Fiche de révision : Modernité politique et empires

Plan du Cours

  1. L’international moderne et ses distinctions
  2. Mutations et périodes de la Grèce antique
  3. Guerre et politique dans la cité grecque
  4. L’expansion romaine sous la République
  5. Citoyenneté et intégration romaines
  6. L’administration et les limites impériales
  7. Administration et frontières de l’Empire romain
  8. Fragmentation romaine et royaumes barbares
  9. Unité et partage de l’Empire carolingien
  10. Pouvoir féodal et violence médiévale
  11. Spatialité et territorialisation du pouvoir
  12. Querelle entre pape et empereur
  13. Marqueurs de l’époque moderne
  14. Globalisation terrestre et partage du monde
  15. Sécularisation et souveraineté étatique
  16. Spatialité moderne des États
  17. Violence, guerre et équilibre des puissances
  18. Empire et formes de domination

Repères chronologiques

  1. 395Théodose le Grand consacre la division de l’Empire romain à sa mort.
  2. 31/12/406Des troupes franches traversent le Rhin et envahissent la Gaule.
  3. 476La chute de l’Empire romain d’Occident devient définitive.
  4. 843Le traité partage l’Empire entre les petits-fils de Charlemagne : Lothaire reçoit les territoires médians, Charles le Chauve l’Ouest et Louis le Germanique l’Est.
  5. 855Le traité partage l’Empire de Lothaire entre ses trois fils, qui reçoivent l’Italie, la Lotharingie et la Provence.
  6. 870Le traité de Mersen consacre le partage de la Lotharingie.
  7. 1059Le pape Nicolas II réserve l’élection du pape aux cardinaux.
  8. 1122Le concordat de Worms prévoit que le pape confère l’investiture spirituelle aux évêques et abbés, tandis que l’empereur conserve une investiture laïque.
  9. 1492Christophe Colomb traverse l’Atlantique, événement que Sveta Todorov présente comme marquant le début de l’ère moderne et contribuant à la formation de l’identité présente.
  10. 1648Les traités de Westphalie mettent fin à la guerre de Trente Ans et consacrent la territorialisation de l’autorité ainsi que la sécularisation du pouvoir politique.

1. L’international moderne et ses distinctions

Notions clés & Définitions

  • Relations internationales : Rapports entre des groupes ou des entités organisées, souvent conçus comme des rapports interétatiques.
  • International moderne : Système de divisions spatiales entre l’interne et l’externe, qui organise l’ouverture et la fermeture des espaces et règle les pratiques politiques.

★ À maîtriser

📌 La vision réaliste articule les relations internationales autour de l’État et de la souveraineté, tandis que la vision libérale les organise autour de la liberté, de la paix et du commerce.

Compléments

  • Le terme « international » apparaît à la fin du XVIIIe siècle et est attribué à Bentham.

  • Les cinq grandes distinctions de la modernité politique opposent :

    • la paix à la guerre
    • le national à l’étranger
    • la société à l’individu
    • le savoir économique à la politique
    • la nature à la culture

Astuce mémo

Interne/externe : l’ouverture et la fermeture organisent l’espace politique moderne.

2. Mutations et périodes de la Grèce antique

★ À maîtriser

📌 Parler d’un système des cités grecques est un abus de langage, car cet ensemble ne contraignait pas les cités en retour comme le fait le système international avec les États.

  • La pensée grecque développe une connaissance profane du monde : les physiciens d’Ionie expliquent le cosmos et les phénomènes naturels sans recourir aux puissances divines.

Compléments

  • Les grandes mutations grecques mentionnées sont l’effondrement des royaumes mycéniens au XIIe siècle av. J.-C. et l’émergence des cités grecques ainsi que la suprématie d’Athènes au Ve siècle av. J.-C.

  • Selon Jean-Pierre Vernant, les cités grecques apparaissent parmi les ingrédients d’un changement de mentalité qui arrache la Grèce aux civilisations mycéniennes et doriennes. - Les Origines de la pensée grecque

  • Hérodote distingue une période préarchaïque de -2000 à -1100, une période archaïque de -700 à -500 et une époque classique de -500 à -336.

Astuce mémo

Rois, tyrans, cités : préarchaïque, archaïque, classique.

3. Guerre et politique dans la cité grecque

Notions clés & Définitions

  • Isonomie : Égalité civique et politique devant la loi, dans laquelle les citoyens participent à l’établissement des règles.

