Que remplacent mal les verdicts binaires sur les effets des écrans et des jeux vidéo ?
Une étude conditionnelle des effets, de leur ampleur, des personnes concernées et des conditions.
Pourquoi la question « le numérique est-il dangereux ? » est-elle mal posée méthodologiquement ?
Elle infère un effet principal alors que les effets relèvent surtout d’interactions.
Selon Girard (2026), qu’est-ce qu’une panique technologique ?
Une vague d’inquiétude collective face à un objet ou service perçu comme menaçant les valeurs et les normes sociales.
Quelles technologies successives ont suscité des paniques, selon Orben (2020) ?
Le roman, la radio, la télévision, les jeux vidéo, Internet, les smartphones, les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle générative.
Quelles accusations visaient le roman, la radio, la télévision et les jeux vidéo ?
Corruption de la jeunesse et dépendance à la lecture pour le roman ; corruption de la jeunesse et distraction familiale pour la radio ; violence, passivité et ramollissement des cerveaux pour la télévision ; violence et agressivité pour les jeux vidéo.
Quelle idée définit le déterminisme technologique selon Boyd (2013, p.15) ?
La technologie détermine les pratiques indépendamment du contexte.
Qui décrit le cycle sisyphéen des paniques technologiques, et en quelle année ?
Orben, en 2020.
Quelle est la première étape du cycle sisyphéen des paniques technologiques décrit par Orben ?
La naissance de la panique.
Qui décrit l’externalisation politique comme deuxième étape du cycle sisyphéen, et en quelle année ?
Orben, en 2020.
Face aux inquiétudes sociétales, autour de quelle question la recherche peut-elle s’organiser dans l’urgence ?
« Est-ce dangereux ? »
Qu’est-ce qui relance le cycle des paniques technologiques ?
L’arrivée d’une nouvelle technologie populaire.
Que suggère le cycle des paniques technologiques aux chercheurs ?
D’adapter leurs pratiques à une évolution technologique plus rapide que la recherche.
En quoi consiste l’attribution externe et la déresponsabilisation face aux technologies ?
À accuser un objet technologique plutôt que des structures sociales ou politiques.
Que définit la psychologie appliquée au numérique ?
L’étude des interactions humaines avec les technologies numériques et de leurs effets sur les processus cognitifs, affectifs et sociaux.
Que compare l’approche proposée du numérique ?
Les risques et les bénéfices des technologies, sans les déclarer toutes dangereuses ni sans effet.
Selon l’INSEE (2023), quelle part des internautes attribuait au moins un effet néfaste aux écrans ?
34 %.
Selon l’INSEE (2023), quel effet néfaste lié aux écrans était le plus souvent déclaré ?
La réduction du temps de sommeil, par 25 % des internautes.
À quels troubles les campagnes associent-elles l’exposition aux écrans concernant le sommeil ?
Une dégradation de sa qualité et de sa quantité.
Quels contenus numériques peuvent affecter l’estime de soi selon les campagnes ?
Les contenus violents, haineux ou pornographiques.
Quelle association l’étude de Hutton et al. (2020) a-t-elle observée entre usage des écrans et organisation des faisceaux ?
Un usage plus élevé était associé à une moindre organisation des faisceaux impliqués dans le langage et la lecture.
Quelle limite l’étude de Hutton et al. (2020) reconnaît-elle à son échantillon de 47 enfants ?
Il ne permet pas une généralisation.
Selon Adams et al. (2023), combien d’études sur dix associent les écrans avant 24 mois à un retard cognitif ?
Six études.
Selon Jourdren et al. (2023), combien d’études longitudinales sur dix associent l’exposition intensive aux écrans à des difficultés attentionnelles ?
Six études.
Selon Guellai et al. (2022), de quoi dépendent davantage les effets cognitifs des écrans que de leur durée ?
Du contexte d’exposition.
Quelle part de la variance du bien-être l’usage numérique explique-t-il selon Orben et Przybylski (2019) ?
