QCM : Naissance et transformations de l’anthropologie — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel objet définit le mieux l’anthropologie ?

L’étude du genre humain dans son unité et sa diversité, centrée sur l’altérité
L’analyse des comportements individuels au moyen de la psychologie expérimentale
L’inventaire des espèces animales selon leur milieu naturel et leur évolution
L’étude des seules sociétés européennes à partir de leurs institutions politiques

L’étude du genre humain dans son unité et sa diversité, centrée sur l’altérité

Explication

L’anthropologie étudie le genre humain à la fois dans son unité et dans sa diversité, en prenant l’altérité comme question centrale. L’analyse des comportements individuels relève davantage de la psychologie que de la définition générale de l’anthropologie.

2. Une chercheuse compare des sociétés et leurs pratiques culturelles, tandis qu’un autre chercheur étudie l’évolution du squelette humain grâce à la paléontologie et à la génétique. Quelles branches correspondent à ces deux travaux ?

L’anthropologie physique, puis l’anthropologie sociale et culturelle
L’anthropologie sociale et culturelle, puis l’anthropologie physique
L’anthropologie linguistique, puis l’archéologie
L’ethnographie, puis l’anthropologie linguistique

L’anthropologie sociale et culturelle, puis l’anthropologie physique

Explication

L’anthropologie sociale et culturelle porte sur les sociétés et les cultures, tandis que l’anthropologie physique étudie l’évolution du corps humain. Confondre ces branches revient à attribuer l’étude des sociétés à l’anthropologie physique.

3. Quelle situation illustre une enquête ethnographique plutôt qu’une anthropologie de fauteuil ?

Une équipe classe des fossiles humains selon leur âge et leurs caractéristiques anatomiques
Un laboratoire compare des échantillons génétiques provenant de plusieurs populations
Une chercheuse vit plusieurs mois dans une communauté et observe directement ses pratiques quotidiennes
Un chercheur généralise sur une société à partir de récits rédigés par des voyageurs

Une chercheuse vit plusieurs mois dans une communauté et observe directement ses pratiques quotidiennes

Explication

L’ethnographie repose sur une enquête de terrain en immersion et sur l’observation directe des pratiques. L’utilisation de récits produits par des tiers correspond plutôt à l’anthropologie de fauteuil, fondée sur des données de seconde main.

4. Quelle démarche caractérise le savoir anthropologique ?

Une approche centrée sur un seul aspect biologique et indépendante de toute comparaison culturelle
Une approche fondée principalement sur des opinions personnelles et des généralisations intuitives
Une approche intégrale, holistique, comparative et historique fondée sur la méthode scientifique
Une approche descriptive séparant les dimensions biologiques, sociales et culturelles de l’être humain

Une approche intégrale, holistique, comparative et historique fondée sur la méthode scientifique

Explication

Le savoir anthropologique analyse l’être humain dans ses dimensions biologiques, culturelles et sociales, selon une démarche intégrale, comparative, historique et scientifique. Une approche qui isole une seule dimension ne correspond pas à cette perspective holistique.

5. Dans quel contexte la naissance de l’anthropologie comme discipline scientifique se situe-t-elle principalement ?

Après la Seconde Guerre mondiale, dans un contexte de décolonisation et d’informatisation
Au Moyen Âge, dans un contexte de pèlerinages et de formation des universités européennes
Au début du XVIIIe siècle, dans un contexte de révolution industrielle et de développement de la chimie
À la fin du XIXe siècle, dans un contexte d’expansion coloniale, d’explorations et d’essor des sciences sociales

À la fin du XIXe siècle, dans un contexte d’expansion coloniale, d’explorations et d’essor des sciences sociales

Explication

La discipline se constitue scientifiquement à la fin du XIXe siècle, dans un contexte marqué par l’expansion coloniale, les explorations et le développement des sciences sociales. La décolonisation est postérieure à cette phase de naissance disciplinaire.

6. Laquelle de ces listes correspond aux quatre sous-disciplines principales de l’anthropologie boasienne en Amérique du Nord ?