★ À maîtriser

  • Selon Jean-Pierre Vernant, la guerre est naturelle dans le monde grec et la paix constitue plutôt une suspension des hostilités que l’état premier des relations.

📌 La stasis désigne les insurrections violentes internes à la cité, tandis que le pólemos désigne la guerre extérieure entre cités grecques ou contre des peuples extérieurs.

  • La révolution hoplitique associe : un équipement plus maniable, le combat collectif en phalange, l’entrée de citoyens moins aisés dans la guerre, une spécialisation accrue de l’activité militaire

Compléments

  • Les relations entre cités grecques s’appuient notamment sur des ambassadeurs, des hérauts et des proxènes chargés de missions de dialogue ou de médiation.

Astuce mémo

Stasis dedans, pólemos dehors.

4. L’expansion romaine sous la République

Notions clés & Définitions

  • Pax Romana : Cohabitation pacifique de peuples ethniquement hétérogènes au sein de l’Empire romain.

★ À maîtriser

  • Les guerres puniques opposent Rome à Carthage de -264 à -146, les guerres illyriques se déroulent de -229 à -168 et les guerres macédoniennes de -214 à -148.

  • L’organisation des territoires conquis en provinces constitue un moyen par lequel Rome assure la tenue de son empire.

Compléments

  • La victoire romaine à Zama en -202 met fin à la deuxième guerre punique et conduit Carthage à perdre sa flotte et ses territoires espagnols.

  • Après la troisième guerre punique, Carthage est rasée, ses habitants sont réduits en esclavage et son territoire devient la province romaine d’Afrique.

Astuce mémo

Italie, Méditerranée, provinces : l’expansion romaine.

5. Citoyenneté et intégration romaines

★ À maîtriser

  • La guerre sociale de -90 à -88 oppose Rome à ses alliés italiens, qui réclament la citoyenneté romaine.

📌 La citoyenneté romaine repose sur une double appartenance à la cité d’origine et à Rome, tandis que la citoyenneté grecque est présentée comme un marqueur culturel plus exclusif.

  • L’édit de Caracalla de 212 accorde la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l’Empire.

Compléments

  • L’intégration des Italiens est organisée par :

    • la lex Calpurnia de civitate sociorum (-90)
    • la lex lulia de civitate latinis danda (-90)
    • la lex Plautia papiria (-89)
  • Le nombre de citoyens romains passe de 463 000 avant la guerre sociale à 910 000 après celle-ci.

Astuce mémo

Rome intègre juridiquement là où la Grèce tend à exclure culturellement.

6. L’administration et les limites impériales

Notions clés & Définitions

  • Imperium : Pouvoir suprême des magistrats sur un espace et une mission déterminés.

★ À maîtriser

  • Les cinq critères de détermination d’un empire sont :
    • la maîtrise d’un espace étendu
    • le sentiment d’une continuité historique
    • l’existence d’un pouvoir central
    • le fonctionnement centre-périphérie
    • une prétention à l’universalisme

Compléments

📌 Hurlet préfère parler d’œcuménisme pour rendre compte de la volonté des élites romaines de gouverner une grande partie du monde habité sans supposer une domination verticale universelle.

  • L’organisation provinciale romaine contribue à l’expansion de Rome, mais les limites de l’espace politique impérial ne correspondent pas à celles de l’État territorial moderne.

7. Administration et frontières de l’Empire romain

Notions clés & Définitions

  • Limes : Zone frontalière de plusieurs kilomètres comprenant des dispositifs de sécurité reliés par des routes, et où se rencontrent quotidiennement Romains et peuples voisins.

★ À maîtriser

  • La province constitue l’unité administrative de base de l’Empire romain et permet d’organiser la diversité de ses populations.

📌 L’impérialisme désigne une volonté impériale, tandis que l’Empire en est la traduction institutionnelle.

  • Sous Auguste, les provinces impériales, souvent frontalières ou menacées, relèvent de l’empereur, tandis que les provinces sénatoriales, relativement pacifiées, relèvent du Sénat.

Compléments

  • Auguste conseille de ne plus étendre les frontières de l’Empire, et Tibère prend conscience de la nécessité de les fixer durant son règne, de 14 à 37.

Astuce mémo

L’Empire est une institution ; l’impérialisme, une volonté d’expansion.

