QCM : Paniques technologiques et écrans (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une équipe étudie les effets des jeux vidéo chez des enfants d’âges et de profils différents, dans diverses conditions d’usage. Pourquoi cette démarche dépasse-t-elle les affirmations « les écrans détruisent le cerveau » et « les jeux vidéo rendent plus intelligents » ?

Elle cherche un effet moyen unique, indépendant des profils.
Elle examine les effets selon leur ampleur, les personnes et les conditions.
Elle conclut que les effets sont positifs pour tous les enfants.
Elle considère les deux affirmations comme des résultats conditionnels.

Elle examine les effets selon leur ampleur, les personnes et les conditions.

Explication

Une étude nuancée examine quels effets apparaissent, leur ampleur, les personnes concernées et les conditions. Un verdict positif général ignore les variations, un effet principal unique néglige les interactions, et les deux slogans restent des verdicts binaires.

2. Une enquête compare l’usage du numérique et le bien-être, mais constate que les associations varient selon les utilisateurs et les situations. Quelle difficulté méthodologique la question « le numérique est-il dangereux ? » risque-t-elle de masquer ?

La recherche d’une inquiétude collective alors que les effets sont uniformes.
La recherche d’une différence entre technologies alors que les effets sont identiques.
La recherche d’un effet principal alors que les effets relèvent surtout d’interactions.
La recherche d’un verdict social alors que la question est uniquement statistique.

La recherche d’un effet principal alors que les effets relèvent surtout d’interactions.

Explication

La question est méthodologiquement mal posée lorsqu’elle suppose un effet principal alors que les effets dépendent surtout d’interactions. Un verdict collectif relève du besoin psycho-sociologique, et non de la difficulté méthodologique décrite.

3. Dans une société, une nouvelle application est largement présentée comme une menace pour les valeurs et les normes collectives, suscitant une inquiétude partagée. Comment désigne-t-on ce phénomène selon la définition de Girard ?

Une controverse scientifique
Un effet principal numérique
Une panique technologique
Une innovation pédagogique

Une panique technologique

Explication

Une panique technologique est une vague d’inquiétude collective déclenchée lorsqu’un objet ou un service est perçu comme une menace pour les valeurs et les normes sociales. Une controverse scientifique ne désigne pas nécessairement cette inquiétude collective, et les deux autres termes renvoient à d’autres idées.

4. Une exposition retrace des paniques associées au roman à la fin du XVIIIe siècle, à la télévision dans les années 1950-60, puis à l’intelligence artificielle générative entre 2023 et 2026. Quelle séquence historique s’insère correctement entre ces exemples ?

Radio dans les années 1930-40, jeux vidéo dans les années 2010, Internet dans les années 1990, smartphones en 1995.
Radio dans les années 1930-40, jeux vidéo dans les années 1990, Internet en 1995, smartphones dans les années 2010.
Radio dans les années 1950-60, jeux vidéo en 1995, Internet dans les années 2010, smartphones dans les années 1990.
Radio dans les années 1990, jeux vidéo dans les années 1930-40, Internet dans les années 1950-60, smartphones dans les années 2010.

Radio dans les années 1930-40, jeux vidéo dans les années 1990, Internet en 1995, smartphones dans les années 2010.

Explication

La séquence situe la radio dans les années 1930-40, les jeux vidéo dans les années 1990, Internet en 1995 et les smartphones dans les années 2010. Les autres réponses déplacent ces technologies vers des périodes attribuées à d’autres étapes de la chronologie.

5. Dans une analyse des discours sur Internet en 1995, un chroniqueur met en avant l’accès accru à l’information et aux contenus éducatifs et informatifs. À quel point de vue ce discours correspond-il ?

Au point de vue dystopique sur Internet
Aux accusations visant les smartphones des années 2010
Au point de vue utopique sur Internet
Aux accusations visant la télévision des années 1950-60

Au point de vue utopique sur Internet

Explication

Le discours utopique sur Internet soulignait l’accès accru à l’information et aux contenus éducatifs et informatifs. Le discours dystopique insistait plutôt sur les contenus inappropriés et la promotion de la violence; les deux autres choix renvoient à d’autres technologies et accusations.

6. Quelle idée correspond au déterminisme technologique attribué à Boyd ?

Les pratiques déterminent les technologies, dont les effets varient selon les groupes concernés.
La technologie influence les pratiques selon le contexte social et les situations des personnes.
Les responsables politiques déterminent les pratiques en imposant des règles à chaque technologie.
La technologie détermine les pratiques indépendamment du contexte et affecte les personnes de manière similaire.

La technologie détermine les pratiques indépendamment du contexte et affecte les personnes de manière similaire.

