QCM : Microbiologie pour infirmiers — 42 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet d’étude de la microbiologie ?

Les organes visibles à l’examen clinique
Les tissus observables sans instrument
Les réactions chimiques des médicaments
Les micro-organismes invisibles à l’œil nu

Les micro-organismes invisibles à l’œil nu

Explication

La microbiologie étudie les micro-organismes qui ne sont pas visibles à l’œil nu. L’examen des organes et des tissus relève plutôt de l’anatomie ou de la médecine clinique.

2. Quelle observation Ignaz Semmelweis établit-il en 1847 ?

L’association entre les spores et la résistance des bactéries
Le rôle des antibiotiques dans le traitement des infections bactériennes
Le lien entre l’hygiène des mains et la mortalité par fièvre puerpérale
Le lien entre les vaccins et la disparition des maladies virales

Le lien entre l’hygiène des mains et la mortalité par fièvre puerpérale

Explication

En 1847, Semmelweis met en évidence qu’une meilleure hygiène des mains est liée à une baisse de la mortalité due à la fièvre puerpérale. Les autres propositions concernent des découvertes ou des notions différentes.

3. Quelle contribution Louis Pasteur apporte-t-il à la microbiologie à la fin du XIXe siècle ?

Il démontre que les mains transmettent la fièvre puerpérale
Il décrit la structure d’un noyau dans les cellules bactériennes
Il établit les postulats reliant un microbe à une maladie
Il développe la théorie des germes et réfute la génération spontanée

Il développe la théorie des germes et réfute la génération spontanée

Explication

À la fin du XIXe siècle, Pasteur développe la théorie des germes et réfute la génération spontanée. Les postulats reliant un microbe à une maladie sont associés à Robert Koch, tandis que les deux autres propositions attribuent à Pasteur des travaux différents.

4. Quel apport est associé à Robert Koch dans les années 1880 ?

La découverte du lien entre le lavage des mains et la fièvre puerpérale
La formulation de postulats établissant un lien causal entre un microbe et une maladie
La réfutation expérimentale de la génération spontanée
La définition des conditions nécessaires à la croissance microbienne

La formulation de postulats établissant un lien causal entre un microbe et une maladie

Explication

Dans les années 1880, Robert Koch formule des postulats visant à établir un lien causal entre un microbe et une maladie. Le lavage des mains est lié aux travaux de Semmelweis et la génération spontanée à ceux de Pasteur.

5. Quelle définition correspond à un micro-organisme ?

Une particule inerte visible à l’œil nu dans un milieu naturel
Un agent infectieux formé exclusivement de matériel génétique
Une cellule possédant nécessairement un noyau bien individualisé
Un organisme vivant microscopique, unicellulaire ou pluricellulaire

Un organisme vivant microscopique, unicellulaire ou pluricellulaire

Explication

Un micro-organisme est un organisme vivant de taille microscopique, qui peut être unicellulaire ou pluricellulaire. Il ne se définit ni par la présence obligatoire d’un noyau ni par une composition exclusivement génétique.

6. Quelle distinction caractérise correctement les procaryotes et les eucaryotes ?

Les procaryotes possèdent un noyau, alors que les eucaryotes en sont dépourvus
Les procaryotes n’ont pas de vrai noyau, contrairement aux eucaryotes
Les procaryotes sont pluricellulaires, alors que les eucaryotes sont toujours unicellulaires
Les procaryotes sont des champignons, tandis que les eucaryotes sont des bactéries

Les procaryotes n’ont pas de vrai noyau, contrairement aux eucaryotes

Explication

Les procaryotes, dont les bactéries, ne possèdent pas de vrai noyau, contrairement aux eucaryotes. Les champignons, les algues et les protozoaires appartiennent notamment aux eucaryotes.

7. Lequel des groupes suivants rassemble des agents infectieux principaux ?

Champignons, algues, tissus, prions et anticorps
Bactéries, globules rouges, parasites, virus et hormones
Virus, enzymes, bactéries, nutriments et protozoaires
Bactéries, champignons, parasites, virus et prions

Bactéries, champignons, parasites, virus et prions

Explication

Les principaux agents infectieux comprennent les bactéries, les champignons, les parasites, les virus et les prions. Les prions sont des protéines modifiées, tandis que les autres groupes proposés mélangent agents infectieux et éléments biologiques qui ne le sont pas.

