Fiche de révision : Parasitologie et structure bactérienne

Plan du Cours

  1. Relations entre hôtes et parasites
  2. Diversité et biologie parasitaires
  3. Pathogénicité et défenses réciproques
  4. Cycles, diagnostic et traitement
  5. Classification des parasites
  6. Helminthes et arthropodes
  7. Protozoaires et champignons
  8. Appendices et enveloppes bactériennes
  9. Structures internes et spores
  10. Reproduction et croissance bactérienne
  11. Pouvoir pathogène bactérien
  12. Défense de l’hôte et dissémination
  13. Prophylaxie et traitement antibactérien
  14. Définition et architecture virales
  15. Cycle et classification des virus
  16. Classification et variabilité virales
  17. Mécanismes de la pathogénie virale
  18. Entrée et dissémination virales

1. Relations entre hôtes et parasites

Notions clés & Définitions

  • Parasitisme : Relation symbiotique dans laquelle le parasite vit aux dépens de l’hôte, qui lui fournit un biotope et/ou des éléments nutritifs et subit un préjudice plus ou moins grave.

★ À maîtriser

📌 La phorésie permet à un organisme d’utiliser un autre comme support sans l’empêcher de le quitter, le mutualisme procure un bénéfice obligatoire aux deux espèces, le commensalisme profite à un partenaire sans léser l’autre, et le parasitisme profite au parasite aux dépens de l’hôte.

  • Une zoonose parasitaire est une maladie parasitaire ou un parasite transmissible de l’animal à l’Homme, par exemple l’échinococcose ou la toxoplasmose, selon un cycle sauvage ou urbain.

Compléments

  • Chez les animaux domestiques, notamment en élevage intensif, le parasitisme peut entraîner une morbidité et une mortalité élevées, comme la coccidiose chez les poulets.

Astuce mémo

Le mutualisme profite aux deux partenaires, le commensalisme à un seul sans léser l’autre, le parasitisme au parasite aux dépens de l’hôte.

2. Diversité et biologie parasitaires

★ À maîtriser

📌 Un ectoparasite vit sur la surface corporelle ou dans certaines cavités externes de l’hôte, tandis qu’un endoparasite vit à l’intérieur des tissus, du sang ou du tube digestif.

📌 Un parasite obligatoire est dépourvu de vie libre, tandis qu’un parasite facultatif est normalement saprophyte mais peut devenir parasitaire.

📌 Un parasite erratique se trouve hors de son site normal chez l’hôte, tandis qu’un parasite accidentel se trouve chez une espèce d’hôte inhabituelle.

📌 L’hôte définitif héberge les phases adultes et la reproduction sexuée, tandis que l’hôte intermédiaire héberge une phase larvaire et permet sa transformation en forme infestante.

Compléments

📌 Un parasite permanent reste chez un ou plusieurs hôtes toute sa vie, tandis qu’un parasite intermittent ne visite l’hôte que périodiquement pour se nourrir et possède des stades libres.

  • Un parasite monoxène infecte une seule espèce d’hôte, tandis qu’un parasite hétéroxène infecte un grand nombre d’espèces.

Astuce mémo

Localisation → durée → hôte : trois axes pour caractériser un parasitisme.

3. Pathogénicité et défenses réciproques

★ À maîtriser

  • Les principaux grades cliniques sont: le portage sain, les épisodes cliniques plus ou moins aigus et répétés, la maladie chronique

  • La virulence dépend notamment de:

    • la quantité de parasites
    • la localisation
    • la capacité à migrer
    • le métabolisme
    • le stade de développement
    • l’adaptation à l’hôte
  • Les défenses de l’hôte sont aspécifiques, comme l’inflammation et l’allergie, ou spécifiques, comme les réponses immunitaires humorale et cellulaire.

📌 L’action spoliatrice prive l’hôte de ressources, l’action mécanique exerce une obstruction ou une compression, l’action irritative déclenche des spasmes ou des granulomes, l’action toxique résulte de substances parasitaires, et l’action infectieuse associe le parasite à un autre agent infectieux.

Compléments

  • T. saginata peut produire plus de 100 millions d’œufs par an, ce qui illustre la forte fécondité favorisant la survie du parasite.