Explication

Le déterminisme technologique suppose des pouvoirs intrinsèques de la technologie qui déterminent les pratiques indépendamment du contexte. L’influence contextuelle et la variation entre personnes contredisent cette conception, tandis que la décision politique relève d’un autre mécanisme.

7. Une nouvelle plateforme suscite des inquiétudes publiques, en partie parce qu’elle concentre des craintes que la technologie précédente semblait avoir apaisées. À quelle étape du cycle d’Orben cette situation correspond-elle ?

À l’externalisation politique, lorsque les responsables mobilisent la panique.
À l’absence de progrès, lorsque les résultats arrivent trop tard.
À la naissance de la panique, alimentée par des facteurs psychologiques et sociologiques.
À la réinvention de la recherche, lorsque les études repartent de zéro.

À la naissance de la panique, alimentée par des facteurs psychologiques et sociologiques.

Explication

La première étape est la naissance de la panique : des facteurs psychologiques et sociologiques suscitent l’inquiétude, et une nouvelle technologie peut reprendre les craintes associées à la précédente. L’externalisation politique intervient à l’étape suivante, tandis que la recherche et ses retards appartiennent aux étapes ultérieures.

8. Des élus mettent en avant les inquiétudes suscitées par une technologie et demandent à des scientifiques de chercher des solutions. Quelle étape du cycle décrite par Orben illustrent-ils ?

L’absence de progrès, où des résultats nuancés arrivent après le débat public.
La naissance de la panique, où des facteurs sociaux font émerger les inquiétudes.
La réinvention de la recherche, où les scientifiques étudient le danger sans cadre suffisant.
L’externalisation politique, où les élus exploitent la panique et confient les solutions à la science.

L’externalisation politique, où les élus exploitent la panique et confient les solutions à la science.

Explication

À l’étape d’externalisation politique, les responsables politiques encouragent ou exploitent la panique à des fins politiques et confient la recherche de solutions à la science. La naissance désigne l’apparition des inquiétudes, et les limites des travaux scientifiques caractérisent d’autres étapes du cycle.

9. Face à l’inquiétude suscitée par une nouvelle application, une équipe lance rapidement des études centrées sur « est-ce dangereux ? », sans cadre théorique ou méthodologique suffisant. Quel phénomène décrit cette situation ?

Une recherche aboutie, dont les résultats nuancés arrivent trop tard au débat.
Une analyse du contexte social, qui explique à elle seule les limites des travaux.
Une recherche organisée dans l’urgence, sans cadre suffisant pour orienter les travaux.
Une recherche coordonnée, menée dans une perspective collaborative et à long terme.

Une recherche organisée dans l’urgence, sans cadre suffisant pour orienter les travaux.

Explication

Face aux inquiétudes sociétales, la recherche peut s’organiser dans l’urgence autour de la question du danger sans cadre théorique ou méthodologique adéquat. La collaboration à long terme concerne plutôt le manque de consensus, le contexte social constitue une difficulté distincte, et les résultats tardifs apparaissent plus loin dans le cycle.

10. Les études sur une technologie populaire produisent des conclusions nuancées après la fin du débat, et les avancées scientifiques ne permettent pas d’orienter efficacement les politiques. Une autre technologie devient ensuite populaire. Quelle dynamique est la plus probable ?

La nouvelle technologie réduit l’attention du public et des décideurs sur le sujet.
La politique technologique s’accélère grâce aux progrès scientifiques déjà obtenus.
Le cycle s’interrompt, car les résultats nuancés règlent les inquiétudes publiques.
Une nouvelle panique relance le cycle, car la recherche n’a pas orienté le débat à temps.

Une nouvelle panique relance le cycle, car la recherche n’a pas orienté le débat à temps.

Explication

Les résultats nuancés arrivent souvent trop tard et les progrès scientifiques sont trop lents pour guider efficacement les politiques; une nouvelle technologie populaire relance alors le cycle. Des résultats nuancés ne signifient pas que le débat est résolu, et la nouvelle popularité réactive plutôt l’attention qu’elle ne la réduit.

11. Que signifie reconnaître le cycle des paniques technologiques lorsqu’une société s’inquiète des effets d’une technologie ?

Cela montre que les inquiétudes viennent des chercheurs et qu’il faut éviter toute adaptation méthodologique.
Cela confirme que les inquiétudes sont fondées et que la recherche doit suivre les politiques établies.
Cela ne rend pas les inquiétudes infondées et invite notamment à adapter la recherche au rythme technologique.
Cela démontre que les inquiétudes sont sans fondement et qu’il faut cesser d’étudier la technologie.

Cela ne rend pas les inquiétudes infondées et invite notamment à adapter la recherche au rythme technologique.

