QCM : Neurosciences et fonctionnement cérébral — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet d’étude des neurosciences ?

La structure du cerveau décrite par l’anatomie macroscopique et microscopique
Les relations entre les comportements observables et les normes sociales
Le système nerveux, de sa structure à son fonctionnement, à plusieurs échelles
Les mécanismes psychiques étudiés indépendamment des organes nerveux

Le système nerveux, de sa structure à son fonctionnement, à plusieurs échelles

Explication

Les neurosciences étudient scientifiquement le système nerveux depuis l’échelle moléculaire jusqu’à celle de l’organisme entier. Les limiter à la structure nerveuse confond ce champ avec une étude anatomique exclusive.

2. Quelle relation la neuropsychologie cherche-t-elle principalement à caractériser ?

La transmission des influx nerveux dans les nerfs périphériques
Le lien entre le fonctionnement cérébral et le comportement
La forme des régions cérébrales observées lors d’une dissection
La composition chimique des médicaments agissant sur les neurones

Le lien entre le fonctionnement cérébral et le comportement

Explication

La neuropsychologie étudie les liens entre le fonctionnement du cerveau et le comportement. Décrire principalement la structure relève plutôt de l’anatomie que de la neuropsychologie.

3. Quels types d’apports les neurosciences peuvent-elles fournir dans le domaine clinique ?

Une explication des troubles indépendante des médicaments et des thérapies
Une description des symptômes sans interprétation de leurs mécanismes
Une compréhension des dysfonctionnements et des pistes thérapeutiques
Une prescription médicale fondée sur un seul type de mesure cérébrale

Une compréhension des dysfonctionnements et des pistes thérapeutiques

Explication

Les neurosciences contribuent à comprendre le fonctionnement humain, les dysfonctionnements et les traitements possibles, notamment les médicaments et les thérapies. Elles ne se limitent donc pas à décrire les symptômes ni à imposer une seule méthode clinique.

4. Pourquoi une thérapie et un médicament peuvent-ils être complémentaires dans la dépression ?

Parce que la thérapie agit sur les circuits cérébraux tandis que le médicament traite une cause sociale
Parce que les médicaments remplacent l’analyse des mécanismes psychologiques impliqués
Parce que des dérégulations de circuits peuvent être abordées par des moyens différents
Parce que les deux interventions reposent sur une explication exclusivement morale du trouble

Parce que des dérégulations de circuits peuvent être abordées par des moyens différents

Explication

Dans la dépression, les dérégulations de circuits peuvent justifier l’association d’une thérapie et d’un médicament, qui abordent le trouble par des voies complémentaires. Cette combinaison ne signifie pas que l’un des traitements remplace l’autre ni que le trouble soit moral.

5. Que soutient le localisationnisme à propos des fonctions cérébrales ?

La forme du crâne détermine directement les traits de caractère individuels
Les fonctions cognitives résultent de l’activité d’un réseau sans région spécialisée
Chaque partie du cerveau est associée à une fonction particulière
Les fonctions mentales sont produites par le système nerveux sans distinction régionale

Chaque partie du cerveau est associée à une fonction particulière

Explication

Le localisationnisme associe des fonctions particulières à des parties déterminées du cerveau. L’idée que les fonctions cognitives mobilisent aussi des réseaux constitue une limite ou une nuance par rapport à cette conception.

6. Quelle observation a conduit Paul Broca à identifier une aire de production du langage ?

Un patient présentait des traits de caractère liés à la forme particulière de son crâne
Un patient parlait avec fluidité mais ne comprenait plus les messages après une lésion temporale gauche
Un patient comprenait le langage mais ne pouvait pas parler après une lésion frontale gauche
Un patient perdait toute activité cérébrale après une atteinte diffuse des deux hémisphères

Un patient comprenait le langage mais ne pouvait pas parler après une lésion frontale gauche

Explication

Paul Broca a associé une lésion du lobe frontal gauche à l’incapacité de parler malgré une compréhension relativement préservée. Le tableau de parole fluide mais dépourvue de sens correspond plutôt à une lésion de l’aire de Wernicke.

7. Quel tableau clinique correspond à une lésion de l’aire de Wernicke dans le lobe temporal gauche ?

Une incapacité à parler malgré une compréhension du langage relativement préservée
Une difficulté motrice générale sans trouble majeur de la compréhension linguistique
Une modification des traits de caractère liée à la forme du cortex cérébral
Une parole fluide mais dépourvue de sens, avec une compréhension fortement altérée

Une parole fluide mais dépourvue de sens, avec une compréhension fortement altérée

Explication

Carl Wernicke a associé cette région temporale gauche à la compréhension du langage, et sa lésion entraîne une parole fluide mais dénuée de sens ainsi qu’une compréhension très altérée. L’incapacité à parler avec compréhension préservée renvoie plutôt au tableau décrit par Broca.