Environ 0,4 % de la variance du bien-être.
Quelle étude a estimé l’association entre usage numérique et bien-être à environ 0,4 % de la variance ?
Orben & Przybylski, 2019.
Que soutient l’hypothèse numérique de Boucle d’or de Przybylski et Weinstein (2017) sur un usage modéré ?
Un usage modéré peut être bénéfique.
Quelle relation entre temps d’écran et bien-être mental Przybylski et Weinstein décrivent-ils en 2017 ?
Une relation en U inversé : l’usage modéré est associé à un bien-être supérieur à l’abstinence, tandis que l’usage excessif peut être néfaste.
Quelle référence attribue les résultats de Tech & Teens ?
Smahel et al., 2025.
Quel effet le temps accru sur les applications de réseaux sociaux a-t-il sur les affects ?
Il diminue légèrement l’affect positif et augmente légèrement l’affect négatif.
Quels facteurs pèsent davantage que les effets du numérique sur le bien-être des adolescents ?
Les relations familiales, la pression scolaire et une fragilité psychologique préexistante.
Quand des adolescents réagissent différemment aux mêmes usages, que justifie la science concernant les règles horaires ?
Elle ne justifie pas de règles uniformes fondées sur le nombre d’heures d’écran par jour.
Quels éléments considérer pour évaluer les effets du numérique chez un adolescent ?
L’activité pratiquée, le contexte et l’état de l’adolescent.
Quelles dimensions distinguent les activités numériques regroupées sous l’exposition aux écrans ?
Le contenu, le rythme, la fonction sociale et l’exigence attentionnelle.
Que mesurent la plupart des études sur le temps d’écran ?
Le temps d’écran auto-rapporté plutôt qu’un indicateur objectif.
Que permet de conclure une étude corrélationnelle sur la causalité ?
Elle établit une association, mais ne suffit pas à conclure à un lien causal.
La prégnance des outils numériques chez les jeunes est-elle corrélée à leurs compétences numériques ?
Non, elle n’est pas corrélée à leurs compétences numériques.
Qu’est-ce qui distingue un trouble de l’usage d’une addiction ?
Le trouble de l’usage décrit un comportement incontrôlé qui dégrade la vie, tandis que l’addiction est une catégorie clinique fondée sur des critères validés.
Que reconnaît la CIM-11 de l’OMS concernant les jeux vidéo ?
Le trouble du jeu vidéo.
Pourquoi les paniques technologiques constituent-elles de mauvaises preuves ?
Elles visent la mauvaise cible et favorisent une science précipitée.
Que faut-il préciser pour évaluer si l’intelligence artificielle est dangereuse ?
L’usage, les personnes concernées, la méthode de mesure et les changements sociétaux considérés.
Qui a protesté contre l’intégration des calculatrices en 1988, selon Bakach (2025) ?
Des professeurs de mathématiques.
Selon Bakach (2025), quelle a été la première phase de la réaction aux calculatrices ?
L’euphorie initiale devant la révolution éducative annoncée.
Selon Bakach (2025), quelles critiques ont marqué la deuxième phase de la réaction aux calculatrices ?
Les craintes pour l’esprit critique et la tricherie.
Selon Bakach (2025), que demandaient les professeurs lors de l’acceptation à contrecœur des calculatrices ?
Des directives, des politiques et des règles strictes.
Quelles accusations et promesses accompagnaient Internet en 1995 ?
On lui reprochait l’accès à la pornographie et à l’obscénité, tandis que les discours utopiques vantaient l’accès à l’information et aux contenus éducatifs.
Quelle étude de 2017 associait smartphones et réseaux sociaux aux risques pour les adolescents ?
Twenge, Joiner, Rogers, & Martin, 2017.
Quels risques attribuait-on aux smartphones et aux réseaux sociaux chez les adolescents ?
L’addiction, la dépression et les suicides.