Explication

Reconnaître le cycle ne permet pas de conclure que les inquiétudes sont infondées; cela invite notamment les chercheurs à adapter leurs pratiques à une évolution technologique plus rapide que la recherche. Assimiler le cycle à une preuve d’invalidité ou de validité des inquiétudes dépasse cette distinction.

12. Dans un débat, une personne rend les téléphones responsables des difficultés scolaires et écarte toute discussion sur le manque de ressources ou les politiques éducatives. Quel mécanisme illustre-t-elle ?

La peur de l’inconnu et l’incertitude
L’examen des risques et des bénéfices
L’attribution externe et la déresponsabilisation
La perception d’une menace pour les compétences

L’attribution externe et la déresponsabilisation

Explication

Accuser l’objet technologique plutôt que les structures sociales correspond à l’attribution externe et permet d’éviter la responsabilisation de ces structures. La peur de l’inconnu renvoie à l’incertitude, l’examen des risques et bénéfices est une approche nuancée, et une menace pour les compétences désigne une autre source possible d’inquiétude.

13. Quel domaine étudie à la fois la façon dont les humains pensent et se comportent avec les technologies numériques et la façon dont celles-ci façonnent leurs processus cognitifs, affectifs et sociaux ?

L’ingénierie des systèmes informatiques
La psychologie cognitive hors contexte numérique
La psychologie appliquée au numérique
La sociologie des pratiques médiatiques

La psychologie appliquée au numérique

Explication

La psychologie appliquée au numérique étudie les interactions entre humains et technologies dans les deux sens, y compris leurs dimensions cognitives, affectives et sociales. L’ingénierie porte sur la conception technique, la psychologie cognitive hors contexte numérique écarte les interactions technologiques, et l’étude des usages sans réciprocité ne couvre pas l’influence des technologies sur les processus humains.

14. Une équipe évalue une nouvelle plateforme éducative en examinant à la fois ses risques et ses bénéfices, sans supposer que toute technologie est dangereuse ni qu’elle ne change rien. Quelle approche adopte-t-elle ?

Une approche centrée sur les représentations sociales
Une approche fondée sur l’absence de changement technologique
Une approche fondée sur la dangerosité générale des technologies
Une approche raisonnée des risques et des bénéfices

Une approche raisonnée des risques et des bénéfices

Explication

L’approche proposée examine les risques et les bénéfices, entre l’idée que toute technologie est dangereuse et celle que son introduction ne change rien. La dangerosité générale et l’absence de changement sont les deux positions extrêmes, tandis que l’analyse des représentations porte sur ce que les personnes attribuent aux technologies.

15. Dans une enquête comparable menée auprès d’internautes, quelle proportion déclarait au moins un effet néfaste attribué aux écrans parmi les moins de 20 ans ?

25 %
34 %
57 %
49 %

57 %

Explication

Parmi les moins de 20 ans, 57 % déclaraient au moins un effet néfaste attribué aux écrans. La valeur de 49 % concerne les 20-34 ans, 34 % l’ensemble des internautes interrogés et 25 % la réduction du sommeil.

16. Pour classer les effets néfastes attribués aux écrans selon leur fréquence déclarée, quel effet arrive en tête, devant la négligence d’autres loisirs et les sensations d’obsession ?

La réduction du temps de sommeil
Les sensations d’obsession vis-à-vis des écrans
La négligence d’autres loisirs
Les conflits avec l’entourage

La réduction du temps de sommeil

Explication

La réduction du temps de sommeil est l’effet le plus fréquemment déclaré, à 25 %, devant la négligence d’autres loisirs à 10 % et les sensations d’obsession à 9 %. Les conflits avec l’entourage sont également cités, mais moins souvent.

17. Une analyste utilise les réponses à une enquête sur les effets néfastes que les personnes associent aux écrans. Que mesure principalement cette enquête ?

Les effets que les personnes attribuent aux écrans et leurs représentations sociales
Les liens de causalité entre le temps d’écran et chaque conséquence observée
La durée d’exposition aux écrans enregistrée pour chaque personne
Les effets causés par les écrans et établis par une mesure expérimentale

Les effets que les personnes attribuent aux écrans et leurs représentations sociales

Explication

Les réponses indiquent les effets que les personnes attribuent aux écrans et renseignent ainsi sur les représentations sociales; elles ne mesurent pas directement les effets des écrans eux-mêmes. Une mesure expérimentale ou une durée d’exposition enregistrée répondrait à une question différente.

18. Une personne qui utilise fréquemment des écrans rapporte un sommeil moins bon, des douleurs aux épaules et une baisse de son activité physique. Quel ensemble correspond aux risques physiques signalés par les campagnes de prévention ?

