QCM : Modèle de Lewis et mésomérie — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que met en commun une liaison covalente simple entre deux atomes ?

Quatre électrons de valence formant deux doublets liants
Un électron de valence transféré vers un autre atome
Un doublet non liant porté par un seul atome
Deux électrons de valence formant un doublet liant

Deux électrons de valence formant un doublet liant

Explication

Une liaison covalente simple résulte de la mise en commun de deux électrons de valence, soit un doublet liant. Quatre électrons correspondent à plusieurs doublets et peuvent caractériser une liaison multiple.

2. Un élément appartient à la colonne 16 du bloc p : combien possède-t-il d’électrons de valence selon la règle indiquée ?

Seize électrons de valence
Six électrons de valence
Huit électrons de valence
Quatre électrons de valence

Six électrons de valence

Explication

Pour les colonnes 13 à 18 du bloc p, le nombre d’électrons de valence s’obtient en diminuant le numéro de colonne de 10, donc 1610=616-10=6. Le numéro de colonne est directement utilisé pour les colonnes 1 et 2 du bloc s.

3. Quelle configuration l’hydrogène cherche-t-il à atteindre dans une liaison covalente stable ?

Une configuration à huit électrons autour de lui
Une configuration à six électrons autour de lui
Une configuration à deux électrons autour de lui
Une configuration à dix électrons autour de lui

Une configuration à deux électrons autour de lui

Explication

L’hydrogène suit la règle du duet et cherche à s’entourer de deux électrons, comme l’hélium. La règle de l’octet concerne notamment le carbone, l’azote, l’oxygène et le fluor.

4. Quelle distinction décrit correctement une lacune électronique et une hypervalence ?

La lacune est un déficit de doublets, tandis que l’hypervalence est un excès de doublets
La lacune est un excès de doublets, tandis que l’hypervalence est un déficit de doublets
La lacune correspond à une charge négative, tandis que l’hypervalence correspond à une charge positive
La lacune contient un électron célibataire, tandis que l’hypervalence contient un doublet non liant

La lacune est un déficit de doublets, tandis que l’hypervalence est un excès de doublets

Explication

Une lacune électronique traduit un nombre de doublets inférieur à celui associé à l’octet, tandis que l’hypervalence traduit un nombre supérieur. Un électron célibataire caractérise plutôt un radical, et non ces deux situations.

5. Quelle propriété permet d’identifier une base de Lewis ?

La présence d’au moins une lacune électronique
La présence d’un électron célibataire instable
La présence d’au moins un doublet non liant
La présence de moins de huit électrons autour de l’atome central

La présence d’au moins un doublet non liant

Explication

Une base de Lewis possède un ou plusieurs doublets non liants qu’elle peut mettre à disposition. Une lacune électronique caractérise au contraire un acide de Lewis.

6. Quelle propriété définit un acide de Lewis ?

La présence d’une ou plusieurs lacunes électroniques
La présence d’un ou plusieurs doublets non liants
La présence d’un électron célibataire très réactif
La présence d’un octet complet autour de chaque atome

La présence d’une ou plusieurs lacunes électroniques

Explication

Un acide de Lewis est une entité qui possède une ou plusieurs lacunes électroniques. Les doublets non liants définissent plutôt les bases de Lewis, tandis qu’un électron célibataire caractérise un radical.

7. Dans quelle séquence construit-on correctement un schéma de Lewis ?

Répartir les doublets, attribuer les charges formelles, bâtir le squelette, puis calculer les électrons de valence
Attribuer les charges formelles, calculer les électrons de valence, bâtir le squelette, puis répartir les doublets
Calculer les électrons de valence, bâtir le squelette, répartir les doublets, puis attribuer les charges formelles
Bâtir le squelette, attribuer les charges formelles, calculer les électrons de valence, puis répartir les doublets

Calculer les électrons de valence, bâtir le squelette, répartir les doublets, puis attribuer les charges formelles

Explication

La construction commence par le calcul des électrons de valence et la détermination des doublets, puis le squelette et leur répartition sont établis avant l’attribution des charges formelles. Les charges formelles interviennent donc après la construction du schéma.

