QCM : Méthodes expérimentales en biologie (41 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une équipe observe directement un tissu, prélève d’autres cellules pour les étudier et cultive une lignée :

L’observation directement dans le tissu correspond à une démarche in situ.
Une expérience menée hors d’un organisme, sur des cellules en culture, est dite in vivo.
Les lignées cellulaires se divisent pendant une durée limitée, contrairement aux cellules primaires.
Les cellules primaires prélevées chez un animal ont une durée de vie limitée.
Une expérience réalisée dans l’animal entier est dite ex vivo.

L’observation directement dans le tissu correspond à une démarche in situ. · Les cellules primaires prélevées chez un animal ont une durée de vie limitée.

Explication

L’observation sur place dans le tissu est in situ, et les cellules primaires ont une durée de vie limitée. Une expérience dans l’animal entier est in vivo, une culture hors organisme est in vitro, et ce sont les lignées qui se divisent indéfiniment.

2. Une équipe compare une transfection non virale, une expression plasmidique temporaire et plusieurs éléments d’un plasmide :

La transfection introduit de l’ADN ou de l’ARN par un moyen non viral.
Dans le plasmide, AmpR sert à sélectionner les bactéries porteuses.
Le promoteur détermine où et quand le gène est transcrit.
La transduction transfère le matériel génétique par un moyen non viral.
Une expression transitoire peut durer de 24 à 72 heures sans intégration du plasmide.

La transfection introduit de l’ADN ou de l’ARN par un moyen non viral. · Dans le plasmide, AmpR sert à sélectionner les bactéries porteuses. · Le promoteur détermine où et quand le gène est transcrit. · Une expression transitoire peut durer de 24 à 72 heures sans intégration du plasmide.

Explication

La transfection est non virale, et l’expression transitoire repose sur un plasmide non intégré, généralement exprimé pendant 24 à 72 heures. AmpR sélectionne les bactéries porteuses du plasmide et le promoteur détermine où et quand transcrire ; la transduction utilise un virus modifié.

3. Pour modifier l’expression d’une protéine et suivre son ARN messager, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Un siRNA d’environ 21 nucléotides est pris en charge par RISC, qui dégrade l’ARNm complémentaire.
Surexprimer la protéine teste si elle est suffisante, ce qui correspond à un gain de fonction.
AmpR sélectionne les cellules transfectées dans une expérience d’expression.
Un tag fusionné dans le même cadre de lecture peut former une protéine unique avec la protéine étudiée.
Le knockdown obtenu par siRNA est transitoire et dure environ trois à cinq jours.

Un siRNA d’environ 21 nucléotides est pris en charge par RISC, qui dégrade l’ARNm complémentaire. · Surexprimer la protéine teste si elle est suffisante, ce qui correspond à un gain de fonction. · Un tag fusionné dans le même cadre de lecture peut former une protéine unique avec la protéine étudiée. · Le knockdown obtenu par siRNA est transitoire et dure environ trois à cinq jours.

Explication

La surexpression teste la suffisance et relève du gain de fonction ; une fusion en phase entre l’ADNc d’intérêt et celui du tag produit une seule protéine. RISC dégrade l’ARNm complémentaire ciblé par le siRNA, dont l’effet est transitoire sur trois à cinq jours ; diminuer la protéine teste plutôt sa nécessité. AmpR sélectionne les bactéries porteuses du plasmide, tandis qu’un gène de résistance eucaryote permet de sélectionner les cellules transfectées.

4. Dans une expérience de modification génique, quelle(s) proposition(s) concernant CRISPR/Cas9 et les systèmes inductibles est/sont exacte(s) ?

L’ARN guide conduit Cas9 vers le gène cible, où la nucléase coupe l’ADN.
En TET-OFF, la doxycycline décroche le transactivateur du TRE et éteint le gène.
Après la coupure par Cas9, la réparation de l’ADN produit une délétion au site de coupure.
En TET-ON, la doxycycline favorise la fixation de rtTA au TRE et active la transcription.
Un effet off-target correspond à un effet secondaire sans lien avec la cible visée.

L’ARN guide conduit Cas9 vers le gène cible, où la nucléase coupe l’ADN. · En TET-OFF, la doxycycline décroche le transactivateur du TRE et éteint le gène. · En TET-ON, la doxycycline favorise la fixation de rtTA au TRE et active la transcription. · Un effet off-target correspond à un effet secondaire sans lien avec la cible visée.

Explication

L’ARN guide dirige Cas9 vers sa cible, et la nucléase coupe l’ADN ; la réparation est souvent imparfaite et peut créer des insertions ou des délétions, sans produire systématiquement une délétion. La doxycycline active TET-ON en favorisant la fixation de rtTA au TRE, mais éteint TET-OFF en décrochant le transactivateur ; un effet off-target n’est pas lié à la cible visée.

5. Une équipe prépare une culture cellulaire, synchronise des cellules et vérifie une lignée :

La privation de sérum bloque les cellules en G0/G1, puis sa remise permet un redémarrage synchrone.
Pour bloquer la mitose en G2/M, l’équipe utilise une privation de sérum suivie de sa remise.
Pour sélectionner une résistance, l’équipe commence par une forte dose létale du médicament.
La culture de base peut être réalisée à 37 °C, avec 5 % de CO2 et une atmosphère humide.
L’authentification d’une lignée peut être réalisée par empreinte STR.

La privation de sérum bloque les cellules en G0/G1, puis sa remise permet un redémarrage synchrone. · La culture de base peut être réalisée à 37 °C, avec 5 % de CO2 et une atmosphère humide. · L’authentification d’une lignée peut être réalisée par empreinte STR.

Explication

La culture de base associe 37 °C, 5 % de CO2 et une atmosphère humide. La privation puis la remise de sérum synchronisent le redémarrage après un blocage en G0/G1, et l’empreinte STR authentifie les lignées ; le nocodazole bloque la mitose en G2/M, tandis que la sélection débute par une faible dose non létale.

6. Pour obtenir différentes populations cellulaires, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le nocodazole dépolymérise les microtubules et bloque les cellules en G1.
Le passage sur laine de nylon retient les cellules B adhérentes et les macrophages, tandis que les lymphocytes T passent.
Une fluorescence mitochondriale stable peut être obtenue par transfection stable, puis sélection d’un clone.
Des cellules souches tumorales peuvent être triées par FACS à l’aide de marqueurs de surface.
Les cellules souches tumorales sont cultivées en sphères avec sérum, sur des plaques fortement adhérentes.