Astuce mémo

Parasite nombreux ou mal adapté → lésions et défenses excessives → maladie plus grave.

4. Cycles, diagnostic et traitement

Points essentiels

  • Les conditions générales d’un cycle complet sont: un réservoir de parasites, un ou plusieurs hôtes intermédiaires ou vecteurs incontournables, des conditions écologiques, des conditions éthologiques, la résistance ou réceptivité de l’hôte

📌 Un cycle direct se déroule sans hôte intermédiaire, tandis qu’un cycle indirect nécessite un ou plusieurs hôtes intermédiaires.

  • Les formes infestantes peuvent être transmises par voie orale, transcutanée, aérienne, sexuelle, transplacentaire, par piqûre ou sécrétion d’insectes hématophages, et rarement par transfusion sanguine ou greffe d’un organe parasité.

📌 Le diagnostic direct met en évidence une forme du parasite dans un prélèvement ou l’environnement, tandis que le diagnostic indirect recherche des anomalies biologiques, des anticorps, des antigènes ou de l’ADN parasitaire.

📌 Le traitement des parasitoses repose d’abord sur l’hygiène, puis peut être individuel ou collectif, curatif ou préventif, et spécifique par vermifuge, insecticide ou antifongique.

Astuce mémo

Réservoir → hôte intermédiaire ou vecteur → hôte définitif → infestation.

5. Classification des parasites

Notions clés & Définitions

  • Protozoaires : Êtres unicellulaires doués de mouvement, pouvant se déplacer grâce à des pseudopodes, des flagelles, une membrane ondulante ou des cils, et exister sous forme mobile ou enkystée.
  • Helminthes : Vers, c’est-à-dire une partie des métazoaires pluricellulaires possédant des tissus différenciés, observés sous formes adultes, larvaires, embryonnaires ou ovulaires.

★ À maîtriser

  • Les cinq anciens règnes sont:
    • Planta
    • Animalia
    • Protista
    • Monera
    • Fungi

Compléments

  • Les groupes à parasites excessivement nombreux comprennent les protozoaires et les helminthes, tandis que les champignons parasites sont décrits comme peu nombreux.

Astuce mémo

Les parasites nombreux se trouvent surtout chez les crustacés, acariens, insectes, protozoaires et helminthes.

6. Helminthes et arthropodes

Notions clés & Définitions

  • Cestode adulte : Ver plat rubané, segmenté, dépourvu d’appareil digestif, dont le scolex porte des crochets et/ou des ventouses, suivi d’un cou puis d’un strobile formé de proglottis.
  • Nématodes : Vers ronds, cylindriques, non segmentés et pointus aux extrémités, dont les cycles peuvent être directs ou indirects et présenter des migrations tissulaires variables.
  • Diapause : Arrêt temporaire et facultatif du développement larvaire d’un nématode à un point précis de son développement parasitaire.
  • Arthropodes : Invertébrés au corps segmenté, dotés d’un exosquelette chitineux et de membres articulés, pouvant avoir un rôle pathogène direct, vectoriel ou toxique.

★ À maîtriser

  • Chez les cyclophyllidés, l’adulte vit dans l’intestin, les œufs sont éliminés dans les selles, l’hôte intermédiaire ingère l’œuf, puis la larve se transforme avant que l’ingestion de l’hôte intermédiaire permette au scolex de se fixer dans l’intestin de l’hôte définitif.

Compléments

  • Chez les strongylidés, trichostrongylidés et strongyloïdés, les larves L1 et L2 se nourrissent de bactéries, tandis que la L3 ne se nourrit plus et survit grâce à ses réserves.

  • Le développement larvaire des nématodes est optimal entre 18 et 26 °C et nécessite une humidité minimale de 80 %.

Astuce mémo

Le cestode porte un scolex en tête, un cou puis un strobile formé d’anneaux.