8. Quel événement est associé aux séquelles observées chez Phineas Gage en 1848 ?

Une lésion médullaire a entraîné une paralysie durable de ses jambes
Une hémorragie cérébrale a supprimé sa capacité à reconnaître les visages
Une barre de fer a traversé son crâne, puis sa personnalité a changé
Une infection cérébrale a provoqué une perte progressive de sa mémoire

Une barre de fer a traversé son crâne, puis sa personnalité a changé

Explication

Phineas Gage a survécu à la traversée de son crâne par une barre de fer et a ensuite présenté une perte des codes sociaux ainsi qu’un changement de personnalité. Une lésion de la moelle épinière ne correspond pas à cet épisode neuroanatomique.

9. Sur quels critères Korbinian Brodmann a-t-il fondé la division du cortex cérébral en 52 aires ?

La quantité de sang reçue et la vitesse des influx nerveux
La forme du crâne et les aptitudes comportementales mesurées
La densité, la taille des neurones et le nombre de couches histologiques
La fréquence des mouvements et l’intensité des émotions observées

La densité, la taille des neurones et le nombre de couches histologiques

Explication

Brodmann a distingué les aires corticales à partir de critères histologiques, notamment la densité et la taille des neurones ainsi que le nombre de couches. Les localisations déduites du comportement ne constituent pas le fondement de cette classification.

10. Quels éléments appartiennent au système nerveux central ?

Les muscles squelettiques et les organes sensoriels
Les ganglions périphériques et les récepteurs cutanés
Les nerfs spinaux et les nerfs crâniens
L’encéphale et la moelle épinière

L’encéphale et la moelle épinière

Explication

Le système nerveux central est formé de l’encéphale et de la moelle épinière. Les nerfs spinaux et crâniens relèvent du système nerveux périphérique.

11. Quel rôle caractérise principalement le système nerveux périphérique ?

Relier le système nerveux central à l’environnement et aux fonctions de l’organisme
Analyser les informations sensorielles dans les différentes aires corticales
Former les couches cellulaires qui structurent l’écorce cérébrale
Produire les hormones qui coordonnent la croissance et le métabolisme

Relier le système nerveux central à l’environnement et aux fonctions de l’organisme

Explication

Le système nerveux périphérique comprend les nerfs spinaux et crâniens et assure la liaison entre le système nerveux central, l’environnement et les fonctions de l’organisme. L’analyse corticale appartient au fonctionnement de l’encéphale, qui relève du système central.

12. Quelle situation illustre correctement la distinction entre les systèmes somatique et végétatif ?

Le somatique modifie la fréquence cardiaque, tandis que le végétatif déplace volontairement un membre
Le somatique règle la digestion, tandis que le végétatif commande un mouvement volontaire
Le somatique commande un mouvement volontaire, tandis que le végétatif régule le rythme cardiaque
Le somatique contrôle la respiration automatique, tandis que le végétatif perçoit les sons

Le somatique commande un mouvement volontaire, tandis que le végétatif régule le rythme cardiaque

Explication

Le système somatique permet l’interaction avec l’environnement et le contrôle volontaire des mouvements, alors que le système végétatif régule automatiquement des fonctions comme le rythme cardiaque. La digestion et la respiration relèvent donc du système végétatif plutôt que du système somatique.

13. Comment comparer la masse du cerveau et sa consommation énergétique dans l’organisme ?

Il représente 10 à 15 % du poids corporel et consomme 20 à 25 % de l’énergie
Il représente 2 à 3 % du poids corporel et consomme 15 à 20 % de l’énergie
Il représente 15 à 20 % du poids corporel et consomme 2 à 3 % de l’énergie
Il représente 5 à 8 % du poids corporel et consomme 10 à 12 % de l’énergie

Il représente 2 à 3 % du poids corporel et consomme 15 à 20 % de l’énergie

Explication

Le cerveau constitue une faible part de la masse corporelle, environ 2 à 3 %, mais utilise une part énergétique bien plus élevée, de 15 à 20 %. Les proportions inversées confondent sa masse avec sa dépense énergétique.

14. Quelles ressources le sang apporte-t-il au cerveau pour soutenir son fonctionnement ?

Des neurotransmetteurs et des hormones, produits par ses vaisseaux sanguins
Des influx électriques et des signaux sensoriels, fabriqués par les nerfs crâniens
Du glucose et de l’oxygène, utilisés par ses neurones et ses cellules gliales
Des protéines contractiles et des lipides, stockés dans la moelle épinière

Du glucose et de l’oxygène, utilisés par ses neurones et ses cellules gliales

Explication

Le sang fournit au cerveau le glucose et l’oxygène nécessaires à son fonctionnement. Les neurotransmetteurs sont produits par les cellules nerveuses et servent à la communication entre neurones, plutôt qu’à être apportés comme ressources sanguines.