8. Fragmentation romaine et royaumes barbares

★ À maîtriser

  • La crise de l’Empire à partir du milieu du IIIe siècle entraîne un morcellement du pouvoir et une dislocation progressive du monde romain entre 250 et 750.

  • En 286, Dioclétien administre les régions orientales depuis Byzance et Maximien les régions occidentales depuis Rome, chacun étant secondé par un César dans le cadre de la tétrarchie.

Compléments

  • À partir du milieu du IVe siècle, des groupes barbares sont autorisés à s’implanter dans l’Empire comme fédérés, en échange de leur participation au service militaire selon un traité avec Rome. - Catherine Vincent

Astuce mémo

286 : tétrarchie → 395 : division → 476 : chute de l’Occident.

9. Unité et partage de l’Empire carolingien

Points essentiels

  • Le pouvoir carolingien cherche à unifier l’Empire par : la diffusion du latin médiéval, la réforme comptable et monétaire, l’uniformisation culturelle chrétienne dans une certaine mesure

  • Le couronnement de Charlemagne en 800 symbolise une tentative d’intégration politique de l’Occident sous un empereur protecteur du monde chrétien.

Astuce mémo

Verdun partage l’Empire, Prüm partage la part de Lothaire, Mersen redessine la Lotharingie.

10. Pouvoir féodal et violence médiévale

★ À maîtriser

  • À l’époque féodale, l’autorité publique se fragmente au profit de liens personnels vassaliques et de petites cellules de pouvoir organisées autour des châteaux.

📌 La relation entre vassal et seigneur repose sur l’hommage, le serment de fidélité et des devoirs réciproques de non-agression et d’assistance en échange du fief.

  • L’imaginaire médiéval répartit la société en trois ordres :
    • ceux qui prient
    • ceux qui combattent
    • ceux qui travaillent la terre

📌 Pour Thomas d’Aquin, une guerre est juste si elle est déclarée par une autorité légitime, répond à une cause moralement valide et vise la restauration de la paix et du bien commun.

Compléments

  • L’Église tente de limiter la violence féodale par la paix de Dieu et par l’élaboration de la notion de guerre juste.

Astuce mémo

Les trois ordres : prier, combattre, travailler.

11. Spatialité et territorialisation du pouvoir

★ À maîtriser

📌 À l’époque médiévale, les liens personnels et les autorités superposées structurent le pouvoir, tandis que l’époque moderne privilégie un pouvoir ancré dans des limites territoriales.

  • La polarisation médiévale organise les relations autour de lieux symboliques, surtout les lieux de culte, et de circuits plutôt qu’autour de frontières nettement délimitées.

  • À partir du milieu du XIe siècle, la seigneurie domaniale évolue vers la seigneurie territoriale, avec des limites qui distinguent progressivement un espace interne d’un espace externe. - Florian Mazel

Compléments

  • Entre le VIIe et le XIe siècle, la territorialité politique s’affaiblit et les espaces d’autorité se chevauchent sans que les communautés diocésaines compensent ce recul. - Florien Mazel

  • Les diocèses se territorialisent entre le IXe et le XIIIe siècle, délimitant la juridiction et la fiscalité de l’évêque et renforçant la gestion écrite de l’institution.

Astuce mémo

Au pouvoir personnel et réticulaire succède un pouvoir davantage borné par le territoire.

12. Querelle entre pape et empereur

★ À maîtriser

  • La réforme grégorienne vise à dégager l’Église de l’emprise des autorités laïques et à affirmer son autorité propre face à l’Empire.

Compléments

  • Vers 1200, la maxime rex imperator in regno suo affirme que chaque roi refuse la supériorité de l’empereur du Saint-Empire dans son royaume.

Astuce mémo

1059 : élection pontificale ; 1122 : investitures partagées ; vers 1200 : le roi affirme sa souveraineté.

13. Marqueurs de l’époque moderne

Points essentiels

  • L’imprimerie à caractères mobiles est perfectionnée en Europe au XVe siècle et accélère la circulation des savoirs, l’homogénéisation culturelle et la diffusion du latin.

  • La découverte de l’Amérique en 1492 est présentée comme un marqueur de l’entrée dans l’époque moderne et de la globalisation terrestre.

  • La théorisation moderne du gouvernement porte notamment sur la souveraineté chez Bodin, Grotius et Hobbes, et sur la raison d’État chez Giovanni Botero en 1589 dans Della ragion di Stato.

