QCM : Raisonnement et théorie des ensembles (86 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un énoncé mathématique peut être évalué comme vrai ou faux, mais sa valeur n’est pas encore connue. Comment le désigne-t-on ?

Une équivalence logique
Une proposition mathématique
Un connecteur logique
Une valeur de vérité

Une proposition mathématique

Explication

Une proposition, ou assertion, est un énoncé auquel on peut attribuer une valeur de vérité, vraie ou fausse. Un connecteur sert à combiner des propositions, une valeur de vérité est le résultat de leur évaluation, et une équivalence est un connecteur particulier.

2. On sait que P est vraie et que Q est fausse. Quelle est la valeur de vérité de la conjonction P ∧ Q ?

Elle est fausse
Elle est indéterminée
Elle est équivalente à P
Elle est vraie

Elle est fausse

Explication

Une conjonction est vraie si et seulement si ses deux propositions sont vraies; ici Q est fausse, donc P ∧ Q est fausse. La disjonction demande qu’au moins une proposition soit vraie, tandis que la valeur d’une conjonction dépend des deux propositions.

3. Dans une situation donnée, P est fausse et Q est vraie. Quelle est la valeur de P ∨ Q ?

Elle est fausse
Elle est indéterminée
Elle est équivalente à P ∧ Q
Elle est vraie

Elle est vraie

Explication

La disjonction est vraie lorsqu’au moins l’une des propositions est vraie; Q étant vraie, P ∨ Q est vraie. La conjonction exigerait que les deux propositions soient vraies, et la fausseté des deux propositions rendrait la disjonction fausse.

4. Pour quelle combinaison de valeurs de vérité l’implication P ⇒ Q est-elle fausse ?

P fausse et Q fausse
P vraie et Q vraie
P vraie et Q fausse
P fausse et Q vraie

P vraie et Q fausse

Explication

L’implication P ⇒ Q est fausse lorsque l’hypothèse P est vraie et que la conclusion Q est fausse; dans les autres combinaisons, elle est vraie. Inverser P et Q ou appliquer la règle de la conjonction conduit à une autre condition.

5. Une propriété P(x) est vérifiée pour chaque élément d’un ensemble E. Quelle écriture exprime cette affirmation ?

∀x ∈ E, P(x)
∀x, E ∈ P(x)
∃!x ∈ E, P(x)
∃x ∈ E, P(x)

∀x ∈ E, P(x)

Explication

Le quantificateur universel ∀ signifie « pour tout » et affirme ici que P(x) est vraie pour chaque élément de E. ∃ signifie qu’au moins un élément convient, tandis que ∃! indique qu’il y en a un seul.

6. Dans un ensemble E, la propriété P(x) est vraie pour au moins un élément, sans exigence qu’il soit unique. Quelle assertion correspond à cette situation ?

∃x ∈ E, P(x)
∀x ∈ E, P(x)
P(x) ∈ E, ∃x
∃!x ∈ E, P(x)

∃x ∈ E, P(x)

Explication

Le quantificateur existentiel ∃ affirme qu’il existe au moins un élément de E pour lequel P(x) est vraie. ∀ impose que tous les éléments conviennent, tandis que ∃! ajoute une exigence d’unicité.

7. On part de l’implication « si un nombre est divisible par 4, alors il est pair », notée P ⇒ Q. Quelle implication constitue sa réciproque ?

Si un nombre n’est pas pair, alors il n’est pas divisible par 4
Si un nombre est pair, alors il est divisible par 4
Si un nombre est divisible par 4, alors il n’est pas pair
Si un nombre n’est pas divisible par 4, alors il est pair

Si un nombre est pair, alors il est divisible par 4

Explication

La réciproque de P ⇒ Q s’obtient en échangeant l’hypothèse et la conclusion : elle est donc Q ⇒ P. La forme « si le nombre n’est pas pair, alors il n’est pas divisible par 4 » est la contraposée, et non la réciproque.

8. Dans un raisonnement, une implication P ⇒ Q est vraie. Quelle conclusion peut-on tirer nécessairement au sujet de sa contraposée ?

¬P ⇒ ¬Q a la même valeur de vérité
P ⇔ Q est nécessairement vraie
¬Q ⇒ ¬P a la même valeur de vérité
Q ⇒ P a la même valeur de vérité

¬Q ⇒ ¬P a la même valeur de vérité

Explication

Une implication et sa contraposée ¬Q ⇒ ¬P ont toujours la même valeur de vérité. La réciproque Q ⇒ P n’est pas forcément équivalente à l’implication initiale; l’inversion des négations ou l’affirmation d’une équivalence complète ne découle pas non plus de sa seule vérité.

9. Si une proposition PP est fausse, quelle est la valeur de vérité de sa négation ¬P\neg P ?

Elle est fausse.
Elle est vraie.
Elle est indéterminée.
Elle conserve la valeur de PP.

Elle est vraie.

Explication

La négation prend la valeur de vérité opposée à celle de PP : elle est donc vraie lorsque PP est fausse. « Elle est fausse » conserve la valeur initiale, tandis que les autres réponses ne décrivent pas cette inversion.

10. Pour deux propositions PP et QQ, quelle expression est équivalente à ¬(P∧Q)\neg(P \land Q) ?

¬P∨¬Q\neg P \lor \neg Q
¬P∨Q\neg P \lor Q
¬P∧¬Q\neg P \land \neg Q
P∨¬QP \lor \neg Q

$$\neg P \lor \neg Q$$

Explication

La loi de De Morgan transforme la négation d’une conjonction en une disjonction des négations : ¬(P∧Q)⇔(¬P)∨(¬Q)\neg(P \land Q) \Leftrightarrow (\neg P) \lor (\neg Q). La conjonction des négations nie trop fortement les cas où une seule proposition est fausse.

11. Une propriété P(x)P(x) est affirmée pour tout élément xx de l’ensemble EE. Quelle forme prend la négation de cette affirmation ?

∀x∈E, P(x)\forall x \in E,\ P(x)
∃x∈E, P(x)\exists x \in E,\ P(x)
∃x∈E, ¬P(x)\exists x \in E,\ \neg P(x)
∀x∈E, ¬P(x)\forall x \in E,\ \neg P(x)

$$\exists x \in E,\ \neg P(x)$$

Explication

La négation d’une affirmation universelle signifie qu’il existe au moins un élément pour lequel la propriété échoue. ∀x∈E, ¬P(x)\forall x \in E,\ \neg P(x) nie trop largement en exigeant l’échec pour chaque élément.

12. Pour nier l’implication « si PP, alors QQ », quelle condition doit être établie ?

P∧¬QP \land \neg Q
¬P∧¬Q\neg P \land \neg Q
¬P∧Q\neg P \land Q
P∧QP \land Q

$$P \land \neg Q$$

Explication

Une implication est fausse dans le cas où son hypothèse est vraie et sa conclusion fausse, d’où ¬(P⇒Q)⇔P∧¬Q\neg(P \Rightarrow Q) \Leftrightarrow P \land \neg Q. Les expressions avec ¬P\neg P n’activent pas le cas où l’implication échoue.

13. Pour démontrer directement que tout objet vérifiant PP vérifie aussi QQ, quelle démarche faut-il suivre ?

Vérifier un rang initial, puis passer d’un rang au suivant.
Supposer PP vraie, puis en déduire QQ par des arguments logiques.
Supposer QQ fausse, puis en déduire une contradiction.
Partager le domaine en cas distincts, puis établir QQ dans chacun.

