QCM : Organisation de la santé publique — 40 questions

Questions et réponses du QCM

1. Selon la définition de l’OMS, quelle dimension complète le bien-être physique dans la notion de santé ?

Le bien-être mental et social
La conformité médicale et biologique
La performance sportive et professionnelle
La capacité économique et financière

Le bien-être mental et social

Explication

L’OMS définit la santé comme un état de bien-être physique, mental et social, et pas seulement comme l’absence de maladie. La performance sportive et professionnelle peut influencer la santé, mais elle ne constitue pas une dimension de la définition de l’OMS.

2. Quelle formulation décrit le mieux la santé publique ?

Une action collective visant à prévenir les maladies et promouvoir la santé
Une consultation médicale centrée sur le diagnostic d’une personne
Une recherche biologique consacrée aux mécanismes d’une maladie
Une intervention hospitalière destinée à traiter une affection déclarée

Une action collective visant à prévenir les maladies et promouvoir la santé

Explication

La santé publique repose sur des efforts coordonnés de la communauté pour prévenir les maladies, prolonger la vie et promouvoir la santé. Une consultation médicale ou une intervention hospitalière concerne principalement la prise en charge individuelle.

3. Après avoir identifié une problématique de santé, quelle démarche relève de la santé publique ?

Décrire une maladie, isoler son agent, puis développer un médicament
Prescrire un traitement, suivre un patient, puis modifier son ordonnance
Orienter une politique, appliquer des mesures, puis évaluer leurs effets
Financer un établissement, recruter son personnel, puis organiser ses horaires

Orienter une politique, appliquer des mesures, puis évaluer leurs effets

Explication

La santé publique étudie les problèmes, oriente les politiques, met en œuvre des mesures et évalue leur efficacité. Le suivi d’un patient et l’adaptation d’une ordonnance relèvent principalement des soins individuels.

4. Que désigne un déterminant de santé ?

Un indicateur statistique utilisé pour classer les établissements de soins
Un symptôme observé chez une personne lors d’un examen clinique
Un facteur influençant directement ou indirectement l’état de santé
Un traitement médical choisi pour corriger un trouble identifié

Un facteur influençant directement ou indirectement l’état de santé

Explication

Un déterminant de santé est un facteur qui agit directement ou indirectement sur la santé d’un individu ou d’une population. Un traitement intervient sur une maladie, mais il ne constitue pas la définition générale d’un déterminant.

5. Quelle conclusion a émergé de la réflexion critique menée à partir du milieu des années 1970 ?

Les hôpitaux remplacent les politiques publiques dans la prévention des maladies
Les pratiques médicales permettent de mesurer toutes les causes sociales de santé
Le système de soins ne suffit pas à expliquer l’état de santé d’une population
Le système de soins constitue le principal déterminant de chaque état de santé

Le système de soins ne suffit pas à expliquer l’état de santé d’une population

Explication

Cette réflexion a montré que l’état de santé dépend de facteurs dépassant le seul système de soins. Les pratiques médicales et les hôpitaux participent à la santé, mais ils n’en expliquent pas l’ensemble.

6. Quelle proposition caractérise l’approche des déterminants présentée par Marc Lalonde en 1974 ?

Elle attribue les différences de santé aux seules ressources des établissements médicaux
Elle réduit les déterminants aux caractéristiques biologiques propres à chaque individu
Elle considère que les soins ne sont pas le facteur principal de la santé des populations
Elle affirme que les soins expliquent la majorité des écarts de santé entre les populations

Elle considère que les soins ne sont pas le facteur principal de la santé des populations

Explication

En 1974, Marc Lalonde a proposé une approche selon laquelle le système de soins n’était pas le principal facteur explicatif de la santé des populations. Cette approche élargit l’analyse à plusieurs catégories de déterminants, au-delà des établissements médicaux.

7. Quel est le but constitutionnel de l’Organisation mondiale de la Santé ?

Amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible
Remplacer les autorités nationales dans la gestion des soins
Développer des traitements identiques pour chaque maladie connue
Harmoniser les budgets hospitaliers de tous les États membres

Amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible

Explication

L’OMS a pour but constitutionnel d’amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible. Elle agit comme agence de l’ONU et organisme politique et technique, mais elle ne remplace pas les autorités nationales.