Risque cardiovasculaire, troubles visuels et troubles du comportement
Sommeil préservé, troubles musculosquelettiques et activité physique accrue
Sommeil dégradé, troubles musculosquelettiques et activité physique diminuée
Sommeil dégradé, troubles anxiodépressifs et estime de soi affectée

Sommeil dégradé, troubles musculosquelettiques et activité physique diminuée

Explication

Les campagnes associent l’exposition aux écrans à une dégradation du sommeil, à des troubles musculosquelettiques et à une diminution de l’activité physique. Les troubles anxiodépressifs et du comportement relèvent des risques psychologiques, tandis que l’activité physique est signalée comme diminuée.

19. Un adolescent est exposé à des contenus haineux et voit son attention captée pendant de longues périodes. Quels effets psychologiques ces facteurs peuvent-ils favoriser selon les campagnes de prévention ?

Une estime de soi affectée et des troubles anxiodépressifs ou comportementaux
Un risque pondéral et une diminution de l’activité physique
Un meilleur langage et des compétences sociales renforcées
Des douleurs à la nuque et aux poignets ainsi que des troubles visuels

Une estime de soi affectée et des troubles anxiodépressifs ou comportementaux

Explication

Les contenus violents, haineux ou pornographiques et la captation prolongée de l’attention peuvent affecter l’estime de soi, accentuer les troubles anxiodépressifs et favoriser des troubles du comportement. Le risque pondéral est associé au déséquilibre alimentaire, et les douleurs relèvent des effets physiques.

20. Dans une étude d’imagerie, des enfants ayant un score d’usage des écrans plus élevé présentent des faisceaux moins organisés dans les réseaux du langage et de la lecture. Quel autre résultat est cohérent avec l’association observée ?

Les faisceaux les moins organisés sont associés aux résultats les plus élevés aux tests de langage
Les faisceaux les moins organisés sont associés aux résultats les plus faibles aux tests de langage
Les faisceaux les plus organisés sont associés aux résultats les plus faibles aux tests de langage
Les faisceaux les moins organisés indiquent une activité cérébrale plus intense pendant les tests

Les faisceaux les moins organisés sont associés aux résultats les plus faibles aux tests de langage

Explication

Dans l’étude de Hutton et al. (2020), les enfants dont les faisceaux liés au langage et à la lecture étaient les moins organisés obtenaient aussi les résultats les plus faibles aux tests de langage. L’inversion du lien attribue de meilleurs résultats aux faisceaux moins organisés, et l’IRM de diffusion examine le câblage plutôt que l’activité cérébrale.

21. Une équipe envisage de généraliser à tous les jeunes enfants les résultats d’une étude d’imagerie menée auprès de 47 participants. Quelle appréciation de cet échantillon est la plus juste ?

Il est représentatif de tous les jeunes enfants parce que le protocole est coûteux
Il permet une généralisation dès lors que les participants ont le même âge
Il est légitime pour un protocole d’imagerie coûteux, mais ne permet pas une généralisation
Il est insuffisant pour mener une étude d’imagerie, même avec un protocole coûteux

Il est légitime pour un protocole d’imagerie coûteux, mais ne permet pas une généralisation

Explication

Un échantillon de 47 enfants peut être légitime pour une étude d’imagerie au protocole coûteux, mais il ne suffit pas à généraliser les résultats. Le coût ne confère pas une représentativité générale, et la taille limitée ne rend pas l’étude invalide.

22. Dans la synthèse d’Adams et al. (2023) sur l’exposition aux écrans avant 24 mois, quelle répartition des résultats est rapportée parmi les 10 études examinées ?

Six associent l’exposition à un retard, une rapporte un résultat positif et trois ne trouvent pas de résultat significatif.
Six associent l’exposition à un retard, trois rapportent un résultat positif et une ne trouve pas de résultat significatif.
Six ne trouvent pas de résultat significatif, une associe l’exposition à un retard et trois rapportent un résultat positif.
Six rapportent un résultat positif, une associe l’exposition à un retard et trois ne trouvent pas de résultat significatif.

Six associent l’exposition à un retard, une rapporte un résultat positif et trois ne trouvent pas de résultat significatif.

Explication

Adams et al. rapportent six études associant l’exposition à un retard cognitif, une étude aux résultats positifs et trois sans résultat significatif. Inverser les résultats négatifs et positifs, attribuer les résultats positifs à six études ou échanger les effectifs des études neutres et positives modifie la répartition rapportée.

23. Une équipe examine 10 études longitudinales sur l’exposition intensive aux écrans et l’attention. Quelle répartition correspond aux résultats rapportés par Jourdren et al. (2023) ?

Quatre trouvent une association significative avec des difficultés attentionnelles et six ne trouvent aucun lien.
Dix trouvent une association significative avec des difficultés attentionnelles et aucune ne trouve de lien.
Six trouvent une association significative avec des difficultés attentionnelles et quatre ne trouvent aucun lien.
Six trouvent une association négative avec des difficultés attentionnelles et quatre rapportent un effet protecteur.

