qu’à certains cancers. Il n’assure donc pas une protection accrue contre les cancers et ne diminue pas le risque pathologique.

4. Concernant les types de mésappariements, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Un mésappariement simple implique une seule paire de bases mal appariée.
Une boucle d’insertion-délétion concerne une paire unique sans base non appariée.
La distinction dépend notamment du nombre de bases concernées.
Une boucle d’insertion-délétion peut contenir plusieurs bases non appariées.
Les bases non appariées d’une boucle forment une structure en boucle.

Un mésappariement simple implique une seule paire de bases mal appariée. · La distinction dépend notamment du nombre de bases concernées. · Une boucle d’insertion-délétion peut contenir plusieurs bases non appariées. · Les bases non appariées d’une boucle forment une structure en boucle.

Explication

Le mésappariement simple correspond à une seule paire de bases mal appariée. Une boucle d’insertion-délétion implique une ou plusieurs bases non appariées formant une boucle. Elle ne se limite donc pas à une paire unique sans base non appariée.

5. À propos des microsatellites, quelles sont les propositions exactes ?

Les répétitions d’un microsatellite peuvent atteindre vingt occurrences.
Un microsatellite est une courte séquence répétée en tandem.
Un microsatellite correspond à une séquence unique non répétée.
Ses motifs sont répétés deux à quatre fois dans le génome.
Ses motifs comportent généralement de 1 à 6-10 nucléotides.

Les répétitions d’un microsatellite peuvent atteindre vingt occurrences. · Un microsatellite est une courte séquence répétée en tandem. · Ses motifs comportent généralement de 1 à 6-10 nucléotides.

Explication

Un microsatellite est une courte séquence d’ADN répétée en tandem, avec des motifs de 1 à 6-10 nucléotides. Ces motifs sont répétés généralement 5 à 20 fois. Il ne s’agit donc ni d’une séquence unique ni d’une répétition limitée à deux à quatre occurrences.

6. Lors de la réplication, les erreurs des ADN polymérases peuvent résulter :

D’une incorporation incorrecte d’un nucléotide.
D’une correction complète des erreurs avant leur persistance.
De formes tautomères mineures des bases azotées.
D’une défaillance de la relecture 3’→5’.
D’une relecture 3’→5’ particulièrement efficace.

D’une incorporation incorrecte d’un nucléotide. · De formes tautomères mineures des bases azotées. · D’une défaillance de la relecture 3’→5’.

Explication

Les erreurs des ADN polymérases peuvent provenir d’une mauvaise incorporation, de formes tautomères mineures ou d’une relecture 3’→5’ imparfaite. Une relecture efficace corrige les erreurs, tandis que sa défaillance les laisse persister. Une correction complète ne constitue donc pas une origine d’erreur.

7. Concernant les conséquences de la désamination des bases azotées :

La désamination de la cytosine produit principalement de la thymine.
La désamination de la 5-méthylcytosine produit de la thymine.
La désamination de la 5-méthylcytosine produit principalement de l’uracile.
La désamination de la cytosine produit de l’uracile.
La désamination de la 5-méthylcytosine peut créer un mésappariement T-G.

La désamination de la 5-méthylcytosine produit de la thymine. · La désamination de la cytosine produit de l’uracile. · La désamination de la 5-méthylcytosine peut créer un mésappariement T-G.

Explication

La désamination spontanée de la cytosine produit de l’uracile, alors que celle de la 5-méthylcytosine produit de la thymine. Cette dernière peut s’apparier incorrectement avec la guanine et créer un mésappariement T-G. Les produits proposés en inversion sont donc incorrects.

8. Un dérapage réplicatif dans une séquence répétée peut conduire à :

Un appariement parfait maintenu pendant toute la synthèse.
Un désalignement des brins après décrochage de la polymérase.
Une boucle formée simultanément sur les deux brins.
Une boucle apparaissant avant tout décrochage de la polymérase.
Une absence de structure en boucle malgré le désalignement.

Un désalignement des brins après décrochage de la polymérase.