Supposer $$P$$ vraie, puis en déduire $$Q$$ par des arguments logiques.

Explication

Le raisonnement direct part de l’hypothèse PP et enchaîne des arguments jusqu’à établir QQ. La contradiction, la disjonction de cas et la récurrence sont des méthodes distinctes.

14. En résolvant une équation, une étudiante déduit des conditions nécessaires et obtient des solutions potentielles. Quelle étape doit-elle ensuite effectuer dans une démarche d’analyse-synthèse ?

Conclure que les solutions potentielles sont toutes valides.
Vérifier que les solutions potentielles satisfont l’équation initiale.
Rechercher de nouvelles conditions nécessaires à partir des solutions.
Partager l’ensemble des inconnues en cas et traiter chaque cas.

Vérifier que les solutions potentielles satisfont l’équation initiale.

Explication

L’analyse-synthèse comporte une recherche de conditions nécessaires, puis une vérification que les solutions potentielles obtenues satisfont le problème initial. Déduire des conditions nécessaires ne suffit pas, à lui seul, à garantir qu’elles sont suffisantes.

15. Pour démontrer par récurrence une propriété P(n)P(n) pour tout entier n≥n0n \geq n_0, quelles vérifications faut-il mener ?

Vérifier P(n0)P(n_0) et P(n)P(n) pour un rang choisi.
Établir P(n0)P(n_0), puis montrer que P(n)P(n) entraîne P(n+1)P(n+1).
Montrer que P(n)P(n) entraîne P(n+1)P(n+1), sans vérifier P(n0)P(n_0).
Établir P(n0)P(n_0), puis montrer que P(n+1)P(n+1) entraîne P(n)P(n).

Établir $$P(n_0)$$, puis montrer que $$P(n)$$ entraîne $$P(n+1)$$.

Explication

La récurrence exige une initialisation au rang n0n_0 et une étape d’hérédité allant de P(n)P(n) à P(n+1)P(n+1). Sans l’initialisation, la chaîne de déductions ne démarre pas.

16. Un chercheur veut réfuter l’affirmation « pour tout élément xx de EE, P(x)P(x) est vraie ». Quelle découverte suffit à la réfuter ?

Un élément a∈Ea \in E pour lequel P(a)P(a) est vraie.
Un élément extérieur à EE pour lequel P(a)P(a) est fausse.
Tous les éléments a∈Ea \in E pour lesquels P(a)P(a) est fausse.
Un élément a∈Ea \in E pour lequel P(a)P(a) est fausse.

Un élément $$a \in E$$ pour lequel $$P(a)$$ est fausse.

Explication

Une affirmation universelle est réfutée par un seul contre-exemple appartenant à son domaine : il suffit de trouver a∈Ea \in E tel que P(a)P(a) soit fausse. Un élément où P(a)P(a) est vraie ne contredit pas l’affirmation.

17. En notation usuelle, comment désigne-t-on généralement un ensemble et ses éléments ?

Par des lettres minuscules pour l’ensemble et ses éléments
Par une lettre minuscule pour l’ensemble et des majuscules pour ses éléments
Par une lettre majuscule pour l’ensemble et des minuscules pour ses éléments
Par des lettres majuscules pour l’ensemble et ses éléments

Par une lettre majuscule pour l’ensemble et des minuscules pour ses éléments

Explication

La convention générale désigne l’ensemble par une lettre majuscule et ses éléments par des lettres minuscules. L’inversion des lettres confond les rôles, et les deux autres réponses emploient une même casse pour les deux.

18. On considère l’ensemble E={1,2,3,4,5}E=\{1,2,3,4,5\} et le nombre x=7x=7. Quelle notation exprime correctement que xx n’appartient pas à EE ?

7⊂E7\subset E
7∈E7\in E
E∉7E\notin 7
7∉E7\notin E

$$7\notin E$$

Explication

Le symbole ∉\notin indique que l’objet considéré n’est pas un élément de l’ensemble. ∈\in affirme au contraire l’appartenance, tandis que les deux autres écritures confondent l’ordre des objets ou l’appartenance avec l’inclusion.

19. Soient A={2,4}A=\{2,4\} et B={1,2,3,4,5}B=\{1,2,3,4,5\}. Quelle relation entre ces ensembles est vraie ?

B⊂AB\subset A
A∈BA\in B
A=BA=B
A⊂BA\subset B

$$A\subset B$$

Explication

Tous les éléments de AA, soit 22 et 44, appartiennent à BB; donc A⊂BA\subset B. L’égalité néglige les éléments supplémentaires de BB, l’inclusion inverse échoue, et A∈BA\in B traite à tort un ensemble comme un élément.

20. Deux ensembles AA et BB contiennent exactement les mêmes éléments. Quelle condition équivalente permet de conclure que A=BA=B ?

A∩B=∅A\cap B=\varnothing
A⊂BA\subset B et B⊂AB\subset A
A∈BA\in B
A⊂BA\subset B seulement

$$A\subset B$$ et $$B\subset A$$

Explication

Deux ensembles sont égaux lorsque chacun est inclus dans l’autre, ce qui garantit qu’ils ont exactement les mêmes éléments. Une seule inclusion n’exclut pas des éléments supplémentaires, tandis que l’intersection vide et l’appartenance ne caractérisent pas l’égalité.

21. Pour A={1,3,5}A=\{1,3,5\} et B={3,4}B=\{3,4\}, quel ensemble correspond à A∪BA\cup B ?

{3}\{3\}
{1,2,3,4,5}\{1,2,3,4,5\}
{1,3,4,5}\{1,3,4,5\}
{1,5}\{1,5\}

$$\{1,3,4,5\}$$

Explication

L’union rassemble les éléments qui appartiennent à AA ou à BB, en ne comptant pas deux fois l’élément commun 33. {3}\{3\} correspond à l’intersection, {1,5}\{1,5\} oublie les éléments de BB, et 22 n’appartient à aucun des deux ensembles.

22. Pour A={a,b,c}A=\{a,b,c\} et B={b,c,d}B=\{b,c,d\}, quels éléments appartiennent à A∩BA\cap B ?

{d}\{d\}
{a}\{a\}
{b,c}\{b,c\}
{a,b,c,d}\{a,b,c,d\}

$$\{b,c\}$$

Explication

L’intersection contient les éléments présents à la fois dans AA et dans BB, ici bb et cc. L’ensemble de quatre éléments applique la règle de l’union; les ensembles {a}\{a\} et {d}\{d\} ne contiennent que des éléments propres à un seul des deux ensembles.

23. Pour simplifier une expression où AA est intersecté avec l’union de BB et CC, quelle transformation applique correctement la distributivité ?

(A∪B)∩(A∪C)(A\cup B)\cap(A\cup C)
(A∩B)∪(A∩C)(A\cap B)\cup(A\cap C)
(A∩B)∩(A∩C)(A\cap B)\cap(A\cap C)
(A∩B)∪C(A\cap B)\cup C

$$(A\cap B)\cup(A\cap C)$$

Explication

La distributivité donne A∩(B∪C)=(A∩B)∪(A∩C)A\cap(B\cup C)=(A\cap B)\cup(A\cap C). L’expression avec deux unions correspond à l’autre loi de distributivité, l’intersection entre les termes change l’opération, et le dernier terme omet l’intersection avec AA.

24. Dans un ensemble de référence EE, comment réécrire le complémentaire de A∪BA\cup B à l’aide des complémentaire de AA et de BB ?

