QCM : Modernité politique et empires (59 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désignent les relations internationales au sens des rapports entre acteurs politiques ?

Les échanges commerciaux entre des individus sans organisation politique commune
Les rapports entre des groupes ou des entités organisées, souvent conçus comme interétatiques
Les divisions spatiales entre l’intérieur et l’extérieur qui structurent les espaces politiques
L’étude universitaire des rapports internationaux, considérée comme une discipline autonome

Les rapports entre des groupes ou des entités organisées, souvent conçus comme interétatiques

Explication

Les relations internationales désignent des rapports entre groupes ou entités organisées, souvent compris comme des rapports entre États. Il faut les distinguer de la discipline universitaire qui étudie ces rapports.

2. Quelle opposition caractérise les visions réaliste et libérale des relations internationales ?

La vision réaliste met l’accent sur l’État et la souveraineté, tandis que la vision libérale privilégie la liberté, la paix et le commerce
La vision réaliste privilégie la liberté, la paix et le commerce, tandis que la vision libérale met l’accent sur l’État et la souveraineté
La vision réaliste explique les rapports par la culture et la nature, tandis que la vision libérale les ramène à la société et à l’individu
La vision réaliste repose sur l’ouverture des espaces, tandis que la vision libérale organise leur fermeture par les frontières

La vision réaliste met l’accent sur l’État et la souveraineté, tandis que la vision libérale privilégie la liberté, la paix et le commerce

Explication

Le réalisme organise sa lecture autour de l’État et de la souveraineté, alors que le libéralisme met en avant la liberté, la paix et le commerce. L’inversion de ces priorités constitue la confusion la plus fréquente entre les deux visions.

3. Comment peut-on caractériser l’international moderne comme organisation politique de l’espace ?

Comme une doctrine qui place la souveraineté étatique au-dessus de toute règle concernant les pratiques politiques
Comme un système de divisions entre l’interne et l’externe qui organise l’ouverture et la fermeture des espaces et règle les pratiques politiques
Comme une opposition entre paix et guerre qui détermine à elle seule les frontières des communautés politiques
Comme un ensemble de rapports commerciaux qui efface la distinction entre les espaces internes et les espaces externes

Comme un système de divisions entre l’interne et l’externe qui organise l’ouverture et la fermeture des espaces et règle les pratiques politiques

Explication

L’international moderne structure l’espace par la distinction entre l’interne et l’externe, et organise ainsi ouverture, fermeture et pratiques politiques. Le réduire aux échanges commerciaux confond cette organisation spatiale avec une seule catégorie de rapports.

4. Pourquoi qualifier de « système » l’ensemble des cités grecques est-il considéré comme un abus de langage dans cette comparaison ?

Parce que cet ensemble ne contraignait pas les cités en retour comme le système international contraint les États
Parce que les cités grecques étaient gouvernées par une autorité centrale qui imposait leurs décisions
Parce que le système international ne produisait aucune contrainte sur les États qui le composent
Parce que les cités grecques ne possédaient aucune relation politique ou diplomatique entre elles

Parce que cet ensemble ne contraignait pas les cités en retour comme le système international contraint les États

Explication

La distinction tient à l’absence, dans l’ensemble des cités grecques décrit ici, d’une rétroaction contraignante comparable à celle du système international sur les États. Cela ne signifie pas que les cités n’avaient pas de relations entre elles.

5. Quelle démarche caractérise la connaissance profane du monde développée par les penseurs grecs d’Ionie ?

Déduire l’ordre du cosmos des décisions politiques prises collectivement dans les cités
Expliquer le cosmos et les phénomènes naturels sans recourir aux puissances divines
Interpréter les phénomènes naturels comme des récits sur la naissance et la généalogie des dieux
Ramener les phénomènes naturels aux conflits militaires entre les cités grecques

Expliquer le cosmos et les phénomènes naturels sans recourir aux puissances divines

Explication

Les physiciens d’Ionie cherchent à expliquer le cosmos et les phénomènes naturels sans invoquer les dieux, ce qui caractérise cette connaissance profane. Les récits théogoniques, eux, s’appuient sur les puissances divines.

6. Quelle conception de la guerre et de la paix Jean-Pierre Vernant attribue-t-il au monde grec ?

La paix y est l’état naturel, tandis que la guerre constitue une suspension temporaire des relations
La guerre y est naturelle, tandis que la paix correspond plutôt à une suspension des hostilités
La guerre et la paix y sont deux états également rares, sans priorité dans les relations entre cités
La paix y est imposée par une autorité commune, tandis que la guerre relève des conflits internes

La guerre y est naturelle, tandis que la paix correspond plutôt à une suspension des hostilités

Explication

Pour Vernant, la guerre est naturelle dans le monde grec et la paix ressemble davantage à une interruption des hostilités qu’à l’état initial des relations. L’idée inverse, selon laquelle la paix serait l’état naturel, ne correspond pas à cette conception.

7. Une révolte armée oppose des citoyens au sein d’une cité grecque : quel terme désigne ce conflit ?

Le pólemos, qui désigne une médiation conduite par des représentants entre deux cités
Le pólemos, qui désigne une insurrection violente à l’intérieur de la cité
La stasis, qui désigne une insurrection violente à l’intérieur de la cité
La stasis, qui désigne une guerre menée entre cités grecques ou contre des peuples extérieurs

La stasis, qui désigne une insurrection violente à l’intérieur de la cité

Explication

La stasis désigne les insurrections violentes internes à la cité, tandis que le pólemos concerne la guerre extérieure. Employer pólemos pour un affrontement entre citoyens confond donc les deux échelles du conflit.

8. Dans une cité, les citoyens participent à l’établissement des règles et sont égaux devant la loi : quel principe cela illustre-t-il ?