L’ethnographie, la génétique, la philosophie et l’économie
La linguistique, la médecine, la géographie et la muséologie
L’archéologie, la bioarchéologie, l’ethnologie et l’anthropologie linguistique
La paléontologie, la sociologie, la psychologie et l’histoire politique

L’archéologie, la bioarchéologie, l’ethnologie et l’anthropologie linguistique

Explication

L’anthropologie boasienne comprend l’archéologie, la bioarchéologie, l’ethnologie et l’anthropologie linguistique. La paléontologie et la sociologie peuvent être liées à certains domaines anthropologiques, mais elles ne forment pas cette liste de quatre sous-disciplines.

7. Une altérité produite par une relation de domination coloniale est qualifiée de quelle manière ?

D’altérité biologique, car elle repose sur l’évolution différenciée des corps humains
D’altérité coloniale, car elle découle de rapports de pouvoir historiques
D’altérité épistémique, car elle provient principalement d’un désir de connaissance
D’altérité linguistique, car elle résulte d’une différence entre plusieurs langues

D’altérité coloniale, car elle découle de rapports de pouvoir historiques

Explication

L’altérité coloniale est produite par les rapports de domination liés à l’histoire coloniale. L’altérité épistémique renvoie plutôt à la rencontre et au désir de savoir, sans désigner directement une relation de domination.

8. Comment les Expositions universelles et coloniales organisées entre 1880 et 1940 représentaient-elles les peuples colonisés ?

Elles mettaient en scène la diversité humaine tout en opposant la modernité européenne aux cultures dites primitives
Elles présentaient les sociétés colonisées comme des modèles équivalents à la modernité industrielle européenne
Elles défendaient une égalité politique entre les puissances européennes et les populations colonisées
Elles se consacraient principalement aux innovations techniques sans représentation des différences culturelles

Elles mettaient en scène la diversité humaine tout en opposant la modernité européenne aux cultures dites primitives

Explication

Ces expositions représentaient la diversité raciale et culturelle en construisant une opposition entre la modernité européenne et les cultures dites primitives. Elles ne se limitaient donc pas à une présentation technique et ne proposaient pas une représentation politique égalitaire.

9. Quel dispositif mettait directement en scène des populations colonisées dans certaines expositions ?

Les laboratoires universitaires et les collections zoologiques consacrés aux espèces animales européennes
Les ateliers industriels et les pavillons consacrés aux échanges commerciaux entre métropoles
Les bibliothèques coloniales et les salles de conférence réservées aux administrateurs impériaux
Les zoos humains et les villages indigènes, notamment à Marseille en 1922 et à Strasbourg

Les zoos humains et les villages indigènes, notamment à Marseille en 1922 et à Strasbourg

Explication

Les zoos humains et les villages indigènes exposaient directement des populations colonisées, notamment lors de l’exposition coloniale de Marseille en 1922 et dans un village africain à Strasbourg. Les bibliothèques et les pavillons commerciaux ne désignent pas ces dispositifs de mise en scène humaine.

10. Comment Edward Tylor définit-il la culture ?

Un ensemble limité d’œuvres artistiques produites par des spécialistes
Une collection d’institutions réservées aux personnes dites cultivées
Un ensemble complexe de capacités et d’habitudes acquises dans une société
Un patrimoine biologique transmis entre les générations d’un groupe

Un ensemble complexe de capacités et d’habitudes acquises dans une société

Explication

Pour Tylor, la culture englobe les connaissances, croyances, arts, morale, lois, coutumes et autres habitudes acquises en société. La réduire aux œuvres artistiques confond la culture avec une conception institutionnelle et élitiste.

11. Quelle distinction oppose la Culture au singulier aux cultures au pluriel ?

La Culture désigne les pratiques quotidiennes, tandis que les cultures désignent les œuvres des institutions
La Culture décrit une évolution ancienne, tandis que les cultures décrivent des sociétés sans histoire
La Culture concerne les traits biologiques, tandis que les cultures concernent les apprentissages individuels
La Culture renvoie aux institutions, tandis que les cultures désignent les traits partagés des groupes

La Culture renvoie aux institutions, tandis que les cultures désignent les traits partagés des groupes

Explication

La Culture au singulier renvoie à une conception institutionnelle associée aux personnes cultivées et aux institutions culturelles. Les cultures au pluriel désignent les traits partagés et transmis qui distinguent les groupes.