📌 La globalisation cosmico-uranique relève des philosophes et géomètres et de représentations sphériques, tandis que la globalisation terrestre repose sur la découverte et la représentation complète de l’espace physique du globe. - Peter Sloterdijk

14. Globalisation terrestre et partage du monde

★ À maîtriser

  • Peter Sloterdijk distingue la globalisation cosmico-uranique, pensée sphérique et cartographique des philosophes et géomètres de l’Antiquité grecque, de la globalisation terrestre, qui découvre et clôt l’espace physique du globe et relève des cartographes et navigateurs.

  • La controverse de Valladolid de 1550-1551 oppose Bartholomé de Las Casas à Juan Guèdes de Sepulveda sur le statut humain et religieux des peuples autochtones d’Amérique et sur leur évangélisation.

  • La raya, tracée par le traité de Tordesillas de 1494 à 370 lieues à l’ouest du Cap-Vert, partage les revendications espagnoles et portugaises, tandis que la ligne d’amitié franco-anglaise délimite au-delà d’elle un espace de lutte libre plutôt que d’appropriation.

  • La controverse entre mare clausum et mare liberum oppose les revendications d’exclusivité maritime à la conception de Grotius, selon laquelle la haute mer est commune à tous les pays.

Compléments

  • La globalisation électronique des années 1990 enveloppe le monde de systèmes interconnectés d’échanges et d’informations, et inscrit la Terre au cœur d’échanges capitalistes mondialisés et déterritorialisés.

  • Sepulveda justifie la guerre contre les peuples autochtones par leur assujettissement supposé naturel, l’interdiction du cannibalisme, le sauvetage des victimes de sacrifices et la propagation du christianisme.

  • La première circum navigation de Magellan précise l’étendue de l’océan Pacifique et les contours du Nouveau Monde, tandis que la carte de Battista Agnese de 1543 représente le globe dans son entièreté.

Astuce mémo

Le planisphère des philosophes, le globe des navigateurs

15. Sécularisation et souveraineté étatique

Notions clés & Définitions

  • Souveraineté : Autorité qui ne reconnaît aucune autorité au-dessus d’elle.

★ À maîtriser

📌 La modernité politique rattache la souveraineté à l’État plutôt qu’à Dieu et affirme l’autorité temporelle des rois.

Compléments

  • Le contractualisme de Hobbes et de Locke présente la formation de la société comme un arrachement à l’état de violence naturelle. - Hobbes et Locke

Astuce mémo

Westphalie → autorité politique des États

16. Spatialité moderne des États

Notions clés & Définitions

  • État-Nation : Pierre Hassner définit l’État-Nation comme une unité politique détentrice des moyens de la violence organisée.

★ À maîtriser

📌 La spatialité politique moderne est territoriale, fixe et mutuellement exclusive, contrairement aux modèles non territoriaux fondés sur la consanguinité, nomadiques fondés sur le mouvement et féodaux fondés sur des territoires sans exercice mutuellement exclusif de l’autorité. - Ruggie

📌 L’État moderne articule l’intégration politique, notamment par l’école républicaine, et la fragmentation de l’exercice de l’autorité entre États, plutôt que l’expansion et la rétractation caractéristiques de la dynamique impériale romaine.

Compléments

  • Dans le système moderne, les États sont pluriels entre eux mais théoriquement homogènes en leur sein, et leurs guerres opposent des unités politiques fonctionnellement semblables.

📌 Hassner décrit le déplacement de la limitation de la guerre, chez Vatel, Wolff et Pufendorf, de la justice de la guerre vers l’équilibre et la réciprocité des forces.

Astuce mémo

L’Empire s’étend, l’État moderne intègre dans des frontières

17. Violence, guerre et équilibre des puissances

Notions clés & Définitions

  • Équilibre des puissances : Selon Wolf, l’équilibre des puissances empêche la prépondérance d’une nation, car la puissance réunie des autres lui fait contrepoids.

★ À maîtriser

📌 La modernité distingue la violence intérieure, réprimée par la police au nom de l’État, de la violence extérieure, affrontée par l’armée dans les conflits entre États.

📌 Pour Clausewitz, la guerre réelle risque de se rapprocher de la guerre absolue, un duel à grande échelle exposé à la montée aux extrêmes, et sa théorisation vise à contenir la guerre plutôt qu’à la faire.