La stasis, qui désigne l’égalité politique des citoyens dans la rédaction collective des lois
Le pólemos, qui garantit l’égalité des citoyens en répartissant les règles entre les cités
L’isonomie, qui associe égalité civique et politique devant la loi et participation à l’établissement des règles
La tyrannie, qui associe égalité civique devant la loi et participation des citoyens aux décisions

L’isonomie, qui associe égalité civique et politique devant la loi et participation à l’établissement des règles

Explication

L’isonomie désigne l’égalité civique et politique devant la loi, ainsi que la participation des citoyens à l’établissement des règles. La tyrannie renvoie au contraire à une concentration du pouvoir, et non à cette égalité civique.

9. Quel enchaînement décrit le mieux les transformations associées à la révolution hoplitique ?

Une phalange collective écarte les citoyens moins aisés, tandis que l’activité militaire devient moins spécialisée
Un équipement plus lourd favorise le combat individuel, réserve la guerre aux citoyens aisés et réduit la spécialisation militaire
Une médiation entre cités remplace le combat en phalange et confie la guerre à des ambassadeurs spécialisés
Un équipement plus maniable favorise la phalange collective, élargit la participation militaire et accompagne une spécialisation accrue de l’activité guerrière

Un équipement plus maniable favorise la phalange collective, élargit la participation militaire et accompagne une spécialisation accrue de l’activité guerrière

Explication

La révolution hoplitique associe un équipement plus maniable au combat collectif en phalange, à l’entrée de citoyens moins aisés dans la guerre et à une spécialisation militaire accrue. Le combat individuel et l’exclusion des citoyens moins aisés vont à l’encontre de ces transformations.

10. Quel dispositif Rome utilise-t-elle pour assurer la tenue des territoires qu’elle a conquis ?

Les organiser en provinces intégrées à l’empire
Les administrer comme des territoires sans organisation politique
Les confier à des cités alliées indépendantes
Les réunir en royaumes gouvernés par Carthage

Les organiser en provinces intégrées à l’empire

Explication

L’organisation des territoires conquis en provinces permet à Rome d’assurer la tenue de son empire. Le maintien de cités alliées indépendantes ne correspond pas à ce dispositif provincial.

11. Quelle conséquence la victoire romaine de Zama, en -202, entraîne-t-elle pour Carthage ?

Carthage devient une alliée de Rome et reçoit des territoires espagnols
Carthage perd sa flotte et ses territoires espagnols après la deuxième guerre punique
Carthage est rasée et son territoire devient une province romaine d’Afrique
Carthage conserve sa flotte mais abandonne ses territoires de Macédoine

Carthage perd sa flotte et ses territoires espagnols après la deuxième guerre punique

Explication

La victoire de Zama met fin à la deuxième guerre punique et oblige Carthage à perdre sa flotte et ses territoires espagnols. La destruction de la ville et la création de la province d’Afrique surviennent après la troisième guerre punique.

12. Quelle revendication pousse les alliés italiens à entrer en guerre contre Rome entre -90 et -88 ?

L’obtention de la citoyenneté romaine
La création d’une flotte italienne indépendante
Le retrait des gouverneurs romains de Grèce
La restitution des territoires espagnols à Carthage

L’obtention de la citoyenneté romaine

Explication

Les alliés italiens se révoltent pour réclamer la citoyenneté romaine, ce qui caractérise la guerre sociale. La restitution de territoires à Carthage concerne les conséquences d’un conflit différent.

13. Quelle différence distingue la citoyenneté romaine de la conception grecque présentée ici ?

La citoyenneté romaine associe l’appartenance à Rome et à la cité d’origine, tandis que la grecque est plus exclusive
La citoyenneté romaine efface la cité d’origine, tandis que la grecque associe plusieurs appartenances civiques
La citoyenneté romaine est un marqueur culturel exclusif, tandis que la grecque intègre à une cité maîtresse
La citoyenneté romaine dépend de la résidence dans la capitale, tandis que la grecque dépend du service militaire

La citoyenneté romaine associe l’appartenance à Rome et à la cité d’origine, tandis que la grecque est plus exclusive

Explication

La citoyenneté romaine permet de conserver une appartenance à la cité d’origine tout en étant citoyen de Rome, tandis que la citoyenneté grecque est décrite comme plus exclusive. L’idée que Rome efface la cité d’origine correspond à la confusion avec laquelle cette distinction met en contraste le modèle romain.

14. À qui l’édit de Caracalla de 212 accorde-t-il la citoyenneté romaine ?

À tous les habitants de l’Empire, libres ou esclaves
Aux seuls alliés italiens ayant servi dans l’armée
Aux seuls habitants libres de la ville de Rome
À tous les habitants libres de l’Empire

À tous les habitants libres de l’Empire

Explication

L’édit de Caracalla étend la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l’Empire. Il ne l’accorde pas à l’ensemble des habitants sans distinction de statut libre ou servile.

15. Dans le contexte romain, que désigne le terme imperium ?

Le pouvoir suprême des magistrats sur un espace et une mission déterminés
Le droit des citoyens de gouverner leur cité d’origine
La compétence des gouverneurs limitée à la collecte des impôts
L’autorité permanente du Sénat sur l’ensemble des cités de l’Empire

Le pouvoir suprême des magistrats sur un espace et une mission déterminés

Explication

Imperium désigne le pouvoir suprême des magistrats, défini par un espace et une mission. Le pouvoir des gouverneurs limité à la collecte des impôts est trop restreint pour rendre compte de cette notion.