12. Quelle conception de la diversité humaine caractérise l’évolutionnisme de la fin du XIXe siècle ?

Une transformation des institutions modernes provoquée par les conflits entre groupes
Une évolution culturelle, sociale et intellectuelle linéaire allant des primitifs aux civilisés
Une coexistence de cultures différentes sans classement selon des étapes communes
Une diffusion de traits culturels entre sociétés selon des contacts historiques variables

Une évolution culturelle, sociale et intellectuelle linéaire allant des primitifs aux civilisés

Explication

L’évolutionnisme conçoit la diversité humaine comme une progression linéaire et graduelle des primitifs vers les civilisés. La coexistence de cultures sans hiérarchie correspond davantage à une critique de ce modèle.

13. Dans le schéma religieux attribué à Edward Tylor, quelle succession décrit l’évolution des modes de pensée ?

Monothéisme, animisme, puis polythéisme
Animisme, polythéisme, puis monothéisme
Animisme, monothéisme, puis polythéisme
Polythéisme, monothéisme, puis animisme

Animisme, polythéisme, puis monothéisme

Explication

Dans le schéma de Tylor, les modes de pensée religieuse suivent une progression allant de l’animisme au polythéisme, puis au monothéisme. Les autres successions inversent ou réorganisent ces étapes.

14. Que désigne l’expression « grand partage » en anthropologie ?

Une distinction entre les sociétés rurales et les sociétés industrielles fondée sur leur économie
Une séparation entre les primitifs et les civilisés produite par l’évolutionnisme
Une opposition entre les cultures qui diffusent des techniques et celles qui les empruntent
Une comparaison entre des institutions politiques organisées selon des traditions différentes

Une séparation entre les primitifs et les civilisés produite par l’évolutionnisme

Explication

Le grand partage désigne la séparation durable entre « eux », considérés comme primitifs, et « nous », considérés comme civilisés et savants. Une distinction économique ou politique ne restitue pas cette hiérarchie évolutionniste.

15. Quelle transposition caractérise l’évolutionnisme appliqué aux faits culturels ?

Il transpose un modèle de diffusion linguistique aux institutions, aux croyances et aux pratiques sociales
Il transpose une analyse des conflits politiques aux différentes formes de savoir et de production
Il transpose un modèle d’évolution biologique et technique à la culture, à la société et à la pensée
Il transpose une classification économique des sociétés aux comportements et aux traditions collectives

Il transpose un modèle d’évolution biologique et technique à la culture, à la société et à la pensée

Explication

L’évolutionnisme applique aux domaines culturels, sociaux, intellectuels et aux modes de savoir un modèle inspiré de l’évolution biologique et technique. Les autres propositions remplacent ce modèle par des cadres d’analyse qui ne définissent pas l’évolutionnisme.

16. Comment le diffusionnisme explique-t-il la diversité culturelle ?

Par une hiérarchie entre des sociétés avancées et des sociétés situées à des étapes antérieures
Par des besoins identiques qui produisent des institutions semblables dans toutes les sociétés
Par des degrés différents au sein d’une même évolution culturelle universelle
Par des directions différentes de l’évolution culturelle plutôt que par des degrés d’une évolution unique

Par des directions différentes de l’évolution culturelle plutôt que par des degrés d’une évolution unique

Explication

Le diffusionnisme explique la diversité par des directions distinctes de l’évolution culturelle, et non par des niveaux différents sur une trajectoire unique. L’idée d’une évolution universelle graduée appartient davantage au modèle évolutionniste.