Quelles accusations visaient l’intelligence artificielle générative entre 2023 et 2026 ?
Remplacer des emplois, manquer de clarté sur les droits d’auteur et favoriser la désinformation.
Quels facteurs de violence chez les jeunes Sternheimer et Jenkins demandaient-ils de ne pas négliger ?
La pauvreté, l’accès aux armes à feu et les services de santé mentale.
À qui est attribuée la définition de la panique morale comme vague d’inquiétudes publiques, et en quelle année ?
À Cohen, en 1972.
Comment l’exploitation politique d’une panique technologique peut-elle améliorer l’image des responsables ?
En les faisant paraître préoccupés par les enfants et les populations vulnérables.
Dans quelle référence F. Wertham décrivait-il les comic books comme une source de stimulation, de tentation et de séduction ?
F. Wertham, 1954.
Selon Orben, pourquoi la recherche sur chaque nouvelle technologie recommence-t-elle à zéro ?
Faute de théories réutilisables.
Dans quelle publication Pecora relève-t-il un manque de consensus scientifique ?
Pecora, 2006.
Pourquoi certaines études portent-elles sur des réseaux sociaux qui ne sont plus utilisés ?
L’accès aux données varie selon les plateformes.
Que peut-il advenir de l’objet étudié pendant une recherche rigoureuse ?
Il peut évoluer pendant les années nécessaires à la recherche.
Que désigne le besoin de clôture cognitive ?
Le confort d’un jugement binaire, tandis que la nuance a un coût.
À qui le besoin de clôture cognitive est-il attribué, et en quelle année ?
À Kruglanski et Webster, en 1996.
Quels facteurs d’incertitude peuvent contribuer aux paniques technologiques ?
La peur de l’inconnu et l’incertitude.
Quelles perceptions de menace peuvent contribuer aux paniques technologiques ?
Celles concernant l’identité, les emplois, la sécurité, les croyances, les compétences ou le sens de la vie.
Selon Przybylski et Weinstein (2017), comment le temps en ligne hebdomadaire des adolescents a-t-il évolué de 2005 à 2015 ?
Il est passé de 8 à 18,9 heures par semaine.
En France en 2024, combien de temps les 16-19 ans passaient-ils quotidiennement devant les écrans hors temps scolaire ?
En moyenne 5 heures par jour.
En 2023, qui l’INSEE a-t-il interrogé sur les effets attribués aux écrans dans la vie courante ?
Des internautes de 15 à 74 ans, hors temps d’étude ou de travail.
Selon l’INSEE (2023), quelle part des internautes déclarait des conflits avec l’entourage liés aux écrans ?
5 %.
Selon l’INSEE (2023), quelle part des personnes interrogées disait ne pas parvenir à limiter son temps d’écran ?
7 %.
Quel risque alimentaire les campagnes associent-elles à la diminution de l’activité physique ?
Un risque cardiovasculaire.
Qu’est-ce que la technoférence chez le très jeune enfant ?
La perturbation des interactions avec l’adulte par l’usage d’un écran.
Quelle distinction les recommandations de prévention entretiennent-elles avec les résultats de recherche ?
Ce ne sont pas des résultats de recherche, même si elles sont censées s’appuyer sur ceux-ci.
Combien d’enfants Hutton et al. ont-ils étudiés en 2020 ?
47 enfants.
Quel questionnaire mesurait l’usage des écrans dans l’étude de Hutton et al. (2020) ?
Le ScreenQ.
Quelle technique Hutton et al. (2020) ont-ils utilisée pour examiner les faisceaux cérébraux ?
L’IRM de diffusion (DTI).
Dans quelle étude les enfants ont-ils passé des tests de langage et de prélecture ?
Hutton et al., 2020.
Selon Jourdren et al. (2023), à quoi les cinq études transversales associent-elles l’exposition intensive aux écrans ?
À des difficultés d’attention.
Selon Jourdren et al. (2023), dans combien d’études sur huit la relation entre écrans et difficultés d’attention pourrait-elle être bidirectionnelle ?
