★ À maîtriser
Compléments
La political ecology étudie les luttes narratives autour de la capitalisation de la nature et la contestation de cadres occidentaux imposés, notamment par le colonialisme vert.
Hannigan (2004) analyse les récits et cadres d’interprétation qui structurent les discours environnementaux.
★ À maîtriser
Le préservationnisme défend une vision romantique et non utilitariste de la nature, tandis que le conservationnisme envisage son utilisation utile, associé à Gifford Pinchot.
Le préservationnisme met l’accent sur les valeurs spirituelles et esthétiques, le paysage, la séparation symbolique de la nature et de la vie industrielle, et la nature comme contrepoint de la société urbaine.
Compléments
Avant le XIXe siècle, la nature sauvage est souvent représentée comme une menace à maîtriser plutôt que comme un paysage à protéger.
Le mouvement Back to Nature de 1885 à 1915 accompagne l’expansion urbaine et la fin de la frontière en valorisant une wilderness présentée comme traditionnelle.
Yellowstone devient un parc national en 1872 et Yosemite en 1890.
La nature préservée pour sa valeur propre s’oppose à la nature conservée pour son utilité.
★ À maîtriser
Le discours écosystémique propose une vision unifiée de la nature, mais peut écarter l’implication sociopolitique.
Commoner formule quatre principes :
Compléments
En 1935, Tansley introduit le concept d’écosystème, qui associe les communautés écologiques à leur environnement physique.
Le discours écosystémique prend une importance particulière à partir des années 1970, notamment avec Silent Spring de R. Carson.
📌 Le discours écosystémique peut être une écologie « pure », présentée comme objective, ou une écologie « utile », mobilisée comme expertise pour l’action publique.
★ À maîtriser
Le mouvement écologique contemporain se structure notamment autour de Friends of the Earth, fondé en 1969, et de Greenpeace, fondé en 1971.
Le discours de justice environnementale formule les problèmes en termes de droits civiques plutôt que de droits de la nature et revendique l’accès à l’information et à l’indemnisation face aux pollutions toxiques.
Ces exemples illustrent des priorités inégalement réparties : les effets du DDT sur la faune plutôt que sur les travailleurs immigrants en Californie, l’essence plombée plutôt que la peinture au plomb, Three Mile Island plutôt que la contamination des réserves amérindiennes par l’extraction
Compléments
Les premiers partis verts apparaissent en Nouvelle-Zélande en 1972 et en Allemagne en 1980.
Schnaiberg défend la prise en compte des inégalités sociales dans l’analyse des problèmes environnementaux.
À partir des années 1990, la justice environnementale met également en avant les inégalités globales entre le Nord et le Sud.
La justice environnementale revendique des droits civiques et sociaux, plutôt que les seuls droits de la Nature.
★ À maîtriser
Les environmental grassroots movements des années 1980 sont souvent de petits collectifs locaux issus du monde ouvrier, mobilisés autour d’un problème sanitaire environnemental local et en quête de garanties de sécurité et d’information.
L’action collective locale passe par l’enquête et la victimisation, la mise en cause d’un environnement suspect, puis la mobilisation de lanceurs d’alerte et la production de connaissances profanes.
Compléments
L’étude de l’United Church of Christ (1987) indique que 3/5 des Noirs américains vivent dans une communauté comportant des sites de déchets toxiques non contrôlés.
Le US General Accounting Office (1991) rapporte que 3/4 des décharges du Sud sont situées dans des communautés de couleur.
Enquêter → rendre les victimes visibles → suspecter l’environnement → produire des savoirs citoyens.
★ À maîtriser
Les actions radicales décrites ciblent des biens matériels et des pratiques jugées inacceptables pour l’environnement ou les animaux, en invoquant l’urgence écologique et climatique et en refusant la violence contre les êtres vivants.
Robineau (2020) décrit une évolution du militantisme écologique : militant et critique sociale dans les années 1960, expertise et professionnalisation dans les années 1980, puis retour du militant et convergence des luttes dans les années 2000. - Pour une sociologie des écologistes radicaux. Quelques éléments programmatiques
Compléments
Le FBI (2002) définit l’écoterrorisme comme l’usage ou la menace de violence criminelle contre des victimes innocentes ou des biens privés par des groupes environnementaux subnationaux pour des raisons politiques environnementales.
Les mouvements et acteurs mentionnés apparaissent dans cet ordre : opposition à la chasse au Royaume-Uni en 1960, Animal Liberation Front en 1976, Sea Shepherd en 1977, Unabomber en 1978 et Earth Liberation Front en 1992.
Entre 1992 et 2010, les dommages matériels attribués à ces actions aux États-Unis sont estimés à 100 millions de dollars.
La radicalité écologique peut être disqualifiée comme violence ou nihilisme, tandis que cette représentation peut servir à justifier la surveillance policière, comme avec la cellule Déméter en France.
L’écoterrorisme vise des pratiques ou des biens au nom de l’environnement ; le bioterrorisme est une notion distincte.
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
📌 Le backlash électoral désigne la sanction électorale de politiques climatiques coûteuses ou visibles, tandis que le policy backlash désigne la contestation et le démantèlement de politiques publiques climatiques.
Compléments
Le backlash électoral peut se traduire par la sanction des partis sortants et la progression de partis de droite radicale opposés aux mesures climatiques coûteuses.
Au Royaume-Uni, l’Anti-Zero Populism s’appuie sur le fait que l’environnement est devenu un sujet de division partisane depuis la fin des années 2010.
Le backlash contre l’écologie peut être surestimé et instrumentalisé par la droite et l’extrême droite.
Tallent, Jan et Sattelmayer (2026) étudient l’effet des politiques symboliques sur le soutien aux politiques climatiques dans « More than Symbols: The Effect of Symbolic Policies on Climate Policy Support ». - Tallent, T., Jan, M., Sattelmayer, L.
Coûts de transition visibles → contestation politique, parfois amplifiée par l’instrumentalisation partisane.
Discours environnementaux et cadrages
| Discours | Cadrage | Enjeu associé |
|---|---|---|
| Préservationnisme | Nature romantique et non utilitariste | Paysage et valeurs esthétiques |
| Conservationnisme | Nature envisagée selon son utilité | Gestion des ressources |
| Écosystémique | Nature unifiée par les relations écologiques | Savoirs scientifiques et expertise |
| Justice environnementale | Droits civiques et inégalités | Pollutions et répartition des risques |
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1. À propos des approches qui structurent les discours environnementaux, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :
2. Les transformations des représentations de la nature sauvage comprennent :
Mémorisez les concepts clés de Mobilisations écologiques et discours avec 10 flashcards interactives.
Quelle distance du Rhin est polluée par un insecticide en 1969 ?
600 km.
Quel décret impérial encadre les établissements incommodes et insalubres ?
Le décret impérial de 1810.
Comment la nature sauvage est-elle souvent représentée avant le XIXe siècle ?
Comme une menace à maîtriser.
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