8. Quelle description correspond à la gouvernance de l’OMS ?

Une Assemblée composée de 34 membres et un Conseil réunissant les États membres
Une Assemblée réunissant les États membres et un Conseil exécutif de 34 membres
Deux conseils de 34 membres chargés de représenter les États membres
Un Conseil réunissant les États membres et une Assemblée de 34 membres

Une Assemblée réunissant les États membres et un Conseil exécutif de 34 membres

Explication

La gouvernance de l’OMS repose sur l’Assemblée mondiale de la santé, qui réunit les États membres, et sur un Conseil exécutif composé de 34 membres. La confusion vient de l’inversion fréquente des rôles et des effectifs de ces deux organes.

9. À quoi sert principalement la Classification internationale des maladies ?

À déterminer les budgets nationaux consacrés aux établissements de soins
À organiser la représentation politique des États au sein de l’OMS
À fixer des règles juridiques pour contrôler les échanges internationaux
À fournir des codes et un langage commun pour les statistiques sanitaires mondiales

À fournir des codes et un langage commun pour les statistiques sanitaires mondiales

Explication

La Classification internationale des maladies fournit des codes uniques pour les maladies, les traumatismes et les causes de décès, ainsi qu’un langage commun aux professionnels. Les règles concernant la propagation internationale des maladies relèvent plutôt du Règlement sanitaire international.

10. Quel est l’objectif du Règlement sanitaire international ?

Définir un niveau uniforme de soins pour chaque système national
Prévenir et maîtriser la propagation internationale des maladies avec des mesures proportionnées
Créer une classification mondiale des maladies et des causes de décès
Organiser les élections internes des organes directeurs de l’OMS

Prévenir et maîtriser la propagation internationale des maladies avec des mesures proportionnées

Explication

Le Règlement sanitaire international est un instrument juridique visant à prévenir, maîtriser et combattre la propagation internationale des maladies grâce à une action proportionnée aux risques. La classification des maladies et des causes de décès relève de la Classification internationale des maladies.

11. Quel est le rôle principal de la stratégie nationale de santé en France ?

Fixer le cadre pluriannuel, les priorités et les objectifs de la politique de santé
Produire les statistiques nationales décrivant l’état de santé de la population
Attribuer les financements régionaux aux établissements sanitaires et médico-sociaux
Organiser concrètement chaque action locale selon un calendrier et un budget précis

Fixer le cadre pluriannuel, les priorités et les objectifs de la politique de santé

Explication

La stratégie nationale de santé définit le cadre pluriannuel, les domaines prioritaires et les objectifs d’amélioration de la santé. Les plans et programmes assurent ensuite la mise en œuvre opérationnelle de ces orientations, plutôt que de définir le cadre général.

12. Quels dispositifs mettent en œuvre la stratégie nationale de santé ?

Des statistiques démographiques nationales et des enquêtes locales de population
Des autorisations d’établissements et des budgets attribués par les communes
Des certificats médicaux de décès et des rapports sur les causes de mortalité
Des plans et programmes opérationnels nationaux ainsi que des projets régionaux de santé

Des plans et programmes opérationnels nationaux ainsi que des projets régionaux de santé

Explication

La stratégie nationale est appliquée au moyen de plans et programmes opérationnels nationaux et de projets régionaux de santé. Elle ne réalise donc pas elle-même chaque action opérationnelle, contrairement à ce que suggère la confusion avec ces dispositifs.

13. Quelle institution prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement en matière de santé publique et d’organisation du système de santé ?

L’Agence nationale de sécurité sanitaire
L’agence régionale de santé
L’Institut national de la statistique
Le ministère chargé de la Santé

Le ministère chargé de la Santé

Explication

Le ministère chargé de la Santé prépare et met en œuvre la politique gouvernementale dans ces deux domaines. Les agences régionales de santé interviennent à l’échelle régionale, tandis que les autres organismes ont des missions d’expertise ou de statistique.