7. Protozoaires et champignons

Notions clés & Définitions

  • Trophozoïte : Forme active et mobile d’un protozoaire.
  • Kyste : État de latence d’un parasite sous forme d’une coque protectrice.
  • Capsule bactérienne : Structure externe dont la production dépend du matériel génétique de la bactérie et des conditions de culture, et qui favorise la survie, la virulence, l’invasion et l’échappement à la phagocytose.
  • Paroi bactérienne : Enveloppe rigide qui assure l’intégrité de la bactérie, détermine sa forme et la protège des variations de pression osmotique; elle est absente chez les Mollicutes, notamment Mycoplasma.
  • Dermatophytose : Infection superficielle de la peau, des poils ou des ongles provoquée par des moisissures appelées dermatophytes.

★ À maîtriser

  • Les modes de reproduction asexuée comprennent:

    • la fission binaire
    • la fission multiple
    • le bourgeonnement
    • l’endodyogénie
  • 🔄 Le cycle des coccidies se déroule selon trois phases:

    1. la sporulation
    2. la schizogonie
    3. la gamétogonie et la production d’oocystes
  • Lors de la sporulation d’Eimeria, quatre sporoblastes donnent chacun un sporocyste contenant deux sporozoïtes, soit huit sporozoïtes dans l’oocyste sporulé, après 2 à 4 jours en général.

  • La classification phylogénétique des bactéries repose notamment sur l’analyse de l’ARN ribosomal 16S et 23S, et l’espèce constitue l’unité fondamentale de classification.

  • Le biofilm est un glycocalyx de fibres polysaccharidiques qui permet l’attachement aux cellules ou aux supports inertes et rend les bactéries plus résistantes à la dessiccation, aux antiseptiques, aux désinfectants et aux antibiotiques.

📌 Les pili communs, nombreux, courts et rigides, assurent notamment l’adhérence, tandis que les pili F, peu nombreux et codés par le plasmide F, interviennent dans la conjugaison bactérienne.

Compléments

  • Les spores des champignons ont une longue survie, ce qui rend l’assainissement des locaux difficile et impose de prendre en compte les autres espèces animales pouvant intervenir dans la prophylaxie.

📌 Les bactéries sont des procaryotes dépourvus de véritable noyau, tandis que les archaebactéries constituent un groupe procaryote distinct des eubactéries et vivent souvent dans des conditions extrêmes. — C. Woese, 1970

Astuce mémo

Chez Eimeria : sporulation → schizogonie → gamétogonie.

8. Appendices et enveloppes bactériennes

Notions clés & Définitions

  • Flagelles : Appendices fins et longs, constitués de flagelline, qui assurent la mobilité bactérienne selon le chimiotactisme.

★ À maîtriser

📌 Les pili communs sont nombreux, courts et rigides, tandis que les pili F sont peu nombreux, plus longs, codés par le plasmide F et impliqués dans la conjugaison bactérienne.

📌 La coloration de Gram colore en violet les bactéries à paroi épaisse, dites Gram positives, et en rouge les bactéries à paroi fine, dites Gram négatives.

Compléments

  • La paroi des bactéries Gram positives contient une couche épaisse de peptidoglycane, des protéines, des acides teichoïques et des acides lipoteichoïques.

  • La paroi des bactéries Gram négatives comprend une membrane externe avec des lipopolysaccharides, des protéines, des porines, des lipoprotéines et une fine couche de peptidoglycane.

Astuce mémo

Pili = adhérence et conjugaison, flagelles = mobilité, paroi = forme et protection

9. Structures internes et spores

Notions clés & Définitions

  • Plasmides : Petites séquences circulaires d’ADN cytoplasmique, indépendantes du chromosome bactérien, portant des informations génétiques secondaires et capables de réplication autonome.
  • Spore bactérienne : Forme de survie métaboliquement inactive, produite notamment par les genres Clostridium et Bacillus, qui peut survivre dans le milieu extérieur pendant des années.

Points essentiels

  • L’appareil nucléaire bactérien est constitué d’un chromosome unique, continu et circulaire, dont l’aspect varie selon l’espèce, la phase de croissance et l’état physiologique.

  • La germination d’une spore comprend l’activation, l’initiation avec réhydratation et destruction des enveloppes, puis l’excroissance avec reprise de la biosynthèse et du métabolisme.

