★ À maîtriser
📌 La limite de résolution indiquée pour le microscope électronique est d’environ 0,1 nm, contre 200 nm pour le microscope optique, et son grossissement dépasse 10⁶, contre 1 500 à 2 000× pour le microscope optique.
Compléments
★ À maîtriser
📌 L’observation au MET ne porte pas sur des cellules vivantes, car les électrons pénètrent faiblement dans la matière et l’échantillon doit être une coupe ultrafine de moins de 100 nm.
Compléments
📌 Dans un MET, les électrons circulent dans une colonne maintenue sous vide afin d’éviter leur déviation.
★ À maîtriser
La préparation standard comprend cinq étapes :
La fixation préserve les protéines et les formes cellulaires, stabilise les lipides et augmente le contraste ; elle utilise des aldéhydes, puis du tétraoxyde d’osmium dans un tampon à pH 7.
Compléments
La déshydratation remplace l’eau par un liquide hydrophobe, comme l’alcool, afin de permettre la polymérisation des résines.
L’inclusion imprègne les tissus d’un polymère liquide thermodurcissable, notamment une résine époxy comme l’araldite ou l’épon, afin de permettre des coupes fines.
Les coupes ultrafines sont réalisées au microtome ou à l’ultramicrotome, puis déposées sur une membrane soutenue par une grille de 3 mm de diamètre.
📌 Les grilles en cuivre servent à la coloration standard, tandis que les grilles en or ou en nickel sont utilisées pour l’immunomarquage.
Fixer, déshydrater, inclure, couper, contraster : de la préservation à l’image.
★ À maîtriser
📌 L’ombrage vaporise des métaux sous vide avec un angle d’incidence pour produire une ombre portée et accentuer le relief, tandis que la coloration négative dépose un sel opaque aux électrons qui révèle le contour des structures très petites.
La cryofacture étudie les surfaces membranaires en congelant rapidement l’échantillon afin d’éviter la formation de cristaux de glace qui détruiraient les cellules.
La cryofacture comprend la cryofixation par vitrification à −196 °C, une fracture sous vide, la réplication de la surface par ombrage au platine à 45°, puis le nettoyage et le dépôt de la réplique métallique sur une grille pour analyse.
En immunomarquage, un anticorps primaire reconnaît l’antigène spécifique et le complexe antigène–anticorps primaire est révélé par des particules d’or colloïdal couplées à un anticorps secondaire spécifique.
Compléments
Le cryodécapage sublime sous vide et à basse température l’eau cytosolique gelée après cryofracture, élimine la glace superficielle et révèle davantage de relief avant la réplication.
L’immunomarquage utilise une inclusion à froid dans une résine hydrophile pour préserver les épitopes, et des particules d’or de 5 ou 20 nm permettent de localiser plusieurs antigènes simultanément.
★ À maîtriser
Dans un MEB, un faisceau d’électrons balaie la surface de l’échantillon et les électrons de basse énergie générés par l’interaction avec la matière renseignent sur sa topographie.
Le MEB offre une grande profondeur de champ et un rendu tridimensionnel de la topographie, ce qui en fait un outil privilégié pour étudier les surfaces sans réaliser de coupes.
Compléments
MET : traverse une coupe ; MEB : balaie une surface.
★ À maîtriser
📌 La chromatine est la forme du matériel génétique pendant l’interphase, tandis qu’en mitose elle se condense en chromosomes à deux chromatides.
Compléments
Environ 99 % de l’ADN d’une cellule est stocké dans le noyau et le reste dans les mitochondries.
Le génome nucléaire humain est constitué d’environ 1,5 % de séquences codantes et comprend environ 25 000 gènes, alors que les estimations initiales en prévoyaient 100 000.
Une cellule somatique humaine contient 46 chromosomes et 6,2 × 10⁹ paires de bases, soit environ 2 m d’ADN déroulé par noyau.
★ À maîtriser
L’octamère du nucléosome contient deux copies de chacune des histones H2A, H2B, H3 et H4, et les nucléosomes successifs sont reliés par un segment d’ADN de 20 à 80 paires de bases.
L’histone de liaison H1 stabilise l’enroulement de l’ADN autour du nucléosome et l’empilement des nucléosomes en nucléofilament de 30 nm.