14. Quelle mission caractérise principalement l’ANSES ?

Enregistrer les naissances et les décès survenus dans chaque commune française
Expertiser et évaluer les risques liés à l’alimentation, à l’environnement et au travail
Organiser les programmes régionaux de prévention et coordonner les établissements de santé
Élaborer la stratégie nationale et fixer les priorités gouvernementales de santé

Expertiser et évaluer les risques liés à l’alimentation, à l’environnement et au travail

Explication

L’ANSES fournit une expertise scientifique et évalue les risques liés notamment à l’alimentation, à l’environnement et au travail. La coordination régionale relève des ARS, tandis que l’enregistrement de l’état civil et la définition de la stratégie nationale relèvent d’autres acteurs.

15. Quel est le rôle des agences régionales de santé dans l’organisation sanitaire ?

Piloter la politique de santé publique et réguler l’offre de santé à l’échelle régionale
Évaluer les risques scientifiques liés à l’alimentation, au travail et à l’environnement
Produire les statistiques nationales sur l’état civil et l’évolution démographique
Conduire la politique nationale de santé et préparer les décisions du Gouvernement

Piloter la politique de santé publique et réguler l’offre de santé à l’échelle régionale

Explication

Les ARS pilotent la santé publique et régulent l’offre de santé dans leur région, sous la tutelle du ministère chargé de la Santé. La conduite de la politique nationale appartient au ministère, ce qui distingue les deux niveaux d’action.

16. Quels secteurs sont concernés par la régulation régionale de l’offre de santé ?

Les secteurs administratif, judiciaire et pénitentiaire
Les secteurs scolaire, universitaire et professionnel
Les secteurs alimentaire, environnemental et industriel
Les secteurs ambulatoire, médico-social et hospitalier

Les secteurs ambulatoire, médico-social et hospitalier

Explication

La régulation régionale de l’offre couvre les secteurs ambulatoire, médico-social et hospitalier, notamment par la coordination, les budgets et les autorisations. La veille, la prévention et la gestion des crises relèvent d’un autre volet des missions régionales de santé publique.

17. Lorsqu’une crise sanitaire locale survient, quelle action relève des ARS en liaison avec le préfet ?

Établir les actes d’état civil et transmettre les décès à l’institut statistique
Fixer les priorités pluriannuelles de la politique nationale de santé
Anticiper la crise, organiser la réponse sanitaire et en assurer la gestion
Calculer chaque année la statistique nationale des causes médicales de décès

Anticiper la crise, organiser la réponse sanitaire et en assurer la gestion

Explication

Les ARS assurent la veille et la sécurité sanitaires, anticipent les crises et participent à leur gestion avec le préfet. La production des statistiques de décès, la tenue de l’état civil et la définition des priorités nationales correspondent à d’autres institutions.

18. Quelle différence distingue l’état civil du recensement de la population ?

L’état civil enregistre les naissances et les décès, tandis que le recensement dénombre la population
L’état civil dénombre la population, tandis que le recensement certifie les causes médicales de décès
L’état civil étudie les populations, tandis que le recensement administre les identifiants individuels
L’état civil prévoit les politiques publiques, tandis que le recensement transmet les certificats médicaux

L’état civil enregistre les naissances et les décès, tandis que le recensement dénombre la population

Explication

L’état civil enregistre les événements individuels comme les naissances et les décès, puis transmet ces informations à l’INSEE. Le recensement a une fonction statistique de dénombrement de la population, et non d’enregistrement de chaque événement d’état civil.

19. Quelle fonction démographique est principalement assurée par l’INSEE en collaboration avec les communes ?

Certifier les causes médicales de décès et alimenter les données de santé
Gérer le répertoire national d’identification et publier des statistiques sur l’état civil
Évaluer les risques sanitaires liés à l’environnement et organiser la recherche médicale
Piloter la prévention régionale et autoriser la création des établissements

Gérer le répertoire national d’identification et publier des statistiques sur l’état civil

Explication

L’INSEE collabore avec les communes pour gérer le Répertoire national d’identification des personnes physiques et publier des statistiques d’état civil. L’étude générale des populations est notamment associée à l’INED, tandis que les autres missions appartiennent à des organismes sanitaires spécialisés.