Ac∪BcA^c\cup B^c
Ac∩BcA^c\cap B^c
A∩BcA\cap B^c
Ac∩BA^c\cap B

$$A^c\cap B^c$$

Explication

La loi de De Morgan donne (A∪B)c=Ac∩Bc(A\cup B)^c=A^c\cap B^c : le complémentaire d’une union est l’intersection des complémentaire. Ac∪BcA^c\cup B^c correspond à la loi pour le complémentaire d’une intersection, tandis que les autres écritures omettent ou modifient un complémentaire.

25. Une application associe les éléments d’un ensemble de départ à ceux d’un ensemble d’arrivée. Quelle condition doit-elle satisfaire pour être une application ?

Chaque élément d’arrivée possède une unique image dans l’ensemble de départ.
Chaque élément d’arrivée possède au moins un antécédent dans l’ensemble de départ.
Chaque élément de départ possède au moins une image, éventuellement plusieurs.
Chaque élément de départ possède une unique image dans l’ensemble d’arrivée.

Chaque élément de départ possède une unique image dans l’ensemble d’arrivée.

Explication

Une application attribue à chaque élément de l’ensemble de départ un et un seul élément de l’ensemble d’arrivée. Plusieurs éléments de départ peuvent toutefois avoir la même image, et certains éléments d’arrivée peuvent n’avoir aucun antécédent.

26. Dans une application associant chaque personne inscrite à son numéro d’identification, deux personnes distinctes peuvent-elles recevoir le même numéro si l’application est injective ?

Non, car chaque personne doit recevoir tous les numéros disponibles.
Oui, si certains numéros de l’ensemble d’arrivée ne sont pas attribués.
Non, deux personnes distinctes ne peuvent pas avoir la même image.
Oui, à condition que chaque numéro soit attribué à une personne.

Non, deux personnes distinctes ne peuvent pas avoir la même image.

Explication

L’injectivité signifie que deux éléments ayant la même image sont nécessairement égaux ; ici, deux personnes distinctes ne peuvent donc pas recevoir le même numéro. La surjectivité, évoquée par l’idée que chaque numéro est attribué, concerne l’existence d’antécédents.

27. Une application envoie les éléments d’un ensemble de départ vers un ensemble d’arrivée contenant les valeurs aa, bb et cc. Les valeurs aa et bb sont atteintes, mais aucun élément n’a pour image cc. Quelle propriété fait défaut ?

L’injectivité, car cc n’a aucun antécédent.
La surjectivité, car cc n’a aucun antécédent.
La définition d’application, car cc n’a aucun antécédent.
La bijectivité, car aa et bb sont atteints.

La surjectivité, car $$c$$ n’a aucun antécédent.

Explication

Une application est surjective lorsque chaque élément de l’ensemble d’arrivée possède au moins un antécédent ; l’absence d’antécédent pour cc suffit donc à exclure cette propriété. La non-injectivité concerne au contraire des éléments distincts ayant la même image.

28. Pour écrire sous forme développée la somme des termes uku_k lorsque l’indice kk va de 33 à 66, quelle expression convient ?

u4+u5+u6u_4+u_5+u_6
u3+u4+u5+u6+u7u_3+u_4+u_5+u_6+u_7
u3+u4+u5+u6u_3+u_4+u_5+u_6
u3×u4×u5×u6u_3\times u_4\times u_5\times u_6

$$u_3+u_4+u_5+u_6$$

Explication

La somme indexée de 33 à 66 comprend chaque terme dont l’indice est compris entre ces bornes, donc u3+u4+u5+u6u_3+u_4+u_5+u_6. Commencer à u4u_4 omet le premier terme, tandis que le produit utilise une autre opération.

29. Pour calculer ∑k=14(uk+vk)\sum_{k=1}^{4}(u_k+v_k), on sépare les termes en deux sommes puis on multiplie la première par 33. Quelle expression obtient-on ?

3∑k=14uk+∑k=14vk3\sum_{k=1}^{4}u_k+\sum_{k=1}^{4}v_k
∑k=14uk+3∑k=14vk\sum_{k=1}^{4}u_k+3\sum_{k=1}^{4}v_k
∑k=14(3uk+3vk)\sum_{k=1}^{4}(3u_k+3v_k)
3∑k=14uk+3∑k=14vk3\sum_{k=1}^{4}u_k+3\sum_{k=1}^{4}v_k

$$3\sum_{k=1}^{4}u_k+\sum_{k=1}^{4}v_k$$

Explication

La linéarité permet de séparer la somme d’une somme, puis de sortir un facteur constant : le résultat est 3∑k=14uk+∑k=14vk3\sum_{k=1}^{4}u_k+\sum_{k=1}^{4}v_k. Appliquer le facteur aux termes en vkv_k ou aux deux sommes modifie l’expression initiale.

30. Une somme géométrique comporte les termes 1+1+1+1+1+11+1+1+1+1+1. Quelle valeur obtient-on en appliquant le cas particulier du rapport égal à 11 ?

11
55
66
00

$$6$$

Explication

Quand le rapport vaut 11, la somme géométrique est égale au nombre de termes ; ici, elle vaut donc 66. La formule fractionnaire exige un rapport différent de 11, et compter les intervalles donne ici une unité de moins que le nombre de termes.

31. Un calcul nécessite la factorielle de 55. Quelle valeur faut-il utiliser selon la définition de la factorielle ?

1515
2424
6060
120120

$$120$$

Explication

Par définition, 5!=1×2×3×4×5=1205!=1\times2\times3\times4\times5=120. La valeur 1515 correspond à une somme, tandis que 2424 omet le facteur 55.

32. Un ensemble fini EE contient exactement cinq éléments. Quelle est la valeur de son cardinal ∣E∣|E| ?

32
5
0
4

5

Explication

Le cardinal d’un ensemble fini est le nombre de ses éléments : ici ∣E∣=5|E|=5. La valeur 0 correspond à l’ensemble vide, 4 oublie un élément et 32 compte les sous-ensembles.

33. Deux équipes disjointes comptent respectivement 7 et 5 membres. Combien de personnes distinctes y a-t-il dans leur réunion ?

2 personnes
13 personnes
35 personnes
12 personnes

12 personnes

Explication

Comme les équipes sont disjointes, la réunion contient la somme de leurs effectifs : 7+5=127+5=12. La soustraction traite à tort les équipes comme se recouvrant, le produit relève d’un produit cartésien et 13 ajoute une intersection inexistante.

34. Dans un groupe de 28 personnes, 16 pratiquent le tennis, 11 pratiquent la natation et 5 pratiquent les deux. Combien pratiquent au moins l’un de ces sports ?

11 personnes
22 personnes
27 personnes
5 personnes

22 personnes

Explication

Pour compter l’union, on additionne les deux effectifs puis on retire les 5 personnes comptées deux fois : 16+11−5=2216+11-5=22. La somme sans correction donne 27, 11 ne représente qu’un groupe et 5 correspond à l’intersection.

35. Un ensemble AA contient 4 éléments et un ensemble BB en contient 6. Combien de couples ordonnés appartient au produit cartésien A×BA\times B ?

4096 couples
24 couples
2 couples
10 couples

24 couples

Explication

Chaque élément de AA peut être associé à chacun des 6 éléments de BB, donc ∣A×B∣=4×6=24|A\times B|=4\times6=24. 10 provient d’une addition, 2 d’une soustraction et 4096 d’une puissance inadaptée.

36. Un code est formé de quatre symboles pris dans un ensemble EE. Quelle description correspond à une liste de longueur 4 d’éléments de EE ?