Dans sept études.
Selon Guellai et al. (2022), quels effets l’exposition aux écrans peut-elle avoir sur les capacités cognitives des enfants ?
Des effets positifs, neutres ou négatifs.
À quelle consommation l’association entre bien-être et usage technologique est-elle comparable selon Orben et Przybylski (2019) ?
À la consommation régulière de pommes de terre.
Quels points d’inflexion Przybylski et Weinstein rapportent-ils en 2017 pour les usages numériques ?
En semaine et le week-end : films ou télévision, 3 h 41 et 4 h 50 ; jeux vidéo, 1 h 40 et 3 h 35 ; ordinateur, 4 h 17 et 4 h 39 ; smartphone, 1 h 57 et 4 h 10.
Combien d’études comprend le programme Tech & Teens ?
15 études.
Combien de jours durait chaque période de mesure EMA dans Tech & Teens ?
14 jours.
Chez quelle proportion d’adolescents l’usage accru du smartphone augmente-t-il le stress ?
20 % des adolescents.
Chez quels jeunes la recherche d’informations médicales peut-elle augmenter l’anxiété ?
Chez les jeunes présentant une anxiété modérée.
Quelle part des estimations subjectives du bien-être est attribuée à Internet par Bell, Bishop et Przybylski (2015) ?
Moins de 1 %, d’après Huang (2010).
Quelle conclusion Mills (2014) tire-t-il des études en neurosciences sur l’usage normal d’Internet ?
Aucune étude ne permet de conclure qu’il nuit au cerveau des adolescents.
Qui a comparé déclarations et journaux objectifs dans 47 comparaisons ?
Parry et al., 2021.
Quelle est la corrélation moyenne entre temps d’écran déclaré et usage réel ?
.
Quelle part de la variation de l’usage réel le temps déclaré explique-t-il ?
Environ 14 %.
Qui a publié en 2025 les données sur statut socio-économique et temps d’écran ?
Santé publique France, 2025.
Qu’est-ce que la littératie numérique ?
La capacité à trouver, comprendre, évaluer, produire et partager de l’information avec des outils numériques.
Quel pourcentage d’élèves français atteignait le niveau moyen en littératie numérique dans ICILS 2018 ?
40 %.
Que reconnaissent les classifications internationales concernant l’addiction aux écrans, aux réseaux sociaux et au smartphone ?
Elles ne reconnaissent aucune de ces addictions.
Que révèlent les paniques technologiques sur les craintes collectives ?
Ce que les individus, les groupes et la société craignent de perdre ou de voir changer.
Quel auteur et quelle année sont associés à la crainte de devenir moins humain après un changement ?
Jones, 2026.
Quelles étapes suivent l’adoption rapide dans le cycle de l’intelligence artificielle générative ?
L’inquiétude publique, puis une recherche précipitée.
Où se situent généralement le préjudice réel et le préjudice annoncé ?
Presque jamais au même endroit.
Quelle durée quotidienne hors travail un adulte ne devrait-il pas dépasser devant les écrans ?
Deux à trois heures.
Teste tes connaissances avec un QCM de 42 questions sur Paniques technologiques et écrans.
1. Une équipe étudie les effets des jeux vidéo chez des enfants d’âges et de profils différents, dans diverses conditions d’usage. Pourquoi cette démarche dépasse-t-elle les affirmations « les écrans détruisent le cerveau » et « les jeux vidéo rendent plus intelligents » ?
2. Une enquête compare l’usage du numérique et le bien-être, mais constate que les associations varient selon les utilisateurs et les situations. Quelle difficulté méthodologique la question « le numérique est-il dangereux ? » risque-t-elle de masquer ?
Révisez le cours complet dans la fiche de révision de Paniques technologiques et écrans.
Voir la fiche →Importe ton cours et l'IA génère des flashcards en 30 secondes.
Générateur de flashcards