Selon Benoît de l’Estoile, que traduit spatialement et sensoriellement la mise en exposition ?
Des conceptions du monde.
Qui développe cette conception dans *Le goût des autres* ?
Benoît de l’Estoile.
Selon Jean Davallon, que construit une exposition dans *L’exposition à l’œuvre* ?
Un propos sous-tendu par une vision du monde.
Selon Jean Davallon, que précise une exposition sur les objets ?
Comment les regarder.
Qui affirme cette conception dans *L’exposition à l’œuvre* ?
Jean Davallon.
Quand le Musée du quai Branly a-t-il présenté « L’esprit mingei au Japon » ?
Du 30 septembre 2008 au 11 janvier 2009.
Quelle institution a élaboré « Wa : l’harmonie au quotidien » à Paris ?
Le siège tokyoïte de la Fondation du Japon.
Quelles organisations ont monté « Kansei : Japan design exhibition » ?
Le METI et la JETRO.
Que font émerger les expositions en juxtaposant des objets japonais divers ?
Une représentation homogène du Japon.
Quelle valeur commune les discours des expositions attribuent-ils notamment aux Japonais ?
L’harmonie.
Comment les discours des expositions présentent-ils le design japonais ?
Comme l’expression d’un esprit partagé.
Quels matériaux naturels contribuent à une identité japonaise des objets liée à la nature ?
Le bambou, le papier, la laque et les fibres de riz.
Quelle continuité les trois expositions mettent-elles en scène ?
Elles rapprochent l’artisanat traditionnel du design contemporain.
Quels concepts japonais difficiles à traduire les expositions mobilisent-elles ?
Wa, kansei et kokoro.
Quelle fusion associe le wa à la qualité du design japonais ?
La fusion entre l’ancien et le moderne, ou entre l’industrie et l’artisanat.
Quel rôle le wa joue-t-il dans les discours sur le design japonais ?
Il est présenté comme une origine de la qualité du design japonais.
Que désignent les nippologies, ou nihonjin-ron ?
Des essais japonais analysant les particularités nationales, la société et la culture japonaises.
Quelle essence les nippologies présentent-elles comme immuable ?
L’essence japonaise.
Selon Harumi Befu, que cachent les observations des nippologies sur les caractères japonais ?
Des normes ou des idéaux à diffuser.
Quels objets les expositions analysées organisent-elles autour de paradigmes présentés comme japonais ?
Des objets hétéroclites.
Quel ministère a organisé de bout en bout l’exposition Kansei des Arts décoratifs ?
Le METI.
Quand le METI a-t-il lancé « Kansei et création de valeur » ?
En mai 2007.
Quelle tâche l’équipe française devait-elle accomplir pour l’exposition Wa ?
Traduire des textes de signalétique raccourcis.
Selon Befu, quel auteur définit la valeur prescriptive des nihonjin-ron ?
Befu.
Selon Befu, que font les nihonjin-ron des caractères attribués aux Japonais ?
Ils les transforment en standards normatifs.
Quel discours les expositions Mingei, Wa et Kansei ont-elles diffusé en France ?
Un discours d’identité culturelle construit par le Japon.
Quels motifs ont structuré l’image du Japon présentée en France ?
La sensibilité, la compréhension intuitive, l’harmonie et l’atemporalité.
Comment se construit l’identité japonaise selon la notion d’identité en miroir ?
Par une confrontation permanente avec l’étranger et des projections réciproques entre le Japon et l’Occident.
Comment les nippologies caractérisent-elles l’identité japonaise ?
Elles la présentent comme purement japonaise et inaccessible aux étrangers.
Quelle vocation les nippologies attribuent-elles à l’essence spirituelle japonaise ?
Une vocation universelle de diffusion.
Quel risque Bernard Stevens associe-t-il au discours japonais sur le dépassement de la modernité ?
La réactivation d’une coloration idéologique dangereuse.
Dans quelle œuvre et en quelle année Bernard Stevens analyse-t-il le risque idéologique du dépassement japonais de la modernité ?
« Ambitions japonaises, nouvel asiatisme et dépassement de la modernité », 1995.
Comment les philosophes de l’école de Kyōto ont-ils mobilisé le dépassement de la modernité dans les années 1930-1940 ?
Pour justifier l’ultranationalisme et l’impérialisme, en plaçant le Japon au terme ultime de l’avènement de l’Esprit.
À quelle idée les philosophes de l’école de Kyōto plaçaient-ils le Japon au terme ultime ?
À l’avènement de l’Esprit.
Quelle attitude Stevens préconise-t-il face aux implications politiques de l’essence japonaise universelle ?
La prudence.
Sur quels éléments matériels repose l’analyse ethnographique des expositions ?
Les lieux, les objets, la scénographie, les panneaux et les supports écrits.