Le passage sur laine de nylon retient les cellules B adhérentes et les macrophages, tandis que les lymphocytes T passent. · Une fluorescence mitochondriale stable peut être obtenue par transfection stable, puis sélection d’un clone. · Des cellules souches tumorales peuvent être triées par FACS à l’aide de marqueurs de surface.

Explication

Le nocodazole dépolymérise les microtubules et bloque la mitose en G2/M, tandis que la privation de sérum arrête les cellules en G0/G1 avant un redémarrage synchrone lors de la remise en sérum. La laine de nylon retient les cellules B adhérentes et les macrophages, laissant passer les lymphocytes T. Une fluorescence mitochondriale stable peut être obtenue par transfection stable d’un plasmide codant une protéine fluorescente adressée aux mitochondries, puis sélection d’un clone. Les cellules souches tumorales peuvent être triées par FACS à l’aide de marqueurs de surface et cultivées en sphères sans sérum sur des plaques à très faible adhérence.

7. Pour obtenir une expression virale durable dans des cellules cibles et interpréter des clones indépendants, quelles propositions sont exactes ?

Conserver au moins deux clones indépendants aide à écarter un effet du site d’insertion.
Le surnageant récolté est ajouté aux cellules cibles sans polybrène avant l’analyse ou la sélection.
Après transfection des cellules d’emballage, le surnageant viral est récolté environ deux jours plus tard.
Les rétrovirus infectent les cellules quiescentes, alors que les lentivirus ciblent les cellules en division.
Pour produire le virus, on transfecte le plasmide viral directement dans les cellules cibles.

Conserver au moins deux clones indépendants aide à écarter un effet du site d’insertion. · Après transfection des cellules d’emballage, le surnageant viral est récolté environ deux jours plus tard.

Explication

Le plasmide viral est transfecté dans les cellules d’emballage, puis le surnageant est récolté deux jours après ; le contact avec les cellules cibles se fait avec du polybrène. Garder au moins deux clones indépendants limite l’interprétation liée au site d’insertion. Les rétrovirus ciblent les cellules en division, tandis que les lentivirus peuvent aussi infecter des cellules quiescentes.

8. Parmi les propositions suivantes concernant ce que permet le Western blot et son principe, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le Western blot renseigne sur la localisation cellulaire des protéines détectées dans l’échantillon.
Après séparation par taille, les protéines sont transférées sur une membrane puis reconnues par un anticorps spécifique.
Le Western blot compare la quantité et la taille des protéines présentes dans un échantillon.
En SDS-PAGE, les petites protéines parcourent une distance plus courte que les grosses dans le gel.
Le transfert sur membrane précède la séparation des protéines par taille dans le procédé.

Après séparation par taille, les protéines sont transférées sur une membrane puis reconnues par un anticorps spécifique. · Le Western blot compare la quantité et la taille des protéines présentes dans un échantillon.

Explication

Le Western blot compare la quantité et la taille des protéines, mais ne donne pas leur localisation cellulaire. Son principe sépare les protéines par taille, les transfère sur une membrane, puis les détecte avec un anticorps spécifique ; en SDS-PAGE, les petites protéines migrent plus loin que les grosses.

9. Un Western blot montre plusieurs bandes, dont une bande à 85 kDa et une bande LC3 qui migre plus loin. Concernant leur interprétation :

LC3-II est la forme non lipidée de LC3 et migre moins loin que LC3-I.
L’intensité d’une bande reflète la quantité relative de protéine de façon semi-quantitative.
La position d’une bande renseigne sur la taille de la protéine détectée.
L’intensité indique directement la taille de la protéine, tandis que la position indique sa quantité.
Une bande à 85 kDa peut correspondre à un fragment de PARP clivé par les caspases.

L’intensité d’une bande reflète la quantité relative de protéine de façon semi-quantitative. · La position d’une bande renseigne sur la taille de la protéine détectée. · Une bande à 85 kDa peut correspondre à un fragment de PARP clivé par les caspases.

Explication

La position indique la taille, tandis que l’intensité renseigne sur la quantité relative de manière semi-quantitative. Le fragment de PARP clivé par les caspases peut apparaître à 85 kDa ; LC3-II est au contraire la forme lipidée et migre plus loin que LC3-I.

10. Lorsqu’on sépare mitochondries et cytosol par centrifugation différentielle, quelles propositions sont exactes ?

Le fractionnement cellulaire permet d’attribuer une protéine à un compartiment donné.
Une première centrifugation vers 800 g élimine les noyaux et les débris cellulaires.
Après la centrifugation lente, le culot contient principalement le cytosol et les noyaux.
Après centrifugation vers 10 000 g, les mitochondries se retrouvent dans le surnageant.
Pour isoler les noyaux, une centrifugation lente place ceux-ci dans le surnageant.

Le fractionnement cellulaire permet d’attribuer une protéine à un compartiment donné. · Une première centrifugation vers 800 g élimine les noyaux et les débris cellulaires.

Explication

Une centrifugation vers 800 g élimine les noyaux et les débris, tandis qu’à environ 10 000 g les mitochondries forment le culot et le cytosol reste dans le surnageant. Le fractionnement sert à localiser des protéines entre compartiments; lors de la séparation noyaux-cytoplasme, les noyaux sont aussi dans le culot, et non dans le surnageant.

11. Concernant l’interprétation d’un fractionnement du cytochrome c et de la tubuline, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La présence de cytochrome c dans le cytosol traduit le maintien fermé de la membrane mitochondriale externe.
Dans une séparation P/S/T, la fraction T correspond aux dimères libres de tubuline.
La détection de cytochrome c dans le cytosol indique une apoptose engagée.
Dans une séparation P/S/T, le culot P contient les microtubules assemblés.
Dans une séparation P/S/T, le surnageant S contient les dimères libres α/β de tubuline.

La détection de cytochrome c dans le cytosol indique une apoptose engagée. · Dans une séparation P/S/T, le culot P contient les microtubules assemblés. · Dans une séparation P/S/T, le surnageant S contient les dimères libres α/β de tubuline.

Explication

Le cytochrome c cytosolique signale l’ouverture de la membrane externe mitochondriale et l’engagement de l’apoptose. La fraction P contient les microtubules assemblés, S les dimères libres α/β et T la tubuline totale; le cytosol ne traduit donc pas une membrane externe restée fermée.