Un sous-ensemble de quatre éléments de E sans ordre
Un quadruplet dont chaque terme appartient à E
Un quadruplet de termes distincts de E
Un classement de tous les éléments de E

Un quadruplet dont chaque terme appartient à E

Explication

Une liste de longueur 4 est un quadruplet dont chaque terme appartient à EE, sans exigence de distinction entre les termes. Le sous-ensemble ignore l’ordre, la distinction des termes caractérise une contrainte supplémentaire et le classement de tous les éléments est une permutation.

37. Un alphabet comporte 5 lettres et les répétitions sont permises. Combien de mots de 3 lettres peut-on former ?

5 mots
60 mots
125 mots
15 mots

125 mots

Explication

Chaque position offre 5 choix indépendants, donc le nombre de listes est 53=1255^3=125. Le nombre 60 interdit les répétitions, 5 oublie les positions et 15 additionne au lieu de multiplier les choix.

38. Parmi 7 finalistes, un podium attribue des places distinctes à 3 personnes. Combien de podiums différents peut-on former ?

5040 podiums
210 podiums
35 podiums
343 podiums

210 podiums

Explication

Les trois places sont ordonnées et les personnes distinctes : A73=7×6×5=210A_7^3=7\times6\times5=210. 35 ignore l’ordre, 343 autorise les répétitions et 5040 classe l’ensemble des sept finalistes.

39. Dans un ensemble de 8 livres, on choisit 3 livres pour former un lot, sans attribuer de rôles aux livres. Quel concept décrit ce choix ?

Un arrangement de 3 éléments parmi 8
Une combinaison de 5 éléments parmi 8
Une combinaison de 3 éléments parmi 8
Une permutation des 8 éléments

Une combinaison de 3 éléments parmi 8

Explication

Une combinaison est une partie de cardinal fixé, et l’ordre des éléments choisis n’intervient pas. Un arrangement tient compte de l’ordre, une permutation porte sur tous les éléments, et choisir 5 livres ne correspond pas au lot décrit.

40. Combien de groupes de 2 personnes peut-on former à partir de 6 personnes, si l’ordre des personnes dans le groupe ne compte pas ?

30 groupes
6 groupes
12 groupes
15 groupes

15 groupes

Explication

Le nombre de groupes est (62)=6!2!4!=15\binom{6}{2}=\frac{6!}{2!4!}=15. Le résultat 30 ne tient pas compte de la correction du double comptage lié aux deux ordres possibles, tandis que 12 et 6 proviennent d’autres calculs incomplets.

41. Pour calculer rapidement le nombre de façons de choisir 7 éléments parmi 12, quel coefficient binomial équivalent peut-on utiliser grâce à la symétrie ?

(124)\binom{12}{4}
(125)\binom{12}{5}
(75)\binom{7}{5}
(127)\binom{12}{7}

$$\binom{12}{5}$$

Explication

La symétrie donne (np)=(nn−p)\binom{n}{p}=\binom{n}{n-p}, donc (127)=(125)\binom{12}{7}=\binom{12}{5}. Le coefficient (124)\binom{12}{4} correspond à un complément de 8 éléments, et les autres choix ne conservent pas le même ensemble de départ et le bon complément.

42. Pour calculer (94)\binom{9}{4} à l’aide de la relation de Pascal, quelle somme faut-il former ?

(93)+(83)\binom{9}{3}+\binom{8}{3}
(84)+(83)\binom{8}{4}+\binom{8}{3}
(84)−(83)\binom{8}{4}-\binom{8}{3}
(85)+(84)\binom{8}{5}+\binom{8}{4}

$$\binom{8}{4}+\binom{8}{3}$$

Explication

La relation de Pascal donne (np)=(n−1p)+(n−1p−1)\binom{n}{p}=\binom{n-1}{p}+\binom{n-1}{p-1}, d’où (94)=(84)+(83)\binom{9}{4}=\binom{8}{4}+\binom{8}{3}. Le complément utilise ici les mauvais indices, la soustraction ne suit pas la relation, et le dernier calcul mélange des rangs.

43. Quel est le développement de (x+2)3(x+2)^3 selon la formule du binôme de Newton ?

x3+2x2+2x+8x^3+2x^2+2x+8
8x3+12x2+6x+18x^3+12x^2+6x+1
x3+6x2+12x+8x^3+6x^2+12x+8
x3+4x2+4x+8x^3+4x^2+4x+8

$$x^3+6x^2+12x+8$$

Explication

La formule donne (30)x3+(31)x2(2)+(32)x(22)+(33)23=x3+6x2+12x+8\binom{3}{0}x^3+\binom{3}{1}x^2(2)+\binom{3}{2}x(2^2)+\binom{3}{3}2^3=x^3+6x^2+12x+8. L’expression qui commence par 8x38x^3 inverse les puissances, celle sans coefficients binomiaux les omet, et les coefficients de la dernière expression ne sont pas ceux du binôme.

44. Comment désigne-t-on l’ensemble constitué de tous les sous-ensembles d’un ensemble E ?

L’ensemble des éléments de E, noté E
L’ensemble E lui-même, noté E
L’ensemble des parties de E, noté 𝒫(E)
Le produit cartésien de E par lui-même

L’ensemble des parties de E, noté 𝒫(E)

Explication

L’ensemble des parties, noté 𝒫(E), rassemble tous les sous-ensembles de E. E désigne l’ensemble de départ, ses éléments ne sont pas l’ensemble de ses sous-ensembles, et un produit cartésien est une construction différente.

45. Un technicien doit repérer les valeurs de x dont la distance à 0 ne dépasse pas 4. Quel ensemble décrit cette contrainte ?

Les réels x ≤ 4 ou x ≥ -4
Les réels x ≤ -4 ou x ≥ 4
L’intervalle [-4, 4]
L’intervalle ]-4, 4[

L’intervalle [-4, 4]

Explication

Une distance à 0 au plus égale à 4 signifie que ∣x∣≤4|x| \le 4, donc −4≤x≤4-4 \le x \le 4. Les régions extérieures correspondent à une distance au moins égale à 4, tandis que l’intervalle ouvert exclut à tort les bornes.

46. Un capteur accepte les positions situées à moins de 3 unités de la cible située en 2, bornes comprises. Quel intervalle de positions est accepté ?

L’intervalle [-3, 3]
L’intervalle ]-1, 5[
L’intervalle [-1, 5]
Les réels x ≤ -1 ou x ≥ 5

L’intervalle [-1, 5]

Explication

La condition ∣x−2∣≤3|x-2| \le 3 équivaut à 2−3≤x≤2+32-3 \le x \le 2+3, soit l’intervalle [-1, 5]. L’intervalle centré en 0 oublie le centre 2, les demi-droites correspondent à une distance au moins égale à 3 et l’intervalle ouvert exclut les bornes.

47. Pour estimer la partie entière d’un réel négatif, quelle caractérisation permet d’identifier E(−2,4)E(-2{,}4) ?

Le plus petit entier supérieur ou égal au réel, soit -2
Le plus grand entier inférieur ou égal au réel, soit -3
Le plus grand entier inférieur ou égal à sa valeur absolue, soit 2
L’entier le plus proche du réel, soit -2

Le plus grand entier inférieur ou égal au réel, soit -3

Explication

La partie entière est le plus grand entier relatif inférieur ou égal au réel : ici, −3≤−2,4<−2-3 \le -2{,}4 < -2, donc E(−2,4)=−3E(-2{,}4)=-3. L’arrondi au plus proche et le plafond donnent -2, tandis que prendre la valeur absolue change le nombre considéré.