17. Quel objet d’étude distingue principalement le fonctionnalisme de l’évolutionnisme ?

Les origines biologiques des sociétés plutôt que leurs institutions et leurs pratiques actuelles
La diffusion historique des techniques plutôt que la cohésion des groupes dans le présent
Les différences de degré entre les peuples plutôt que leurs mécanismes communs de fonctionnement
Le fonctionnement contemporain des sociétés plutôt que les étapes passées de leur évolution culturelle

Le fonctionnement contemporain des sociétés plutôt que les étapes passées de leur évolution culturelle

Explication

Le fonctionnalisme étudie la manière dont les sociétés fonctionnent dans le présent, tandis que l’évolutionnisme recherche les étapes passées du développement culturel. L’étude des origines ou des étapes historiques ne caractérise donc pas son objet principal.

18. Quel rôle les institutions et les dispositifs jouent-ils dans une société selon le fonctionnalisme ?

Ils provoquent la diffusion des techniques depuis les sociétés considérées comme avancées
Ils assurent le fonctionnement, la cohésion et la reproduction de la société entre les générations
Ils indiquent le niveau atteint par une société dans une évolution culturelle universelle
Ils maintiennent une séparation durable entre les groupes primitifs et les groupes civilisés

Ils assurent le fonctionnement, la cohésion et la reproduction de la société entre les générations

Explication

Le fonctionnalisme considère les institutions et les dispositifs comme des éléments qui permettent à la société de fonctionner, de rester cohérente et de se reproduire. Les autres réponses reprennent des idées de hiérarchie évolutionniste ou de diffusion culturelle.

19. Laquelle de ces propositions correspond aux fonctions sociales étudiées par le fonctionnalisme ?

Satisfaire les besoins primaires, renforcer la cohésion, coordonner les actions et reproduire le groupe
Classer les sociétés, reconstituer leurs origines, mesurer leurs progrès et établir leurs étapes
Remplacer les institutions, supprimer les conflits, interrompre la transmission et modifier les traditions
Diffuser les outils, comparer les croyances, distinguer les peuples et ordonner leurs savoirs

Satisfaire les besoins primaires, renforcer la cohésion, coordonner les actions et reproduire le groupe

Explication

Les fonctions sociales comprennent la satisfaction des besoins primaires, la cohésion, la coordination et la reproduction du groupe. Le classement des sociétés et la reconstitution de leurs étapes relèvent plutôt d’une démarche évolutionniste.

20. Quelle limite théorique est fréquemment attribuée au fonctionnalisme ?

Son classement des sociétés reproduit directement la hiérarchie entre primitifs et civilisés
Son caractère statique explique mal le changement, le dysfonctionnement et le conflit social
Son orientation historique empêche d’étudier les institutions et les relations entre leurs membres
Son intérêt pour les conflits conduit à négliger la cohésion et la reproduction des groupes

Son caractère statique explique mal le changement, le dysfonctionnement et le conflit social

Explication

Le fonctionnalisme tend à présenter la société comme une totalité fonctionnelle stable, ce qui rend difficile l’analyse du changement, des dysfonctionnements et des conflits. Une orientation historique ou une focalisation sur les conflits ne constitue pas sa limite principale ici.

21. Quelle caractéristique définit le mieux l’observation participante en anthropologie ?

Une analyse de récits de seconde main réunis dans des archives spécialisées
Une comparaison théorique de sociétés étudiées par plusieurs chercheurs
Une collecte scientifique de données de première main menée par immersion prolongée
Une interprétation de témoignages recueillis à distance auprès d’informateurs

Une collecte scientifique de données de première main menée par immersion prolongée

Explication

L’observation participante repose sur une enquête de terrain, une immersion de longue durée et des données recueillies directement par le chercheur. L’anthropologie de fauteuil s’appuie plutôt sur des récits et rapports de seconde main.

22. Pourquoi une immersion prolongée est-elle importante lors d’une enquête de terrain ?

Elle conduit à privilégier les événements prévisibles au détriment des pratiques ordinaires
Elle permet de dépasser l’étrangeté initiale et d’analyser la vie sociale en profondeur
Elle réduit l’enquête aux catégories d’analyse définies avant l’arrivée sur le terrain
Elle permet de remplacer les observations quotidiennes par des récits historiques déjà disponibles

Elle permet de dépasser l’étrangeté initiale et d’analyser la vie sociale en profondeur

Explication

Un séjour long aide le chercheur à dépasser sa première impression, à observer le quotidien et à assister à des événements imprévisibles. Il rend ainsi possible une analyse approfondie de la vie sociale, plutôt qu’un recours prioritaire à des sources déjà constituées.