12. Après cosédimentation et comparaison de fractions de tubuline avec ou sans taxol, quelles propositions sont exactes ?

La cosédimentation place les microtubules dans le surnageant après une heure à 100 000 g.
Le taxol favorise la polymérisation des microtubules avant leur ultracentrifugation.
Un déplacement de tubuline vers la fraction P indique une stabilisation des microtubules.
Un déplacement de tubuline vers la fraction S indique une stabilisation des microtubules.
Une protéine présente dans le culot seulement avec taxol se lie aux microtubules polymérisés.

Le taxol favorise la polymérisation des microtubules avant leur ultracentrifugation. · Un déplacement de tubuline vers la fraction P indique une stabilisation des microtubules. · Une protéine présente dans le culot seulement avec taxol se lie aux microtubules polymérisés.

Explication

Le taxol stabilise et polymérise les microtubules; après ultracentrifugation, ceux-ci et les protéines qui s’y fixent sont dans le culot. Une protéine culottée seulement en présence de taxol se lie aux microtubules polymérisés, et le déplacement de tubuline vers P indique une stabilisation; vers S, il indique une déstabilisation.

13. À propos de l’immunoprécipitation des protéines et de l’interprétation des interactions :

Une colocalisation démontre que deux protéines sont liées directement l’une à l’autre.
Une co-immunoprécipitation établit une interaction directe entre deux protéines.
Après capture et lavages, une IP peut être analysée par Western blot ou spectrométrie de masse.
Une IP consiste à isoler une protéine sans les molécules qui lui sont associées.
Un anticorps fixé sur des billes permet de capturer une cible à partir d’un lysat.

Après capture et lavages, une IP peut être analysée par Western blot ou spectrométrie de masse. · Un anticorps fixé sur des billes permet de capturer une cible à partir d’un lysat.

Explication

L’IP utilise un anticorps fixé aux billes pour isoler sa cible et les molécules associées depuis un lysat; après lavage et élution, l’analyse peut se faire par Western blot ou spectrométrie de masse. La colocalisation indique un même emplacement, et la co-IP un complexe, sans prouver une liaison directe.

14. Une équipe veut tester une liaison directe in vitro et vérifier ses contrôles d’IP; quelles propositions sont exactes ?

L’input d’une IP est prélevé après l’immunoprécipitation pour vérifier la quantité capturée.
Des fragments tronqués ou des mutants alanine peuvent aider à repérer la région nécessaire à une interaction.
Le GST pull-down utilise un anticorps fixé aux billes pour capturer la protéine de fusion GST-X.
L’input d’une IP correspond à une fraction de 5 à 10 % du lysat prélevée avant l’immunoprécipitation.
Une protéine de fusion GST-X fixée aux billes de glutathion peut tester une interaction avec une candidate purifiée.

Des fragments tronqués ou des mutants alanine peuvent aider à repérer la région nécessaire à une interaction. · L’input d’une IP correspond à une fraction de 5 à 10 % du lysat prélevée avant l’immunoprécipitation. · Une protéine de fusion GST-X fixée aux billes de glutathion peut tester une interaction avec une candidate purifiée.

Explication

Le GST-X s’accroche aux billes de glutathion et peut être incubé avec une protéine candidate purifiée pour tester une liaison directe. L’input est prélevé avant l’IP et représente 5 à 10 % du lysat; des fragments ou mutants alanine servent à cartographier la région impliquée. Le GST pull-down ne repose pas sur un anticorps, et l’input n’est pas prélevé après l’IP.

15. Pour déterminer si une protéine est fixée à une région d’ADN dans une cellule, quelles propositions sont exactes ?

La ChIP quantifie l’ADN associé par qPCR avec des amorces choisies pour une région protéique.
La ChIP peut déterminer si une marque d’histone est associée à une région précise de l’ADN.
La ChIP fixe les interactions protéine-ADN au formaldéhyde avant de fragmenter la chromatine.
En far-Western, la protéine B est déposée sur gel puis révélée avec un anticorps anti-A.
En far-Western, un signal anti-B après incubation avec B purifiée indique une liaison à la protéine A.

La ChIP peut déterminer si une marque d’histone est associée à une région précise de l’ADN. · La ChIP fixe les interactions protéine-ADN au formaldéhyde avant de fragmenter la chromatine. · En far-Western, un signal anti-B après incubation avec B purifiée indique une liaison à la protéine A.

Explication

La ChIP étudie la fixation d’une protéine ou d’une marque d’histone à une région précise de l’ADN; elle fixe les interactions au formaldéhyde, fragmente la chromatine, puis quantifie l’ADN associé par qPCR avec des amorces de la région étudiée. En far-Western, A est déposée et transférée, puis la membrane reçoit B purifiée et est révélée avec un anticorps anti-B.

16. Une équipe réalise une ChIP sur une région promotrice et observe un enrichissement accru. Concernant l’interprétation et la préparation de cette ChIP :

Le résultat peut être exprimé en pourcentage de l’input ou relativement au signal obtenu avec l’IgG.
La chromatine est soniquée afin d’obtenir des fragments d’ADN de 200 à 500 pb avant l’immunoprécipitation.
L’enrichissement indique une présence accrue sur la région ciblée, sans établir à lui seul une fonction biologique.
La sonication produit des fragments de chromatine de 20 à 50 pb avant l’immunoprécipitation.
Un enrichissement accru suffit à démontrer que la protéine active fonctionnellement le gène cible.

Le résultat peut être exprimé en pourcentage de l’input ou relativement au signal obtenu avec l’IgG. · La chromatine est soniquée afin d’obtenir des fragments d’ADN de 200 à 500 pb avant l’immunoprécipitation. · L’enrichissement indique une présence accrue sur la région ciblée, sans établir à lui seul une fonction biologique.

Explication

La sonication prépare des fragments de 200 à 500 pb, et les résultats se rapportent à l’input ou à l’IgG. Un enrichissement soutient une présence accrue sur la région, mais une analyse fonctionnelle complémentaire est nécessaire. La taille proposée pour les fragments est incorrecte et l’enrichissement seul ne démontre pas une fonction.

17. Parmi les propositions suivantes concernant l’immunofluorescence sur cellules fixées et l’observation confocale, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

La microscopie confocale produit des images de surface, sans permettre de reconstituer une pile tridimensionnelle.
Le diaphragme pinhole recueille la lumière provenant de plusieurs plans pour obtenir une image moins sélective.
Après fixation et saturation, l’anticorps secondaire est incubé avant l’anticorps primaire fluorescent.
La détection repose sur des anticorps marqués par une enzyme qui produit une coloration brune dans les cellules.
L’immunofluorescence emploie des anticorps marqués par des fluorochromes pour localiser une protéine ou étudier la morphologie cellulaire.

L’immunofluorescence emploie des anticorps marqués par des fluorochromes pour localiser une protéine ou étudier la morphologie cellulaire.

Explication

L’immunofluorescence utilise des anticorps associés à des fluorochromes pour localiser une cible ou examiner la morphologie. La révélation brune par enzyme relève souvent de l’immunohistochimie, tandis que l’anticorps primaire précède le secondaire. En confocale, le pinhole sélectionne la lumière du plan focal et permet des coupes optiques ainsi que des piles 3D.

18. Lors d’une analyse d’images, des signaux rouge et vert se superposent et l’équipe veut évaluer la colocalisation et quantifier un phénotype. Cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une quantification fiable prévoit au moins 100 cellules par condition, plusieurs champs et des expériences indépendantes.
Sur une coupe de tissu, l’immunohistochimie peut révéler le signal par HRP et DAB, donnant une coloration brune.
Une quantification robuste s’appuie sur un seul champ choisi après connaissance des résultats expérimentaux.
La superposition des signaux rouge et vert peut produire une apparence jaune dans l’image fusionnée.
Les coefficients de Manders et de Pearson servent à mesurer la fixation des anticorps sur les coupes tissulaires.

Une quantification fiable prévoit au moins 100 cellules par condition, plusieurs champs et des expériences indépendantes. · Sur une coupe de tissu, l’immunohistochimie peut révéler le signal par HRP et DAB, donnant une coloration brune. · La superposition des signaux rouge et vert peut produire une apparence jaune dans l’image fusionnée.

Explication

La fusion de signaux rouge et vert peut apparaître jaune, et une quantification fiable repose sur au moins 100 cellules, plusieurs champs et des expériences indépendantes. L’immunohistochimie sur tissu utilise souvent HRP et DAB, avec un signal brun. Manders et Pearson évaluent la colocalisation, non la fixation des anticorps; le choix d’un seul champ connu des résultats ne respecte pas le protocole décrit, qui prévoit aussi un comptage en aveugle.

19. Un laboratoire prépare des coupes pour observer des mitochondries et des autophagosomes en microscopie électronique à transmission. Concernant cette méthode :

La MET permet d’examiner l’ultrastructure à résolution nanométrique, notamment celle des mitochondries et des autophagosomes.
Les coupes ultrafines destinées à l’observation ont une épaisseur de 55 à 60 nm.
Après la coloration à l’acétate d’uranyle, les échantillons sont déshydratés à l’éthanol puis inclus en résine.
La préparation comprend une fixation au formaldéhyde et au glutaraldéhyde, puis une post-fixation à l’osmium.
Les coupes sont déposées sur des grilles de cuivre avant leur observation au microscope.

La MET permet d’examiner l’ultrastructure à résolution nanométrique, notamment celle des mitochondries et des autophagosomes. · Les coupes ultrafines destinées à l’observation ont une épaisseur de 55 à 60 nm. · Après la coloration à l’acétate d’uranyle, les échantillons sont déshydratés à l’éthanol puis inclus en résine. · La préparation comprend une fixation au formaldéhyde et au glutaraldéhyde, puis une post-fixation à l’osmium. · Les coupes sont déposées sur des grilles de cuivre avant leur observation au microscope.

Explication

La MET révèle l’ultrastructure à l’échelle nanométrique, notamment les mitochondries et les autophagosomes. La préparation suit la séquence de fixation, post-fixation à l’osmium, coloration à l’acétate d’uranyle, déshydratation à l’éthanol et inclusion en résine; les coupes de 55 à 60 nm sont déposées sur des grilles de cuivre.

20. Après un knockout de Drp1, une analyse en MET montre des mitochondries plus longues et certaines mitochondries enfermées dans des autophagosomes. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

L’augmentation de longueur moyenne de 0,53 à 1,26 µm après knockout de Drp1 indique une fusion accrue.
La MET examine des cellules fixées et peu nombreuses; MitoTracker, l’ADN mitochondrial ou le WB peuvent compléter l’analyse.
Une diminution du nombre de mitochondries par cellule traduit une augmentation de la masse mitochondriale.
La MET fournit une quantification portant sur un grand nombre de cellules vivantes en temps réel.
Un autophagosome contenant une mitochondrie constitue un indice de mitophagie observée en MET.

L’augmentation de longueur moyenne de 0,53 à 1,26 µm après knockout de Drp1 indique une fusion accrue. · La MET examine des cellules fixées et peu nombreuses; MitoTracker, l’ADN mitochondrial ou le WB peuvent compléter l’analyse. · Un autophagosome contenant une mitochondrie constitue un indice de mitophagie observée en MET.

Explication

Après knockout de Drp1, la longueur moyenne passe de 0,53 à 1,26 µm, ce qui indique une fusion accrue; un autophagosome contenant une mitochondrie évoque la mitophagie. La MET porte sur des cellules mortes et fixées et sur peu de cellules, d’où l’intérêt de méthodes complémentaires. Une baisse du nombre mitochondrial indique une masse moindre, et la MET n’observe pas des cellules vivantes en temps réel.

21. Un cytomètre analyse une suspension cellulaire et génère des histogrammes et des dot plots. Concernant le fonctionnement et les informations obtenues :

La cytométrie mesure cellule par cellule des propriétés de diffusion et de fluorescence sur des milliers de cellules par seconde.
Les résultats de cytométrie donnent une moyenne globale plutôt qu’une distribution des cellules analysées.
Le SSC renseigne principalement sur la taille des cellules, alors que le FSC mesure leur complexité interne.
La focalisation hydrodynamique aligne les cellules une par une devant le laser avant la détection des signaux.
Le FSC renseigne sur la taille cellulaire, tandis que le SSC informe sur la granularité et la complexité interne.

La cytométrie mesure cellule par cellule des propriétés de diffusion et de fluorescence sur des milliers de cellules par seconde. · La focalisation hydrodynamique aligne les cellules une par une devant le laser avant la détection des signaux. · Le FSC renseigne sur la taille cellulaire, tandis que le SSC informe sur la granularité et la complexité interne.

Explication

La cytométrie mesure individuellement des milliers de cellules par seconde et fournit une distribution. Le FSC renseigne sur la taille et le SSC sur la granularité ou la complexité interne; la focalisation hydrodynamique aligne les cellules devant le laser. La proposition inverse les rôles du FSC et du SSC, et la méthode produit une distribution plutôt qu’une simple moyenne.

22. Une équipe veut identifier directement les cellules en réplication et détecter une protéine intracellulaire en cytométrie : quelles démarches sont exactes ?

La BrdU identifie les cellules en phase S en se liant directement aux protéines nucléaires.
Un pulse de BrdU suivi d’un anticorps anti-BrdU repère les cellules qui répliquent leur ADN.
Pour une protéine intracellulaire, les cellules sont fixées puis perméabilisées avant le marquage.
La détection d’une protéine intracellulaire commence par l’ajout des anticorps avant fixation.
La BrdU est un analogue de la thymidine incorporé dans l’ADN pendant la phase S.

Un pulse de BrdU suivi d’un anticorps anti-BrdU repère les cellules qui répliquent leur ADN. · Pour une protéine intracellulaire, les cellules sont fixées puis perméabilisées avant le marquage. · La BrdU est un analogue de la thymidine incorporé dans l’ADN pendant la phase S.

Explication

La BrdU s’incorpore dans l’ADN pendant la phase S et sa détection par anticorps anti-BrdU identifie les cellules en réplication. Le marquage d’une protéine intracellulaire nécessite d’abord fixation et perméabilisation, puis l’application des anticorps primaire et secondaire fluorescent.

23. Pour comparer la survie clonogénique après traitement, quelle proposition est exacte ?

Les cellules traitées sont comptées immédiatement, avant la formation des colonies.
Le calcul de survie utilise l’efficacité de clonage mesurée dans l’échantillon traité.
Le protocole commence par un ensemencement à forte densité, afin d’obtenir des colonies rapidement.
La fraction de survie rapporte les colonies traitées aux cellules ensemencées multipliées par l’efficacité de clonage témoin.
Les colonies sont révélées par une coloration à l’iodure de propidium avant comptage.

La fraction de survie rapporte les colonies traitées aux cellules ensemencées multipliées par l’efficacité de clonage témoin.

Explication

La fraction de survie se calcule en divisant le nombre de colonies traitées par le produit du nombre de cellules ensemencées et de l’efficacité de clonage du témoin. Le test se déroule à faible densité, laisse les colonies se former, puis les fixe et les colore au cristal violet avant de les compter.

24. Concernant les indices expérimentaux d’apoptose :

TUNEL révèle in situ des cassures en incorporant des dUTP fluorescents aux extrémités 3′-OH.
Un pic sub-G1 correspond à des cellules dont l’ADN fragmenté est devenu hyperdiploïde.
Le clivage de la caspase-9 constitue un indice d’activation des caspases dans l’apoptose.
Après fixation et marquage à l’IP, un pic sub-G1 traduit un ADN fragmenté devenu hypodiploïde.
Le clivage de PARP en fragment de 85 kDa indique une activation des caspases.

TUNEL révèle in situ des cassures en incorporant des dUTP fluorescents aux extrémités 3′-OH. · Le clivage de la caspase-9 constitue un indice d’activation des caspases dans l’apoptose. · Après fixation et marquage à l’IP, un pic sub-G1 traduit un ADN fragmenté devenu hypodiploïde. · Le clivage de PARP en fragment de 85 kDa indique une activation des caspases.

Explication

Le pic sub-G1 reflète un contenu d’ADN inférieur à 2n après fragmentation, et TUNEL marque les cassures par ajout de dUTP aux extrémités 3′-OH grâce à TdT. Le clivage de PARP en fragment de 85 kDa et celui de la caspase-9 sont des indices d’activation des caspases ; l’ADN du pic sub-G1 est hypodiploïde, non hyperdiploïde.

25. Dans une culture traitée, la perte de ΔΨm et la libération de cytochrome c sont observées ; zVAD-fmk bloque la mort. Quelles conclusions sont exactes ?

Le blocage de la mort par zVAD-fmk indique une dépendance aux caspases.
La perte de ΔΨm concorde avec l’implication de la voie mitochondriale apoptotique.
La voie mitochondriale est étayée par l’activation de la caspase-8 après libération du cytochrome c.
La libération de cytochrome c, associée à l’activation de la caspase-9, étaye cette voie.
Le blocage par zVAD-fmk indique une dépendance à la voie des récepteurs Fas.

Le blocage de la mort par zVAD-fmk indique une dépendance aux caspases. · La perte de ΔΨm concorde avec l’implication de la voie mitochondriale apoptotique. · La libération de cytochrome c, associée à l’activation de la caspase-9, étaye cette voie.

Explication

La perte de ΔΨm et la libération du cytochrome c sont compatibles avec la voie mitochondriale, que l’activation de la caspase-9 étaye également. Si zVAD-fmk bloque la mort, celle-ci dépend des caspases ; cela ne désigne pas spécifiquement Fas, et la caspase associée à la voie mitochondriale est la caspase-9, non la caspase-8.

26. Concernant la distinction entre la voie Fas et les profils annexine V/IP :

L’annexine V marque l’iodure de propidium fixé à la surface des cellules apoptotiques précoces.
La mort induite par Tat est bloquée par le dominant négatif de FADD, comme la voie Fas.
Une cellule annexine V+/IP− présente le profil associé à l’apoptose précoce.
Un dominant négatif de FADD bloque Fas, sans bloquer la mort induite par le taxol.
Une cellule annexine V+/IP+ correspond à une apoptose tardive ou à une nécrose.

Une cellule annexine V+/IP− présente le profil associé à l’apoptose précoce. · Un dominant négatif de FADD bloque Fas, sans bloquer la mort induite par le taxol. · Une cellule annexine V+/IP+ correspond à une apoptose tardive ou à une nécrose.

Explication

Le dominant négatif de FADD bloque la voie Fas, mais ne bloque pas la mort induite par le taxol ou Tat. L’annexine V marque la phosphatidylsérine exposée : annexine V+/IP− correspond à l’apoptose précoce, tandis que le profil annexine V+/IP+ correspond à l’apoptose tardive ou à la nécrose ; elle ne marque pas l’IP.

27. Une hausse de LC3-II est mesurée avant et après ajout de chloroquine. Parmi les propositions suivantes concernant l’interprétation du flux autophagique, laquelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La chloroquine bloque la dégradation lysosomale des composants autophagiques.
Une hausse initiale de LC3-II peut refléter une formation accrue d’autophagosomes.
La bafilomycine stimule la dégradation lysosomale et réduit l’accumulation de LC3-II.
Une hausse supplémentaire de LC3-II sous chloroquine indique un flux autophagique actif.
Une hausse initiale de LC3-II démontre à elle seule un flux autophagique accru.

La chloroquine bloque la dégradation lysosomale des composants autophagiques. · Une hausse initiale de LC3-II peut refléter une formation accrue d’autophagosomes. · Une hausse supplémentaire de LC3-II sous chloroquine indique un flux autophagique actif.

Explication

Une hausse de LC3-II peut provenir soit d’une formation accrue d’autophagosomes, soit d’un blocage de leur dégradation, et ne prouve donc pas à elle seule un flux accru. La chloroquine bloque la dégradation lysosomale ; une hausse supplémentaire de LC3-II en sa présence indique un flux actif. La bafilomycine bloque aussi cette dégradation, au lieu de la stimuler.

28. Lors d’une analyse de cellules, quel ensemble d’observations soutient l’autophagie et la mitophagie ?

GFP-LC3 passe d’une distribution cytosolique diffuse à des puncta verts visibles en microscopie.
La colocalisation de LC3 avec TOM20 constitue un indice de mitophagie.
La colocalisation de LC3 avec TOM20 indique une baisse de la biogenèse par Ppargc1a.
Des puncta verts de GFP-LC3 indiquent une distribution diffuse dans le cytosol sans autophagosomes visibles.
La présence de mitochondries dans des autophagosomes en MET soutient la mitophagie.

GFP-LC3 passe d’une distribution cytosolique diffuse à des puncta verts visibles en microscopie. · La colocalisation de LC3 avec TOM20 constitue un indice de mitophagie. · La présence de mitochondries dans des autophagosomes en MET soutient la mitophagie.

Explication

La formation de puncta verts correspond au passage de GFP-LC3 d’une distribution diffuse à des autophagosomes visibles. La colocalisation LC3–TOM20 et l’observation de mitochondries dans des autophagosomes en MET constituent des indices de mitophagie ; les puncta ne décrivent pas une distribution diffuse, et cette colocalisation ne démontre pas à elle seule une baisse de Ppargc1a.

29. Dans des cellules présentant une baisse de l’ADN mitochondrial et du nombre de mitochondries, avec Ppargc1a et Tfam inchangés, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’élimination de mitochondries fusionnées en excès peut relever d’un contrôle qualité par mitophagie.
La baisse de l’ADNmt sans diminution de Ppargc1a ni de Tfam soutient une perte par mitophagie.
Une baisse du complexe I, sans baisse de Ppargc1a ni de Tfam, soutient une perte par mitophagie.
Des mitochondries fusionnées en excès sont éliminées par un mécanisme de contrôle qualité fondé sur la fission.
Une baisse de l’ADNmt accompagnée d’une diminution de Ppargc1a et de Tfam distingue la mitophagie d’une baisse de biogenèse.

L’élimination de mitochondries fusionnées en excès peut relever d’un contrôle qualité par mitophagie. · La baisse de l’ADNmt sans diminution de Ppargc1a ni de Tfam soutient une perte par mitophagie. · Une baisse du complexe I, sans baisse de Ppargc1a ni de Tfam, soutient une perte par mitophagie.

Explication

Les mitochondries fusionnées en excès peuvent être éliminées par mitophagie dans un mécanisme de contrôle qualité. Une baisse de l’ADNmt ou du complexe I sans diminution de Ppargc1a ni de Tfam soutient une perte mitochondriale par mitophagie plutôt qu’une baisse de biogenèse ; l’élimination n’est pas attribuée ici à la fission, et une baisse des marqueurs de biogenèse ne permet pas cette distinction.

30. Des cellules traitées par une sonde de potentiel mitochondrial présentent une baisse de fluorescence. Concernant l’interprétation des mesures mitochondriales :

En microscopie, la fluorescence est quantifiée cellule par cellule sans information sur la morphologie.
Une baisse de fluorescence de la rhodamine 123 traduit une dépolarisation mitochondriale.
Une baisse de fluorescence du TMRE indique une augmentation du potentiel mitochondrial.
Avec JC-1, une chute du ΔΨm favorise les monomères verts plutôt que les agrégats rouges.
La cytométrie mesure la fluorescence cellule par cellule, sans en révéler la localisation spatiale.

Une baisse de fluorescence de la rhodamine 123 traduit une dépolarisation mitochondriale. · Avec JC-1, une chute du ΔΨm favorise les monomères verts plutôt que les agrégats rouges. · La cytométrie mesure la fluorescence cellule par cellule, sans en révéler la localisation spatiale.

Explication

La rhodamine 123 et le TMRE s’accumulent dans les mitochondries polarisées, donc une baisse de leur signal indique une dépolarisation ; le TMRE ne signale pas une augmentation du potentiel. La cytométrie fournit une mesure cellule par cellule sans localisation, tandis que la microscopie révèle la localisation et la morphologie ; avec JC-1, la dépolarisation favorise les monomères verts.

31. Lors d’un Mito Stress Test, une équipe compare la respiration maximale et la respiration basale avant d’interpréter ses autres mesures. Parmi les propositions suivantes concernant les mesures mitochondriales, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La roténone et l’antimycine A stimulent la chaîne respiratoire pour mesurer la capacité maximale.
La capacité de réserve correspond à la respiration maximale diminuée de la respiration basale.
Le rapport ADNn/ADNmt mesuré par qPCR reflète la masse mitochondriale.
L’oligomycine bloque l’ATP synthase, tandis que le FCCP déclenche la respiration maximale.
Une perte de ΔΨm peut précéder l’apoptose sans impliquer nécessairement la mort cellulaire.

La capacité de réserve correspond à la respiration maximale diminuée de la respiration basale. · L’oligomycine bloque l’ATP synthase, tandis que le FCCP déclenche la respiration maximale. · Une perte de ΔΨm peut précéder l’apoptose sans impliquer nécessairement la mort cellulaire.