Explication

Dans une séquence répétée, la polymérase peut décrocher, ce qui entraîne un désalignement des brins. Une boucle peut alors se former sur le brin néosynthétisé ou sur le brin matrice, mais pas simultanément sur les deux brins. Le phénomène ne correspond donc ni à un appariement parfait maintenu pendant toute la synthèse, ni à une boucle apparue avant le décrochage, ni à une absence de structure en boucle.

9. Concernant la fidélité de réplication améliorée par la relecture exonucléasique :

La relecture exonucléasique intervient après la réplication pour corriger les mésappariements.
Le système MMR agit pendant la synthèse pour corriger les mésappariements.
MutSα reconnaît principalement les boucles indel d’au moins 2 nucléotides.
La relecture exonucléasique réduit environ une erreur sur 10510^5 nucléotides à une sur 10710^7.
MutSβ reconnaît les mésappariements d’un nucléotide et les boucles de 1 à 2 nucléotides.

La relecture exonucléasique réduit environ une erreur sur $$10^5$$ nucléotides à une sur $$10^7$$.

Explication

La relecture exonucléasique améliore la fidélité pendant la synthèse, en faisant passer la fréquence d’environ une erreur sur 10510^5 nucléotides à une erreur sur 10710^7 nucléotides. Le système MMR intervient après la réplication, tandis que MutSα reconnaît les mésappariements d’un nucléotide et les petites boucles de 1 à 2 nucléotides. MutSβ reconnaît principalement les boucles indel d’au moins 2 nucléotides.

10. Quelles sont les réponses exactes au sujet du fonctionnement du système MMR ?

Le système MMR incise à distance puis excise la portion d’ADN contenant l’erreur.
La région corrigée est resynthétisée puis refermée par ligature après l’excision.
Le système MMR reconnaît le mésappariement avant d’intervenir sur le brin néosynthétisé.
Le système MMR remplace directement le nucléotide erroné sans exciser de portion.
Le système MMR corrige le mésappariement pendant la synthèse initiale de l’ADN.

Le système MMR incise à distance puis excise la portion d’ADN contenant l’erreur. · La région corrigée est resynthétisée puis refermée par ligature après l’excision. · Le système MMR reconnaît le mésappariement avant d’intervenir sur le brin néosynthétisé.

Explication

Le MMR agit après la réplication : il reconnaît le mésappariement, incise le brin néosynthétisé à distance, excise la région fautive, puis la resynthétise et la ligature. Il ne fonctionne donc pas pendant la synthèse initiale et ne se limite pas au remplacement direct d’un seul nucléotide.

11. Concernant la reconnaissance des mésappariements par les complexes MutS :

MutSα est formé de MSH2 et MSH6 et reconnaît les mésappariements d’un nucléotide.
MutSβ associe MSH2 et MSH3 pour reconnaître les boucles indel d’au moins deux nucléotides.
MutSβ est formé de MSH2 et MSH6 et reconnaît les mésappariements simples.
MutSα reconnaît principalement les boucles indel comportant au moins trois nucléotides.
MutSα reconnaît également les petites boucles comportant une à deux nucléotides.

MutSα est formé de MSH2 et MSH6 et reconnaît les mésappariements d’un nucléotide. · MutSβ associe MSH2 et MSH3 pour reconnaître les boucles indel d’au moins deux nucléotides. · MutSα reconnaît également les petites boucles comportant une à deux nucléotides.

Explication

MutSα correspond à MSH2-MSH6 et reconnaît les mésappariements d’un nucléotide ainsi que les petites boucles de une à deux nucléotides. MutSβ correspond à MSH2-MSH3 et reconnaît les boucles indel d’au moins deux nucléotides ; les associations et spécificités inversées sont donc incorrectes.

12. À propos de la distinction entre lésion de l’ADN et mutation :

Une lésion de l’ADN constitue immédiatement une mutation dès son apparition cellulaire.
Une lésion devient une mutation lorsqu’elle modifie la séquence après réplication et division cellulaire.
Une réparation peut éliminer une lésion sans modifier la séquence nucléotidique.
Une modification de séquence doit être héritable pour constituer une mutation au sens défini.
Une lésion de l’ADN correspond à une altération structurale ou chimique potentiellement réparable.