20. Quel organisme produit chaque année la statistique des causes médicales de décès en France ?

L’INED, institut spécialisé dans l’étude des populations
Le CépiDc, centre d’épidémiologie rattaché à l’INSERM
Santé publique France, agence chargée de la prévention et de la surveillance
L’INSEE, institut chargé des statistiques économiques et démographiques

Le CépiDc, centre d’épidémiologie rattaché à l’INSERM

Explication

Le CépiDc, géré par l’INSERM, produit la statistique annuelle des causes médicales de décès et alimente le Système national des données de santé. L’INSEE publie des statistiques d’état civil, mais il ne produit pas cette statistique médicale spécialisée.

21. Que devient le certificat établi lors d’un décès ?

Il comporte un volet démographique unique, puis est adressé à l’INED pour analyse
Il comporte un volet budgétaire et sanitaire, puis est envoyé à l’ARS pour autorisation
Il comporte un volet judiciaire et statistique, puis est transmis au ministère chargé de la Santé
Il comporte un volet administratif et médical, puis est transmis à la mairie et au CépiDc

Il comporte un volet administratif et médical, puis est transmis à la mairie et au CépiDc

Explication

Un médecin ou un infirmier délivre le certificat de décès, qui comprend un volet administratif et un volet médical et est transmis à la mairie et au CépiDc selon la modalité utilisée. Le certificat n’est donc pas un document destiné principalement à l’INED ou à l’ARS.

22. Quelle mission relève du CépiDc en France ?

Organiser les interventions sanitaires lors des décès infectieux
Produire les statistiques annuelles des causes médicales de décès
Autoriser les inhumations après vérification des certificats
Recenser l’identité administrative de chaque personne décédée

Produire les statistiques annuelles des causes médicales de décès

Explication

Le CépiDc produit les statistiques nationales des causes médicales de décès et réalise aussi des études épidémiologiques. Le recensement de l’identité et des données démographiques relève plutôt de l’Insee.

23. Quelle différence caractérise la certification électronique et la certification papier d’un décès ?

La certification électronique supprime le volet administratif, tandis que le papier conserve les deux volets.
La certification électronique transmet les deux parties à la mairie, tandis que le papier est envoyé au CépiDc.
La certification électronique concerne les décès hospitaliers, tandis que le papier concerne les décès à domicile.
La certification électronique transmet la partie médicale au CépiDc, tandis que le papier est transmis à la mairie.

La certification électronique transmet la partie médicale au CépiDc, tandis que le papier est transmis à la mairie.

Explication

La certification électronique transmet la partie médicale au CépiDc, alors que la certification papier transmet le certificat à la mairie. Les deux modalités reposent toutefois sur un certificat délivré lors du décès.

24. Comment sont réparties les informations dans un certificat de décès ?

Le volet administratif est anonyme et le volet médical est nominatif.
Les deux volets sont anonymes afin de protéger les données de la personne décédée.
Les deux volets sont nominatifs pour permettre leur rapprochement administratif.
Le volet administratif est nominatif et le volet médical est anonyme.

Le volet administratif est nominatif et le volet médical est anonyme.

Explication

Le certificat associe un volet administratif nominatif à un volet médical anonyme. Le volet administratif identifie la personne, tandis que le volet médical décrit les causes du décès sans identité nominative.

25. Quelle information distingue les données détenues par l’Insee de celles détenues par le CépiDc ?

L’Insee détient les données médicales détaillées, tandis que le CépiDc détient les informations administratives.
L’Insee détient les causes médicales, tandis que le CépiDc détient l’identité et les données démographiques.
L’Insee et le CépiDc détiennent chacun l’identité, les données démographiques et les causes médicales.
L’Insee détient l’identité et les données démographiques, tandis que le CépiDc détient les causes médicales.

L’Insee détient l’identité et les données démographiques, tandis que le CépiDc détient les causes médicales.

Explication

L’Insee connaît l’identité et les caractéristiques démographiques des personnes décédées, alors que le CépiDc connaît les causes médicales sans connaître leur identité. Cette séparation distingue les fonctions administratives et épidémiologiques.