48. Deux déplacements successifs ont pour valeurs algébriques 7 et -4. Quelle affirmation traduit l’inégalité triangulaire pour leur somme ?

La valeur absolue de leur somme est égale à 3
La valeur absolue de leur somme est inférieure ou égale à 11
La valeur absolue de leur somme est égale à 11
La valeur absolue de leur somme est supérieure ou égale à 11

La valeur absolue de leur somme est inférieure ou égale à 11

Explication

L’inégalité triangulaire donne ∣x+y∣≤∣x∣+∣y∣|x+y| \le |x|+|y| ; ici, le membre de droite vaut 7+4=117+4=11, et la somme vaut 3. Égaler la valeur absolue de la somme à 3 ou à 11 confond une borne avec une égalité, tandis que le sens inverse est erroné.

49. Pour l’ensemble des températures A=[−2,5[A=[-2,5[, quelle valeur est un majorant de A ?

-1
4
-3
6

6

Explication

Un majorant doit être supérieur ou égal à chaque élément de A ; 6 convient puisque tout élément de [−2,5[[-2,5[ est inférieur à 5. La valeur -1 appartient à l’ensemble mais ne le majore pas, 4 est dépassé par certains éléments, et -3 est une borne inférieure plutôt qu’un majorant.

50. Un ensemble de points est A=[1,6[A=[1,6[. Quelle conclusion décrit correctement son maximum et son supremum ?

A n’a pas de maximum et son supremum est 6
A a pour maximum 1 et son supremum est 6
A n’a pas de maximum et n’a pas de majorant
A a pour maximum 6 et son supremum est 6

A n’a pas de maximum et son supremum est 6

Explication

Le maximum doit appartenir à l’ensemble, or 6 est exclu de [1,6[[1,6[ ; il n’y a donc pas de maximum. Toutefois, 6 est le plus petit des majorants, donc le supremum ; le prendre pour maximum confond une borne avec un élément de A.

51. Pour B=]0,4]B=]0,4], quelle paire donne respectivement la borne supérieure et la borne inférieure ?

4 et 0
5 et 0
0 et 4
4 et 1

4 et 0

Explication

La borne supérieure est le plus petit des majorants, ici 4, et la borne inférieure le plus grand des minorants, ici 0. Intervertir les valeurs inverse les rôles ; 1 n’est pas le plus grand minorant, et 5 est un majorant mais pas le plus petit.

52. Quelle propriété caractérise l’unité imaginaire introduite pour étendre les nombres réels et résoudre notamment l’équation x2=−1x^2=-1 ?

Elle vérifie i=1i=1.
Elle vérifie i2=−1i^2=-1.
Elle vérifie i2=0i^2=0.
Elle vérifie i2=1i^2=1.

Elle vérifie $$i^2=-1$$.

Explication

L’unité imaginaire est définie par la relation i2=−1i^2=-1, ce qui permet d’introduire une solution à x2=−1x^2=-1 dans les complexes. La relation i2=1i^2=1 ou i=1i=1 ne donne pas cette unité, et i2=0i^2=0 caractériserait un élément nul.

53. Comment s’appelle l’écriture unique d’un complexe sous la forme z=a+ibz=a+ib, avec aa et bb réels ?

La forme algébrique.
La forme polaire.
La représentation dans le plan.
La décomposition en facteurs.

La forme algébrique.

Explication

L’expression z=a+ibz=a+ib, où a,b∈Ra,b\in\mathbb R, est l’écriture algébrique unique du complexe. La représentation dans le plan associe plutôt un point au complexe, tandis que la forme polaire et la décomposition en facteurs désignent d’autres présentations.

54. Pour quelles valeurs réelles de xx et yy les complexes 3x+i(y−2)3x+i(y-2) et 6+i(5−y)6+i(5-y) sont-ils égaux ?

x=2x=2 et y=2y=2
x=3x=3 et y=72y=\frac{7}{2}
x=2x=2 et y=72y=\frac{7}{2}
x=2x=2 et y=32y=\frac{3}{2}

$$x=2$$ et $$y=\frac{7}{2}$$

Explication

Deux complexes sont égaux si leurs parties réelle et imaginaire coïncident séparément : 3x=63x=6 donne x=2x=2, et y−2=5−yy-2=5-y donne y=72y=\frac{7}{2}. Choisir x=3x=3 oublie le facteur 3, tandis que y=32y=\frac{3}{2} résulte d’une erreur de signe dans l’égalité des parties imaginaires.

55. Quel est l’inverse du nombre complexe non nul z=2−3iz=2-3i ?

2+3i2+3i
2+3i13\frac{2+3i}{13}
2−3i13\frac{2-3i}{13}
2+3i5\frac{2+3i}{5}

$$\frac{2+3i}{13}$$

Explication

Pour z=a+ibz=a+ib, son inverse vaut a−iba2+b2\frac{a-ib}{a^2+b^2}. Ici, le conjugué du dénominateur est 2+3i2+3i et 22+(−3)2=132^2+(-3)^2=13; garder −3i-3i au numérateur oublie le conjugué, et utiliser 5 ne calcule pas la somme des carrés.

56. Si z=2+3iz=2+3i et z′=1−4iz'=1-4i, quelle expression représente le conjugué de leur produit ?

(2+3i)(1−4i)(2+3i)(1-4i)
(2−3i)+(1+4i)(2-3i)+(1+4i)
(2−3i)(1+4i)(2-3i)(1+4i)
(2+3i)(1+4i)(2+3i)(1+4i)

$$(2-3i)(1+4i)$$

Explication

Le conjugué d’un produit est le produit des conjugués : zz′‾=z‾ z′‾\overline{zz'}=\overline z\,\overline{z'}. Conjuguer un seul facteur ne respecte pas cette règle, remplacer le produit par une somme change l’opération, et laisser les facteurs inchangés ne conjugue pas leur produit.

57. Pour z=−3+4iz=-3+4i, quelle valeur obtient-on en calculant zz‾z\overline z ?

−12-12
77
2525
55

$$25$$

Explication

Pour z=a+ibz=a+ib, le produit zz‾=a2+b2z\overline z=a^2+b^2 est réel. Ici, (−3)2+42=9+16=25(-3)^2+4^2=9+16=25; la différence des carrés donne 7, le module vaut 5, et le produit des parties vaut −12-12.

58. Pour le nombre complexe z=3+4iz=3+4i, quelle valeur obtient-on en appliquant la définition du module ?

5\sqrt{5}
55
77
7\sqrt{7}

$$5$$

Explication

Le module vaut a2+b2\sqrt{a^2+b^2}, donc ici 32+42=5\sqrt{3^2+4^2}=5. La somme directe donne 77, la différence des carrés donne 7\sqrt{7} et l’omission de la racine donne 2525 plutôt que le module.

59. Dans un plan complexe, le point MM a pour affixe z=−5+12iz=-5+12i. Quelle est la distance OMOM ?

55
1717
1313
77

$$13$$

Explication

La distance OMOM est égale à ∣z∣|z|, soit (−5)2+122=13\sqrt{(-5)^2+12^2}=13. La valeur 55 ne retient que la partie réelle, 1717 additionne les valeurs absolues des coordonnées et 77 en prend la différence.