8. Quelle règle respecte la nomenclature binominale d’une espèce ?

Un genre en minuscule et une espèce en majuscule, le tout en caractères droits
Deux noms en majuscules séparés par un trait d’union
Un genre avec une majuscule et une espèce en minuscule, le tout en italique
Un seul nom en majuscule suivi d’un numéro d’identification

Un genre avec une majuscule et une espèce en minuscule, le tout en italique

Explication

La nomenclature binominale associe un genre commençant par une majuscule à une espèce en minuscule, l’ensemble étant écrit en italique. Les autres formats inversent les règles ou ne correspondent pas à une désignation binominale.

9. Quelle description correspond à une bactérie ?

Un organisme pluricellulaire doté d’un noyau et mesurant plusieurs millimètres
Une cellule eucaryote de plusieurs centimètres, visible sans instrument
Une cellule procaryote d’environ 0,5 à 5 micromètres, observable au microscope optique
Une particule acellulaire dépourvue de toute activité dans l’environnement

Une cellule procaryote d’environ 0,5 à 5 micromètres, observable au microscope optique

Explication

Une bactérie est une cellule procaryote mesurant environ 0,5 à 5 micromètres et pouvant être observée au microscope optique. Elle peut vivre dans l’environnement ou sur les êtres vivants, contrairement aux descriptions proposées.

10. Quelle structure une bactérie ne possède-t-elle pas ?

Du matériel génétique présent dans la cellule
Une membrane entourant le cytoplasme
Un vrai noyau délimité par une enveloppe
Une paroi cellulaire assurant une protection

Un vrai noyau délimité par une enveloppe

Explication

Une bactérie possède une paroi, une membrane, un cytoplasme et du matériel génétique, mais pas de vrai noyau. Cette absence de noyau véritable distingue les bactéries des cellules eucaryotes.

11. Une bactérie se multiplie uniquement lorsqu’un milieu est dépourvu d’oxygène : comment la qualifier ?

Une bactérie capsulée
Une bactérie aérobie
Une bactérie anaérobie
Une bactérie sporulée

Une bactérie anaérobie

Explication

Une bactérie anaérobie se multiplie en l’absence d’oxygène, tandis qu’une bactérie aérobie se multiplie en sa présence. La capsule et les spores décrivent d’autres caractéristiques bactériennes, liées notamment à la virulence ou à la résistance.

12. Quelle association entre une structure bactérienne et sa fonction est correcte ?

La membrane provoque la virulence et les flagelles remplacent la paroi cellulaire
La capsule assure la mobilité et les flagelles renforcent la résistance environnementale
Les flagelles assurent la mobilité et les spores renforcent la résistance environnementale
Les spores assurent la mobilité et la capsule contient le matériel génétique

Les flagelles assurent la mobilité et les spores renforcent la résistance environnementale

Explication

Les flagelles permettent le déplacement, tandis que les spores confèrent une forte résistance dans l’environnement; la capsule contribue notamment à la virulence. La proposition confondant capsule, flagelles et spores inverse leurs fonctions principales.

13. Pourquoi un prélèvement microbiologique contaminé peut-il conduire à une conclusion erronée ?

Il accélère l’obtention de l’antibiogramme
Il empêche toute croissance bactérienne en culture
Il ne reflète pas l’infection réelle du patient
Il transforme une bactérie Gram positif en Gram négatif

Il ne reflète pas l’infection réelle du patient

Explication

Une contamination introduit des microorganismes qui ne représentent pas l’infection du patient et fausse donc l’ensemble du résultat. Un prélèvement contaminé n’empêche pas nécessairement la croissance bactérienne et n’altère pas le type de Gram.

14. Quel enchaînement correspond aux principales étapes du diagnostic microbiologique ?

Gram, identification, culture, examen direct, antibiogramme
Examen direct, Gram si nécessaire, culture, identification, antibiogramme
Culture, antibiogramme, examen direct, Gram, identification
Identification, examen direct, antibiogramme, culture, Gram

Examen direct, Gram si nécessaire, culture, identification, antibiogramme

Explication

Le diagnostic suit l’examen direct, la coloration de Gram lorsqu’une bactérie est observée, la mise en culture, l’identification puis l’antibiogramme. L’antibiogramme intervient après l’identification, car il évalue la sensibilité de la bactérie reconnue.