26. Dans quelle situation une maladie est-elle classée parmi les maladies à déclaration obligatoire ?

Lorsqu’elle est fréquemment diagnostiquée, même sans conséquence pour la santé publique.
Lorsqu’elle entraîne une hospitalisation, indépendamment de son intérêt épidémiologique.
Lorsqu’elle nécessite une intervention urgente ou une surveillance pour guider la santé publique.
Lorsqu’elle fait l’objet d’un dépistage organisé dans l’ensemble du territoire.

Lorsqu’elle nécessite une intervention urgente ou une surveillance pour guider la santé publique.

Explication

Une maladie à déclaration obligatoire doit être signalée lorsqu’une intervention urgente ou une surveillance est nécessaire pour conduire et évaluer la politique de santé publique. La fréquence ou l’hospitalisation ne suffit pas à définir ce statut.

27. Quelle caractéristique distingue les cinq MDO soumises à une surveillance de santé publique des autres MDO ?

Elles sont déclarées par les médecins mais pas par les biologistes des laboratoires.
Elles relèvent de la surveillance sans déclencher le dispositif d’intervention urgente.
Elles sont notifiées à Santé publique France sans transmission aux autorités régionales.
Elles concernent des maladies non infectieuses suivies par les autorités sanitaires.

Elles relèvent de la surveillance sans déclencher le dispositif d’intervention urgente.

Explication

Les cinq maladies concernées relèvent de la surveillance de santé publique, sans intervention urgente associée dans ce dispositif. Les autres MDO nécessitent aussi une intervention urgente, et la distinction ne repose pas uniquement sur leur origine infectieuse.

28. Qui doit déclarer aux autorités sanitaires un cas diagnostiqué de maladie à déclaration obligatoire ?

Le responsable de l’établissement, lorsque le diagnostic est posé à l’hôpital.
Le patient concerné, avec l’aide éventuelle d’un professionnel de santé.
Tout médecin, biologiste ou responsable d’un service ou laboratoire de biologie médicale.
Le médecin traitant, après validation du diagnostic par une commission régionale.

Tout médecin, biologiste ou responsable d’un service ou laboratoire de biologie médicale.

Explication

L’obligation concerne tout médecin, tout biologiste et tout responsable d’un service ou laboratoire de biologie médicale public ou privé. Elle ne se limite donc ni aux établissements hospitaliers ni au médecin traitant.

29. Quel enchaînement décrit correctement la procédure de signalement urgent d’une MDO ?

Le déclarant attend la confirmation nationale avant que le Point focal régional de l’ARS puisse intervenir.
Le déclarant informe la mairie, qui adresse ensuite le dossier au laboratoire national de référence.
Le déclarant transmet une notification anonymisée à Santé publique France, puis aucune action individuelle n’est prévue.
Le déclarant saisit le Point focal régional de l’ARS, puis des investigations et des actions sont engagées.

Le déclarant saisit le Point focal régional de l’ARS, puis des investigations et des actions sont engagées.

Explication

Le signalement urgent va du déclarant au Point focal régional de l’ARS et peut conduire à des investigations ainsi qu’à des mesures de prévention. La notification anonymisée sert surtout au suivi épidémiologique et ne remplace pas ce signalement opérationnel.

30. Quelle définition correspond à un registre de morbidité ?

Un réseau de professionnels volontaires déclarant des symptômes observés dans leur clientèle.
Un recueil continu et exhaustif de données nominatives sur des événements de santé dans une population géographiquement définie.
Une enquête ponctuelle et anonyme menée auprès d’un échantillon national de patients.
Une base administrative regroupant les actes médicaux facturés par les établissements de santé.

Un recueil continu et exhaustif de données nominatives sur des événements de santé dans une population géographiquement définie.

Explication

Un registre de morbidité recueille de manière continue et exhaustive des données nominatives sur une population géographiquement définie, à des fins de recherche et de santé publique. Le réseau de professionnels volontaires décrit plutôt le fonctionnement du réseau Sentinelles.

31. Que recense le registre des tumeurs de l’Hérault ?

Les cancers pris en charge dans les hôpitaux de l’Hérault, même lorsque les patients résident ailleurs.
Les seuls mésothéliomes diagnostiqués depuis 1985 chez les habitants de plusieurs départements.
Les cancers diagnostiqués depuis 1985 chez les résidents de l’Hérault au moment du diagnostic.
Tous les décès par cancer survenus dans l’Hérault, quelle que soit la résidence des personnes.