8. Pour un édifice portant une charge positive de +1+1, comment calcule-t-on son nombre d’électrons de valence ?

On divise les électrons de valence des atomes par la charge +1+1
On soustrait les électrons de valence des atomes, puis on ajoute 11
On additionne les électrons de valence des atomes, puis on soustrait 11
On additionne les électrons de valence des atomes, puis on ajoute 11

On additionne les électrons de valence des atomes, puis on soustrait $$1$$

Explication

La relation est Ne=(eˊlectrons de valence des atomes)charge de l’eˊdificeN_e = \left(\sum \text{électrons de valence des atomes}\right)-\text{charge de l’édifice}, donc une charge positive de +1+1 conduit à soustraire un électron. Une charge négative conduirait au contraire à augmenter le total électronique.

9. Que doit vérifier la somme des charges formelles attribuées aux atomes d’un édifice ?

Elle doit être égale à la charge totale de l’édifice
Elle doit être égale au nombre total de doublets non liants
Elle doit être nulle dès que l’édifice possède une liaison covalente
Elle doit être égale au nombre d’atomes de l’édifice

Elle doit être égale à la charge totale de l’édifice

Explication

La somme des charges formelles de tous les atomes doit reproduire la charge totale de l’édifice. Elle n’est donc pas forcément nulle pour une espèce ionique, même si l’édifice contient des liaisons covalentes.

10. Que représente la longueur de liaison dABd_{A-B} à l’équilibre ?

La différence d’électronégativité entre A et B
La fréquence de vibration de la liaison A-B
L’énergie nécessaire pour séparer A et B
La distance entre les noyaux A et B

La distance entre les noyaux A et B

Explication

La longueur de liaison dABd_{A-B} correspond à la distance séparant les deux noyaux à l’équilibre. Elle ne désigne pas une énergie de dissociation, qui caractérise l’énergie de liaison.

11. Pour deux mêmes atomes, comment évolue la longueur de liaison lorsque la multiplicité de la liaison augmente ?

Elle reste constante
Elle devient égale à l’énergie de liaison
Elle augmente
Elle diminue

Elle diminue

Explication

Pour deux atomes donnés, une liaison de multiplicité plus élevée est plus courte. La longueur de liaison est une distance internucléaire, et non une mesure énergétique.

12. Quelle définition correspond à l’énergie de liaison DABD_{AB} ?

L’énergie libérée lors du rapprochement de deux atomes isolés
L’énergie minimale pour dissocier AB gazeux en atomes gazeux
La différence d’énergie entre deux formes mésomères
La distance minimale entre les noyaux A et B

L’énergie minimale pour dissocier AB gazeux en atomes gazeux

Explication

DABD_{AB} est l’énergie minimale à fournir pour dissocier une molécule gazeuse AB en ses atomes gazeux. La distance entre les noyaux correspond plutôt à la longueur de liaison.

13. Quelle comparaison décrit correctement une liaison A-B plus forte ?

Elle est plus courte et possède une énergie de liaison plus élevée
Elle est plus longue et possède une énergie de liaison plus faible
Elle est plus courte et possède une énergie de liaison plus faible
Elle est plus longue et possède une énergie de liaison plus élevée

Elle est plus courte et possède une énergie de liaison plus élevée

Explication

Une liaison est d’autant plus forte que sa longueur est faible, tandis que son énergie augmente avec sa multiplicité. Une liaison longue est donc généralement associée à une liaison moins forte.

14. Qu’est-ce qu’une forme mésomère ?

La structure réelle obtenue après moyenne des électrons
Un schéma de Lewis limite différant par la délocalisation de doublets
Une géométrie moléculaire résultant d’une hybridation orbitale
Une molécule distincte formée par rupture d’une liaison covalente

Un schéma de Lewis limite différant par la délocalisation de doublets

Explication

Une forme mésomère est une représentation de Lewis limite dans laquelle la localisation de certains doublets diffère de celle des autres formes. L’hybride de résonance décrit mieux la structure réelle.

15. Quel modèle décrit le mieux la répartition réelle des électrons dans un édifice présentant plusieurs formes mésomères ?

Un schéma fondé sur des liaisons toutes alternativement simples
Une forme de Lewis choisie sans tenir compte des autres
L’hybride de résonance, moyenne pondérée des formes limites
La forme mésomère comportant le plus grand nombre de doublets

L’hybride de résonance, moyenne pondérée des formes limites

Explication

L’hybride de résonance est une moyenne pondérée des formes mésomères et représente mieux la répartition électronique réelle. Une forme mésomère isolée reste une représentation limite.