Six trouvent une association significative avec des difficultés attentionnelles et quatre ne trouvent aucun lien.

Explication

Parmi les dix études longitudinales, six associent significativement l’exposition intensive à des difficultés attentionnelles et quatre ne trouvent aucun lien. Le résultat des études transversales ne s’applique pas à cet ensemble longitudinal, et les résultats sans lien ne sont pas des associations négatives.

24. Deux enfants passent une durée identique devant un écran, mais l’un regarde un contenu adapté à son âge avec un adulte impliqué, tandis que l’autre est exposé à un écran en fond sonore. Quel facteur Guellai et al. (2022) invitent-ils à considérer en priorité pour comprendre les effets cognitifs ?

Les aspects contextuels de l’exposition, dont l’adulte présent, le contenu et le fond sonore.
La durée totale d’exposition, considérée indépendamment des conditions.
Le caractère interactif de l’écran, considéré indépendamment des autres conditions.
Le contenu regardé, considéré indépendamment de l’adulte et du fond sonore.

Les aspects contextuels de l’exposition, dont l’adulte présent, le contenu et le fond sonore.

Explication

Guellai et al. soulignent que les effets cognitifs dépendent davantage du contexte que de la durée, notamment de l’adulte présent, de l’adaptation du contenu, de l’interactivité et du fond sonore. Privilégier la durée seule, isoler le contenu ou faire de l’interactivité l’unique facteur néglige les autres éléments contextuels.

25. Quelle ampleur Orben et Przybylski (2019) attribuent-ils à l’association négative entre usage numérique et bien-être des adolescents ?

Elle représente environ 0,4 % de la variance des usages numériques.
Elle représente environ 0,4 % de la variance du bien-être.
Elle représente environ 40 % de la variance du bien-être.
Elle représente environ 4 % de la variance du bien-être.

Elle représente environ 0,4 % de la variance du bien-être.

Explication

Les auteurs estiment que l’association est négative mais ne représente qu’environ 0,4 % de la variance du bien-être. La valeur de 4 % ou de 40 % exagère cette ampleur, tandis que 0,4 % de la variance des usages numériques désigne une autre variable.

26. Une adolescente utilise modérément des outils numériques sans délaisser ses activités scolaires, extrascolaires ou sociales. Quelle interprétation correspond à l’hypothèse numérique de Boucle d’or ?

Tout usage numérique est néfaste, même lorsqu’il reste modéré et ne remplace aucune activité.
Un usage modéré est sans effet, et le risque apparaît lorsque l’usage numérique ne remplace aucune activité.
Un usage excessif peut être bénéfique, tandis qu’un usage modéré risque de remplacer les activités importantes.
Un usage modéré peut être bénéfique, tandis qu’un usage excessif peut nuire en remplaçant des activités importantes.

Un usage modéré peut être bénéfique, tandis qu’un usage excessif peut nuire en remplaçant des activités importantes.

Explication

L’hypothèse de Boucle d’or considère que le numérique n’est pas intrinsèquement néfaste : un usage modéré peut être bénéfique, alors qu’un usage excessif peut évincer des activités importantes. L’interpréter comme un danger pour tout usage, un bénéfice de l’excès ou une absence de risque de substitution inverse ses propositions.

27. Dans une étude, le bien-être mental est plus élevé chez les jeunes ayant un temps d’écran modéré que chez ceux qui s’abstiennent, puis diminue lorsque le temps d’écran devient excessif. Quelle forme de relation ce profil illustre-t-il ?

Une relation en U inversé entre le temps d’écran et le bien-être mental.
Une relation linéaire décroissante entre le temps d’écran et le bien-être mental.
Une relation en U, avec un bien-être minimal pour un usage modéré.
Une relation linéaire croissante entre le temps d’écran et le bien-être mental.

Une relation en U inversé entre le temps d’écran et le bien-être mental.

Explication

Une relation en U inversé correspond à un bien-être supérieur pour un usage modéré par rapport à l’abstinence, puis à une dégradation possible lorsque l’usage devient excessif. Une baisse linéaire écarte le bénéfice associé à l’usage modéré, le U place le minimum au mauvais endroit, et une hausse linéaire ne rend pas compte du risque d’excès.