Les cancers diagnostiqués depuis 1985 chez les résidents de l’Hérault au moment du diagnostic.

Explication

Ce registre recense de façon permanente et exhaustive les cancers diagnostiqués depuis 1985 chez les personnes résidant dans l’Hérault au moment du diagnostic. Son périmètre repose donc sur la résidence et couvre les cancers, plutôt que sur le lieu de prise en charge ou le seul décès.

32. Comment le réseau Sentinelles collecte-t-il ses informations de veille sanitaire ?

Auprès des registres départementaux qui transmettent chaque année les cancers nouvellement diagnostiqués.
Auprès des services hospitaliers qui extraient les données nominatives de toutes les admissions.
Auprès des laboratoires publics qui signalent chaque résultat positif aux autorités sanitaires régionales.
Auprès de médecins généralistes et de pédiatres volontaires qui renseignent continuellement dix indicateurs de santé.

Auprès de médecins généralistes et de pédiatres volontaires qui renseignent continuellement dix indicateurs de santé.

Explication

Le réseau Sentinelles s’appuie sur des médecins généralistes et des pédiatres volontaires qui collectent continuellement des informations sur dix indicateurs. Les registres et les laboratoires suivent d’autres dispositifs de surveillance et de recueil.

33. Quel est l’objectif caractéristique de la surveillance syndromique ?

Détecter rapidement des événements sanitaires variés grâce à des données recueillies en temps réel
Suivre l’évolution clinique de patients identifiés dans une cohorte médicale
Évaluer les causes médicales de décès à partir de certificats détaillés
Mesurer précisément la fréquence d’une maladie après confirmation de chaque diagnostic

Détecter rapidement des événements sanitaires variés grâce à des données recueillies en temps réel

Explication

La surveillance syndromique repose sur des enregistrements automatiques qui permettent de repérer rapidement des événements habituels ou inhabituels sans cibler une pathologie précise. La surveillance spécifique par maladie, contrairement à cette approche, se concentre sur une affection déterminée.

34. Quelles sources de données sont combinées par le système SurSaUD de Santé publique France ?

Les urgences d’OSCOUR, SOS Médecins, la mortalité de l’Insee et les décès certifiés électroniquement
Les certificats médicaux détaillés, les enquêtes scolaires, les pharmacies et les dossiers de vaccination
Les appels aux services d’urgence, les cohortes professionnelles, les enquêtes nutritionnelles et les autopsies
Les consultations libérales, les laboratoires privés, les hospitalisations programmées et les registres de cancers

Les urgences d’OSCOUR, SOS Médecins, la mortalité de l’Insee et les décès certifiés électroniquement

Explication

SurSaUD associe des données de recours aux soins provenant d’OSCOUR et de SOS Médecins à des données de mortalité transmises par l’Insee et issues de la certification électronique. Le certificat médical détaillé des causes de décès relève du CépiDc et ne constitue pas la source décrite ici.

35. Comment les passages enregistrés la veille dans OSCOUR sont-ils transmis à Santé publique France ?

Ils sont saisis manuellement par les médecins, vérifiés par les patients, puis transmis à la fin du mois.
Ils sont codés par les communes, agrégés par l’Insee, puis transmis après la certification des décès.
Ils sont recueillis par questionnaire auprès des patients, puis envoyés après validation par un enquêteur.
Ils sont extraits automatiquement, anonymisés, puis envoyés chaque matin depuis les dossiers médicaux informatisés.

Ils sont extraits automatiquement, anonymisés, puis envoyés chaque matin depuis les dossiers médicaux informatisés.

Explication

OSCOUR extrait automatiquement et anonymise les informations issues des dossiers médicaux informatisés avant d’envoyer chaque matin les passages de la veille. Cette procédure se distingue d’une collecte manuelle ou d’une transmission mensuelle.