Une lésion devient une mutation lorsqu’elle modifie la séquence après réplication et division cellulaire. · Une réparation peut éliminer une lésion sans modifier la séquence nucléotidique. · Une modification de séquence doit être héritable pour constituer une mutation au sens défini. · Une lésion de l’ADN correspond à une altération structurale ou chimique potentiellement réparable.

Explication

Une lésion est une altération structurale ou chimique potentiellement réversible par réparation. Elle ne devient une mutation que si elle entraîne, après réplication et division, une modification de séquence héritable ; elle peut donc être réparée sans changement de séquence et n’est pas immédiatement une mutation.

13. Les principales catégories de lésions de l’ADN comprennent :

Les cassures simple ou double brin font partie des lésions majeures de l’ADN.
Les erreurs de traduction et les anomalies de transcription sont des lésions structurales de l’ADN.
Les dimères de pyrimidines et les adduits appartiennent aux lésions de l’ADN.
Les désaminations, lésions oxydatives et pertes de bases sont des lésions de l’ADN.
Les pontages intra- et interbrins peuvent constituer des lésions de l’ADN.

Les cassures simple ou double brin font partie des lésions majeures de l’ADN. · Les dimères de pyrimidines et les adduits appartiennent aux lésions de l’ADN. · Les désaminations, lésions oxydatives et pertes de bases sont des lésions de l’ADN. · Les pontages intra- et interbrins peuvent constituer des lésions de l’ADN.

Explication

Les lésions répertoriées comprennent les cassures, les pontages, les dimères de pyrimidines, les adduits, les désaminations, les lésions oxydatives et les pertes de bases. Les erreurs de traduction et les anomalies de transcription ne sont pas des lésions structurales de l’ADN dans cette classification.

14. Concernant les causes endogènes des lésions de l’ADN, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les lésions endogènes résultent principalement d’expositions environnementales extérieures.
La recombinaison et la transposition figurent parmi les processus endogènes concernés.
Les erreurs de réplication peuvent produire des lésions endogènes de l’ADN.
Les rayons UV représentent une cause cellulaire endogène de lésions de l’ADN.
Les espèces réactives de l’oxygène et les hydrolyses spontanées peuvent provoquer ces lésions.

La recombinaison et la transposition figurent parmi les processus endogènes concernés. · Les erreurs de réplication peuvent produire des lésions endogènes de l’ADN. · Les espèces réactives de l’oxygène et les hydrolyses spontanées peuvent provoquer ces lésions.

Explication

Les lésions endogènes proviennent de processus cellulaires tels que les erreurs de réplication, la recombinaison, la transposition, les espèces réactives de l’oxygène et les hydrolyses spontanées. Les expositions environnementales, notamment les UV, relèvent de causes exogènes et non endogènes.

15. Un agent atteint préférentiellement l’ADN par l’un des mécanismes suivants :

Les radiations ionisantes provoquent des cassures simple et double brin.
La chaleur favorise principalement les pertes de bases dans l’ADN.
Les rayons UV provoquent principalement la formation de dimères de thymine.
Les rayons UV provoquent principalement des cassures double brin.
La chaleur produit principalement des dimères de thymine dans l’ADN.

Les radiations ionisantes provoquent des cassures simple et double brin. · La chaleur favorise principalement les pertes de bases dans l’ADN. · Les rayons UV provoquent principalement la formation de dimères de thymine.

Explication

Les UV induisent principalement des dimères de thymine, les radiations ionisantes des cassures simple et double brin, et la chaleur des pertes de bases. Les cassures double brin ne sont donc pas la lésion principale des UV, et les dimères de thymine ne sont pas l’effet principal de la chaleur.

16. Une lésion de l’ADN peut avoir les conséquences cellulaires suivantes :

La réparation fidèle permet de restaurer l’ADN sans créer de nouvelle mutation.
Une lésion irréparable peut entraîner la mort de la cellule concernée.
Une lésion peut être réparée sans modification de la séquence nucléotidique.
Le devenir cellulaire dépend notamment de la réparabilité de la lésion.
Une réparation infidèle peut transformer une lésion en mutation stable.

