★ À maîtriser
📌 La recherche descriptive décrit un phénomène, la recherche corrélationnelle examine un lien entre au moins deux phénomènes et la recherche expérimentale teste une relation causale en faisant varier un élément.
Une corrélation peut s’expliquer par :
Le coefficient de corrélation r mesure l’association entre deux variables et varie de –1 à +1.
Une corrélation est positive lorsque les deux variables varient dans le même sens, négative lorsqu’elles varient en sens inverse et nulle lorsqu’elles n’ont pas de lien.
📌 La démarche corrélationnelle présente généralement une forte validité externe et une faible validité interne, car elle mesure les relations sans manipuler les variables.
Compléments
Le choix d’une démarche dépend de la question de recherche, mais aussi des préférences personnelles et des habitudes de travail du laboratoire (Dardenne, Haslam, McGarty & Yzerbyt, 1998).
Le nombre d’habitants peut expliquer à la fois le nombre de McDonald’s et celui des scènes de crime observés dans une ville, sans que les fast-foods causent les crimes.
En valeur absolue, une corrélation de 0,5 à 1 est forte, de 0,3 à 0,5 modérée, de 0,1 à 0,3 faible et inférieure à 0,1 très faible ou nulle.
Décrire observe, corréler associe, expérimenter manipule.
📌 Pour attribuer un effet observé à la variable manipulée, il faut maintenir la même situation et ne faire varier qu’un seul élément, toutes choses égales par ailleurs.
★ À maîtriser
📌 On ne doit pas conclure à l’efficacité d’une intervention sans comparer un groupe expérimental et un groupe contrôle avant et après l’intervention, sous réserve d’un contrôle scientifique correct.
Compléments
📌 L’analyse des résultats confronte l’hypothèse aux données, qui peuvent la conforter ou la réfuter, et la réponse obtenue ouvre une nouvelle question.
Problème → question → hypothèse → opérationnalisation → test → analyse → itération.
★ À maîtriser
📌 H0, l’hypothèse nulle, pose l’absence de différence entre les conditions, tandis que H1, l’hypothèse alternative, pose une différence ou une autre hypothèse alternative.
📌 Ne pas rejeter H0 signifie qu’aucune différence n’a été mise en évidence dans l’étude, et non que les groupes sont nécessairement égaux.
📌 L’hypothèse théorique décrit les processus psychologiques reliant une cause à une conséquence, tandis que l’hypothèse opérationnelle précise les variables et les comportements étudiés.
Compléments
La détermination du seuil tient compte du nombre de sujets, du nombre de mesures et des variations interindividuelles et intra-individuelles.
Dans l’exemple du vieillissement et de la mémoire, l’âge est la VI, le nombre de mots rappelés sur 10 est la VD, H0 pose l’absence de différence entre les tranches d’âge et H1 prédit moins de mots rappelés après 50 ans.
Une variable médiatrice transmet l’effet d’une variable à une autre, tandis qu’une variable modératrice fait varier l’effet d’une variable selon ses niveaux.
H0 pose l’absence de différence ; H1 pose une différence.
★ À maîtriser
Les quatre techniques de neutralisation d’une variable contrôle sont :
Les variables qualitatives ont des modalités catégorielles exhaustives et mutuellement exclusives, tandis que les variables quantitatives expriment la caractéristique observée par une valeur numérique.
Une variable qualitative nominale possède des modalités qui ne peuvent pas être ordonnées, tandis qu’une variable qualitative ordinale possède des modalités ordonnées.
Une variable quantitative discrète prend des valeurs numériques qui ne couvrent pas toutes les valeurs d’un intervalle, généralement des comptages entiers, tandis qu’une variable continue peut en théorie prendre toutes les valeurs de cet intervalle.
Les trois validités portent sur :
Compléments
Le maintien à niveau constant ne retient qu’une modalité de la variable contrôle ; il favorise la validité interne, mais rend la généralisation plus difficile et réduit la validité externe.
La variation systématique répartit équitablement les modalités de la variable contrôle entre les groupes et favorise la validité externe.
📌 L’aléatorisation répartit les participants au hasard entre les conditions et ne fonctionne correctement que sur de grands échantillons.
★ À maîtriser
📌 Une VI provoquée est manipulée par l’expérimentateur, tandis qu’une VI invoquée est une caractéristique des participants que le chercheur sélectionne sans pouvoir la manipuler.
📌 Dans un plan inter-sujets, un groupe différent est affecté à chaque modalité de la VI, tandis que dans un plan intra-sujets les mêmes participants passent toutes les modalités.
Compléments
Inter : groupes différents ; intra : mêmes sujets ; mixte : les deux.
★ À maîtriser
Un plan expérimental se résume par une formule qui indique combien de sujets passent quelles modalités de quelles variables indépendantes.
Dans l’écriture formalisée, VI désigne l’initiale du nom d’une variable indépendante et m le nombre de ses modalités.
📌 Dans un plan, le symbole < > indique l’emboîtement : chaque sujet ne passe qu’une seule condition et les groupes diffèrent selon les modalités de la variable inter-sujets.
📌 Dans un plan, le symbole * indique le croisement : les mêmes sujets passent toutes les modalités de la variable intra-sujets.
Compléments
Dans S20 < M2 * T3 >, M comporte deux modalités et T trois modalités ; le plan comprend six groupes de 20 sujets, soit 120 participants.
Avec M inter-sujets et T intra-sujets, 120 participants peuvent être répartis dans deux groupes de 60, chacun passant les trois modalités de T, selon l’écriture S60 < M2 > * T3.