16. Quel ensemble de critères sert à caractériser un empire ?

Un territoire compact, une histoire brève, des cités autonomes, une relation entre égaux et une mission commerciale
Un vaste espace, une continuité historique, un pouvoir central, une relation centre-périphérie et une prétention à l’universalisme
Un vaste espace, une direction collégiale, l’absence de périphéries, une identité uniforme et une autorité locale
Une continuité historique, des frontières fixes, un pouvoir municipal, une administration décentralisée et une prétention culturelle

Un vaste espace, une continuité historique, un pouvoir central, une relation centre-périphérie et une prétention à l’universalisme

Explication

La caractérisation d’un empire réunit ces cinq critères, parmi lesquels figurent un pouvoir central et le fonctionnement centre-périphérie. Un territoire compact composé de cités autonomes ne correspond pas à cette définition.

17. Quelle structure constitue l’unité administrative de base de l’Empire romain et aide à organiser la diversité de ses populations ?

Le limes, qui regroupe les territoires autour d’une route frontalière
La cité, qui remplace l’administration impériale dans chaque région
La légion, qui répartit les habitants selon leur statut militaire
La province, qui organise les populations à l’échelle territoriale

La province, qui organise les populations à l’échelle territoriale

Explication

La province forme le niveau administratif de base et permet de gérer la diversité des populations de l’Empire. La cité joue aussi un rôle local, mais elle n’est pas l’unité administrative de base désignée ici.

18. Quelle distinction différencie correctement l’impérialisme de l’Empire ?

L’impérialisme est un régime sénatorial, tandis que l’Empire désigne les territoires frontaliers
L’impérialisme désigne une administration provinciale, tandis que l’Empire est une alliance militaire
L’impérialisme est une structure territoriale, tandis que l’Empire exprime une volonté d’expansion
L’impérialisme est une volonté politique, tandis que l’Empire en est la forme institutionnelle

L’impérialisme est une volonté politique, tandis que l’Empire en est la forme institutionnelle

Explication

L’impérialisme désigne une volonté impériale, alors que l’Empire correspond à sa traduction institutionnelle. La confusion consiste à inverser ces deux notions en attribuant à l’Empire la volonté d’expansion.

19. Un marchand traverse une zone frontalière romaine où des postes de sécurité sont reliés par des routes et où des habitants échangent avec les peuples voisins. De quel dispositif s’agit-il ?

D’une frontière hermétique, une limite empêchant les contacts avec les voisins
D’une province impériale, un territoire directement administré par le Sénat
Du limes, une zone frontalière aménagée et traversée par des échanges
D’une province sénatoriale, une région pacifiée administrée depuis Rome

Du limes, une zone frontalière aménagée et traversée par des échanges

Explication

Le limes est une zone frontalière de plusieurs kilomètres dotée de dispositifs de sécurité reliés par des routes, mais aussi un espace de rencontres quotidiennes. Une frontière hermétique ne rendrait pas compte de ces échanges.

20. Sous Auguste, à qui sont confiées les provinces impériales, souvent frontalières ou menacées ?

Aux Césars, tandis que le Sénat administre les provinces frontalières menacées
Aux gouverneurs locaux, tandis que l’empereur administre les provinces pacifiées
Au Sénat, tandis que l’empereur administre les provinces relativement pacifiées
À l’empereur, tandis que le Sénat administre les provinces relativement pacifiées

À l’empereur, tandis que le Sénat administre les provinces relativement pacifiées

Explication

Les provinces impériales, souvent situées aux frontières ou menacées, relèvent de l’empereur sous Auguste, tandis que le Sénat reçoit les provinces pacifiées. L’attribution des provinces impériales au Sénat inverse cette répartition.

21. Quelle évolution la crise de l’Empire à partir du milieu du IIIe siècle entraîne-t-elle sur la longue durée ?

Un morcellement du pouvoir et une dislocation progressive du monde romain entre 250 et 750
Une disparition immédiate des structures romaines au milieu du IIIe siècle
Une expansion territoriale continue de l’Empire romain entre 250 et 750
Une centralisation du pouvoir et une réunification durable du monde romain entre 250 et 750

Un morcellement du pouvoir et une dislocation progressive du monde romain entre 250 et 750

Explication

La crise amorcée au milieu du IIIe siècle entraîne le morcellement du pouvoir et la dislocation progressive du monde romain sur plusieurs siècles. Elle ne provoque donc pas une disparition immédiate de toutes les structures romaines.

22. Dans le dispositif établi en 286, comment Dioclétien et Maximien se répartissent-ils l’administration de l’Empire ?

Dioclétien administre les deux régions depuis Byzance et Maximien les seconde depuis Rome
Dioclétien administre l’Orient depuis Rome et Maximien l’Occident depuis Byzance, chacun secondé par un César
Dioclétien administre l’Occident depuis Rome et Maximien l’Orient depuis Byzance, chacun secondé par un César
Dioclétien administre l’Orient depuis Byzance et Maximien l’Occident depuis Rome, chacun secondé par un César

Dioclétien administre l’Orient depuis Byzance et Maximien l’Occident depuis Rome, chacun secondé par un César

Explication

En 286, Dioclétien dirige les régions orientales depuis Byzance et Maximien les régions occidentales depuis Rome, avec un César auprès de chacun. L’inversion des régions attribuées aux deux dirigeants est une confusion plausible, mais elle est incorrecte.

23. Quel événement survient en 395 à la mort de Théodose le Grand ?

La tétrarchie est mise en place entre l’Orient et l’Occident
La division de l’Empire romain est consacrée
Des troupes franques franchissent le Rhin pour envahir la Gaule
La chute de l’Empire romain d’Occident devient définitive

La division de l’Empire romain est consacrée

Explication

À la mort de Théodose le Grand, en 395, la division de l’Empire romain est consacrée. La fin définitive de l’Empire romain d’Occident correspond à 476, et non à cet événement.