La réparation fidèle permet de restaurer l’ADN sans créer de nouvelle mutation. · Une lésion irréparable peut entraîner la mort de la cellule concernée. · Une lésion peut être réparée sans modification de la séquence nucléotidique. · Le devenir cellulaire dépend notamment de la réparabilité de la lésion. · Une réparation infidèle peut transformer une lésion en mutation stable.

Explication

Une lésion peut être réparée fidèlement sans modifier la séquence, réparée de façon infidèle et devenir une mutation, ou conduire à la mort cellulaire si elle est irréparable. La réparabilité conditionne donc le devenir de la cellule.

17. Concernant la désamination des cytosines méthylées :

Elle favorise les substitutions de type C:G vers T:A.
Environ 3 % des cytosines humaines sont méthylées en position 5.
La méthylation en position 5 contribue à faire de cette désamination une source majeure de substitutions.
La désamination de la 5-méthylcytosine produit une thymine.
La désamination de la 5-méthylcytosine produit principalement de l’uracile.

Elle favorise les substitutions de type C:G vers T:A. · Environ 3 % des cytosines humaines sont méthylées en position 5. · La méthylation en position 5 contribue à faire de cette désamination une source majeure de substitutions. · La désamination de la 5-méthylcytosine produit une thymine.

Explication

La désamination de la 5-méthylcytosine produit une thymine et favorise les substitutions C:G vers T:A. Environ 3 % des cytosines humaines sont méthylées en position 5, ce qui contribue à l’importance de ce mécanisme ; l’uracile provient de la désamination de la cytosine non méthylée.

18. Concernant les étapes générales de la réparation de l’ADN, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les systèmes de réparation détectent la lésion avant de recruter les protéines nécessaires.
La séquence réparée est finalement stabilisée par ligature de l’ADN.
La ligature de l’ADN précède l’excision de la région endommagée.
La région altérée est excisée avant la resynthèse du brin d’ADN.
La resynthèse du brin intervient avant la détection du dommage initial.

Les systèmes de réparation détectent la lésion avant de recruter les protéines nécessaires. · La séquence réparée est finalement stabilisée par ligature de l’ADN. · La région altérée est excisée avant la resynthèse du brin d’ADN.

Explication

Les systèmes détectent le dommage, recrutent les protéines nécessaires, puis excisent la région altérée. Le brin est ensuite resynthétisé et l’ADN ligaturé ; la ligature ne précède donc pas l’excision et la resynthèse ne précède pas la détection.

19. Parmi les propositions suivantes concernant les voies générales de réparation de l’ADN, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La réparation des cassures simple brin appartient aux mécanismes de réplication.
La réparation directe fait partie des principales voies de réparation de l’ADN.
La réparation des cassures double brin repose sur le BER et le NER.
Le MMR et le NER désignent une seule voie de réparation des lésions.
La recombinaison homologue et le NHEJ concernent les cassures simple brin.

La réparation directe fait partie des principales voies de réparation de l’ADN.

Explication

La réparation directe figure parmi les principales voies, avec le MMR, le BER, le NER et les réparations des cassures simple ou double brin. Le BER et le NER ne remplacent pas les voies des cassures double brin, et HR comme NHEJ concernent les cassures double brin.

20. À propos de la réparation directe de l’ADN :

La réparation directe correspond au mécanisme caractéristique du NER.
La réparation directe inverse une lésion sans exciser la séquence d’ADN.
Le mécanisme corrige la lésion sans passer par une excision nucléotidique.
MGMT peut déméthyler directement la O6-méthylguanine.
La réparation directe retire une portion d’ADN autour de la lésion.

La réparation directe inverse une lésion sans exciser la séquence d’ADN. · Le mécanisme corrige la lésion sans passer par une excision nucléotidique. · MGMT peut déméthyler directement la O6-méthylguanine.

Explication

La réparation directe inverse la lésion sans excision d’ADN, notamment grâce à MGMT pour la O6-méthylguanine. L’excision d’une portion d’ADN caractérise plutôt le BER ou le NER, et la réparation directe ne correspond pas au NER.