15. Quelle caractéristique distingue correctement les bactéries Gram positif des bactéries Gram négatif ?

Les Gram positif n’ont pas de paroi, tandis que les Gram négatif ont une capsule épaisse
Les Gram positif ont une paroi épaisse, tandis que les Gram négatif possèdent une membrane externe
Les Gram positif ont une membrane externe, tandis que les Gram négatif ont une paroi épaisse
Les Gram positif possèdent une paroi fine, tandis que les Gram négatif sont dépourvus de membrane

Les Gram positif ont une paroi épaisse, tandis que les Gram négatif possèdent une membrane externe

Explication

Les bactéries Gram positif possèdent une paroi épaisse en peptidoglycane, alors que les Gram négatif ont une paroi fine associée à une membrane externe. La membrane externe caractérise donc les Gram négatif et non les Gram positif.

16. Quel délai est associé à la mise en culture puis à l’antibiogramme dans ce diagnostic ?

La culture donne un résultat en 48 heures et l’antibiogramme en 24 heures
La culture et l’antibiogramme donnent tous deux un résultat en 48 heures
La culture donne un résultat en 24 heures et l’antibiogramme en 48 heures
La culture et l’antibiogramme donnent tous deux un résultat en 24 heures

La culture donne un résultat en 24 heures et l’antibiogramme en 48 heures

Explication

La mise en culture à 36 °C fournit un résultat en 24 heures, tandis que l’antibiogramme est disponible en 48 heures. Les deux examens n’ont donc pas le même délai d’obtention.

17. Quelle définition décrit correctement un antibiotique ?

Une substance qui stimule la multiplication des bactéries utiles de l’organisme
Une technique de culture destinée à mesurer la vitesse de croissance bactérienne
Une méthode de coloration permettant d’identifier la paroi des bactéries
Une substance capable d’arrêter la multiplication des bactéries ou de les détruire

Une substance capable d’arrêter la multiplication des bactéries ou de les détruire

Explication

Un antibiotique est une substance naturelle, semi-synthétique ou synthétique qui bloque la multiplication bactérienne ou détruit les bactéries. Une coloration et une culture sont des outils diagnostiques, pas des antibiotiques.

18. Quelle différence caractérise un antibiotique bactériostatique par rapport à un antibiotique bactéricide ?

Le bactériostatique mesure la sensibilité, tandis que le bactéricide identifie la bactérie
Le bactériostatique arrête la multiplication, tandis que le bactéricide détruit les bactéries
Le bactériostatique détruit les bactéries, tandis que le bactéricide bloque leur multiplication
Le bactériostatique agit sur les virus, tandis que le bactéricide agit sur les champignons

Le bactériostatique arrête la multiplication, tandis que le bactéricide détruit les bactéries

Explication

Un antibiotique bactériostatique inhibe la multiplication bactérienne, alors qu’un antibiotique bactéricide entraîne la destruction des bactéries. Les deux termes décrivent donc des effets antibactériens différents, et non des méthodes diagnostiques.

19. Quel rapprochement entre une famille d’antibiotiques et sa cible bactérienne est exact ?

Les bêta-lactamines ciblent les ribosomes, tandis que les quinolones ciblent la membrane externe
Les bêta-lactamines ciblent l’ADN, tandis que les quinolones ciblent la paroi bactérienne
Les bêta-lactamines ciblent la membrane, tandis que les quinolones ciblent la synthèse protéique
Les bêta-lactamines ciblent la paroi, tandis que les quinolones ciblent la réplication de l’ADN

Les bêta-lactamines ciblent la paroi, tandis que les quinolones ciblent la réplication de l’ADN

Explication

Les bêta-lactamines agissent sur la paroi bactérienne, alors que les quinolones perturbent la réplication de l’ADN. La synthèse protéique est plutôt ciblée par les aminosides et les macrolides.

20. Quelle distinction permet de différencier une résistance naturelle d’une résistance acquise ?

La résistance naturelle touche certaines souches, tandis que la résistance acquise concerne toute l’espèce
La résistance naturelle apparaît après un traitement, tandis que la résistance acquise existe chez les virus
La résistance naturelle dépend d’une mutation récente, tandis que la résistance acquise concerne une famille d’antibiotiques
La résistance naturelle concerne toute l’espèce, tandis que la résistance acquise touche certaines souches

La résistance naturelle concerne toute l’espèce, tandis que la résistance acquise touche certaines souches

Explication

La résistance naturelle est partagée par toutes les bactéries d’une même espèce, alors que la résistance acquise ne concerne que certaines souches initialement sensibles. L’exposition à un traitement n’est pas le critère qui définit à elle seule cette distinction.