24. Quelle situation caractérise l’installation de groupes barbares comme fédérés dans l’Empire à partir du milieu du IVe siècle ?

Ils entrent par une invasion et remplacent les troupes romaines sans accord
Ils traversent le Rhin en 406 et obtiennent des terres sans engagement militaire
Ils s’installent par décision du Sénat et sont exemptés de tout service militaire
Ils s’implantent par traité et participent au service militaire en échange

Ils s’implantent par traité et participent au service militaire en échange

Explication

Les fédérés sont autorisés à s’implanter dans l’Empire par un traité qui prévoit leur participation au service militaire. Une entrée par invasion ne correspond pas à cette installation négociée.

25. Comment le traité de Verdun de 843 répartit-il l’Empire entre les petits-fils de Charlemagne ?

Lothaire reçoit l’Est, Charles le Chauve l’Ouest et Louis le Germanique les territoires médians
Lothaire reçoit les territoires médians, Charles le Chauve l’Est et Louis le Germanique l’Ouest
Lothaire reçoit les territoires médians, Charles le Chauve l’Ouest et Louis le Germanique l’Est
Lothaire reçoit l’Ouest, Charles le Chauve les territoires médians et Louis le Germanique l’Est

Lothaire reçoit les territoires médians, Charles le Chauve l’Ouest et Louis le Germanique l’Est

Explication

Le traité de Verdun attribue à Lothaire les territoires médians, à Charles le Chauve la partie occidentale et à Louis le Germanique la partie orientale. La permutation des parts de Charles et de Louis inverse la répartition historique.

26. Quels moyens le pouvoir carolingien mobilise-t-il pour renforcer l’unité de l’Empire ?

La généralisation des langues locales, une réforme monétaire et l’abandon des pratiques chrétiennes communes
La diffusion du latin médiéval, la suppression de la monnaie et une séparation accrue des traditions chrétiennes
La diffusion du latin médiéval, une réforme comptable et monétaire, et une certaine uniformisation culturelle chrétienne
La diffusion du grec, une réforme militaire et fiscale, et une uniformisation politique des royaumes voisins

La diffusion du latin médiéval, une réforme comptable et monétaire, et une certaine uniformisation culturelle chrétienne

Explication

L’unification carolingienne s’appuie sur la diffusion du latin médiéval, des réformes comptables et monétaires et, dans une certaine mesure, une uniformisation culturelle chrétienne. Une politique centrée sur le grec et l’uniformisation des royaumes voisins ne correspond pas à ces moyens.

27. Que symbolise le couronnement de Charlemagne en 800 dans le projet politique carolingien ?

La consécration de la division définitive entre les parties orientale et occidentale de l’Empire
Une tentative d’intégrer politiquement l’Occident sous un empereur protecteur du monde chrétien
L’établissement d’une administration distincte pour l’Italie, la Lotharingie et la Provence
La création d’un partage territorial entre les petits-fils de Charlemagne

Une tentative d’intégrer politiquement l’Occident sous un empereur protecteur du monde chrétien

Explication

Le couronnement de 800 symbolise la tentative d’intégrer politiquement l’Occident autour d’un empereur protecteur du monde chrétien. Le partage entre les petits-fils de Charlemagne relève du traité de Verdun, conclu en 843.

28. Quelle transformation caractérise l’exercice de l’autorité publique à l’époque féodale ?

Elle se fragmente en liens vassaliques personnels et en pouvoirs locaux autour des châteaux.
Elle se centralise dans une administration commune organisée autour des villes.
Elle se répartit entre des institutions religieuses indépendantes des seigneurs.
Elle se fixe dans des frontières territoriales administrées par un pouvoir unique.

Elle se fragmente en liens vassaliques personnels et en pouvoirs locaux autour des châteaux.

Explication

L’autorité publique se morcelle alors au profit de relations vassaliques personnelles et de petites cellules de pouvoir autour des châteaux. La centralisation administrative évoque plutôt une organisation unifiée que cette fragmentation féodale.

29. Quel engagement caractérise la relation entre un vassal et son seigneur en échange du fief ?

Une délégation de justice et un droit de succession transmis par les communautés locales.
Un hommage et un serment de fidélité assortis de devoirs réciproques d’assistance et de non-agression.
Une promesse de prière et une obligation de collecte des redevances pour l’Église.
Une prestation fiscale et un service militaire fixés par une administration royale centralisée.

Un hommage et un serment de fidélité assortis de devoirs réciproques d’assistance et de non-agression.

Explication

La relation repose sur l’hommage et la fidélité, avec des obligations réciproques de non-agression et d’assistance en échange du fief. Un service défini par une administration centrale ne correspond pas à ce lien personnel entre vassal et seigneur.

30. Un prince envisage une guerre pour agrandir son territoire et accroître sa gloire. Quel critère de Thomas d’Aquin permet de juger cette entreprise injuste ?

Son objectif est l’expansion plutôt que le rétablissement de la paix et du bien commun.
Son issue peut rétablir la paix plutôt que prolonger les hostilités entre seigneurs.
Sa déclaration vient d’une autorité légitime plutôt que d’un chef militaire local.
Sa cause est moralement valide plutôt que fondée sur une revendication personnelle.

Son objectif est l’expansion plutôt que le rétablissement de la paix et du bien commun.

Explication

Pour Thomas d’Aquin, une guerre juste doit viser la restauration de la paix et du bien commun, et non l’expansion égoïste. Une autorité légitime peut déclarer une guerre, mais cette condition ne suffit pas à rendre juste une intention expansionniste.