21. Concernant les étapes du BER, quelles sont les réponses exactes au sujet de ce mécanisme ?

Une ADN glycosylase reconnaît la base lésée au début du BER.
Le BER crée un site AP après le retrait de la base endommagée.
Le BER commence par l’ouverture de la double hélice sur une longue région.
APE1 clive le site AP formé pendant la réparation par excision de base.
Une endonucléase NER excise une trentaine de nucléotides du brin lésé.

Une ADN glycosylase reconnaît la base lésée au début du BER. · Le BER crée un site AP après le retrait de la base endommagée. · APE1 clive le site AP formé pendant la réparation par excision de base.

Explication

Le BER débute par la reconnaissance de la base lésée par une ADN glycosylase, suivie de la création d’un site AP. APE1 clive ce site, puis une polymérase comble l’espace et une ligase termine la réparation ; l’excision d’une trentaine de nucléotides et l’ouverture étendue relèvent du NER.

22. Les caractéristiques des lésions principalement réparées par le BER comprennent :

Les cassures double brin sont réparées principalement par le BER.
Les désaminations et les alkylations peuvent être corrigées par le BER.
Les dimères de thymine induits par les UV représentent la cible principale du BER.
Le BER prend en charge des lésions de bases peu déformantes pour l’ADN.
Les oxydations peuvent constituer des lésions réparées par le BER.

Les désaminations et les alkylations peuvent être corrigées par le BER. · Le BER prend en charge des lésions de bases peu déformantes pour l’ADN. · Les oxydations peuvent constituer des lésions réparées par le BER.

Explication

Le BER répare principalement les petites lésions de bases qui ne déforment pas fortement l’ADN, notamment les oxydations. Les désaminations et les alkylations relèvent aussi du BER, tandis que les dimères de thymine et les cassures double brin ne constituent pas ses cibles principales.

23. Un dommage déformant fortement la double hélice est observé dans l’ADN. Concernant sa réparation par NER, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le NER reconnaît une lésion qui déforme la structure de l’ADN.
La région retirée est réparée sans resynthèse ni ligature ultérieures.
Le NER retire une base isolée grâce à une ADN glycosylase.
La double hélice est ouverte avant l’excision de la région lésée.
Environ 20 à 32 nucléotides du brin lésé peuvent être excisés.

Le NER reconnaît une lésion qui déforme la structure de l’ADN. · La double hélice est ouverte avant l’excision de la région lésée. · Environ 20 à 32 nucléotides du brin lésé peuvent être excisés.

Explication

Le NER reconnaît les lésions déformant l’ADN, ouvre la double hélice et excise environ 20 à 32 nucléotides du brin lésé. Une base isolée retirée par glycosylase relève du BER, et le NER est suivi d’une resynthèse puis d’une ligature.

24. Concernant les étapes de la recombinaison homologue, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La recombinaison homologue commence par la reconnaissance de la cassure double brin.
La résolution intervient avant la ligature finale de l’ADN réparé.
La réparation progresse sans recherche d’une séquence homologue.
La recombinaison homologue rapproche puis ligature directement les extrémités cassées.
L’invasion d’une chromatide sœur intervient après la recherche d’homologie.

La recombinaison homologue commence par la reconnaissance de la cassure double brin. · La résolution intervient avant la ligature finale de l’ADN réparé. · L’invasion d’une chromatide sœur intervient après la recherche d’homologie.

Explication

La recombinaison homologue comprend la reconnaissance de la cassure, la résection, la recherche d’homologie et l’invasion d’une chromatide sœur. Elle comporte ensuite une synthèse, une résolution puis une ligature ; elle ne fonctionne donc pas sans homologie et ne ligature pas directement les extrémités comme le NHEJ.

25. Parmi les propositions suivantes concernant la recombinaison homologue, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La recombinaison homologue intervient principalement pendant les phases S et G2.
La recombinaison homologue est principalement active pendant la phase G1.
Le NHEJ fournit la matrice homologue utilisée par la recombinaison homologue.
Ce mécanisme constitue généralement une réparation fidèle de l’ADN.
La recombinaison homologue utilise une chromatide sœur comme matrice.