📌 L’euchromatine est diffuse et transcriptionnellement active, tandis que l’hétérochromatine est dense et peu ou pas transcrite.
Compléments
Les histones du cœur sont basiques et riches en acides aminés chargés positivement, ce qui favorise leur affinité avec les groupements phosphates négatifs de l’ADN.
Les modifications post-traductionnelles des histones, notamment la méthylation, l’acétylation et la phosphorylation, influencent la compaction de la chromatine et l’accessibilité de l’ADN.
Les boucles chromatiniennes constituent un troisième niveau de compaction, mesurent 300 à 700 nm et contiennent 50 à 200 kpb.
📌 L’hétérochromatine constitutive comprend de l’ADN répétitif non codant proche des centromères et des télomères, tandis que l’hétérochromatine facultative varie de condensation et d’expression selon le type ou l’état de différenciation cellulaire.
ADN → nucléosome → nucléofilament → boucles → chromosome métaphasique.
★ À maîtriser
📌 Les molécules de masse relative inférieure à 50 kDa diffusent passivement par les canaux latéraux, tandis que le transport actif des macromolécules emprunte le canal central et consomme de l’ATP.
Compléments
Une cellule de mammifère possède 2 000 à 10 000 pores nucléaires qui régulent les échanges entre noyau et cytoplasme.
Le complexe du pore nucléaire, constitué de nucléoporines, présente une symétrie octogonale et comporte deux anneaux, un canal central et huit canaux latéraux.
Les signaux NLS reconnus par les importines permettent l’import nucléaire de certaines protéines, tandis que les signaux NES sont pris en charge par les exportines pour leur export.
★ À maîtriser
L’interphase comprend G1, phase de croissance et de production d’organites, S, phase de réplication de l’ADN, et G2, phase de vérification de la réplication et de réparation éventuelle de l’ADN endommagé.
Pendant la phase S, la quantité d’ADN double et chaque chromosome est constitué de deux chromatides identiques reliées au centromère.
📌 La mitose divise le noyau et la cytokinèse divise le cytoplasme ; ensemble, ces deux stades de la phase M produisent deux cellules filles génétiquement identiques à la cellule mère.
Compléments
Certaines cellules différenciées qui ne se divisent plus entrent en phase de quiescence G0, temporairement ou définitivement.
Dans une cellule humaine réalisant une division en 24 h, G1 dure 5 à 6 h, S dure 10 à 12 h et G2 dure 4 à 6 h.
La mitose contribue à la croissance, au développement embryonnaire, au renouvellement et à la réparation cellulaires, tandis que la méiose participe au brassage de l’information génétique lors de la reproduction sexuée.
★ À maîtriser
Les protofilaments de microtubules sont polarisés, avec la tubuline α à l’extrémité − et la tubuline β à l’extrémité +, où l’élongation est plus rapide.
L’instabilité dynamique des microtubules résulte de l’hydrolyse du GTP en GDP sur la β-tubuline : lorsque la majorité des tubulines à une extrémité contient du GDP, le microtubule se dépolymérise.
📌 L’axonème des cils et des flagelles possède une organisation 9 + 2, tandis que le corpuscule basal possède une organisation 9 + 0.
📌 Les kinésines transportent les cargaisons de l’extrémité − vers l’extrémité + des microtubules, tandis que les dynéines assurent le transport rétrograde de la périphérie vers le centrosome.
Compléments
Dans les cellules animales, les microtubules rayonnent depuis le centrosome, centre organisateur constitué de deux centrioles perpendiculaires formés chacun de neuf triplets de microtubules.
La dynéine ciliaire utilise l’ATP pour provoquer le glissement entre doublets de microtubules adjacents et la flexion des cils ou des flagelles.
Lors de l’anaphase, les microtubules kinétochoriens raccourcissent pour entraîner les chromatides sœurs vers les pôles opposés de la cellule.
★ À maîtriser
📌 L’actine G est un monomère globulaire associé à l’ATP, tandis que l’actine F est la forme polymérisée associée à l’ADP.
Compléments
L’actine hydrolyse l’ATP en ADP ; l’actine ADP étant moins stable, cette hydrolyse favorise la dépolymérisation des microfilaments, particulièrement à leur extrémité −.