23. Que cherche à expliciter la réflexivité dans la production des connaissances ethnographiques ?

La neutralité du chercheur obtenue par la suppression de toute interaction avec les personnes étudiées
La généralisation de résultats comparables produite par l’application d’un protocole uniforme
Les conditions de production des matériaux et la coproduction du savoir entre enquêteur et interlocuteurs
La description des pratiques sociales séparée des positions et relations présentes sur le terrain

Les conditions de production des matériaux et la coproduction du savoir entre enquêteur et interlocuteurs

Explication

La réflexivité examine de manière critique comment les matériaux ethnographiques sont produits et comment le savoir est coproduit avec les interlocuteurs. La neutralité classique ne constitue pas son objectif, car elle tend plutôt à masquer la position du chercheur.

24. Quelle proposition distingue correctement l’ethnographie, l’ethnologie et l’anthropologie ?

L’ethnographie recueille les matériaux, l’ethnologie étudie un groupe et l’anthropologie compare pour théoriser le genre humain
L’ethnographie compare les sociétés, l’ethnologie recueille les matériaux et l’anthropologie décrit un groupe particulier
L’ethnographie théorise le genre humain, l’ethnologie compare les sociétés et l’anthropologie mène l’enquête de terrain
L’ethnographie étudie un groupe, l’ethnologie généralise les résultats et l’anthropologie rassemble les témoignages

L’ethnographie recueille les matériaux, l’ethnologie étudie un groupe et l’anthropologie compare pour théoriser le genre humain

Explication

L’ethnographie produit les matériaux grâce à l’enquête de terrain, l’ethnologie analyse un groupe particulier à partir de ces matériaux, et l’anthropologie élabore une théorie générale par comparaison. Les autres propositions intervertissent ces niveaux de travail.

25. Selon Roy Wagner, comment s’articulent l’idée de culture et l’expérience de terrain de l’anthropologue ?

L’anthropologue applique une définition stable de la culture, tandis que le terrain confirme ses catégories initiales
L’anthropologue utilise la culture pour donner forme à son expérience, tandis que cette expérience transforme sa conception de la culture
L’anthropologue décrit une culture indépendante de son enquête, tandis que son expérience reste extérieure à son analyse
L’anthropologue abandonne l’idée de culture sur le terrain, tandis que les interlocuteurs imposent une définition commune

L’anthropologue utilise la culture pour donner forme à son expérience, tandis que cette expérience transforme sa conception de la culture

Explication

Pour Roy Wagner, la culture sert à organiser et à interpréter l’expérience ethnographique, mais cette expérience modifie en retour la manière dont l’anthropologue comprend la culture. Le terrain n’est donc pas une simple vérification de catégories déjà fixées.

26. Que se produit-il lorsque l’anthropologue invente une culture étrangère dans son travail ?

Il remplace sa propre culture par celle qu’il observe afin de produire une description neutre
Il invente simultanément sa propre culture et réinvente la notion même de culture
Il découvre une culture déjà constituée sans modifier sa propre conception culturelle
Il décrit une culture étrangère tout en conservant une notion de culture inchangée

Il invente simultanément sa propre culture et réinvente la notion même de culture

Explication

Selon Roy Wagner, la construction anthropologique d’une culture étrangère transforme aussi la compréhension que l’anthropologue a de sa propre culture et de la notion de culture. Cette perspective s’oppose à l’idée d’une description totalement extérieure et inchangée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 51 flashcards sur Naissance et transformations de l’anthropologie.

Qu'est-ce que l'anthropologie étudie principalement ?

Le genre humain dans son unité et sa diversité.

Quelle question centrale l'anthropologie aborde-t-elle ?

La question de l'altérité.

Que distingue l'anthropologie physique de l'anthropologie sociale ?

L'anthropologie physique étudie l'évolution du corps humain.

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