QCM : Raisonnement et outils mathématiques (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. On sait que PP est vraie et que QQ est fausse. Quelle est alors la valeur de vérité de P∧QP\land Q et de P∨QP\lor Q, dans cet ordre ?

Fausse, puis fausse
Vraie, puis vraie
Fausse, puis vraie
Vraie, puis fausse

Fausse, puis vraie

Explication

La conjonction exige que les deux propositions soient vraies, tandis que la disjonction est vraie dès qu’au moins l’une l’est. « Vraie, puis fausse » inverse les connecteurs, « fausse, puis fausse » oublie que PP est vraie, et « vraie, puis vraie » oublie que QQ est fausse pour la conjonction.

2. Une démonstration établit que P⇒QP\Rightarrow Q, mais ne traite pas Q⇒PQ\Rightarrow P. Quelle conclusion peut-on tirer sur l’équivalence P⇔QP\Leftrightarrow Q ?

Elle est établie dès que P⇒QP\Rightarrow Q l’est
Elle n’est pas établie sans la réciproque
Elle est établie si PP est vraie
Elle est établie en démontrant ¬Q⇒¬P\neg Q\Rightarrow\neg P

Elle n’est pas établie sans la réciproque

Explication

Une équivalence demande les deux implications, P⇒QP\Rightarrow Q et Q⇒PQ\Rightarrow P. « Dès que P⇒QP\Rightarrow Q l’est » confond implication et équivalence, « ¬Q⇒¬P\neg Q\Rightarrow\neg P » est la contraposée de l’implication initiale, et la seule vérité de PP ne garantit pas la réciproque.

3. Pour démontrer directement que, pour tout entier nn, si nn est divisible par 44, alors nn est pair, quel est le premier geste à effectuer ?

Vérifier la propriété pour un premier entier, puis passer au suivant
Supposer que nn n’est pas pair, puis établir qu’il n’est pas divisible par 44
Supposer que nn est divisible par 44, puis établir qu’il est pair
Supposer que nn est pair, puis établir qu’il est divisible par 44

Supposer que $$n$$ est divisible par $$4$$, puis établir qu’il est pair

Explication

Le raisonnement direct part de l’hypothèse de l’implication — ici, la divisibilité par 44 — et enchaîne des arguments jusqu’à la conclusion. « Supposer que nn n’est pas pair » relève de la contraposée, « supposer que nn est pair » inverse l’implication, et le passage d’un entier au suivant est une démarche de récurrence.

4. Une propriété P(n)P(n) doit être démontrée par récurrence pour tout entier n≥3n\ge 3. Quelle démarche permet de conclure ?

Vérifier P(3)P(3), puis démontrer que P(n)P(n) entraîne P(n+1)P(n+1)
Vérifier P(4)P(4), puis démontrer que P(n)P(n) entraîne P(n+1)P(n+1)
Vérifier P(3)P(3), puis admettre que P(n)P(n) entraîne P(n+1)P(n+1)
Vérifier P(3)P(3) et P(4)P(4), sans établir le passage au rang suivant

Vérifier $$P(3)$$, puis démontrer que $$P(n)$$ entraîne $$P(n+1)$$

Explication

La récurrence exige l’initialisation au rang de départ, ici 33, et la démonstration de l’hérédité pour passer de nn à n+1n+1. Commencer à 44 omet le premier rang visé, vérifier deux rangs ne prouve pas l’hérédité, et l’admettre sans preuve laisse une étape essentielle manquante.

5. Que signifie réfuter une proposition universelle au moyen d’un contre-exemple ?

Démontrer la propriété en établissant séparément tous les cas possibles
Trouver un élément du domaine pour lequel la propriété affirmée est fausse
Vérifier la propriété pour plusieurs éléments représentatifs du domaine
Supposer la propriété fausse et en déduire une contradiction logique

Trouver un élément du domaine pour lequel la propriété affirmée est fausse

Explication

Un contre-exemple est un élément du domaine qui rend fausse la propriété universelle, ce qui suffit à la réfuter. Supposer la négation et aboutir à une contradiction correspond plutôt à un raisonnement par l’absurde.

6. Pour décrire l’intersection de trois ensembles, quelle loi permet de répartir l’intersection par rapport à leur union ?