Explication

L’oligomycine inhibe l’ATP synthase et le FCCP permet d’atteindre la respiration maximale ; la capacité de réserve est la différence entre respiration maximale et basale. La perte de ΔΨm peut être précoce sans entraîner nécessairement la mort ; roténone et antimycine A arrêtent la chaîne, et le rapport pertinent pour la masse mitochondriale est ADNmt/ADNn.

32. Pour amplifier un fragment d’ADN, une technicienne prépare une PCR et programme les étapes thermiques. Concernant cette réaction :

L’élongation nécessite une polymérase thermostable et des dNTP pour synthétiser l’ADN.
L’hybridation des amorces se déroule habituellement autour de 72 °C.
La PCR amplifie exponentiellement une séquence d’ADN à partir d’une matrice et de deux amorces.
La dénaturation des brins est réalisée autour de 95 °C au cours du cycle.
L’élongation des nouveaux brins s’effectue habituellement autour de 60 °C.

L’élongation nécessite une polymérase thermostable et des dNTP pour synthétiser l’ADN. · La PCR amplifie exponentiellement une séquence d’ADN à partir d’une matrice et de deux amorces. · La dénaturation des brins est réalisée autour de 95 °C au cours du cycle.

Explication

La PCR repose sur une matrice, deux amorces, une polymérase thermostable et des dNTP, et amplifie la séquence de manière exponentielle. Le cycle comporte une dénaturation vers 95 °C, une hybridation vers 50–60 °C et une élongation vers 72 °C : une hybridation à 72 °C et une élongation à 60 °C ne correspondent donc pas aux températures habituelles.

33. Dans une étude, les chercheurs analysent la méthylation d’un promoteur et comparent l’expression d’un gène à une condition témoin. Concernant ces analyses :

Dans la méthode ΔΔCt, le Ct cible est normalisé à celui d’un gène mitochondrial de référence.
En MSP, un couple d’amorces reconnaît les séquences méthylées et non méthylées.
Les cytosines méthylées sont protégées par le bisulfite et restent des cytosines.
La méthode ΔΔCt normalise le Ct cible à celui d’un gène de ménage avant la comparaison au témoin.
Après traitement au bisulfite, les cytosines non méthylées sont lues comme des thymidines après PCR.

Les cytosines méthylées sont protégées par le bisulfite et restent des cytosines. · La méthode ΔΔCt normalise le Ct cible à celui d’un gène de ménage avant la comparaison au témoin. · Après traitement au bisulfite, les cytosines non méthylées sont lues comme des thymidines après PCR.

Explication

En MSP, deux couples d’amorces distinguent les séquences méthylées et non méthylées, et non un seul couple. Le bisulfite protège les cytosines méthylées, qui restent des cytosines, tandis que les cytosines non méthylées sont lues comme des thymidines après PCR. La méthode ΔΔCt normalise le Ct cible à celui d’un gène de ménage avant la comparaison au témoin ; elle ne repose pas nécessairement sur un gène mitochondrial.

34. Des cellules sont transfectées avec une construction où le promoteur d’un gène est placé devant le gène de la luciférase. Parmi les propositions suivantes concernant ce test rapporteur, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le promoteur est placé en amont de la séquence codant la luciférase dans la construction.
La comparaison des signaux peut évaluer l’effet d’un facteur de transcription sur l’activité promotrice.
La luminescence mesurée après transfection permet d’estimer l’activité du promoteur cloné.
Le signal du test rapporteur correspond à la quantité d’ARNm endogène du gène étudié.
La luminescence mesurée indique directement la présence du facteur de transcription sur le promoteur.

Le promoteur est placé en amont de la séquence codant la luciférase dans la construction. · La comparaison des signaux peut évaluer l’effet d’un facteur de transcription sur l’activité promotrice. · La luminescence mesurée après transfection permet d’estimer l’activité du promoteur cloné.

Explication

Le promoteur cloné devant la luciférase commande l’expression du rapporteur, et la luminescence sert à estimer son activité après transfection, notamment en comparant la présence ou l’absence d’un facteur de transcription. Ce test mesure un effet fonctionnel du promoteur, pas directement la fixation du facteur ni l’ARNm endogène.

35. Concernant l’adhérence et sa mesure par détachement à la trypsine et microscopie de force atomique :

Dans un test à la trypsine, un détachement plus rapide indique une adhérence moindre à la matrice.
En microscopie de force atomique, une pointe nanométrique est fixée à un levier souple.
La microscopie de force atomique mesure l’adhésion grâce à une pointe macroscopique rigide.
À force identique, un enfoncement plus important de la pointe indique une membrane plus molle.
La force nécessaire pour décoller la pointe fournit une mesure de l’adhésion cellulaire.

Dans un test à la trypsine, un détachement plus rapide indique une adhérence moindre à la matrice. · En microscopie de force atomique, une pointe nanométrique est fixée à un levier souple. · À force identique, un enfoncement plus important de la pointe indique une membrane plus molle. · La force nécessaire pour décoller la pointe fournit une mesure de l’adhésion cellulaire.

Explication

Un détachement rapide à la trypsine traduit une adhérence moindre à la matrice. L’AFM utilise une pointe nanométrique portée par un levier souple ; son enfoncement à force donnée renseigne sur la mollesse, et la force de décollement mesure l’adhésion. La pointe n’est pas macroscopique ni rigide.

36. Une équipe compare l’effet d’une coupure de l’actine, deux essais de migration et des marqueurs cellulaires. Quelles propositions sont exactes ?

La fermeture d’une brèche dans un tapis cellulaire est mesurée par le test de cicatrisation.
La coupure de l’actine par la gelsoline rend la membrane plus souple et la cellule plus déformable.
Une hausse de vimentine accompagnée d’une hausse d’E-cadhérine marque une transition épithélio-mésenchymateuse.
La diminution de l’actine corticale rend la cellule plus rigide et moins déformable.
Le passage à travers les pores vers un chimio-attractant correspond au test de Boyden.

La fermeture d’une brèche dans un tapis cellulaire est mesurée par le test de cicatrisation. · La coupure de l’actine par la gelsoline rend la membrane plus souple et la cellule plus déformable. · Le passage à travers les pores vers un chimio-attractant correspond au test de Boyden.

Explication

La diminution ou la coupure de l’actine corticale assouplit la membrane et augmente la déformabilité. Le test de cicatrisation suit la fermeture d’une brèche, tandis que Boyden mesure le passage à travers une membrane vers un chimio-attractant. La transition épithélio-mésenchymateuse associe une hausse de vimentine à une baisse d’E-cadhérine.

