QCM : Mobilisations écologiques et discours (10 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À propos des approches qui structurent les discours environnementaux, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Hannigan (2004) étudie principalement les déversements industriels et leurs conséquences écologiques.
La political ecology étudie la capitalisation de la nature sans examiner les cadres occidentaux imposés.
La political ecology met en lumière les luttes narratives autour de la capitalisation de la nature.
La political ecology permet d’interroger le colonialisme vert et ses effets sur les populations indigènes.
Hannigan analyse les récits et les cadres d’interprétation des discours environnementaux.

La political ecology met en lumière les luttes narratives autour de la capitalisation de la nature. · La political ecology permet d’interroger le colonialisme vert et ses effets sur les populations indigènes. · Hannigan analyse les récits et les cadres d’interprétation des discours environnementaux.

Explication

La political ecology examine les luttes narratives liées à la capitalisation de la nature et la contestation de cadres occidentaux imposés, notamment par le colonialisme vert. Hannigan (2004) analyse les récits et les cadres d’interprétation des discours environnementaux; son travail n’est pas présenté comme une étude des déversements industriels.

2. Les transformations des représentations de la nature sauvage comprennent :

Avant le XIXe siècle, la nature sauvage est généralement présentée comme un paysage à protéger.
G. Perkins Marsh publie Man&Nature en 1885 dans le contexte du mouvement Back to Nature.
Le mouvement Back to Nature se déroule de 1864 à 1890 et célèbre une wilderness moderne.
Avant le XIXe siècle, la nature sauvage est souvent perçue comme une menace à maîtriser.
G. Perkins Marsh publie Man&Nature en 1864 et critique la destruction de la nature.

Avant le XIXe siècle, la nature sauvage est souvent perçue comme une menace à maîtriser. · G. Perkins Marsh publie Man&Nature en 1864 et critique la destruction de la nature.

Explication

Avant le XIXe siècle, la nature sauvage est souvent associée à la peur et au danger, tandis que Marsh publie Man&Nature en 1864 dans une critique de sa destruction. Le mouvement Back to Nature se situe entre 1885 et 1915 et valorise une wilderness présentée comme traditionnelle; les dates proposées pour ce mouvement et l’ouvrage sont donc erronées.

3. Deux projets d’aménagement opposent une protection romantique de la nature à une gestion fondée sur son utilité; concernant le préservationnisme et le conservationnisme, quelles propositions sont justes ?

Yellowstone devient un parc national en 1872, avant la création de Yosemite en 1890.
Le préservationnisme défend une conception romantique de la nature, distincte d’une approche utilitariste.
Le conservationnisme envisage une utilisation utile de la nature et est associé à Gifford Pinchot.
Les valeurs spirituelles et esthétiques ainsi que le paysage occupent une place centrale dans le préservationnisme.
Le préservationnisme présente la nature comme un contrepoint à la société urbaine industrialisée.

Yellowstone devient un parc national en 1872, avant la création de Yosemite en 1890. · Le préservationnisme défend une conception romantique de la nature, distincte d’une approche utilitariste. · Le conservationnisme envisage une utilisation utile de la nature et est associé à Gifford Pinchot. · Les valeurs spirituelles et esthétiques ainsi que le paysage occupent une place centrale dans le préservationnisme. · Le préservationnisme présente la nature comme un contrepoint à la société urbaine industrialisée.

Explication

Le préservationnisme privilégie une vision romantique et non utilitariste, valorisant notamment les dimensions spirituelles, esthétiques et paysagères, ainsi que la séparation symbolique d’avec la vie industrielle. Le conservationnisme est associé à Gifford Pinchot et à une perspective utilitariste; Yellowstone devient parc national en 1872, puis Yosemite en 1890.

4. Que désigne le discours écosystémique dans la manière de concevoir la nature ?

Une vision de la nature comme ressource dont la valeur dépend principalement de son utilité économique
Une représentation romantique de paysages naturels séparés de la société industrielle
Une vision unifiée de la nature fondée sur les relations écologiques entre les organismes et leur environnement
Une approche centrée sur les droits civiques et la répartition sociale des risques de pollution

Une vision unifiée de la nature fondée sur les relations écologiques entre les organismes et leur environnement

Explication

Le discours écosystémique relie les éléments de la nature dans une vision unifiée, notamment par les relations entre organismes et environnement. La réponse centrée sur l’utilité économique correspond plutôt au conservationnisme.

5. Quel contraste illustre la manière dont la justice environnementale hiérarchise les problèmes de pollution ?

Les droits de la nature plutôt que les droits civiques des populations exposées
Les effets du DDT sur les travailleurs immigrants en Californie plutôt que sur la faune
Les effets de l’essence plombée sur la peinture au plomb
La contamination des réserves amérindiennes plutôt que l’accident de Three Mile Island

Les effets du DDT sur les travailleurs immigrants en Californie plutôt que sur la faune

Explication

La justice environnementale met en évidence que l’attention portée aux effets du DDT sur la faune a pu éclipser ses conséquences pour les travailleurs immigrants en Californie. Le contraste entre l’essence plombée et la peinture au plomb inverse l’exemple présenté.