16. Dans l’ion carbonate, quelle description des liaisons C-O est conforme aux observations expérimentales ?

Les trois liaisons sont équivalentes et mesurent environ 129 pm
Les trois liaisons sont doubles et mesurent environ 113 pm
Une liaison mesure 113 pm et deux liaisons mesurent 143 pm
Les trois liaisons sont simples et mesurent environ 143 pm

Les trois liaisons sont équivalentes et mesurent environ 129 pm

Explication

Les trois liaisons C-O du carbonate sont équivalentes et mesurent environ 129 pm, une valeur intermédiaire entre C-O et C=O. Le modèle de Lewis avec une double liaison et deux simples ne rend pas compte de cette équivalence.

17. Quelle forme mésomère contribue généralement le plus à l’hybride de résonance ?

Celle qui respecte l’octet, minimise les charges et place la charge négative sur l’atome le plus électronégatif
Celle qui maximise les charges formelles et place la charge négative sur l’atome le moins électronégatif
Celle qui rompt l’octet afin de répartir les électrons sur davantage d’atomes
Celle qui place la charge positive sur l’atome le plus électronégatif et conserve les doublets localisés

Celle qui respecte l’octet, minimise les charges et place la charge négative sur l’atome le plus électronégatif

Explication

Les formes les plus contributives respectent l’octet, comportent peu de charges formelles et placent la charge négative sur l’atome le plus électronégatif. Une forme qui augmente les charges ou viole l’octet est généralement moins favorable.

18. Quand peut-on dire qu’un système est conjugué ?

Lorsqu’une liaison simple σ ne relie aucune paire électronique délocalisable
Lorsqu’un doublet non liant est séparé d’une liaison π par une liaison double
Lorsque deux paires électroniques sont séparées par plusieurs liaisons σ
Lorsqu’une seule liaison σ sépare deux paires électroniques ou une paire et une lacune

Lorsqu’une seule liaison σ sépare deux paires électroniques ou une paire et une lacune

Explication

La conjugaison nécessite une seule liaison simple σ entre deux paires π ou n, ou entre une paire électronique et une lacune. Plusieurs liaisons σ interrompent cette continuité électronique.

19. Lequel des ensembles correspond aux trois systèmes conjugués de base ?

n σ n, π σ σ et n σ lacune
n π σ, π π σ et lacune σ n
n σ π, π σ lacune et π σ π
π σ π, n σ n et σ π lacune

n σ π, π σ lacune et π σ π

Explication

Les trois systèmes fondamentaux sont n σ π, π σ lacune et π σ π. Le système n σ π associe un doublet non liant à une liaison π, tandis que π σ π relie deux liaisons π.

20. Quelle affirmation décrit correctement l’effet de la conjugaison sur la stabilité ?

Un système non conjugué devient plus stable lorsqu’il perd des formes mésomères
La stabilité dépend seulement du nombre d’atomes, sans lien avec les formes mésomères
Un système conjugué est moins stable, car la délocalisation augmente l’énergie électronique
Un système conjugué est plus stable, et davantage de formes mésomères renforce généralement cette stabilité

Un système conjugué est plus stable, et davantage de formes mésomères renforce généralement cette stabilité

Explication

La délocalisation rend un système conjugué plus stable qu’un système non conjugué, et un nombre plus élevé de formes mésomères peut accroître cette stabilisation. La conjugaison ne constitue donc pas une source générale d’instabilité.

21. Quelle évolution du maximum d’absorption observe-t-on dans la série éthylène, butadiène, hexatriène ?

Il se déplace de 247 nm à 217 nm puis à 162,5 nm
Il passe de 217 nm à 162,5 nm puis revient à 247 nm
Il reste proche de 162,5 nm malgré l’allongement de la conjugaison
Il se déplace de 162,5 nm à 217 nm puis à 247 nm

Il se déplace de 162,5 nm à 217 nm puis à 247 nm

Explication

Dans cette série polyénique, le maximum d’absorption augmente avec l’étendue de la conjugaison : 162,5 nm pour l’éthylène, 217 nm pour le butadiène et 247 nm pour l’hexatriène. Les valeurs ne diminuent donc pas avec le nombre de doubles liaisons conjuguées.

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Qu'est-ce qu'une liaison covalente simple entre deux atomes ?

La mise en commun de deux électrons de valence.

Que signifie une liaison covalente double ou triple ?

La mise en commun de plusieurs doublets d’électrons.

Combien de colonnes comporte le tableau périodique ?

18 colonnes.

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