28. Quelle caractéristique décrit l’ensemble des recherches de Smahel et ses collègues dans Tech & Teens ?

Quinze études menées sur six ans auprès d’adolescents français de 11 à 18 ans, avec des protocoles visant une interprétation causale
Quinze études menées sur six ans auprès d’adolescents tchèques de 11 à 18 ans, avec des protocoles visant une interprétation causale
Sept études menées sur six ans auprès d’adolescents tchèques de 11 à 18 ans, avec des protocoles visant une interprétation causale
Quinze études menées sur quatorze jours auprès d’adolescents tchèques de 11 à 18 ans, avec des protocoles visant une interprétation causale

Quinze études menées sur six ans auprès d’adolescents tchèques de 11 à 18 ans, avec des protocoles visant une interprétation causale

Explication

Tech & Teens rassemble quinze études conduites pendant six ans auprès d’adolescents tchèques âgés de 11 à 18 ans, avec des protocoles permettant une interprétation causale. « Sept études » confond le total avec le sous-ensemble longitudinal, « adolescents français » change le pays et « quatorze jours » reprend la durée des périodes de mesure EMA.

29. Une adolescente passe, un jour donné, davantage de temps que d’habitude sur des applications de réseaux sociaux et des applications de divertissement. Quel effet causal affectif est associé à ces changements d’usage ?

L’affect positif baisse légèrement et l’affect négatif augmente légèrement avec les réseaux sociaux, sans effet causal observé pour le divertissement
L’affect positif augmente légèrement et l’affect négatif baisse légèrement avec les réseaux sociaux, sans effet causal observé pour le divertissement
Les applications de divertissement modifient légèrement l’affect, tandis que les réseaux sociaux n’ont pas d’effet causal observé
L’affect positif baisse légèrement et l’affect négatif augmente légèrement avec les deux types d’applications

L’affect positif baisse légèrement et l’affect négatif augmente légèrement avec les réseaux sociaux, sans effet causal observé pour le divertissement

Explication

Le temps supplémentaire sur les réseaux sociaux est associé à une légère baisse de l’affect positif et à une légère hausse de l’affect négatif, tandis qu’aucun effet causal n’est observé pour les applications de divertissement. L’inversion affective renverse les changements, l’effet sur le divertissement attribue à tort un résultat causal et l’effet identique efface la distinction entre les activités.

30. Un établissement veut imposer à tous les adolescents la même limite quotidienne d’écran, alors que leurs réactions aux mêmes usages numériques diffèrent. Quelle conclusion est la mieux justifiée ?

Une limite uniforme en heures est justifiée dès qu’elle s’applique à tout l’établissement
Une limite uniforme en heures n’est pas justifiée scientifiquement dans ces conditions
Une limite uniforme en heures est justifiée lorsque les usages numériques sont fréquents
Une limite uniforme en heures est justifiée si elle distingue les jours d’école des congés

Une limite uniforme en heures n’est pas justifiée scientifiquement dans ces conditions

Explication

Si les adolescents ne réagissent pas de la même façon aux mêmes usages, une règle uniforme fondée sur les heures ne repose pas sur une justification scientifique. La règle commune n’est pas validée par son application générale, par une distinction entre jours ou par la fréquence d’usage.

31. Pour comprendre pourquoi deux adolescents réagissent différemment à un même temps d’écran, quelle démarche d’évaluation convient le mieux ?

Comparer le nombre d’heures et supposer que l’activité est équivalente
Examiner le contexte, mais ignorer l’activité et l’état de l’adolescent
Examiner l’activité, son contexte et l’état de chaque adolescent
Regrouper toutes les activités numériques sous une exposition identique

Examiner l’activité, son contexte et l’état de chaque adolescent

Explication

L’évaluation doit tenir compte de l’activité numérique, de son contexte et de l’état de l’adolescent plutôt que du seul temps d’écran. La durée seule, une exposition supposée homogène et l’oubli de l’activité ou de l’état personnel négligent des éléments déterminants.

32. Deux activités sont toutes deux réalisées sur un écran, mais diffèrent par leur contenu, leur rythme, leur fonction sociale et l’attention qu’elles demandent. Que montre cette comparaison sur l’exposition aux écrans ?

Elle rassemble des activités numériques équivalentes dès qu’elles utilisent un écran
Elle désigne le temps quotidien passé devant un écran
Elle regroupe des activités numériques aux caractéristiques différentes
Elle correspond à l’effet des activités numériques sur le bien-être

Elle regroupe des activités numériques aux caractéristiques différentes

Explication

L’exposition aux écrans regroupe des activités qui peuvent différer par leur contenu, leur rythme, leur fonction sociale et leur exigence attentionnelle. La durée n’en est qu’une mesure possible, le support commun ne rend pas les activités équivalentes et l’exposition ne se confond pas avec un effet sur le bien-être.

33. Dans une évaluation du bien-être d’un adolescent, les effets numériques mesurés sont faibles, tandis que des difficultés familiales et une fragilité psychologique sont présentes. Quelle interprétation respecte le poids relatif de ces facteurs ?