Plusieurs protéines associées à l’actine ont des fonctions distinctes :
Les microfilaments participent à la migration par pseudopodes, à la phagocytose, à la cyclose, au déplacement d’organites par les myosines et à la cytokinèse animale par formation d’un anneau contractile.
Les kératines se trouvent dans les cellules épithéliales, la vimentine et la desmine dans des cellules souches embryonnaires et musculaires, les neurofilaments dans les neurones et les lamines nucléaires dans la lamina.
Les filaments intermédiaires contribuent à la forme et à la cohésion des cellules animales, à l’ancrage des organites, au soutien de l’enveloppe nucléaire et à la formation des cheveux et des ongles.
★ À maîtriser
📌 La lamelle moyenne, riche en pectines, est la cloison commune qui adhère les cellules végétales adjacentes, tandis que la paroi primaire caractérise les cellules jeunes en croissance.
La paroi primaire comprend environ 30 à 50 % de cellulose, 20 à 30 % d’hémicellulose, 5 à 35 % de pectines et 0,5 à 5 % de protéines en masse sèche.
La cellulose est un polysaccharide linéaire de cellobiose composée de deux glucoses liés en β-1,4 ; les chaînes parallèles sont stabilisées en microfibrilles par des liaisons hydrogène interchaînes.
📌 La paroi primaire présente des microfibrilles de cellulose entrecroisées et extensibles, tandis que la paroi secondaire est plus dense, moins hydratée, ordonnée en strates et non extensible.
Compléments
🔄 La formation de la lamelle moyenne suit ces étapes :
Les pectines hydrophiles englobent les microfibrilles de cellulose, tandis que les hémicelluloses sont des polysaccharides variés à courtes chaînes latérales glucidiques.
Les celluloses synthases insérées en rosette dans le plasmalemme synthétisent simultanément des chaînes de cellulose dans l’espace extracellulaire, tandis que les pectines et les hémicelluloses produites dans l’appareil de Golgi sont transportées par exocytose vers la paroi.
La paroi secondaire se dépose après la croissance cellulaire et comprend souvent trois couches, S1, S2 et S3, dont les microfibrilles ont des orientations différentes.
📌 La cutinisation recouvre la paroi externe de l’épiderme d’une cuticule qui limite les pertes d’eau, tandis que la subérification imprègne la paroi secondaire de subérine, cire imperméable et isolante présente notamment dans le liège.
Paroi primaire extensible ; paroi secondaire lignifiée et rigide.
★ À maîtriser
📌 La voie symplastique emprunte les plasmodesmes et le cytoplasme des cellules, tandis que la voie apoplastique passe par les parois et les espaces intercellulaires.
La vacuole végétale peut occuper jusqu’à 80 à 90 % du volume cellulaire ; elle est limitée par le tonoplaste et contient le suc vacuolaire.
La vacuole contribue au stockage de produits métaboliques, à la régulation du pH et des concentrations cytosoliques, à la détoxification, aux échanges hydriques et au maintien de la pression de turgescence.
📌 Les chloroplastes portent des pigments photosynthétiques et assurent la photosynthèse, les chromoplastes contiennent des caroténoïdes associés à l’attraction des pollinisateurs, et les amyloplastes accumulent l’amidon.
Compléments
Les plasmodesmes représentent environ 1 % de la surface totale de la paroi et peuvent atteindre un million par mm².
La callose peut se déposer transitoirement autour des plasmodesmes pour réduire leur ouverture, tandis que le desmotubule et le cytosquelette participent à la régulation du passage et au transport dirigé de vésicules et de protéines.
Le tonoplaste contient plusieurs systèmes de transport :
Le suc vacuolaire contient principalement de l’eau, des acides carboxyliques à pH voisin de 5, des glucides, des ions, des enzymes et des pigments.
La cellule végétale se caractérise notamment par une paroi pectocellulosique rigide, une vacuole centrale, des plastes et l’absence de centrioles.
Comparaison des microscopes électroniques
| Critère | MET | MEB |
|---|---|---|
| Principe | Les électrons traversent une coupe | Le faisceau balaie la surface |
| Image étudiée | Structure interne | Topographie de surface |
| Échantillon | Coupe ultrafine, moins de 100 nm | Échantillon sans coupe nécessaire |
| Résolution indiquée | Jusqu’à 0,1 nm | 1 à 10 nm |
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