31. Dans quelle catégorie de l’imaginaire médiéval se rangent les personnes qui travaillent la terre ?

Dans l’ordre de ceux qui travaillent la terre.
Dans l’ordre de ceux qui gouvernent les villes.
Dans l’ordre de ceux qui combattent.
Dans l’ordre de ceux qui prient.

Dans l’ordre de ceux qui travaillent la terre.

Explication

La représentation en trois ordres distingue ceux qui prient, ceux qui combattent et ceux qui travaillent la terre. Ceux qui prient forment un autre ordre, et non celui des travailleurs agricoles.

32. Quelle différence oppose principalement le pouvoir médiéval au pouvoir moderne dans leur rapport à l’espace ?

Le pouvoir médiéval s’exerce dans des frontières fixes, tandis que le pouvoir moderne repose sur des fidélités personnelles.
Le pouvoir médiéval s’appuie sur des liens personnels et des autorités superposées, tandis que le pouvoir moderne s’ancre dans des limites territoriales.
Le pouvoir médiéval se limite aux lieux de culte, tandis que le pouvoir moderne se limite aux circuits commerciaux.
Le pouvoir médiéval dépend d’une administration centralisée, tandis que le pouvoir moderne répartit l’autorité entre seigneurs.

Le pouvoir médiéval s’appuie sur des liens personnels et des autorités superposées, tandis que le pouvoir moderne s’ancre dans des limites territoriales.

Explication

Le pouvoir médiéval est structuré par des dépendances personnelles et des autorités qui se chevauchent, tandis que le pouvoir moderne privilégie un espace délimité. L’idée de frontières fixes correspond ainsi davantage au modèle moderne qu’au pouvoir médiéval.

33. Dans une région médiévale où l’autorité se concentre autour de sanctuaires et de chemins de circulation, quelle forme d’organisation spatiale observe-t-on ?

Une centralisation autour d’une capitale qui impose une administration territoriale uniforme.
Une division en domaines clos où les relations entre lieux de culte restent secondaires.
Une polarisation autour de lieux symboliques et de circuits plutôt qu’un maillage de frontières nettes.
Une délimitation par des frontières continues séparant précisément chaque juridiction.

Une polarisation autour de lieux symboliques et de circuits plutôt qu’un maillage de frontières nettes.

Explication

La polarisation médiévale organise les relations autour de lieux symboliques, notamment les lieux de culte, et de circuits. Des frontières continues entre juridictions relèvent plutôt d’une délimitation territoriale nette.

34. Quelle évolution de la seigneurie s’amorce à partir du milieu du XIe siècle ?

La seigneurie domaniale se transforme en autorité diocésaine chargée de fixer les frontières de l’évêché.
La seigneurie domaniale évolue vers une seigneurie territoriale dont les limites séparent progressivement un dedans d’un dehors.
La seigneurie territoriale se dissout dans des liens personnels dépourvus de toute limite spatiale.
La seigneurie territoriale cède la place à une seigneurie domaniale sans distinction entre espaces internes et externes.

La seigneurie domaniale évolue vers une seigneurie territoriale dont les limites séparent progressivement un dedans d’un dehors.

Explication

À partir du milieu du XIe siècle, la seigneurie domaniale se transforme progressivement en seigneurie territoriale, avec des limites qui distinguent un espace interne d’un espace externe. Une évolution vers des liens sans limites spatiales décrit le mouvement inverse.

35. Quelle règle concernant l’élection pontificale est établie en 1059 par le pape Nicolas II ?

L’élection du pape est confiée à une assemblée de seigneurs laïques.
L’élection du pape est réservée aux cardinaux.
L’élection du pape est confiée à l’empereur et aux cardinaux.
L’élection du pape est réservée aux évêques de l’Empire.

L’élection du pape est réservée aux cardinaux.

Explication

En 1059, Nicolas II réserve l’élection du pape aux cardinaux. Confier cette décision à l’empereur et aux cardinaux maintiendrait une participation impériale que cette règle écarte.

36. Comment le concordat de Worms de 1122 répartit-il les investitures des évêques et des abbés ?

Le pape confère les deux investitures et l’empereur renonce à toute intervention.
L’empereur confère les deux investitures et le pape renonce à toute intervention.
L’empereur confère l’investiture spirituelle et le pape conserve l’investiture laïque.
Le pape confère l’investiture spirituelle et l’empereur conserve l’investiture laïque.

Le pape confère l’investiture spirituelle et l’empereur conserve l’investiture laïque.

Explication

Le concordat distingue les compétences : l’investiture spirituelle revient au pape, tandis que l’empereur conserve l’investiture laïque. Inverser ces rôles attribuerait au pape la compétence laïque et à l’empereur la compétence spirituelle.

37. Quel objectif politique poursuit la réforme grégorienne dans les rapports entre l’Église et l’Empire ?

Dégager l’Église de l’emprise laïque et affirmer son autorité propre face à l’Empire.
Répartir les nominations religieuses entre les seigneurs locaux et les responsables de l’Église.
Confier à l’Empire la définition de la doctrine et à l’Église l’administration des territoires.
Placer l’Église sous l’autorité impériale et faire participer les laïcs aux nominations religieuses.

Dégager l’Église de l’emprise laïque et affirmer son autorité propre face à l’Empire.

Explication

La réforme grégorienne cherche à libérer l’Église de l’emprise des autorités laïques et à affirmer son autonomie face à l’Empire. Maintenir l’intervention laïque dans les nominations religieuses irait à l’encontre de cet objectif.

38. Quel effet majeur le perfectionnement de l’imprimerie à caractères mobiles en Europe au XVe siècle a-t-il eu sur les savoirs ?

Il a accéléré leur circulation et favorisé l’homogénéisation culturelle ainsi que la diffusion du latin.
Il a remplacé les échanges écrits par une transmission principalement orale des savoirs.
Il a surtout diffusé les cartes maritimes sans modifier les échanges intellectuels.
Il a limité leur circulation et renforcé la diversité des langues savantes locales.

Il a accéléré leur circulation et favorisé l’homogénéisation culturelle ainsi que la diffusion du latin.

Explication

L’imprimerie à caractères mobiles a facilité la circulation des connaissances, l’homogénéisation culturelle et la diffusion du latin. La diversité des langues locales n’est pas l’effet mis en avant pour cette transformation.

39. Pourquoi la découverte de l’Amérique en 1492 est-elle considérée comme un marqueur historique important ?

Elle consacre la fin des échanges entre les continents et le retour à des espaces isolés.
Elle signale l’entrée dans l’époque moderne et participe à la globalisation terrestre.
Elle établit la souveraineté politique des rois européens sur toutes les mers du globe.
Elle inaugure la globalisation électronique en reliant les échanges d’information.

Elle signale l’entrée dans l’époque moderne et participe à la globalisation terrestre.

Explication

La découverte de l’Amérique en 1492 est présentée comme un repère de l’entrée dans l’époque moderne et de la globalisation terrestre. La globalisation électronique est associée à une période bien plus tardive.

40. Quelle association entre penseurs et thèmes caractérise la théorisation moderne du gouvernement ?

Grotius et Botero sont associés à la souveraineté, tandis que Bodin et Hobbes traitent de la raison d’État.
Bodin et Botero sont associés à la souveraineté, tandis que Grotius et Hobbes traitent de la raison d’État.
Bodin, Grotius et Hobbes sont associés à la souveraineté, tandis que Botero traite de la raison d’État.
Bodin, Grotius et Hobbes sont associés à la raison d’État, tandis que Botero traite de la souveraineté.

Bodin, Grotius et Hobbes sont associés à la souveraineté, tandis que Botero traite de la raison d’État.

Explication

La réflexion moderne sur le gouvernement comprend la souveraineté chez Bodin, Grotius et Hobbes, ainsi que la raison d’État chez Giovanni Botero. L’association inverse les thèmes attribués à ces penseurs.

41. Quelle différence distingue la globalisation cosmico-uranique de la globalisation terrestre ?

La première repose sur la découverte de l’espace physique du globe par les navigateurs, tandis que la seconde relève de représentations sphériques abstraites.
La première relève de représentations sphériques élaborées par des philosophes et géomètres, tandis que la seconde concerne la découverte et la représentation complète du globe physique.
La première correspond aux échanges électroniques mondialisés, tandis que la seconde désigne les cartes antiques des philosophes.
La première décrit le partage politique des océans, tandis que la seconde désigne la diffusion des savoirs par l’imprimerie.

La première relève de représentations sphériques élaborées par des philosophes et géomètres, tandis que la seconde concerne la découverte et la représentation complète du globe physique.

Explication

La distinction oppose une construction intellectuelle et sphérique à la découverte et à la représentation de l’espace physique terrestre. L’option qui attribue l’exploration physique à la globalisation cosmico-uranique inverse précisément cette distinction.

42. Dans la distinction de Peter Sloterdijk, quel rôle revient aux cartographes et aux navigateurs dans la globalisation terrestre ?

Ils organisent le partage des territoires entre puissances ibériques, contrairement aux navigateurs qui cartographient les mers.
Ils élaborent des représentations sphériques abstraites, contrairement aux philosophes et géomètres qui parcourent les océans.
Ils découvrent et délimitent l’espace physique du globe, contrairement aux représentations sphériques des philosophes et géomètres antiques.
Ils diffusent les échanges électroniques à l’échelle mondiale, contrairement aux cartographes qui décrivent le monde antique.

Ils découvrent et délimitent l’espace physique du globe, contrairement aux représentations sphériques des philosophes et géomètres antiques.

Explication

La globalisation terrestre correspond à la découverte et à la clôture de l’espace physique du globe par les cartographes et les navigateurs. Les représentations sphériques de l’Antiquité grecque relèvent plutôt des philosophes et des géomètres.

43. Quel événement de 1492 Sveta Todorov associe-t-elle au début de l’ère moderne et à la formation de l’identité présente ?

La clôture des revendications maritimes entre les royaumes européens.
La signature du traité de Tordesillas par les puissances ibériques.
La traversée de l’Atlantique par Christophe Colomb.
La controverse sur le statut des peuples autochtones d’Amérique.

La traversée de l’Atlantique par Christophe Colomb.

Explication

Sveta Todorov relie la traversée de l’Atlantique par Christophe Colomb en 1492 au début de l’ère moderne et à la formation de l’identité présente. Le traité de Tordesillas date de 1494 et concerne le partage des revendications espagnoles et portugaises.

44. Quelle question opposait Bartholomé de Las Casas à Juan Guèdes de Sepulveda lors de la controverse de Valladolid ?

Le partage des revendications maritimes entre l’Espagne et le Portugal dans l’Atlantique.
Le statut humain et religieux des peuples autochtones d’Amérique et leur évangélisation.
La délimitation d’un espace de lutte libre entre les royaumes français et anglais.
Le caractère commun ou exclusif de la haute mer pour les puissances européennes.

Le statut humain et religieux des peuples autochtones d’Amérique et leur évangélisation.

Explication

La controverse de Valladolid portait sur le statut humain et religieux des peuples autochtones d’Amérique, ainsi que sur leur évangélisation. Le partage des revendications ibériques relève plutôt du traité de Tordesillas.