Les effets numériques mesurés sont petits par rapport aux facteurs familiaux et psychologiques
La présence d’un usage numérique suffit à expliquer les difficultés de bien-être
Les difficultés familiales comptent moins que la durée d’exposition numérique
Les effets numériques mesurés dépassent généralement ceux des difficultés familiales et psychologiques

Les effets numériques mesurés sont petits par rapport aux facteurs familiaux et psychologiques

Explication

Les effets mesurés du numérique sur le bien-être sont petits et moins importants que des facteurs comme les relations familiales, la pression scolaire ou une fragilité psychologique préexistante. Surestimer les effets numériques ou minimiser ces facteurs inverse leur poids relatif, tandis qu’attribuer les difficultés au seul usage confond association et explication.

34. Une équipe étudie les habitudes numériques de plusieurs centaines d’adolescents en leur demandant d’estimer leur usage quotidien, sans consulter les journaux de leurs appareils. Quelle limite de mesure caractérise le plus directement cette étude ?

Le temps d’écran repose sur une observation directe plutôt que sur une estimation.
Le temps d’écran repose sur un journal d’usage plutôt que sur une auto-déclaration.
Le temps d’écran repose sur une auto-déclaration plutôt que sur un indicateur objectif.
Le temps d’écran repose sur une mesure des activités plutôt que sur leur durée.

Le temps d’écran repose sur une auto-déclaration plutôt que sur un indicateur objectif.

Explication

La plupart des études mesurent le temps d’écran auto-rapporté, et non un indicateur objectif. Un journal d’usage inverse les méthodes, tandis que le type d’activité et l’observation directe ne décrivent pas la limite visée.

35. Une étude constate que les adolescents qui utilisent davantage les écrans déclarent aussi plus de difficultés de sommeil, sans manipulation expérimentale. Quelle conclusion cette étude permet-elle d’établir ?

Les deux variables ne présentent aucun lien mesurable.
Les difficultés de sommeil causent l’usage des écrans observé.
L’usage des écrans cause les difficultés de sommeil observées.
Les deux variables sont associées, sans que la causalité soit établie.

Les deux variables sont associées, sans que la causalité soit établie.

Explication

Une étude corrélationnelle établit une association, mais ne suffit pas à conclure à un lien causal. Attribuer un effet direct à l’usage ou au sommeil suppose une causalité que le constat seul ne démontre pas.

36. Dans une enquête, une situation familiale est liée à la fois à un temps d’écran plus élevé et à des résultats scolaires plus faibles; aucun effet direct de l’écran sur les résultats n’est établi. Quel rôle cette situation familiale peut-elle jouer ?

Elle peut être une variable confondue influençant les deux variables observées.
Elle peut être un facteur indépendant lié aux résultats, mais pas à l’écran.
Elle peut être une variable médiatrice entre l’écran et les résultats.
Elle peut être une conséquence du temps d’écran influençant les résultats.

Elle peut être une variable confondue influençant les deux variables observées.

Explication

Une variable confondue influence les deux variables observées et peut créer une association sans action directe de l’une sur l’autre. La considérer comme conséquence ou médiatrice lui attribue un rôle causal différent; un facteur lié à une seule variable ne rend pas compte de l’association entre les deux.

37. Deux adolescents utilisent les outils numériques avec une fréquence comparable, mais leurs compétences pour évaluer l’information en ligne diffèrent nettement. Quelle interprétation correspond à la relation entre ces deux éléments ?

La fréquence d’usage ne permet pas de déduire le niveau de compétences numériques.
La fréquence d’usage implique que les compétences numériques sont opposées.
La fréquence d’usage détermine directement les compétences numériques.
La fréquence d’usage indique que les compétences numériques sont comparables.

La fréquence d’usage ne permet pas de déduire le niveau de compétences numériques.

Explication

La prégnance des outils numériques dans le quotidien des jeunes n’est pas corrélée à leurs compétences numériques. L’usage fréquent ne permet donc pas de conclure à des compétences équivalentes, opposées ou déterminées par cet usage.

38. Une jeune personne ne parvient plus à maîtriser son temps de jeu, et son sommeil ainsi que sa scolarité se dégradent. Quelle distinction faut-il faire entre cette situation et une catégorie clinique d’addiction ?

Le trouble de l’usage et l’addiction désignent pareillement tout comportement numérique qui prend beaucoup de temps.
Le trouble de l’usage décrit la perte de contrôle et la dégradation de la vie; l’addiction suppose des critères cliniques validés et une reconnaissance nosographique.
Le trouble de l’usage désigne une forte fréquence de jeu; l’addiction repose sur les seules conséquences scolaires et le sommeil.
Le trouble de l’usage exige une reconnaissance nosographique; l’addiction désigne toute perte de contrôle affectant la vie quotidienne.