60. Deux points MM et NN ont pour affixes z=2+3iz=2+3i et z′=7−iz'=7-i. Quelle est la distance MNMN ?

55
14+50\sqrt{14}+\sqrt{50}
41\sqrt{41}
58\sqrt{58}

$$\sqrt{41}$$

Explication

La distance entre les points est ∣z−z′∣=∣−5+4i∣=25+16=41|z-z'|=|{-5+4i}|=\sqrt{25+16}=\sqrt{41}. Les modules séparés ne donnent pas la distance, l’addition des affixes inverse la relation géométrique, et l’écart horizontal seul vaut 55.

61. On sait que ∣u∣=3|u|=3 et ∣v∣=2|v|=2, avec v≠0v\ne0. Quelle est la valeur de ∣u2v‾∣\left|\frac{u^2}{\overline v}\right| ?

−92-\frac{9}{2}
32\frac{3}{2}
1818
92\frac{9}{2}

$$\frac{9}{2}$$

Explication

Les propriétés du module donnent ∣u2v‾∣=∣u∣2∣v‾∣=322=92\left|\frac{u^2}{\overline v}\right|=\frac{|u|^2}{|\overline v|}=\frac{3^2}{2}=\frac{9}{2}, puisque le conjugué conserve le module. La valeur 32\frac{3}{2} oublie le carré, le signe négatif contredit la positivité du module et 1818 correspond à une multiplication.

62. Un nombre complexe ww est proposé comme racine carrée de aa. Quelle condition doit-il satisfaire ?

w2=aw^2=a
w‾=a\overline{w}=a
∣w∣=a|w|=a
wa=1wa=1

$$w^2=a$$

Explication

Par définition, une racine carrée complexe de aa est un nombre ww dont le carré vaut aa. L’égalité au conjugué, l’égalité des modules et le produit égal à un décrivent d’autres relations.

63. Pour déterminer les racines carrées de z=5+12iz=5+12i, on pose w=x+iyw=x+iy. Quel système doit-on imposer à xx et yy ?

x2+y2=5,xy=12,x2−y2=13x^2+y^2=5,\quad xy=12,\quad x^2-y^2=13
x2−y2=5,2xy=12,x2−y2=13x^2-y^2=5,\quad 2xy=12,\quad x^2-y^2=13
x2−y2=5,2xy=12,x2+y2=13x^2-y^2=5,\quad 2xy=12,\quad x^2+y^2=13
x2−y2=5,xy=12,x2+y2=13x^2-y^2=5,\quad xy=12,\quad x^2+y^2=13

$$x^2-y^2=5,\quad 2xy=12,\quad x^2+y^2=13$$

Explication

En développant (x+iy)2(x+iy)^2, on obtient x2−y2=5x^2-y^2=5 et 2xy=122xy=12; de plus, x2+y2=∣z∣=13x^2+y^2=|z|=13. La somme des carrés ne vaut pas la partie réelle, la partie imaginaire contient le facteur 22 et la norme fournit une somme, non une différence.

64. Pour résoudre 2z2−6z+10=02z^2-6z+10=0, une racine carrée du discriminant est δ=2i\delta=2i. Quelles expressions donnent les deux solutions ?

6+4i4\frac{6+4i}{4} et 6−4i4\frac{6-4i}{4}
−6+2i4\frac{-6+2i}{4} et −6−2i4\frac{-6-2i}{4}
6+2i6+2i et 6−2i6-2i
6+2i4\frac{6+2i}{4} et 6−2i4\frac{6-2i}{4}

$$\frac{6+2i}{4}$$ et $$\frac{6-2i}{4}$$

Explication

La formule donne z=−b±δ2az=\frac{-b\pm\delta}{2a}; ici −b=6-b=6 et 2a=42a=4, d’où les deux expressions indiquées. Les réponses sans dénominateur omettent 2a2a, celles avec 4i4i substituent le discriminant à sa racine, et le numérateur −6-6 prend le mauvais signe.

65. Dans le plan complexe, que représente un argument d’un nombre complexe non nul ?

Une mesure, modulo 2π2\pi, de l’angle orienté entre l’axe réel positif et la demi-droite associée au nombre
La distance entre l’origine et le point associé au nombre
Les coordonnées du point associé au nombre dans le plan complexe
Une mesure de l’angle entre l’axe imaginaire positif et la demi-droite associée au nombre

Une mesure, modulo $$2\pi$$, de l’angle orienté entre l’axe réel positif et la demi-droite associée au nombre

Explication

L’argument décrit, modulo 2π2\pi, l’angle orienté de l’axe réel positif vers la demi-droite reliant l’origine au point d’affixe considérée. La distance est le module, l’axe de référence n’est pas l’axe imaginaire, et les coordonnées ne sont pas un angle.

66. Un nombre complexe non nul a pour argument π6\frac{\pi}{6}. Quelle expression donne tous ses arguments ?

π6+kπ\frac{\pi}{6}+k\pi, avec k∈Zk\in\mathbb{Z}
π6+2kπ\frac{\pi}{6}+2k\pi, avec k∈Zk\in\mathbb{Z}
π6\frac{\pi}{6} uniquement
π6−2kπ\frac{\pi}{6}-2k\pi, avec k∈Nk\in\mathbb{N}

$$\frac{\pi}{6}+2k\pi$$, avec $$k\in\mathbb{Z}$$

Explication

Les arguments d’un même nombre complexe diffèrent de multiples entiers de 2π2\pi, donc ils s’écrivent π6+2kπ\frac{\pi}{6}+2k\pi pour k∈Zk\in\mathbb{Z}. L’argument n’est pas unique, un multiple de π\pi ne suffit pas, et les entiers doivent inclure les deux signes.

67. Pour z=−1+i3z=-1+i\sqrt{3}, quel angle satisfait les relations du cosinus et du sinus d’un argument, en tenant compte des signes de ses parties réelle et imaginaire ?

2π3\frac{2\pi}{3}
4π3\frac{4\pi}{3}
−2π3-\frac{2\pi}{3}
π3\frac{\pi}{3}

$$\frac{2\pi}{3}$$

Explication

Le module vaut 22, donc le cosinus est −12-\frac12 et le sinus est 32\frac{\sqrt3}{2}; ces signes placent l’angle au deuxième quadrant, à 2π3\frac{2\pi}{3}. L’angle π3\frac{\pi}{3} ignore le signe négatif du cosinus, tandis que les deux autres ont un signe de sinus ou de cosinus incompatible.

68. Un nombre complexe non nul a pour module 55 et pour argument π4\frac{\pi}{4}. Quelle est sa forme trigonométrique ?

5(cos⁡π4+isin⁡π4)5\left(\cos\frac{\pi}{4}+i\sin\frac{\pi}{4}\right)
5(cos⁡π2+isin⁡π2)5\left(\cos\frac{\pi}{2}+i\sin\frac{\pi}{2}\right)
cos⁡π4+5isin⁡π4\cos\frac{\pi}{4}+5i\sin\frac{\pi}{4}
cos⁡π4+isin⁡π4\cos\frac{\pi}{4}+i\sin\frac{\pi}{4}

$$5\left(\cos\frac{\pi}{4}+i\sin\frac{\pi}{4}\right)$$

Explication

La forme trigonométrique est z=r(cos⁡θ+isin⁡θ)z=r(\cos\theta+i\sin\theta), avec le module r=5r=5 et l’argument θ=π4\theta=\frac{\pi}{4}. Placer le facteur seulement devant le sinus ou l’omettre ne donne pas cette forme, et doubler l’angle change le nombre.

69. Deux nombres complexes non nuls ont pour arguments π3\frac{\pi}{3} et π6\frac{\pi}{6}. Quel est un argument de leur quotient, modulo 2π2\pi ?