6. Quelle fonction l’enquête remplit-elle dans les mobilisations environnementales locales ?

Elle permet de remplacer les témoignages des habitants par des données administratives existantes.
Elle vise à transformer les problèmes sanitaires locaux en débats généraux sur la conservation.
Elle permet de faire émerger des victimes, de suspecter l’environnement et de produire des connaissances profanes.
Elle sert à confier l’évaluation des risques aux seules autorités scientifiques nationales.

Elle permet de faire émerger des victimes, de suspecter l’environnement et de produire des connaissances profanes.

Explication

L’enquête ouvre une démarche collective qui rend les victimes visibles, met en cause un environnement suspect et contribue à produire des savoirs citoyens. La mobilisation ne consiste pas à confier l’évaluation aux seules autorités, puisque les habitants participent eux-mêmes à la production de connaissances.

7. Quelle séquence décrit l’évolution du militantisme écologique proposée par Robineau ?

Convergence des luttes dans les années 1960, militantisme dans les années 1980, puis professionnalisation dans les années 2000
Militantisme et expertise dans les années 1960, critique sociale dans les années 1980, puis professionnalisation dans les années 2000
Militantisme et critique sociale dans les années 1960, professionnalisation dans les années 1980, puis convergence des luttes dans les années 2000
Professionnalisation dans les années 1960, convergence des luttes dans les années 1980, puis critique sociale dans les années 2000

Militantisme et critique sociale dans les années 1960, professionnalisation dans les années 1980, puis convergence des luttes dans les années 2000

Explication

Robineau décrit un militantisme critique dans les années 1960, suivi d’une phase d’expertise et de professionnalisation dans les années 1980, puis d’un retour du militantisme et d’une convergence des luttes dans les années 2000. La réponse qui place la convergence des luttes dans les années 1980 inverse les deux dernières étapes de cette évolution.

8. Quelle différence distingue l’articulation aux agendas politiques et scientifiques de la présentation d’un agenda d’action comme facteurs de mise à l’agenda médiatique ?

La première propose des mesures à entreprendre, tandis que la seconde relie l’enjeu aux concepts culturels existants.
La première place l’enjeu dans le présent, tandis que la seconde le rattache aux priorités des acteurs scientifiques.
La première relie l’enjeu à des priorités institutionnelles et savantes, tandis que la seconde propose des mesures à entreprendre.
La première dramatise les conséquences, tandis que la seconde inscrit l’enjeu dans des concepts culturels familiers.

La première relie l’enjeu à des priorités institutionnelles et savantes, tandis que la seconde propose des mesures à entreprendre.

Explication

L’articulation aux agendas politiques et scientifiques établit des liens avec des priorités déjà présentes dans ces domaines, alors que l’agenda d’action met en avant des réponses possibles. La dramatisation concerne l’intensification du récit et ne correspond pas à l’articulation institutionnelle et scientifique.

9. Quelle distinction décrit correctement le backlash électoral et le backlash contre les politiques publiques climatiques ?

Le premier mesure l’opposition aux politiques symboliques, tandis que le second désigne l’instrumentalisation du débat écologique par les partis de droite.
Le premier conteste et démantèle des politiques publiques climatiques, tandis que le second sanctionne électoralement les partis qui les mettent en œuvre.
Le premier sanctionne électoralement des politiques coûteuses ou visibles, tandis que le second conteste et démantèle des politiques publiques climatiques.
Le premier désigne la division partisane autour de l’environnement, tandis que le second correspond à la hausse des coûts de la transition pour les ménages.

Le premier sanctionne électoralement des politiques coûteuses ou visibles, tandis que le second conteste et démantèle des politiques publiques climatiques.

Explication

Le backlash électoral se manifeste par une sanction dans les urnes face à des politiques climatiques coûteuses ou visibles, alors que le policy backlash correspond à leur contestation et à leur démantèlement. La contestation et le démantèlement caractérisent donc le backlash portant sur les politiques publiques, et non le backlash électoral.

10. Comment l’autorité du discours scientifique peut-elle contribuer aux mobilisations environnementales ?

Elle remplace les conflits de récits par une description neutre des phénomènes naturels.
Elle détourne les mobilisations des enjeux de capitalisation de la nature.
Elle renforce la légitimité de récits qui contribuent à imposer une conception du monde.
Elle réserve la production de discours environnementaux aux institutions scientifiques.

Elle renforce la légitimité de récits qui contribuent à imposer une conception du monde.

Explication

L’autorité scientifique peut donner du poids aux discours environnementaux et ainsi contribuer à légitimer une certaine conception du monde. Cela ne signifie pas que les conflits de récits disparaissent : la political ecology étudie notamment les luttes narratives autour de la nature.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Mobilisations écologiques et discours.

Quelle distance du Rhin est polluée par un insecticide en 1969 ?

600 km.

Quel décret impérial encadre les établissements incommodes et insalubres ?

Le décret impérial de 1810.

Comment la nature sauvage est-elle souvent représentée avant le XIXe siècle ?

Comme une menace à maîtriser.

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