< > = un sujet, une condition ; * = les mêmes sujets, toutes les modalités
★ À maîtriser
📌 L’échantillonnage sélectionne des individus dans la population et contribue à la validité externe, tandis que l’affectation répartit les participants entre les groupes et contribue à la validité interne.
📌 L’échantillonnage stratifié tire au hasard dans chaque sous-groupe pour reproduire les proportions de la population, tandis que l’échantillonnage par quotas ne tire pas les sujets au hasard dans ces sous-groupes.
📌 Un échantillon représentatif peut rester mal réparti entre les conditions ; la sélection de l’échantillon et l’affectation aux groupes doivent donc être contrôlées séparément.
Compléments
📌 La taille d’échantillon nécessaire dépend de l’homogénéité de la population sur la variable dépendante : une population homogène permet de petits échantillons, tandis qu’une population hétérogène requiert de plus grands échantillons.
Population → échantillon → groupes : validité externe puis validité interne
★ À maîtriser
📌 Une variable indépendante invoquée impose des groupes indépendants, tandis qu’une variable indépendante provoquée permet des groupes indépendants ou appariés selon la question étudiée.
Les méthodes d’affectation aux groupes indépendants sont : l’affectation au hasard, l’affectation par quotas, l’affectation par groupes pairés après un pré-test, pour égaliser moyenne et variance
Les formes de contrebalancement sont (Sockeel & Anceaux, 2016) :
Compléments
📌 Le transfert proactif survient lorsqu’un apprentissage antérieur facilite ou complique un apprentissage ultérieur, tandis que le transfert rétroactif survient lorsqu’un apprentissage modifie un apprentissage antérieur.
📌 Le carré latin fait apparaître chaque traitement une fois à chaque position et réduit le nombre de séquences, mais ne contrôle pas tous les effets d’ordre.
Répéter les conditions crée une erreur progressive → le contrebalancement la répartit
★ À maîtriser
📌 Dans un graphique d’interaction, des lignes non parallèles indiquent une interaction, tandis que des lignes parallèles n’en indiquent pas.
Compléments
📌 Dans un plan 2 × 2 où A est en abscisse, l’effet de A se lit par la pente moyenne, l’effet de B par l’écart moyen entre les lignes et l’interaction par leur parallélisme.
Lignes parallèles : pas d’interaction ; lignes non parallèles : interaction
★ À maîtriser
📌 La charge de la preuve incombe à la personne qui affirme l’existence d’un phénomène ; une manifestation convaincante peut établir son existence, mais l’absence de preuve ne prouve pas son inexistence.
📌 Le plan quasi-expérimental permet d’étudier des variables impossibles à manipuler en laboratoire et offre une forte validité externe, mais l’absence d’affectation aléatoire fragilise la validité interne.
📌 Dans une démarche corrélationnelle, la VI n’est pas manipulée et les résultats établissent une association ; dans une démarche quasi-expérimentale, la VI est invoquée sans affectation aléatoire et la causalité reste probable ; dans une démarche expérimentale, la VI est provoquée et les participants sont affectés aléatoirement, ce qui permet de conclure à une causalité.
Compléments
Dans l’étude de Rosenthal & Fode (1963), des étudiants ont reçu au hasard des rats présentés comme brillants ou peu performants, et les rats dits brillants ont mieux réussi le labyrinthe sous l’influence involontaire des étudiants.
Dans l’étude de Rosenthal & Jacobson, les élèves présentés au hasard comme prometteurs ont gagné de 5 à 25 points de plus que leurs camarades au test d’intelligence ; en CP, le gain de QI était de 27,4 points contre 12 pour le groupe témoin.
Dans le mécanisme décrit par Rosenthal, les attentes de l’enseignant peuvent se confirmer en modifiant les comportements de l’enseignant et de l’élève.
Un plan quasi-expérimental avec groupe témoin non équivalent compare des personnes ayant vécu un événement à d’autres présentant des caractéristiques similaires sans l’avoir vécu, sans qu’elles proviennent de la même population.
Attentes → comportement de l’enseignant → comportement de l’élève → attentes confirmées
| Type | Modalités | Exemple |
|---|---|---|
| Qualitative nominale | Catégories sans ordre | Profession |
| Qualitative ordinale | Catégories ordonnées | Degré de satisfaction |
| Quantitative discrète | Comptages discontinus | Nombre de frères et sœurs |
| Quantitative continue | Valeurs d’un intervalle | Temps de réaction |
| Démarche | VI et affectation | Conclusion | Validités |
|---|---|---|---|
| Corrélationnelle | VI non manipulée ; pas d’affectation aléatoire | Association | Validité interne faible ; externe forte |
| Quasi-expérimentale | VI invoquée ; pas d’affectation aléatoire | Causalité probable, sous réserve | Validité interne moyenne ; externe très forte |
| Expérimentale | VI provoquée ; affectation aléatoire | Causalité | Validité interne forte ; externe plus faible |
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1. Une équipe décrit les habitudes de sommeil d’étudiants, puis une autre mesure leur association avec les résultats scolaires sans intervenir. Quelle démarche la seconde équipe utilise-t-elle ?
2. Les ventes de boissons fraîches et les baignades augmentent en même temps durant l’été. Quelle explication peut rendre compte de cette corrélation sans que l’une cause l’autre ?
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Quelles sont les trois démarches de recherche et que fait chacune ?
La démarche descriptive décrit un phénomène, la corrélationnelle examine un lien entre au moins deux phénomènes et l’expérimentale teste une relation causale en faisant varier un élément.
Selon Fiske (2008), que teste empiriquement la méthode expérimentale ?
Une relation causale.
Pour attribuer un effet à la variable manipulée, combien d’éléments faut-il faire varier ?
Un seul élément.
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