π2\frac{\pi}{2}
π6\frac{\pi}{6}
−π6-\frac{\pi}{6}
π18\frac{\pi}{18}

$$\frac{\pi}{6}$$

Explication

L’argument d’un quotient est la différence entre l’argument du numérateur et celui du dénominateur : π3−π6=π6\frac{\pi}{3}-\frac{\pi}{6}=\frac{\pi}{6}. La somme correspond à la règle du produit, la différence inversée change le signe, et le produit des angles n’est pas la règle.

70. En appliquant la formule de Moivre à (cos⁡π6+isin⁡π6)3\left(\cos\frac{\pi}{6}+i\sin\frac{\pi}{6}\right)^3, quelle expression obtient-on ?

cos⁡π18+isin⁡π18\cos\frac{\pi}{18}+i\sin\frac{\pi}{18}
cos⁡3π6+isin⁡3π6\cos^3\frac{\pi}{6}+i\sin^3\frac{\pi}{6}
cos⁡π2+isin⁡π2\cos\frac{\pi}{2}+i\sin\frac{\pi}{2}
cos⁡π6+isin⁡π6\cos\frac{\pi}{6}+i\sin\frac{\pi}{6}

$$\cos\frac{\pi}{2}+i\sin\frac{\pi}{2}$$

Explication

La formule de Moivre donne cos⁡(nθ)+isin⁡(nθ)\cos(n\theta)+i\sin(n\theta); ici, 3×π6=π23\times\frac{\pi}{6}=\frac{\pi}{2}. L’angle inchangé oublie l’exposant, la division de l’angle est erronée, et l’élévation séparée des fonctions ne correspond pas à la formule.

71. Quelle écriture définit la forme exponentielle d’un complexe non nul de module rr et d’argument θ\theta ?

z=reθz=re^{\theta}, avec eiθ=cos⁡θ+isin⁡θe^{i\theta}=\cos\theta+i\sin\theta
z=r(cos⁡θ+isin⁡θ)z=r(\cos\theta+i\sin\theta), avec eiθ=re^{i\theta}=r
z=eiθz=e^{i\theta}, quel que soit le module
z=reiθz=re^{i\theta}, avec eiθ=cos⁡θ+isin⁡θe^{i\theta}=\cos\theta+i\sin\theta

$$z=re^{i\theta}$$, avec $$e^{i\theta}=\cos\theta+i\sin\theta$$

Explication

La forme exponentielle est z=reiθz=re^{i\theta}, où le facteur r>0r>0 est le module et eiθe^{i\theta} représente cos⁡θ+isin⁡θ\cos\theta+i\sin\theta. La forme trigonométrique est une autre écriture, l’exposant doit inclure ii, et omettre rr impose un module égal à 11.

72. Quelle expression d’Euler permet d’écrire sin⁡θ\sin\theta à l’aide de eiθe^{i\theta} et e−iθe^{-i\theta} ?

e−iθ−eiθ2i\frac{e^{-i\theta}-e^{i\theta}}{2i}
eiθ−e−iθ2\frac{e^{i\theta}-e^{-i\theta}}{2}
eiθ+e−iθ2\frac{e^{i\theta}+e^{-i\theta}}{2}
eiθ−e−iθ2i\frac{e^{i\theta}-e^{-i\theta}}{2i}

$$\frac{e^{i\theta}-e^{-i\theta}}{2i}$$

Explication

La formule d’Euler pour le sinus est sin⁡θ=eiθ−e−iθ2i\sin\theta=\frac{e^{i\theta}-e^{-i\theta}}{2i}. La somme sur 22 correspond au cosinus, tandis que l’absence de ii ou l’inversion de la différence modifie la formule.

73. Pour linéariser une expression trigonométrique par les formules d’Euler, quelle démarche convient ?

Remplacer sinus et cosinus par leurs formes exponentielles, regrouper immédiatement les exponentielles opposées, puis développer et revenir aux fonctions trigonométriques
Remplacer sinus et cosinus par leurs formes exponentielles, développer sans réduire, puis conserver les exponentielles dans le résultat
Remplacer les exponentielles par des sinus et cosinus, développer les fonctions obtenues, puis regrouper les exponentielles opposées
Remplacer sinus et cosinus par leurs formes exponentielles, développer et réduire, regrouper les exponentielles opposées, puis revenir aux fonctions trigonométriques

Remplacer sinus et cosinus par leurs formes exponentielles, développer et réduire, regrouper les exponentielles opposées, puis revenir aux fonctions trigonométriques

Explication

La méthode enchaîne le remplacement par les formes exponentielles, le développement et la réduction, le regroupement des termes opposés, puis le retour aux fonctions trigonométriques. Regrouper avant de développer inverse les étapes, tandis que conserver les exponentielles omet le retour trigonométrique.

74. Pour réécrire 3cos⁡t+4sin⁡t3\cos t+4\sin t sous la forme Acos⁡(t−φ)A\cos(t-\varphi), quelle amplitude faut-il choisir ?

13\sqrt{13}
55
77
7\sqrt{7}

$$5$$

Explication

L’amplitude vaut a2+b2\sqrt{a^2+b^2}, donc ici 32+42=5\sqrt{3^2+4^2}=5. La somme des coefficients confond la norme avec une addition, et la différence des carrés applique une formule inadéquate.

75. Quel énoncé caractérise une racine n-ième d’un nombre complexe zz ?

Un complexe ww tel que wn=zw^n=z, avec nn entier naturel non nul
Un complexe ww tel que nw=znw=z, avec nn entier naturel non nul
Un complexe ww tel que wn=1w^n=1, avec nn entier naturel non nul
Un complexe ww tel que w2=zw^2=z, quel que soit l’entier naturel non nul nn

Un complexe $$w$$ tel que $$w^n=z$$, avec $$n$$ entier naturel non nul

Explication

Par définition, une racine n-ième de zz est un complexe ww dont la puissance n-ième est zz. L’équation wn=1w^n=1 définit plutôt une racine n-ième de l’unité, tandis que nw=znw=z remplace à tort la puissance par une multiplication.

76. Dans le cas n=4n=4, quelle équation définit les racines quatrièmes de l’unité ?

z4=1z^4=1
z4=0z^4=0
4z=14z=1
z4=4z^4=4

$$z^4=1$$

Explication

Les racines n-ièmes de l’unité sont définies comme les solutions de zn=1z^n=1; pour n=4n=4, cela donne z4=1z^4=1. L’équation avec zéro concerne les racines de zéro, et 4z=14z=1 n’est pas une équation de puissance.

77. Laquelle des expressions suivantes est un polynôme à coefficients réels ?

2X3−2X+12X^3-\sqrt{2}X+1
iX2+X+1iX^2+X+1
2X3/2+X+12X^{3/2}+X+1
2X−1+X+12X^{-1}+X+1

$$2X^3-\sqrt{2}X+1$$

Explication

Un polynôme à coefficients réels est une somme de puissances entières non négatives de XX dont les coefficients sont réels; l’expression choisie respecte ces conditions. Une puissance négative ou non entière ne convient pas, et le coefficient ii n’est pas réel.

78. On donne P(X)=2X2+3X−1P(X)=2X^2+3X-1 et Q(X)=−X2+4Q(X)=-X^2+4. Quelle expression obtient-on pour P(X)+Q(X)P(X)+Q(X) après regroupement des termes de même degré ?