15. De quelle manière les neurones communiquent-ils entre eux ?

Au moyen de vaisseaux sanguins spécialisés appelés capillaires
Au moyen de régions cérébrales spécialisées appelées noyaux
Au moyen de molécules chimiques appelées neurotransmetteurs
Au moyen de nerfs périphériques appelés faisceaux sensoriels

Au moyen de molécules chimiques appelées neurotransmetteurs

Explication

Les neurones communiquent grâce à des molécules chimiques nommées neurotransmetteurs. Ceux-ci ne sont ni des régions cérébrales ni des nerfs, mais des médiateurs de la communication neuronale.

16. Que signifie la plasticité cérébrale au cours de la vie ?

Le cerveau transforme chaque expérience en mouvement volontaire contrôlé
Le cerveau conserve une organisation fixe après le développement
Le cerveau remplace progressivement tous ses neurones par des cellules gliales
Le cerveau évolue en fonction des expériences vécues

Le cerveau évolue en fonction des expériences vécues

Explication

La plasticité cérébrale désigne la capacité du cerveau à évoluer au cours de la vie sous l’influence des expériences. Elle s’oppose à l’idée d’un cerveau totalement fixe après le développement.

17. Quelles fonctions le système nerveux central contribue-t-il à assurer ?

La mémoire, le langage, l’attention et la prise de décision
La motricité, les sens, la cognition, le sommeil, la conscience et la douleur
La vision, l’audition, l’équilibre et la coordination des mouvements
La digestion, la croissance, la respiration et la régulation de la température

La motricité, les sens, la cognition, le sommeil, la conscience et la douleur

Explication

Le système nerveux central participe à la motricité, aux sens, aux fonctions cognitives, au sommeil, à la conscience et à la douleur. Les autres réponses citent des fonctions réelles, mais elles ne couvrent pas l’ensemble des domaines indiqués.

18. Quelle distinction décrit correctement les aires cérébrales sélectives et non sélectives ?

Les aires sélectives concernent principalement une fonction, tandis que les aires non sélectives peuvent contribuer à plusieurs rôles
Les aires sélectives coordonnent plusieurs fonctions, tandis que les aires non sélectives concernent principalement une seule activité
Les aires sélectives interviennent dans les sensations, tandis que les aires non sélectives interviennent dans la motricité
Les aires sélectives appartiennent à un hémisphère, tandis que les aires non sélectives appartiennent à l’autre hémisphère

Les aires sélectives concernent principalement une fonction, tandis que les aires non sélectives peuvent contribuer à plusieurs rôles

Explication

Une aire sélective est principalement associée à une fonction, alors qu’une aire non sélective peut participer à plusieurs rôles. La distinction ne repose pas sur la séparation entre hémisphères ni sur une opposition fixe entre sensation et motricité.

19. Lorsqu’une personne parle, pourquoi plusieurs réseaux cérébraux sont-ils sollicités ?

Parce que la parole mobilise des aires du langage, de la motricité, de la mémoire, de l’attention et de l’audition
Parce que la parole dépend d’une aire spécialisée qui commande la compréhension et les mouvements associés
Parce que les aires motrices remplacent les aires du langage lorsque la personne formule une phrase
Parce que la parole active principalement les régions auditives qui organisent ensuite les autres fonctions

Parce que la parole mobilise des aires du langage, de la motricité, de la mémoire, de l’attention et de l’audition

Explication

La parole mobilise un réseau comprenant notamment des aires langagières, motrices, mnésiques, attentionnelles et auditives. L’idée d’une région unique agissant isolément constitue précisément la confusion à éviter.

20. Quelle affirmation explique le mieux pourquoi le langage, la reconnaissance des visages et la lecture ne se réduisent pas à une seule région cérébrale ?

Chacune de ces fonctions active un réseau cérébral, même si certaines régions peuvent y être spécialisées
Chacune de ces fonctions dépend d’un hémisphère distinct, sans participation d’autres régions cérébrales
Chacune de ces fonctions est réalisée par des régions spécialisées qui fonctionnent séparément les unes des autres
Chacune de ces fonctions repose sur une région commune qui traite différents contenus selon la tâche

Chacune de ces fonctions active un réseau cérébral, même si certaines régions peuvent y être spécialisées

Explication

Le langage, la reconnaissance des visages et la lecture activent chacun un réseau cérébral, malgré les différences entre hémisphères et régions spécialisées. Une spécialisation régionale ne signifie donc pas que les régions fonctionnent séparément.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 41 flashcards sur Neurosciences et fonctionnement cérébral.

Que sont les neurosciences ?

Les neurosciences étudient scientifiquement le système nerveux.

Qu'étudie la neuropsychologie ?

La neuropsychologie étudie les liens entre cerveau et comportement.

Quels outils utilisent les neurosciences pour étudier l'anatomie ?

Elles utilisent la tomodensitométrie et l’IRM pour l’anatomie.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Neurosciences et fonctionnement cérébral.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM