★ À maîtriser
📌 Un animal est isosmotique lorsque son osmolarité est identique à celle du milieu externe, hyperosmotique lorsqu’elle lui est supérieure et hypoosmotique lorsqu’elle lui est inférieure.
📌 Un poisson sténohalin ne tolère pas de grandes variations de salinité, tandis qu’un poisson euryhalin peut supporter de fortes variations, de l’eau douce à l’eau salée en passant par l’eau saumâtre.
Compléments
📌 Une espèce anadrome, ou potamotoque, croît principalement en mer et se reproduit en eau douce, tandis qu’une espèce catadrome, ou thalassotoque, vit en eau douce et se reproduit en mer.
Hyperosmotique en eau douce, hypoosmotique en eau de mer
★ À maîtriser
Les poissons téléostéens sont homéo-osmotiques : ils régulent leur milieu intérieur en fonction de la salinité extérieure.
En eau douce, le téléostéen ne boit pas, subit une entrée d’eau par osmose, perd passivement des ions, absorbe activement Na⁺ et Cl⁻ par les branchies et produit une urine abondante et hypotonique.
En eau de mer, le téléostéen boit pour compenser les pertes d’eau, subit une entrée passive d’ions et excrète activement Na⁺ et Cl⁻ par les branchies, tout en produisant une urine peu abondante et isotonique.
Compléments
Le plasma des téléostéens présente une pression osmotique d’environ 290 à 350 mOsm/l en eau douce et de 320 à 400 mOsm/l en eau de mer.
En eau douce, l’intestin du téléostéen est imperméable et l’eau entrée passivement, principalement par les branchies, est éliminée sous forme d’urine.
En eau douce, le tubule rénal et la vessie réabsorbent 45 % de l’eau filtrée et 97 % des ions NaCl, notamment dans les portions plus imperméables à l’eau, le tubule distal et la vessie urinaire. - McDonald, 2007
En eau de mer, l’œsophage absorbe les ions Na⁺ et Cl⁻ tout en étant imperméable à l’eau, tandis que l’intestin absorbe NaCl et eau.
Chez les téléostéens marins sténohalins, le tubule rénal et la vessie réabsorbent 75 % de l’eau et 35 % des ions NaCl ; le tubule distal est absent. - McDonald, 2007
Eau douce : ne boit pas et urine abondamment ; eau de mer : boit et urine peu
★ À maîtriser
La majorité des élasmobranches vivent en eau de mer, 5 % sont euryhalins et 3 à 4 % vivent en eau douce ; les raies Potamotrygon sont citées parmi ces dernières.
Chez les élasmobranches marins, l’osmolarité sanguine repose principalement sur les ions NaCl et l’urée, avec des concentrations d’environ 290 à 300 mM d’ions et 280 à 450 mM d’urée.
Compléments
Le rein des élasmobranches marins réabsorbe 90 à 96 % de l’urée, notamment au niveau de boucles tubulaires où sont présents des transporteurs à l’urée et des cotransporteurs Na⁺-urée. - McDonald, 2007
Les élasmobranches d’eau douce de la famille des Potamotrygonidae comprennent plus de 25 espèces et n’utilisent pas l’urée pour osmoréguler. - Ballantyne and Robinsion, 2010
En eau douce, les élasmobranches euryhalins ne boivent pas, éliminent l’eau par le rein, réabsorbent l’urée et absorbent activement Na⁺ et Cl⁻ par l’épithélium branchial ; leur glande rectale devient non fonctionnelle et peut diminuer de taille.
Lors du passage de l’eau de mer à l’eau douce, les élasmobranches euryhalins diminuent leurs quantités d’ions et surtout d’urée en réduisant la réabsorption et la production d’urée.
Lors du passage de l’eau douce à l’eau de mer, les élasmobranches euryhalins boivent et augmentent la production d’urée ainsi que sa réabsorption rénale.
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
Compléments
Osmoconformes : osmolarité interne variable ; osmorégulateurs : régulation active.
★ À maîtriser
La branchie des téléostéens, située sous les opercules, comprend quatre paires d’arcs branchiaux. - Evans et al., 2005
L’épithélium branchial comprend trois types cellulaires en contact direct avec le milieu extérieur :
Les cellules respiratoires représentent 90 à 95 % de l’épithélium branchial et leur rôle principal est la respiration.