−2X3+8X2−3X+4-2X^3+8X^2-3X+4
3X2+3X+33X^2+3X+3
X2+7X+3X^2+7X+3
X2+3X+3X^2+3X+3

$$X^2+3X+3$$

Explication

La somme se calcule en regroupant les degrés : 2X2−X2=X22X^2-X^2=X^2, le terme en XX reste 3X3X et la constante vaut −1+4=3-1+4=3. Le résultat avec 3X23X^2 ignore le signe du coefficient de QQ, tandis que l’expression de degré trois provient d’une multiplication.

79. Quel est le degré du polynôme P(X)=4X5−3X2+7P(X)=4X^5-3X^2+7, et quelle convention s’applique au polynôme nul ?

Le degré de PP est 55 et celui du polynôme nul est 00.
Le degré de PP est 55 et celui du polynôme nul est −∞-\infty.
Le degré de PP est 33 et celui du polynôme nul est −∞-\infty.
Le degré de PP est 33 et celui du polynôme nul est 00.

Le degré de $$P$$ est $$5$$ et celui du polynôme nul est $$-\infty$$.

Explication

Le degré est le plus grand exposant dont le coefficient est non nul : ici, c’est 55, tandis que le degré du polynôme nul est fixé par convention à −∞-\infty. Le degré 33 confond degré et nombre de termes, et la valeur 00 pour le polynôme nul contredit la convention.

80. Si deg⁡(P)=4\deg(P)=4 et deg⁡(Q)=2\deg(Q)=2 pour deux polynômes non nuls, quels degrés peut-on garantir pour P+QP+Q et PQPQ ?

deg⁡(P+Q)≤4\deg(P+Q)\leq 4 et deg⁡(PQ)=4\deg(PQ)=4.
deg⁡(P+Q)=6\deg(P+Q)=6 et deg⁡(PQ)=4\deg(PQ)=4.
deg⁡(P+Q)=4\deg(P+Q)=4 et deg⁡(PQ)=6\deg(PQ)=6.
deg⁡(P+Q)=6\deg(P+Q)=6 et deg⁡(PQ)=6\deg(PQ)=6.

$$\deg(P+Q)=4$$ et $$\deg(PQ)=6$$.

Explication

Des degrés différents garantissent que le degré de la somme est le plus grand, soit 44, et le degré du produit est la somme des degrés, soit 4+2=64+2=6. La valeur 66 pour la somme transpose la règle du produit, tandis que le degré 44 pour le produit transpose la borne de la somme.

81. Dans la division euclidienne d’un polynôme PP par un polynôme non nul DD, quelle condition caractérise le quotient et le reste ?

Il existe un unique couple Q,RQ,R tel que P=DQ+RP=DQ+R et deg⁡(R)<deg⁡(D)\deg(R)<\deg(D) ou R=0R=0.
Il existe un couple Q,RQ,R tel que P=DQ+RP=DQ+R et deg⁡(R)>deg⁡(D)\deg(R)>\deg(D) ou R=0R=0.
Il existe un unique couple Q,RQ,R tel que P=DQ+RP=DQ+R et deg⁡(Q)<deg⁡(D)\deg(Q)<\deg(D) ou Q=0Q=0.
Il existe un unique couple Q,RQ,R tel que P=DQ+RP=DQ+R et deg⁡(R)=deg⁡(D)\deg(R)=\deg(D) ou R=0R=0.

Il existe un unique couple $$Q,R$$ tel que $$P=DQ+R$$ et $$\deg(R)<\deg(D)$$ ou $$R=0$$.

Explication

La division euclidienne détermine un unique quotient et un unique reste vérifiant l’identité et la condition deg⁡(R)<deg⁡(D)\deg(R)<\deg(D), sauf si le reste est nul. La condition sur QQ vise le mauvais polynôme, le degré égal ne respecte pas la borne, et un degré supérieur ne convient pas.

82. Pour P(X)=(X−2)(X2+1)P(X)=(X-2)(X^2+1) et D(X)=X−2D(X)=X-2, quelle relation de divisibilité est vérifiée ?

X2+1X^2+1 divise PP et PP est un multiple de DD.
PP divise DD et DD est un multiple de PP.
DD divise PP et PP est un multiple de DD.
DD divise PP seulement si le quotient est le polynôme nul.

$$D$$ divise $$P$$ et $$P$$ est un multiple de $$D$$.

Explication

Comme P=D(X2+1)P=D(X^2+1), il existe un polynôme quotient qui donne P=DQP=DQ : ainsi DD divise PP et PP est un multiple de DD. L’inversion des rôles confond diviseur et multiple, et la condition d’un quotient nul n’est pas requise.

83. Dans P(X)=(X−3)2(X+1)4P(X)=(X-3)^2(X+1)^4, quelle est la multiplicité de la racine 33 ?

Une multiplicité égale à 66.
Une multiplicité égale à 44.
Une multiplicité égale à 11.
Une multiplicité égale à 22.

Une multiplicité égale à $$2$$.

Explication

La multiplicité de 33 est le plus grand exposant de son facteur X−3X-3 dans la factorisation, soit 22. La somme des exposants compte les facteurs de toutes les racines, l’exposant 44 appartient à −1-1, et une racine n’est simple que si sa multiplicité vaut 11.

84. Un polynôme non nul de degré 44 possède quatre racines distinctes x1,x2,x3,x4x_1,x_2,x_3,x_4 dans KK. Quelle conclusion s’impose ?

Il s’écrit P(X)=a∏k=13(X−xk)P(X)=a\prod_{k=1}^{3}(X-x_k) avec a≠0a\ne 0.
Il s’écrit P(X)=∏k=14(X−xk)P(X)=\prod_{k=1}^{4}(X-x_k) avec coefficient dominant nul.
Il s’écrit P(X)=a∏k=14(X−xk)P(X)=a\prod_{k=1}^{4}(X-x_k) avec a≠0a\ne 0.
Il peut avoir une cinquième racine distincte dans KK.

Il s’écrit $$P(X)=a\prod_{k=1}^{4}(X-x_k)$$ avec $$a\ne 0$$.

Explication

Un polynôme de degré 44 qui possède quatre racines distinctes atteint le maximum de racines distinctes et se factorise comme leur produit, multiplié par un coefficient non nul. Omettre ce coefficient impose une normalisation non garantie, trois facteurs manquent une racine, et une cinquième racine distincte dépasserait le degré.

85. Dans C[X]\mathbb{C}[X], un polynôme non constant de degré 55 est décomposé en facteurs irréductibles. Quel degré possède chacun de ces facteurs ?

Degré 11
Degré 22
Degré 55
Degré au plus 22

Degré $$1$$

Explication

Dans C[X]\mathbb{C}[X], les polynômes irréductibles sont exactement ceux de degré 11 ; le degré 55 est celui du polynôme entier, tandis que les facteurs de degré deux ne sont pas irréductibles sur C\mathbb{C}.

86. Parmi les polynômes suivants de R[X]\mathbb{R}[X], lequel est irréductible ?

X3+X+1X^3+X+1
X2+2X+5X^2+2X+5
X2−4X+4X^2-4X+4
X2−3X+2X^2-3X+2

$$X^2+2X+5$$

Explication

Dans R[X]\mathbb{R}[X], un polynôme irréductible de degré deux doit avoir un discriminant strictement négatif : celui de X2+2X+5X^2+2X+5 vaut 22−4×5=−162^2-4\times5=-16. Le discriminant de X2−3X+2X^2-3X+2 est positif, celui de X2−4X+4X^2-4X+4 est nul, et un polynôme irréductible réel ne peut pas être de degré trois.

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