45. Quelle différence sépare la raya du traité de Tordesillas de la ligne d’amitié franco-anglaise ?

La raya délimite un espace de lutte libre, tandis que la ligne d’amitié répartit les revendications entre l’Espagne et le Portugal.
La raya fixe le statut religieux des peuples autochtones, tandis que la ligne d’amitié répartit les terres américaines.
La raya partage les revendications espagnoles et portugaises, tandis que la ligne d’amitié délimite un espace de lutte libre plutôt que d’appropriation.
La raya affirme que la haute mer est commune, tandis que la ligne d’amitié réserve les océans aux royaumes ibériques.

La raya partage les revendications espagnoles et portugaises, tandis que la ligne d’amitié délimite un espace de lutte libre plutôt que d’appropriation.

Explication

La raya organise le partage des revendications entre l’Espagne et le Portugal, alors que la ligne d’amitié désigne un espace de lutte libre au-delà de cette limite. L’option inversant ces fonctions confond deux dispositifs distincts.

46. Quelle transformation politique les traités de Westphalie consacrent-ils en 1648 ?

Ils affirment la territorialisation de l’autorité et la sécularisation du pouvoir politique, à la fin de la guerre de Trente Ans.
Ils renforcent l’autorité religieuse au-dessus des pouvoirs territoriaux, à la fin de la controverse de Valladolid.
Ils établissent la liberté commune des mers et mettent fin aux revendications des puissances ibériques.
Ils rattachent la souveraineté politique à Dieu et rétablissent l’autorité spirituelle des rois.

Ils affirment la territorialisation de l’autorité et la sécularisation du pouvoir politique, à la fin de la guerre de Trente Ans.

Explication

Les traités de Westphalie mettent fin à la guerre de Trente Ans et consacrent la territorialisation de l’autorité ainsi que la sécularisation du pouvoir politique. Ils ne renforcent pas une autorité religieuse supérieure aux pouvoirs territoriaux.

47. Dans la modernité politique, à quoi la souveraineté est-elle rattachée ?

À Dieu, avec l’affirmation de l’autorité spirituelle des rois.
Aux peuples autochtones, avec l’affirmation de leur autorité religieuse.
Aux Églises, avec l’affirmation de leur autorité sur les territoires.
À l’État, avec l’affirmation de l’autorité temporelle des rois.

À l’État, avec l’affirmation de l’autorité temporelle des rois.

Explication

La modernité politique rattache la souveraineté à l’État plutôt qu’à Dieu et affirme l’autorité temporelle des rois. L’option qui attribue la souveraineté à une autorité divine exprime la relation que cette conception moderne écarte.

48. Que signifie la souveraineté lorsqu’elle est définie comme une autorité suprême ?

Elle désigne une autorité qui ne reconnaît pas d’autorité supérieure à la sienne.
Elle désigne une autorité limitée aux affaires religieuses et dépourvue de pouvoir temporel.
Elle désigne une autorité partagée entre des institutions de rang équivalent.
Elle désigne une autorité qui reçoit sa légitimité d’un pouvoir placé au-dessus d’elle.

Elle désigne une autorité qui ne reconnaît pas d’autorité supérieure à la sienne.

Explication

La souveraineté désigne une autorité qui ne reconnaît aucune autorité au-dessus d’elle. Une autorité qui dépend d’un pouvoir supérieur n’est donc pas souveraine au sens de cette définition.

49. Comment Pierre Hassner définit-il l’État-Nation ?

Une administration qui exerce son autorité sur plusieurs territoires dispersés
Une communauté culturelle qui partage une langue et une origine communes
Une unité politique qui détient les moyens de la violence organisée
Une alliance politique qui délègue sa défense à des puissances voisines

Une unité politique qui détient les moyens de la violence organisée

Explication

Hassner caractérise l’État-Nation comme une unité politique détenant les moyens de la violence organisée. Une communauté fondée sur une culture ou une origine commune ne correspond pas à cette définition politique.

50. Quelle caractéristique distingue la spatialité politique moderne de la spatialité féodale ?

Elle repose sur un territoire fixe où l’autorité est mutuellement exclusive
Elle suit les déplacements de groupes dont l’autorité dépend de la mobilité
Elle repose sur des territoires où plusieurs autorités s’exercent simultanément
Elle organise l’appartenance politique selon les liens de consanguinité

Elle repose sur un territoire fixe où l’autorité est mutuellement exclusive

Explication

La spatialité moderne est territoriale, fixe et fondée sur l’exclusivité mutuelle de l’autorité. À l’inverse, dans la spatialité féodale, l’autorité ne s’exerce pas de manière mutuellement exclusive sur les territoires.

51. Quelle dynamique caractérise l’État moderne par comparaison avec l’Empire romain ?

Il combine l’intégration politique et la fragmentation de l’autorité entre États
Il alterne l’expansion et la rétractation de son autorité à travers les territoires
Il étend son autorité en supprimant progressivement les divisions politiques
Il fragmente l’intégration politique en communautés définies par la parenté

Il combine l’intégration politique et la fragmentation de l’autorité entre États

Explication

L’État moderne associe l’intégration politique, notamment par l’école républicaine, à la fragmentation de l’autorité entre États. L’expansion et la rétractation correspondent plutôt à la dynamique impériale romaine.

52. Dans la distinction moderne entre violence intérieure et extérieure, quel rôle revient à l’armée ?

Fixer les buts politiques et accepter les défaites militaires
Réprimer les violences intérieures au nom de l’autorité étatique
Affronter les violences extérieures dans les conflits entre États
Traduire les buts politiques en décisions tactiques de combat

Affronter les violences extérieures dans les conflits entre États

Explication

L’armée répond à la violence extérieure dans les conflits entre États, tandis que la police réprime la violence intérieure au nom de l’État. La répression de l’ordre intérieur relève donc de la police, et non de l’armée.