Quels discours l’analyse ethnographique des expositions prend-elle en compte ?
Les discours des organisateurs et les communiqués de presse.
Dans quel cadre commémoratif se sont tenues les trois expositions parisiennes étudiées ?
La commémoration du cent-cinquantième anniversaire des relations diplomatiques franco-japonaises.
Comment les trois expositions parisiennes de design ont-elles été organisées ?
Indépendamment et sans concertation.
Combien d’objets environ « Wa » présentait-elle ?
Environ cent soixante objets.
En combien de catégories fonctionnelles les objets de « Wa » étaient-ils regroupés ?
En douze catégories fonctionnelles.
Combien de mots-clés japonais structuraient « Wa » ?
Six mots-clés japonais.
Combien d’objets « Kansei » réunissait-elle ?
Cent quatre objets du quotidien récents.
Où les expositions de la MCJP et des Arts décoratifs renvoient-elles les informations complémentaires ?
Aux brochures.
Quel manque caractérise parfois la présentation des objets à la MCJP et aux Arts décoratifs ?
Une explication suffisante de leur fonction ou de leur origine dans la salle.
Qu’est-ce qui rend les informations sur les objets difficiles d’accès au quai Branly ?
Les cartels sommaires et leur système de numérotation.
Quelle information sur les objets manque au quai Branly ?
Leur usage.
Quel rôle l’écriture japonaise joue-t-elle surtout dans les trois expositions ?
Elle contribue à l’unité visuelle.
Quels objets liés à l’alimentation sont particulièrement présents dans les expositions ?
Des bols, des théières, des autocuiseurs de riz, des baguettes et des fouets à thé.
Selon les expositions, que désigne le kokoro dans le design japonais ?
Le cœur, lieu de l’esprit japonais et dimension intuitive reliant créateur et utilisateur.
Quelle fonction relationnelle le kokoro remplit-il entre créateur et utilisateur ?
Il constitue une dimension émotionnelle reliant le créateur à l’utilisateur.
À quelle période le genre des nippologies apparaît-il ?
Après-guerre.
À partir de quand les nippologies se développent-elles fortement ?
À partir des années 1960, avec la haute croissance économique.
Quel chercheur décrit les nippologies comme un continuum de travaux scientifiques aux essais populaires ?
Harumi Befu.
Quels supports le continuum des nippologies décrit par Harumi Befu inclut-il ?
Des ouvrages, des articles académiques, des magazines et des journaux.
Comment Pigeot qualifie-t-il les nippologies insistant sur le consensus social ?
De « formules conjuratoires ».
Quelle vision du Japon la Fondation du Japon voulait-elle imposer avec les objets de Wa ?
Une vision intuitive du Japon apparentée aux nippologies.
Qu’ont repris les articles consacrés aux trois expositions ?
Les formulations des communiqués de presse, parfois à l’identique.
Quelle rhétorique un article d’Architectural Digest a-t-il reprise ?
La rhétorique des nippologies.
Selon Befu, à quelle condition la définition de soi des nippologies est-elle valable ?
Elle doit être acceptée par l’extérieur.
Quel auteur explique l’énergie consacrée à diffuser les nippologies à l’étranger ?
Befu.
Que suggérait l’anecdote du Musée du quai Branly sur la compréhension des concepts japonais ?
Les étrangers ne pouvaient pas les comprendre.
Quel rôle les notions japonaises jouent-elles dans l’article consacré au design japonais ?
Elles sont présentées comme nécessaires pour comprendre la spécificité du design japonais.
Comment l’article sur le design japonais mobilise-t-il l’opacité des notions japonaises ?
Comme une marque d’exotisme et d’inaccessibilité.
Qui attribue le pouvoir de fascination de l’exposition à un « discours universel » ?
Shiraha Akemi, dans Mingei, mars 2009.
Quelle vérité commune les objets expriment-ils selon Shiraha Akemi ?
Une vérité commune avec l’Occident.
À qui la brochure de Kansei destine-t-elle la diffusion de la sensibilité kansei ?
Au monde entier.
Quand le « nouvel asiatisme » devient-il inquiétant selon Stevens ?
Lorsque les néo-nationalistes relient la puissance économique japonaise à la vocation universelle de sa culture.
Que révèle l’analyse des expositions Mingei, Wa et Kansei sur le rôle du design ?
Le design sert de support privilégié à la rhétorique d’une essence japonaise universelle.
Que révèle la sélection des objets sur la vision du monde qui les sous-tend ?
Elle met au jour cette vision du monde.
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1. Comment la mise en exposition contribue-t-elle à orienter l’interprétation de la réalité ?
2. Selon Jean Davallon, que fait une exposition lorsqu’elle présente des objets au public ?
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