21. Pourquoi une bactérie est-elle qualifiée de multirésistante ?

Parce qu’elle résiste à une seule famille mais conserve une sensibilité étendue aux autres
Parce qu’elle reste sensible à un petit nombre d’antibiotiques après accumulation de résistances acquises
Parce qu’elle est sensible à plusieurs familles après une disparition spontanée de ses résistances
Parce qu’elle provoque plusieurs infections chez un même patient au cours du traitement

Parce qu’elle reste sensible à un petit nombre d’antibiotiques après accumulation de résistances acquises

Explication

Une bactérie multirésistante a accumulé des résistances acquises envers plusieurs familles et ne reste sensible qu’à un petit nombre d’antibiotiques utilisables. La résistance à une seule famille ne suffit pas à définir une multirésistance.

22. Quels sont les principaux réservoirs respectifs des entérobactéries résistantes aux céphalosporines de troisième génération et du SARM ?

Le nez pour les premières et le tube digestif pour le SARM
Les voies respiratoires pour les premières et la peau pour le SARM
La peau pour les premières et les voies respiratoires pour le SARM
Le tube digestif pour les premières et le nez pour le SARM

Le tube digestif pour les premières et le nez pour le SARM

Explication

Les entérobactéries résistantes aux céphalosporines de troisième génération ont principalement un réservoir digestif, tandis que le SARM a un réservoir nasal. Confondre ces deux réservoirs inverse une distinction épidémiologique importante.

23. Quelle situation correspond à une colonisation par une bactérie multirésistante plutôt qu’à une infection ?

Le patient ne présente aucun signe clinique mais reçoit une antibiothérapie curative prolongée
Le patient présente une fièvre et reçoit une antibiothérapie sans prélèvement microbiologique
Le patient ne présente aucun signe clinique et ne reçoit pas de traitement curatif
Le patient présente des signes cliniques et reçoit une antibiothérapie après des prélèvements

Le patient ne présente aucun signe clinique et ne reçoit pas de traitement curatif

Explication

La colonisation par une BMR est asymptomatique et ne justifie pas de traitement curatif. La présence de signes cliniques oriente vers une infection, qui nécessite des prélèvements et une antibiothérapie.

24. Quelle caractéristique définit une bactérie hautement résistante émergente ?

C’est une bactérie cutanée, résistante à un antibiotique, dont les mécanismes sont dépourvus de transfert
C’est une bactérie pathogène respiratoire, sensible à plusieurs antibiotiques, dont les résistances restent limitées à une souche
C’est une bactérie commensale du tube digestif, résistante à de nombreux antibiotiques, dont les résistances sont transférables
C’est une bactérie virale digestive, résistante à des antiseptiques, dont les mécanismes concernent l’hôte

C’est une bactérie commensale du tube digestif, résistante à de nombreux antibiotiques, dont les résistances sont transférables

Explication

Une BHRe est une bactérie commensale du tube digestif, résistante à de nombreux antibiotiques et porteuse de mécanismes de résistance transférables. La définition associe donc le réservoir digestif, la multirésistance et le potentiel de transmission des mécanismes.

25. Quelle distinction morphologique et écologique caractérise les moisissures par rapport aux levures ?

Les moisissures sont des bactéries sporulées, tandis que les levures sont des cellules dépourvues de membrane.
Les moisissures sont rondes et commensales, tandis que les levures sont filamenteuses et environnementales.
Les moisissures sont des parasites obligatoires, tandis que les levures sont des virus intracellulaires.
Les moisissures sont filamenteuses et environnementales, tandis que les levures sont rondes et souvent commensales.

Les moisissures sont filamenteuses et environnementales, tandis que les levures sont rondes et souvent commensales.

Explication

Les moisissures sont des champignons filamenteux présents dans l’environnement, alors que les levures sont rondes et peuvent appartenir à la flore humaine. La confusion fréquente consiste à attribuer aux moisissures la forme ronde et le caractère commensal des levures.

26. Qu’est-ce qui définit le mieux un parasite ?

Un champignon environnemental filamenteux qui se développe par production de spores.
Un être vivant qui tire profit d’un hôte tout en pouvant se reproduire indépendamment.
Une protéine modifiée transmissible qui ne possède aucune organisation cellulaire.
Un agent infectieux qui se multiplie dans une cellule hôte sans structure propre.

Un être vivant qui tire profit d’un hôte tout en pouvant se reproduire indépendamment.

Explication

Un parasite vit aux dépens d’un organisme qui l’héberge, mais conserve la capacité de se reproduire de manière indépendante. Un virus, en revanche, dépend obligatoirement d’une cellule vivante pour se multiplier.

27. Pourquoi un virus doit-il entrer dans une cellule vivante pour se multiplier ?

Parce qu’il doit transformer sa capsule en levure avant sa multiplication.
Parce qu’il ne possède pas la capacité de se reproduire indépendamment.
Parce qu’il dépend d’un hôte pour produire des spores résistantes.
Parce qu’il est constitué de filaments incapables de franchir les muqueuses.

Parce qu’il ne possède pas la capacité de se reproduire indépendamment.

Explication

Un virus est un agent de l’ordre du nanomètre qui ne se reproduit pas de façon autonome et doit donc utiliser une cellule vivante. La production de spores concerne certains champignons et ne définit pas la multiplication virale.

28. Lorsqu’un virus doit survivre sur une surface avant sa transmission, quelle caractéristique augmente sa fragilité environnementale ?

La présence d’une enveloppe, qui le rend sensible aux désinfectants.
L’absence d’enveloppe, qui le rend sensible aux variations environnementales.
La capacité de sporulation, qui le rend vulnérable aux produits désinfectants.
La présence de filaments, qui accélère sa dessiccation sur les surfaces.

La présence d’une enveloppe, qui le rend sensible aux désinfectants.

Explication

Les virus enveloppés sont fragiles dans l’environnement et sensibles aux désinfectants, contrairement aux virus nus, généralement plus résistants. L’absence d’enveloppe est donc associée à une meilleure résistance environnementale.

29. Quelle description correspond à un prion ?

Un micro-organisme filamenteux capable de former des colonies environnementales.
Un parasite unicellulaire vivant aux dépens d’un organisme hébergeur.
Une protéine modifiée transmissible qui n’est pas un micro-organisme.
Un virus enveloppé qui se multiplie dans les cellules de l’hôte.

Une protéine modifiée transmissible qui n’est pas un micro-organisme.

Explication

Un prion est une protéine modifiée constituant un agent transmissible non conventionnel, mais il ne s’agit pas d’un micro-organisme. Le qualifier de virus ou de parasite confond sa nature protéique avec celle d’agents infectieux cellulaires ou viraux.

30. Que désigne la pathogénicité d’un micro-organisme ?

Sa capacité à résister aux désinfectants dans l’environnement.
Son aptitude à coloniser la flore normale sans provoquer de symptômes.
Sa capacité à provoquer une maladie chez un organisme.
Le degré d’intensité de la maladie qu’il provoque.

Sa capacité à provoquer une maladie chez un organisme.

Explication

La pathogénicité correspond à la capacité d’un micro-organisme à provoquer une maladie. Le degré de cette capacité relève plutôt de la virulence, notion distincte souvent confondue avec la pathogénicité.

31. Lequel de ces éléments constitue un facteur de virulence ?

La spore, qui correspond principalement à une forme de résistance environnementale.
La capsule, qui peut aider le micro-organisme à échapper aux défenses de l’hôte.
Le prion, qui désigne une protéine modifiée transmissible.
La flore commensale, qui participe au fonctionnement normal de l’organisme.

La capsule, qui peut aider le micro-organisme à échapper aux défenses de l’hôte.

Explication

La capsule fait partie des facteurs de virulence, au même titre que les toxines, les enzymes et les adhésines. Les spores sont surtout associées à la résistance dans l’environnement et ne constituent pas l’exemple attendu ici.

32. Dans quelle situation un agent occasionnel se distingue-t-il d’un agent pathogène strict ?

Il appartient à la flore normale et devient pathogène dans certaines circonstances.
Il reste toujours inoffensif, même lorsque les défenses de l’hôte diminuent.
Il est transmis par l’air et provoque une maladie chez chaque personne exposée.
Il provoque une infection chez les sujets non immunisés et n’appartient pas à la flore normale.

Il appartient à la flore normale et devient pathogène dans certaines circonstances.

Explication

Un agent occasionnel fait partie de la flore normale, mais peut provoquer une maladie dans certaines circonstances. Un agent pathogène strict, au contraire, provoque une infection chez les sujets non immunisés et ne relève pas de la flore normale.

33. Quelle comparaison numérique décrit correctement les cellules humaines et les micro-organismes associés à l’être humain ?

Environ 101310^{13} cellules humaines et 101310^{13} micro-organismes.
Environ 101310^{13} cellules humaines et 101410^{14} micro-organismes.
Environ 101410^{14} cellules humaines et 101410^{14} micro-organismes.
Environ 101410^{14} cellules humaines et 101310^{13} micro-organismes.

Environ $$10^{13}$$ cellules humaines et $$10^{14}$$ micro-organismes.

Explication

L’être humain possède environ 101310^{13} cellules et 101410^{14} micro-organismes. Les deux ordres de grandeur ne sont donc pas égaux, et les micro-organismes sont estimés dix fois plus nombreux.

34. Comment définir la flore commensale ?

L’ensemble des micro-organismes environnementaux capables de former des spores.
L’ensemble des micro-organismes présents sur ou dans l’organisme et contribuant à son fonctionnement.
L’ensemble des protéines modifiées transmissibles présentes dans les tissus humains.
L’ensemble des agents infectieux qui provoquent une maladie chez les sujets non immunisés.

L’ensemble des micro-organismes présents sur ou dans l’organisme et contribuant à son fonctionnement.

Explication

La flore commensale regroupe les micro-organismes présents sur ou dans l’organisme et participant à son bon fonctionnement. Elle ne correspond donc pas à l’ensemble des agents pathogènes ni aux seuls micro-organismes environnementaux.

35. Comment la flore commensale protège-t-elle l’organisme contre des bactéries exogènes ?

Elle détruit toutes les bactéries grâce à une production permanente de toxines.
Elle forme une barrière biologique qui inhibe leur implantation.
Elle transforme les bactéries exogènes en virus incapables de se multiplier.
Elle remplace les défenses immunitaires en empêchant toute infection.

Elle forme une barrière biologique qui inhibe leur implantation.

Explication

La flore commensale exerce une barrière biologique en limitant l’implantation des bactéries venues de l’extérieur. Elle ne remplace pas les défenses immunitaires et n’élimine pas nécessairement chaque bactérie par des toxines.

36. Quelle fonction digestive est attribuée à la flore commensale intestinale ?

Elle empêche toute fermentation, absorbe directement les protéines et détruit les sucs intestinaux.
Elle produit des anticorps, oxygène le sang et transforme les virus en bactéries.
Elle forme une capsule protectrice, dégrade les globules rouges et sécrète des enzymes pulmonaires.
Elle détruit l’urée, hydrolyse certaines substances résistantes et synthétise plusieurs vitamines.

Elle détruit l’urée, hydrolyse certaines substances résistantes et synthétise plusieurs vitamines.

Explication

La flore digestive participe à la digestion en détruisant l’urée, en hydrolysant certaines substances résistantes aux sucs intestinaux et en synthétisant plusieurs vitamines. Elle n’assure pas la production d’anticorps ni l’oxygénation du sang.

37. Quelle distinction caractérise le mieux la flore résidente et la flore transitoire de la peau ?

La flore résidente est principalement pathogène, tandis que la flore transitoire contribue à l’équilibre cutané.
La flore résidente apparaît après une infection, tandis que la flore transitoire appartient à la peau dès la naissance.
La flore résidente provient des surfaces, tandis que la flore transitoire reste durablement fixée à la peau.
La flore résidente adhère durablement à la peau, tandis que la flore transitoire est acquise par contact et passagère.

La flore résidente adhère durablement à la peau, tandis que la flore transitoire est acquise par contact et passagère.

Explication

La flore résidente est profondément adhérente et durable, alors que la flore transitoire est acquise au contact de personnes, de surfaces ou d’objets et peut être pathogène. Confondre ces rôles revient à inverser la stabilité de la flore résidente et le caractère passager de la flore transitoire.

38. Quelle évolution de la densité bactérienne digestive est attendue entre le duodénum et le côlon ?

Elle augmente, passant d’environ 10210^2 à 10410^4 bactéries par millilitre dans l’intestin proximal à environ 101110^{11} bactéries par gramme dans le côlon.
Elle reste stable, avec une concentration proche de 10510^5 bactéries par millilitre dans l’ensemble du tube digestif.
Elle augmente légèrement, sans dépasser environ 10610^6 bactéries par gramme dans le côlon.
Elle diminue, passant d’environ 101110^{11} bactéries par gramme dans l’intestin proximal à environ 10210^2 bactéries par millilitre dans le côlon.

Elle augmente, passant d’environ $$10^2$$ à $$10^4$$ bactéries par millilitre dans l’intestin proximal à environ $$10^{11}$$ bactéries par gramme dans le côlon.

Explication

La densité bactérienne augmente fortement du duodénum et du jéjunum vers le côlon, où elle atteint environ 101110^{11} bactéries par gramme. L’idée d’une diminution est donc incompatible avec le gradient décrit le long du tube digestif.

39. Quel énoncé décrit correctement la composition dominante de la flore digestive ?

Elle est dominée par les bactéries anaérobies et comprend notamment des genres comme Bacteroides et Clostridium.
Elle est dominée par Streptococcus salivarius, présent dans la salive à forte concentration.
Elle est dominée par les lactobacilles et correspond principalement aux bacilles de Döderlein.
Elle est dominée par des bactéries aérobies, tandis que Bacteroides et Clostridium y sont exceptionnels.

Elle est dominée par les bactéries anaérobies et comprend notamment des genres comme Bacteroides et Clostridium.

Explication

La flore digestive est principalement composée de bactéries anaérobies, parmi lesquelles figurent notamment Bacteroides et Clostridium. Les lactobacilles caractérisent surtout la flore vaginale, tandis que Streptococcus salivarius est associé à la flore buccale.

40. Quels microorganismes constituent principalement la flore vaginale ?

Des lactobacilles, également appelés bacilles de Döderlein.
Des entérocoques, associés principalement à la flore digestive.
Des Streptococcus salivarius, dominants dans la cavité buccale.
Des staphylocoques, caractéristiques de la flore cutanée humide.

Des lactobacilles, également appelés bacilles de Döderlein.

Explication

La flore vaginale est principalement constituée de lactobacilles, aussi nommés bacilles de Döderlein. Les autres réponses attribuent à la flore vaginale des microorganismes surtout décrits dans les flores digestive, cutanée ou buccale.

41. Quelle conduite est appropriée lorsqu’un cas de BHRe est identifié ?

Mobiliser l’équipe d’hygiène, appliquer des précautions Contact renforcé, enquêter autour du cas et dépister les contacts.
Réaliser un prélèvement chez le patient, puis lever les mesures dès que le premier résultat est négatif.
Maintenir les précautions standard, éviter l’enquête autour du cas et surveiller uniquement le patient porteur.
Isoler le patient en précautions respiratoires, traiter son entourage et interrompre les admissions du service.

Mobiliser l’équipe d’hygiène, appliquer des précautions Contact renforcé, enquêter autour du cas et dépister les contacts.

Explication

La prise en charge d’une BHRe associe l’intervention de l’équipe d’hygiène, les précautions complémentaires Contact renforcé, l’enquête autour du cas et le dépistage des cas contacts. Les précautions respiratoires et la levée rapide après un seul résultat négatif ne correspondent pas à cette conduite.

42. Dans le contexte d’une BHRe, quelle personne est définie comme un patient contact ?

Un patient admis dans le même hôpital mais suivi par une équipe soignante différente.
Un professionnel ayant travaillé dans l’établissement sans prendre en charge le patient porteur.
Un patient hospitalisé pris en charge par la même équipe soignante que le patient porteur.
Un visiteur ayant séjourné dans la chambre du patient porteur pendant son hospitalisation.

Un patient hospitalisé pris en charge par la même équipe soignante que le patient porteur.

Explication

Un patient contact est un patient hospitalisé qui a été pris en charge par la même équipe soignante que le patient porteur de BHRe. Le simple fait de visiter l’établissement ou d’y être hospitalisé avec une autre équipe ne répond pas à cette définition.

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Qu'est-ce que la microbiologie étudie ?

Les micro-organismes invisibles à l’œil nu.

Combien de décès annuels en France sont liés aux infections associées aux soins ?

Environ 3000 à 4000 décès par an.

En quelle année Ignaz Semmelweis a-t-il lié l'hygiène des mains à la mortalité ?

En 1847.

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