A∩(B∪C)=(A∩B)∪(A∩C)A \cap (B \cup C) = (A \cap B) \cup (A \cap C)
A∪(B∩C)=(A∩B)∪(A∩C)A \cup (B \cap C) = (A \cap B) \cup (A \cap C)
A∩(B∪C)=(A∪B)∩(A∪C)A \cap (B \cup C) = (A \cup B) \cap (A \cup C)
A∩(B∪C)=(A∩B)∩(A∩C)A \cap (B \cup C) = (A \cap B) \cap (A \cap C)

$$A \cap (B \cup C) = (A \cap B) \cup (A \cap C)$$

Explication

La loi de distributivité indique que l’intersection avec une union équivaut à l’union des intersections correspondantes. L’expression avec une intersection entre les deux intersections ne conserve pas en général tous les éléments appartenant à A et à l’un des ensembles B ou C.

7. Quel est le rôle de l’application réciproque d’une bijection f:E→Ff:E\to F ?

Associer à chaque sous-ensemble de EE son image dans FF
Associer à chaque élément de FF son unique antécédent dans EE
Associer à chaque élément de EE son image dans FF
Associer à chaque élément de FF un antécédent quelconque dans EE

Associer à chaque élément de $$F$$ son unique antécédent dans $$E$$

Explication

L’application réciproque f−1:F→Ef^{-1}:F\to E renvoie chaque élément de FF vers son unique antécédent, car ff est bijective. Contrairement à une application surjective non nécessairement injective, une bijection garantit que cet antécédent est unique.

8. Quelle différence distingue principalement une somme finie d’un produit fini construits à partir des mêmes termes ?

La somme additionne les termes, tandis que le produit les multiplie.
La somme multiplie les termes, tandis que le produit les additionne.
La somme compte les termes, tandis que le produit les classe par ordre.
La somme dépend de l’ordre des termes, tandis que le produit en est indépendant.

La somme additionne les termes, tandis que le produit les multiplie.

Explication

Une somme finie combine les termes par addition, alors qu’un produit fini les combine par multiplication. Dans les deux cas, l’ordre des termes ne change pas la valeur.

9. Pour compter les résultats possibles d’une expérience composée de deux choix successifs indépendants, quelle conséquence entraîne le principe multiplicatif ?

Le nombre total de résultats est la somme des nombres de possibilités de chaque choix.
Le nombre total de résultats est le quotient des nombres de possibilités de chaque choix.
Le nombre total de résultats est le produit des nombres de possibilités de chaque choix.
Le nombre total de résultats est la différence des nombres de possibilités de chaque choix.

Le nombre total de résultats est le produit des nombres de possibilités de chaque choix.

Explication

Chaque résultat correspond à une combinaison d’un résultat du premier choix et d’un résultat du second, d’où la multiplication des cardinaux. L’addition s’applique plutôt au dénombrement de possibilités alternatives, et non de choix successifs.

10. Pour former un comité de trois personnes parmi huit candidats, sans attribuer de rôles et sans tenir compte de l’ordre de sélection, quel type de dénombrement faut-il utiliser ?

Une liste de longueur trois parmi huit
Une combinaison de trois éléments parmi huit
Une permutation des huit éléments
Un arrangement de trois éléments parmi huit

Une combinaison de trois éléments parmi huit

Explication

Comme le comité est un groupe sans rôles, changer l’ordre de sélection ne crée pas un comité différent : il s’agit d’une combinaison. Un arrangement compterait séparément les sélections selon leur ordre.

11. Quelle caractéristique distingue le développement de (a+b)n\left(a+b\right)^n par la formule du binôme de Newton ?

Chaque terme est pondéré par un coefficient binomial, avec les puissances de aa décroissant et celles de bb croissant.
Les puissances de aa restent fixes, tandis que les puissances de bb croissent sans coefficient.
Les coefficients alternent entre valeurs positives et négatives, et les deux puissances restent égales.
Chaque terme est pondéré par un coefficient factoriel, avec les puissances de aa et de bb décroissant ensemble.

Chaque terme est pondéré par un coefficient binomial, avec les puissances de $$a$$ décroissant et celles de $$b$$ croissant.

Explication

La formule du binôme de Newton associe au terme an−kbka^{n-k}b^k le coefficient binomial (nk)\binom{n}{k}, pour kk allant de 00 à nn. Les coefficients ne sont pas des factorielles prises directement, comme le suggère un distracteur, mais des quotients de factorielles.

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Qu’est-ce qu’une proposition mathématique, ou assertion ?

Un énoncé auquel on peut attribuer une valeur de vérité, vraie ou fausse.

Quelle est la condition de vérité de la conjonction P∧QP\land Q ?

Elle est vraie si et seulement si P et Q sont toutes deux vraies.

Quelle démarche caractérise le raisonnement direct pour établir P⇒QP\Rightarrow Q ?

On suppose PP vraie, puis on enchaîne des arguments logiques jusqu’à établir QQ.

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