36. Dans quel contexte la certification électronique des décès était-elle la plus utilisée au début de 2026 ?

En EHPAD ou maison de retraite, où elle concernait environ 40 % des décès
À domicile, où elle concernait environ 20 % des décès
À l’hôpital, où elle concernait environ 72 % des décès
Dans l’ensemble des lieux de décès, où elle concernait environ 58 % des décès

À l’hôpital, où elle concernait environ 72 % des décès

Explication

Début 2026, la certification électronique représentait environ 72 % des décès à l’hôpital, contre 40 % en EHPAD ou maison de retraite et 20 % à domicile. La proportion de 58 % correspondait à la part globale de la mortalité nationale couverte par cette certification.

37. Quelle association entre type de morbidité et mode de mesure est correcte ?

La morbidité déclarée provient d’un examen standardisé, tandis que la morbidité diagnostiquée traduit une perception individuelle.
La morbidité diagnostiquée repose sur une perception personnelle, tandis que la morbidité déclarée provient d’un recours aux soins.
La morbidité ressentie relève de la perception, tandis que la morbidité objective repose sur un examen standardisé.
La morbidité ressentie résulte d’un diagnostic médical, tandis que la morbidité objective repose sur une déclaration personnelle.

La morbidité ressentie relève de la perception, tandis que la morbidité objective repose sur un examen standardisé.

Explication

La morbidité ressentie correspond à la perception individuelle, alors que la morbidité objective ou réelle est mesurée par un examen de santé standardisé. Le recours au système de soins définit plutôt la morbidité diagnostiquée, et le questionnaire la morbidité déclarée.

38. Que cherchent à étudier les Baromètres santé depuis leur mise en place en 1992 ?

Les parcours individuels de patients recrutés après la confirmation d’une pathologie particulière
Les connaissances, attitudes, croyances et comportements des Français en matière de santé
Les résultats biologiques standardisés recueillis auprès d’une cohorte suivie pendant plusieurs années
Les causes médicales de décès observées dans les établissements de soins et au domicile

Les connaissances, attitudes, croyances et comportements des Français en matière de santé

Explication

Les Baromètres santé sont des enquêtes périodiques consacrées aux connaissances, attitudes, croyances et comportements liés à la santé. Ils ne constituent ni un registre des causes de décès ni un suivi longitudinal d’une cohorte de patients.

39. Quelle caractéristique distingue une enquête transversale répétée des Baromètres santé d’une cohorte ?

Elle interroge un nouvel échantillon représentatif à chaque édition au lieu de suivre les mêmes personnes.
Elle limite chaque édition à une pathologie précise afin d’en confirmer la fréquence.
Elle recueille des données auprès de patients diagnostiqués après leur recours au système de soins.
Elle réalise un examen biologique standardisé auprès des mêmes participants à chaque édition.

Elle interroge un nouvel échantillon représentatif à chaque édition au lieu de suivre les mêmes personnes.

Explication

Les Baromètres santé sont des enquêtes déclaratives transversales répétées, avec un nouvel échantillon interrogé à chaque édition. Une cohorte, à l’inverse, suit les mêmes personnes au fil du temps.

40. Quel dispositif correspond à EnCLASS ?

Une enquête nationale biennale en ligne menée en milieu scolaire auprès des élèves de 11 à 18 ans
Une enquête téléphonique annuelle auprès d’adultes sélectionnés dans les ménages de France métropolitaine
Un examen de santé triennal réalisé dans les hôpitaux auprès d’enfants présentant une maladie chronique
Une cohorte longitudinale recrutant des adolescents puis les réinterrogeant après leur entrée dans la vie professionnelle

Une enquête nationale biennale en ligne menée en milieu scolaire auprès des élèves de 11 à 18 ans

Explication

EnCLASS est une enquête nationale menée en ligne tous les deux ans dans les établissements scolaires auprès des élèves de 11 à 18 ans, y compris dans les territoires ultramarins. Elle étudie leur santé et leurs consommations de substances, sans constituer une cohorte longitudinale.

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Quelle définition de la santé donne l'OMS dans son préambule ?

La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social.

Comment définit-on la santé publique ?

La santé publique est la science et l’art de prévenir les maladies, prolonger la vie et promouvoir la santé par des efforts communautaires.

Quelles sont les étapes principales de la santé publique ?

Étudier les problématiques, orienter les politiques, mettre en œuvre des mesures et évaluer leur efficacité.

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