37. Lors d’un essai turbidimétrique, une préparation de tubuline purifiée est incubée à 37 °C avec du GTP. Quelles propositions sont exactes ?

La phase d’élongation correspond à la période de latence précédant la polymérisation.
Le taxol stabilise les microtubules en empêchant leur dépolymérisation.
La cinétique de polymérisation comporte une phase de nucléation, suivie d’élongation puis d’un plateau.
La polymérisation de la tubuline en présence de GTP entraîne une augmentation de l’absorbance.
La polymérisation de la tubuline purifiée est réalisée à température ambiante sans ajout de GTP.

Le taxol stabilise les microtubules en empêchant leur dépolymérisation. · La cinétique de polymérisation comporte une phase de nucléation, suivie d’élongation puis d’un plateau. · La polymérisation de la tubuline en présence de GTP entraîne une augmentation de l’absorbance.

Explication

À 37 °C, la tubuline purifiée polymérise avec le GTP ; les microtubules diffusent la lumière, ce qui augmente l’absorbance. La courbe comporte une phase de nucléation, une phase d’élongation puis un plateau : la période de latence correspond à la nucléation, et non à l’élongation. Le taxol stabilise les microtubules, alors que le nocodazole les déstabilise ; l’essai décrit requiert du GTP et une incubation à 37 °C.

38. En microscopie de microtubules, une équipe compare SSRP1, le nocodazole, le taxol et les interactions détectées par GST pull-down. Quelles propositions sont exactes ?

Le GST pull-down met en évidence la liaison de la tubuline aux régions N-terminale et centrale de SSRP1.
Le GST pull-down associe la tubuline à un domaine de Tat distinct de Val-Cys-Phe-Ile.
Avec SSRP1, les microtubules forment des faisceaux plus épais et des réseaux plus denses.
Le taxol fragmente le réseau de microtubules comme le nocodazole.
Le nocodazole fragmente le réseau de microtubules observé dans la cellule.

Le GST pull-down met en évidence la liaison de la tubuline aux régions N-terminale et centrale de SSRP1. · Avec SSRP1, les microtubules forment des faisceaux plus épais et des réseaux plus denses. · Le nocodazole fragmente le réseau de microtubules observé dans la cellule.

Explication

SSRP1 favorise des faisceaux plus épais et des réseaux plus denses, tandis que le nocodazole fragmente le réseau. Le GST pull-down révèle l’interaction de la tubuline avec les régions N-terminale et centrale de SSRP1. Le taxol produit des faisceaux enchevêtrés, et le domaine de Tat impliqué est Val-Cys-Phe-Ile.

39. Un laboratoire choisit un modèle murin pour étudier une tumeur et compare plusieurs modalités de greffe. Quelles propositions sont exactes ?

Une greffe syngénique implante des cellules humaines chez une souris immunodéficiente.
Un modèle in vivo intègre notamment le microenvironnement, la vascularisation et l’immunité.
Une xénogreffe de cellules humaines est réalisée chez une souris immunodéficiente.
Une greffe orthotopique est implantée dans l’organe d’origine de la tumeur.
Une greffe hétérotopique est réalisée dans l’organe d’origine de la tumeur.

Un modèle in vivo intègre notamment le microenvironnement, la vascularisation et l’immunité. · Une xénogreffe de cellules humaines est réalisée chez une souris immunodéficiente. · Une greffe orthotopique est implantée dans l’organe d’origine de la tumeur.

Explication

La xénogreffe associe des cellules humaines à une souris immunodéficiente ; la greffe orthotopique se fait dans l’organe d’origine. Un modèle in vivo intègre le microenvironnement, la vascularisation et le système immunitaire, et permet d’évaluer un effet sur la survie. La greffe syngénique concerne des cellules murines et une souris de même fond génétique, tandis qu’une greffe hétérotopique est implantée ailleurs.

40. À propos des critères fonctionnels des cellules souches tumorales et de leur évaluation par tumorsphères :

Une cellule souche tumorale peut s’auto-renouveler, se différencier et initier une tumeur.
La formation de tumorsphères démontre à elle seule la capacité d’initiation tumorale in vivo.
La formation de tumorsphères teste l’auto-renouvellement in vitro, sans démontrer à elle seule l’initiation tumorale.
Une cellule souche tumorale se définit par l’auto-renouvellement et la différenciation, sans capacité d’initiation tumorale.
Le test de tumorsphères évalue principalement l’efflux de colorant par les pompes ABC.

Une cellule souche tumorale peut s’auto-renouveler, se différencier et initier une tumeur. · La formation de tumorsphères teste l’auto-renouvellement in vitro, sans démontrer à elle seule l’initiation tumorale.

Explication

La définition fonctionnelle d’une cellule souche tumorale comprend l’auto-renouvellement, la différenciation et l’initiation tumorale. Les tumorsphères évaluent l’auto-renouvellement in vitro, mais ne suffisent pas à établir l’initiation tumorale ; l’efflux de colorant par les pompes ABC relève du test de side population.

41. Dans une expérience, la valeur p est de 0,03 et la personne chargée du comptage ignore les conditions expérimentales. Concernant l’interprétation statistique et l’aveugle, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une valeur p de 0,03 se situe au-dessus du seuil de significativité statistique.
TCGA rassemble notamment des données tumorales associant expression génique et survie.
Masquer les conditions au compteur contribue à limiter les biais d’évaluation.
Une valeur p de 0,03 est considérée comme statistiquement significative.
L’aveugle consiste à cacher les résultats au participant qui reçoit le traitement.

TCGA rassemble notamment des données tumorales associant expression génique et survie. · Masquer les conditions au compteur contribue à limiter les biais d’évaluation. · Une valeur p de 0,03 est considérée comme statistiquement significative.

Explication

Une valeur p de 0,03 est inférieure à 0,05 et est donc statistiquement significative. L’aveugle empêche la personne qui compte les résultats de connaître les conditions afin de limiter les biais ; TCGA rassemble notamment des données de tumeurs de patients sur l’expression génique et la survie.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Méthodes expérimentales en biologie.

Que désigne une expérience in vitro ?

Une expérience réalisée hors d’un organisme.

Quelle durée de vie caractérise les cellules primaires ?

Une durée de vie limitée.

Quel moyen transfère du matériel génétique lors d’une transduction ?

Un virus modifié.

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