53. Comment Clausewitz conçoit-il le rapport entre la guerre réelle et la guerre absolue ?

La guerre réelle peut tendre vers la guerre absolue et la montée aux extrêmes
La guerre réelle constitue l’essence abstraite, tandis que la guerre absolue décrit les pratiques historiques
La guerre absolue sert à conduire les opérations militaires jusqu’à la victoire
La guerre réelle demeure séparée de la guerre absolue, qui ne concerne pas l’escalade

La guerre réelle peut tendre vers la guerre absolue et la montée aux extrêmes

Explication

Pour Clausewitz, la guerre réelle risque de se rapprocher de la guerre absolue, conçue comme une montée aux extrêmes. Sa théorisation vise à contenir la guerre, plutôt qu’à fournir une méthode pour la pousser à son terme.

54. Dans la trinité clausewitzienne, quel rôle revient au gouvernement civil ?

Fournir les ressources morales tout en dirigeant les opérations militaires
Fixer les buts de la guerre et pouvoir accepter des défaites
Choisir les objectifs de guerre à partir des réactions de l’armée
Transformer les buts politiques en décisions tactiques sur le terrain

Fixer les buts de la guerre et pouvoir accepter des défaites

Explication

Le gouvernement civil fixe les buts et peut accepter des défaites au regard de ces objectifs. Les décisions tactiques relèvent des généraux, tandis que le peuple constitue une source de ressources morales sans conduire la guerre.

55. Quel rôle les traités d’Utrecht de 1713 attribuent-ils à l’équilibre en Europe ?

Assurer la victoire définitive d’une puissance sur ses rivales
Mettre fin à la rivalité commerciale entre les puissances maritimes
Mettre en place une armée commune pour défendre les États européens
Garantir la paix et la tranquillité du monde chrétien

Garantir la paix et la tranquillité du monde chrétien

Explication

Les traités d’Utrecht mettent fin à la guerre de Succession d’Espagne et présentent l’équilibre européen comme une garantie de paix et de tranquillité pour le monde chrétien. Ils ne prescrivent pas la victoire d’une puissance dominante.

56. Aux XVIe et XVIIe siècles, quelle distinction initiale sépare une colonie d’un comptoir ?

La colonie est un site de production métropolitain, tandis que le comptoir est un territoire de peuplement
La colonie est un territoire de peuplement, tandis que le comptoir est un site commercial ou productif
La colonie est un territoire autonome, tandis que le comptoir est une possession agricole intérieure
La colonie est une base militaire, tandis que le comptoir est un centre d’administration locale

La colonie est un territoire de peuplement, tandis que le comptoir est un site commercial ou productif

Explication

La colonie désigne initialement un territoire peuplé par des personnes venues d’ailleurs, alors que le comptoir est lié au commerce ou à la production. Assimiler la colonie à un site de production et le comptoir au peuplement inverse ces notions.

57. Quelle comparaison décrit correctement les modèles coloniaux portugais et espagnol ?

Le Portugal centralise son empire autour de Séville, tandis que l’Espagne organise ses possessions autour des côtes africaines
Le Portugal établit un bloc continental en Amérique du Sud, tandis que l’Espagne privilégie les comptoirs de l’océan Indien
Le Portugal privilégie les comptoirs maritimes, tandis que l’Espagne établit un bloc continental en Amérique du Sud
Le Portugal privilégie les colonies de peuplement en Amérique, tandis que l’Espagne fonde son empire sur les comptoirs africains

Le Portugal privilégie les comptoirs maritimes, tandis que l’Espagne établit un bloc continental en Amérique du Sud

Explication

Le modèle portugais privilégie les comptoirs commerciaux autour de l’océan Indien et des côtes occidentales africaines, tandis que l’Espagne établit un bloc continental en Amérique du Sud. La répartition inverse entre ces empires est donc erronée.

58. Quels éléments caractérisent ensemble le système colonial espagnol ?

Une administration centralisée autour du Conseil des Indes et de Séville, une colonisation systématique et le travail forcé autochtone
Une administration confiée aux conseils locaux, une colonisation côtière et le déplacement des populations métropolitaines
Une administration décentralisée entre les colonies, une colonisation limitée et le travail salarié autochtone
Une administration centralisée autour des compagnies commerciales, une colonisation sélective et le travail libre autochtone

Une administration centralisée autour du Conseil des Indes et de Séville, une colonisation systématique et le travail forcé autochtone

Explication

Le système espagnol associe la centralisation autour du Conseil des Indes et de Séville, la colonisation systématique et le travail forcé des populations autochtones. Un système décentralisé reposant sur le travail salarié ne rend pas compte de ces caractéristiques.

59. En échange de quels engagements une compagnie à charte reçoit-elle un monopole commercial territorial et des privilèges douaniers ?

Financer les ports locaux, abolir les taxes et garantir l’autonomie politique
Administrer les tribunaux coloniaux, lever une armée et négocier les frontières
Organiser les liaisons avec la métropole, le peuplement et l’évangélisation
Collecter les impôts métropolitains, contrôler les mines et protéger les routes terrestres

Organiser les liaisons avec la métropole, le peuplement et l’évangélisation

Explication

La compagnie à charte reçoit de l’État des privilèges commerciaux en échange de l’organisation des liaisons avec la métropole, du peuplement et de l’évangélisation. L’administration judiciaire et la négociation des frontières ne constituent pas les engagements énoncés ici.

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Que désignent les relations internationales ?

Les rapports entre des groupes ou des entités organisées, souvent interétatiques.

Autour de quoi la vision réaliste organise-t-elle les relations internationales ?

Autour de l’État et de la souveraineté.

Quelles valeurs structurent la vision libérale des relations internationales ?

La liberté, la paix et le commerce.

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