Les ionocytes riches en mitochondries représentent 5 à 10 % des cellules épithéliales en contact direct avec le milieu extérieur et constituent le premier site de transport actif d’ions de la branchie.
Les échanges branchiaux d’oxygène et de dioxyde de carbone se font par diffusion. - Randall et Brauner, 1998
Les poissons téléostéens éliminent principalement leurs déchets azotés sous forme d’ammoniac, contrairement aux mammifères et aux élasmobranches.
En eau douce, les flux entrants de Na+ et de Cl− sont respectivement associés aux flux de H+ et de HCO3−, reliant étroitement les balances hydrominérale et acide-base.
Compléments
Chaque arc branchial comporte une partie cartilagineuse portant des branchiospines, sur laquelle sont fixées deux hémibranches, aussi appelées filaments. - Evans et al., 2005
Chaque filament branchial porte deux rangées de lamelles maintenues par des cellules piliers entre lesquelles passent les cellules sanguines.
Les microridges ou microvillosités de la face apicale des cellules respiratoires augmentent la surface d’échange et contribuent au maintien du mucus.
Les ionocytes sont surtout localisés dans les espaces interlamellaires et sur la partie afférente du filament, et sont peu présents sur les lamelles sauf, par exemple, après un transfert en eau douce très pauvre en ions.
Les ionocytes sont de grosses cellules ovoïdes riches en mitochondries et dotées de systèmes tubulaires et vésiculotubulaires importants, avec de nombreuses pompes Na/K-ATPase ; ils sont associés à des cellules accessoires, principalement en eau de mer. - Kaneko et al., 2008
Il existe un type d’ionocyte en eau de mer et plusieurs types en eau douce, identifiés par des analyses morphologiques et physiologiques.
Les salmonidés et les guppys présentent deux types d’ionocytes en eau douce, tandis que le tilapia (Oreochromis mossambicus) en présente trois : deux en eau douce et un en eau de mer. - Pisam et al., 1987
Les cellules à mucus représentent environ 2 % des cellules épithéliales en contact direct avec le milieu extérieur ; le mucus protège l’épithélium, notamment par des molécules antibactériennes, et pourrait contribuer à l’osmorégulation.
En condition de repos, seuls 60 à 70 % de la surface branchiale sont utilisés pour la respiration.
★ À maîtriser
Le stress chronique perturbe la balance hydrominérale du bar européen juvénile, avec une augmentation des concentrations plasmatiques de Na+ et de Cl−. - Sadoul et al., 2021
Chez le bar européen juvénile, les résultats indiquent que le stress chronique réduit la capacité à faire face à un transfert de 24 heures en eau douce. - Sadoul et al., 2021
Après le stress de transport, les lignées de truite A, D et E sont classées comme peu réactives, tandis que les lignées B, C et F sont classées comme très réactives.
Compléments
Chez le bar européen juvénile, la différence observée après un stress chronique n’est pas maintenue après un transfert en eau douce. - Sadoul et al., 2021
Dans l’analyse en composantes principales de l’expression génique chez le bar européen juvénile, l’effet de la salinité apparaît sur le premier axe et celui du stress chronique sur le deuxième axe. - Sadoul et al., 2021
L’étude de la réponse branchiale au stress de transport porte sur six lignées isogéniques de truite, confinées à 200 kg/m3 pendant trois heures dans des sacs gonflés à l’oxygène, à 10–12 °C.
Stress chronique → capacité réduite à affronter un transfert en eau douce.
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1. Deux compartiments sont séparés par une membrane semi-perméable. Le premier contient moins de particules dissoutes que le second. Dans quel sens l’eau se déplace-t-elle par osmose ?
2. Un animal a une osmolarité inférieure à celle de l’eau qui l’entoure. Comment qualifie-t-on son état osmotique par rapport au milieu ?
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Dans quel sens l’eau se déplace-t-elle par osmose à travers une membrane semi-perméable ?
Du compartiment le moins concentré en particules dissoutes vers le plus concentré.
Quelle caractéristique osmotique permet aux téléostéens de réguler leur milieu intérieur selon la salinité extérieure ?
Ils sont homéo-osmotiques.
Comment le téléostéen compense-t-il les pertes d’eau en eau de mer ?
Il boit.
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