  • La trinité clausewitzienne associe (Clausewitz) : le gouvernement civil, qui fixe les buts et accepte parfois les défaites, les généraux, qui traduisent les buts en décisions tactiques, le peuple, source de ressources morales mais presque exclu de la conduite de la guerre

  • Les traités d’Utrecht de 1713 mettent fin à la guerre de Succession d’Espagne et énoncent la nécessité de maintenir l’équilibre en Europe comme garantie de la paix et de la tranquillité du monde chrétien.

Compléments

  • La formule « War made the state and the state made War » souligne le rapport de formation réciproque entre l’État et la guerre.

  • Le concert européen issu du traité de Vienne de 1815 réunit la Grande-Bretagne, la Russie impériale, l’Autriche impériale, la Prusse et la France, et intensifie les relations diplomatiques afin de prévenir les conflits.

Astuce mémo

Gouvernement fixe les buts, généraux conduisent, peuple soutient

18. Empire et formes de domination

Notions clés & Définitions

  • Compagnie à charte : Compagnie qui reçoit de l’État le monopole du commerce sur un territoire et des privilèges douaniers, en échange de l’organisation des liaisons avec la métropole, du peuplement et de l’évangélisation.

★ À maîtriser

📌 Aux XVIe et XVIIe siècles, une colonie désigne initialement un territoire de peuplement par des personnes venues d’ailleurs, tandis qu’un comptoir est un site commercial ou de production lié à un rapport de force avec la métropole.

📌 Les empires portugais et espagnol présentent des modèles coloniaux différents : le Portugal privilégie les comptoirs commerciaux autour de l’océan Indien et des côtes occidentales africaines, tandis que l’Espagne établit un bloc continental en Amérique du Sud.

  • Le système colonial espagnol combine : une forte centralisation autour du Conseil des Indes et de Séville, une colonisation systématique, le travail forcé des populations autochtones

📌 Le régime de l’exclusif, inscrit dans l’acte de navigation de 1651 puis le Covenant Act de 1660, impose que les marchandises destinées aux colonies soient transportées sur des navires anglais ou construits dans les colonies concernées, sous peine de confiscation.

  • Cette expansion est favorisée par : la recherche du prestige national, l’accroissement démographique européen, la recherche de débouchés et de placements économiques

Compléments

  • L’imperium a désigné : une autorité souveraine, un office pontifical ou impérial, un espace universel commandé par l’empereur, un système politique unifiant des territoires et des populations

  • À partir du milieu du XVIIe siècle, les territoires conquis sont progressivement transformés de provinces en colonies destinées à servir les intérêts de la métropole.

📌 Les monarchies composites pouvaient respecter des souverainetés autochtones, contrairement aux empires coloniaux du XIXe siècle caractérisés par une domination métropolitaine plus verticale.

  • La Compagnie anglaise des Indes orientales est créée en 1600, la Compagnie hollandaise des Indes orientales en 1602, la Compagnie française des Indes orientales en 1664 et la Compagnie du Sénégal en 1673.

  • Les compagnies peuvent :

    • disposer d’une armée
    • rendre la justice
    • frapper monnaie
  • En 1884-1885, la conférence de Berlin organise le partage de l’Afrique et accompagne l’expansion impérialiste européenne.

  • Bernardin de Saint Pierre dénonce en 1760 les liens entre les consommations européennes de café et de sucre, le dépeuplement de l’Amérique et celui de l’Afrique par la traite et le travail forcé.

Astuce mémo

Colonie de peuplement ≠ comptoir commercial

Tableaux de synthèse

Modèles de globalisation

ModèleActeurs associésCaractéristique
Cosmico-uraniquePhilosophes et géomètresStructures sphériques et cartographiques
TerrestreCartographes et navigateursDécouverte et clôture de l’espace physique terrestre
ÉlectroniqueInformaticiens et ingénieurs systèmesÉchanges et informations interconnectés

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1. Que désignent les relations internationales au sens des rapports entre acteurs politiques ?

2. Quelle opposition caractérise les visions réaliste et libérale des relations internationales ?

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Que désignent les relations internationales ?

Les rapports entre des groupes ou des entités organisées, souvent interétatiques.

Autour de quoi la vision réaliste organise-t-elle les relations internationales ?

Autour de l’État et de la souveraineté.

Quelles valeurs structurent la vision libérale des relations internationales ?

La liberté, la paix et le commerce.

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