La recombinaison homologue intervient principalement pendant les phases S et G2. · Ce mécanisme constitue généralement une réparation fidèle de l’ADN. · La recombinaison homologue utilise une chromatide sœur comme matrice.

Explication

La recombinaison homologue utilise une chromatide sœur comme matrice et permet une réparation fidèle, principalement pendant les phases S et G2. Elle n’est donc pas principalement active en G1, et le NHEJ ne fournit pas sa matrice homologue.

26. Une cassure double brin doit être réparée en l’absence de matrice homologue. Concernant le NHEJ :

Ku70-Ku80 reconnaît les extrémités cassées au début du NHEJ.
Le NHEJ excise environ 20 à 32 nucléotides avant la ligature.
Le NHEJ réalise une synthèse guidée par une chromatide homologue.
Le NHEJ nécessite une recherche d’homologie avant de rapprocher les extrémités.
Le NHEJ utilise une chromatide sœur comme matrice de réparation.

Ku70-Ku80 reconnaît les extrémités cassées au début du NHEJ.

Explication

Le NHEJ reconnaît les extrémités cassées grâce à Ku70-Ku80, les aménage si nécessaire, puis les rapproche et les ligature sans matrice homologue. L’utilisation d’une chromatide sœur, la recherche d’homologie et l’excision de plusieurs nucléotides caractérisent d’autres mécanismes.

27. Concernant le syndrome de Lynch, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il résulte d’une mutation constitutionnelle touchant notamment un gène MMR.
Il prédispose principalement aux cancers cutanés apparaissant après exposition aux UV.
Il correspond à une mutation constitutionnelle d’un gène impliqué dans la recombinaison homologue.
Il est lié à une anomalie acquise limitée aux cellules d’une tumeur colorectale.
Il concerne principalement les gènes codant les protéines de réparation des cassures simple brin.

Il résulte d’une mutation constitutionnelle touchant notamment un gène MMR.

Explication

Le syndrome de Lynch résulte d’une mutation constitutionnelle d’un gène MMR, notamment MSH2, MSH6, MLH1 ou PMS2. La recombinaison homologue concerne plutôt BRCA1/2, les cancers cutanés après UV évoquent le xeroderma pigmentosum, et les autres propositions attribuent à tort le syndrome à une anomalie acquise ou à la réparation des cassures simple brin.

28. Parmi les propositions suivantes concernant le déficit MMR, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le déficit MMR concerne un système de réparation distinct de la recombinaison homologue.
Les profils STR restent identiques entre le tissu normal et le tissu tumoral atteint.
Cette instabilité peut être recherchée dans les tumeurs par analyse des profils de taille des STR.
Il peut entraîner une instabilité des séquences microsatellites.
L’instabilité des microsatellites correspond à des mutations constitutionnelles de BRCA1 ou BRCA2.

Le déficit MMR concerne un système de réparation distinct de la recombinaison homologue. · Cette instabilité peut être recherchée dans les tumeurs par analyse des profils de taille des STR. · Il peut entraîner une instabilité des séquences microsatellites.

Explication

Un déficit MMR peut provoquer une instabilité des microsatellites, détectable par la comparaison des tailles des STR entre tissu normal et tissu tumoral. Le système MMR est distinct de la recombinaison homologue, tandis que des profils STR identiques ne caractérisent pas cette instabilité et que BRCA1/2 n’en sont pas la cause.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 62 flashcards sur Mésappariements et réparation de l’ADN.

Qu'est-ce qu'un mésappariement dans un acide nucléique double brin ?

Un appariement de bases azotées qui ne respecte pas la complémentarité de Watson et Crick.

Quel est le rôle principal de la réparation de l'ADN ?

Maintenir la stabilité du génome en assurant la transmission fidèle de l'information.

Quelles conséquences peut avoir un défaut des systèmes de réparation de l'ADN ?

Favoriser la mort cellulaire, le vieillissement et des pathologies génétiques.

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