Le trouble de l’usage décrit la perte de contrôle et la dégradation de la vie; l’addiction suppose des critères cliniques validés et une reconnaissance nosographique.

Explication

Un trouble de l’usage implique un comportement échappant au contrôle et une dégradation réelle de la vie, tandis que l’addiction est une catégorie clinique fondée sur des critères validés et une reconnaissance nosographique. Exiger cette reconnaissance pour le trouble ou réduire l’addiction à la fréquence confond les notions.

39. Une équipe compare le statut du trouble du jeu vidéo dans deux classifications : la CIM-11 de l’OMS et le DSM-5. Quelle description rend correctement compte de leur différence ?

Le DSM-5 reconnaît le trouble du jeu vidéo, tandis que la CIM-11 le place en annexe parmi les conditions à étudier davantage.
La CIM-11 reconnaît le trouble du jeu vidéo, tandis que le DSM-5 le place en annexe parmi les conditions à étudier davantage.
La CIM-11 place le trouble du jeu vidéo en annexe, tandis que le DSM-5 le reconnaît comme diagnostic établi.
La CIM-11 reconnaît le trouble du jeu vidéo, tandis que le DSM-5 ne le mentionne pas parmi ses catégories.

La CIM-11 reconnaît le trouble du jeu vidéo, tandis que le DSM-5 le place en annexe parmi les conditions à étudier davantage.

Explication

La CIM-11 de l’OMS reconnaît le trouble du jeu vidéo; le DSM-5 place l’Internet Gaming Disorder en annexe parmi les conditions nécessitant encore des recherches cliniques. Inverser les statuts, effacer sa présence dans le DSM-5 ou échanger les classifications contredit cette distinction.

40. Une équipe affirme que les jeux vidéo provoquent la violence après avoir étudié cette question, alors que les mécanismes de jeu d’argent se développent dans ces jeux sans être examinés. Quel défaut caractérise cette panique technologique ?

Elle révèle que l’objet de l’inquiétude ne peut pas être étudié.
Elle vise la mauvaise cible et encourage une science précipitée.
Elle mesure le bon préjudice, mais auprès d’un groupe trop restreint.
Elle distingue correctement les effets annoncés des effets étudiés.

Elle vise la mauvaise cible et encourage une science précipitée.

Explication

Une panique technologique constitue une mauvaise preuve lorsqu’elle se trompe de cible et favorise une recherche précipitée. L’idée d’un groupe trop restreint confond la cible avec l’échantillon, tandis que l’impossibilité d’étudier l’objet ne découle pas de ce défaut.

41. Une municipalité veut déterminer si un outil d’intelligence artificielle présente un danger pour les élèves. Quelle démarche permet de formuler une évaluation pertinente ?

Répondre par oui ou non à propos de l’intelligence artificielle en général.
Préciser l’usage, les élèves concernés, la mesure et les changements sociétaux envisagés.
Préciser le modèle utilisé et mesurer seulement sa vitesse de réponse.
Décrire l’usage prévu et demander si les élèves le trouvent inquiétant.

Préciser l’usage, les élèves concernés, la mesure et les changements sociétaux envisagés.

Explication

Évaluer un danger exige de préciser l’usage, les personnes concernées, la méthode de mesure et les changements sociétaux considérés. Un verdict binaire général omet ces dimensions, et la vitesse de réponse ou le seul sentiment d’inquiétude ne suffisent pas à les établir.

42. Une campagne de prévention évalue l’usage des écrans chez un adulte qui ne travaille pas sur écran. Quel repère quotidien correspond à la recommandation générale citée pour définir un usage excessif ?

Éviter tout écran avant 3 ans
Ne pas dépasser 2 à 3 heures
Ne pas dépasser 6 à 8 heures
Ne pas dépasser 2 à 3 heures par semaine

Ne pas dépasser 2 à 3 heures

Explication

Pour l’adulte, le repère général est de ne pas dépasser 2 à 3 heures quotidiennes hors travail. « Éviter tout écran avant 3 ans » concerne les jeunes enfants, tandis que le repère hebdomadaire et celui de 6 à 8 heures ne correspondent pas à la recommandation donnée.

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Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Paniques technologiques et écrans.

Que remplacent mal les verdicts binaires sur les effets des écrans et des jeux vidéo ?

Une étude conditionnelle des effets, de leur ampleur, des personnes concernées et des conditions.

Pourquoi la question « le numérique est-il dangereux ? » est-elle mal posée méthodologiquement ?

Elle infère un effet principal alors que les effets relèvent surtout d’interactions.

Selon Girard (2026), qu’est-ce qu’une panique technologique ?

Une vague d’inquiétude collective face à un objet ou service perçu comme menaçant les valeurs et les normes sociales.

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