Astuce mémo

Stress nutritif → sporulation ou économie métabolique

10. Reproduction et croissance bactérienne

★ À maîtriser

  • 🔄 La fission binaire bactérienne se déroule ainsi:
    1. Croissance de la bactérie
    2. Réplication de l’ADN et des constituants cellulaires
    3. Formation d’un septum de division
    4. Séparation en deux cellules filles

📐 Formule — Le cycle cellulaire bactérien vérifie Cycle=I+C+DCycle = I + C + D, où I est le temps d’initiation, C le temps de réplication de l’ADN chromosomique et D le temps de division cellulaire.

  • 🔄 La courbe de croissance bactérienne suit six phases:
    1. Phase de latence
    2. Phase d’accélération
    3. Croissance exponentielle
    4. Phase de ralentissement
    5. Phase stationnaire maximale
    6. Phase de déclin

Compléments

📌 In vitro, les milieux liquides servent notamment à cultiver des bactéries pures ou à réaliser une hémoculture, tandis que les milieux solides ou semi-solides à base d’agar servent à isoler les bactéries.

Astuce mémo

Latence → accélération → exponentielle → ralentissement → stationnaire → déclin

11. Pouvoir pathogène bactérien

Notions clés & Définitions

  • Dose infectante : Nombre minimal de bactéries dont l’introduction chez un organisme réceptif déclenche une maladie.
  • Dose létale 50% : Plus faible quantité de bactéries qui provoque la mort de 50 % des animaux réceptifs inoculés.

★ À maîtriser

📌 Le pouvoir pathogène est une notion qualitative qui décrit le type de maladie provoqué, tandis que la virulence est une notion quantitative qui varie entre les souches d’un même pouvoir pathogène.

📌 Les bactéries opportunistes provoquent habituellement une maladie chez les sujets dont les défenses immunitaires sont altérées, contrairement aux bactéries pathogènes qui peuvent provoquer une maladie chez un sujet sain.

Compléments

  • Les facteurs d’adhérence bactérienne comprennent:

    • Les pili communs
    • Les pili adhésines
    • Les adhésines
    • Le glycocalyx
  • Les stratégies de résistance à la phagocytose comprennent:

    • L’inhibition du chimiotactisme
    • Les lésions et la destruction du phagocyte
    • L’inhibition de l’adhésion et de l’ingestion
    • L’inhibition de la fusion lysosome-vésicule de phagocytose
    • La résistance à la digestion intracellulaire

Astuce mémo

Pouvoir pathogène = qualité de la maladie, virulence = quantité de pouvoir invasif

12. Défense de l’hôte et dissémination

★ À maîtriser

  • Le complément participe à la bactériolyse, à l’opsonisation et au chimiotactisme par C3a et C5a, tandis que les cellules phagocytaires principales sont les polynucléaires et les macrophages.

  • Le seul nutriment réellement limitant in vivo est le Fe3+, dont la concentration tissulaire est de 10-18 M en raison de sa liaison à la transferrine et à la lactoferrine.

📌 Les bactéries à multiplication intracellulaire se répliquent dans les cellules de l’hôte et doivent éviter leur dégradation par les macrophages, tandis que les bactéries extracellulaires se multiplient dans le secteur extracellulaire et résistent au complément et à la phagocytose.

  • Dans les infections à toxine diffusant à distance, la bactérie adhère à la muqueuse de la porte d’entrée, la colonise et produit une toxine dont les effets s’exercent à distance.

Compléments

  • Des bactéries se multipliant dans les macrophages comprennent:
    • Mycobacterium tuberculosis
    • Salmonella typhi
    • Listeria monocytogenes
    • Brucella
    • Legionella
    • Coxiella burnetti

Astuce mémo

Porte d’entrée → multiplication → inflammation → dissémination ou toxine à distance

13. Prophylaxie et traitement antibactérien

★ À maîtriser

📌 Les antiseptiques sont des substances germicides appliquées sur des tissus vivants, tandis que les désinfectants sont appliqués sur des objets inanimés.

  • L’alcool éthylique a une efficacité optimale à 70 % dans l’eau et agit en quelques minutes contre les bactéries Gram positives, Gram négatives, les virus enveloppés et les champignons.

  • La résistance bactérienne aux antibiotiques peut être naturelle ou acquise, multiple contre plusieurs familles, et croisée lorsqu’une résistance à un antibiotique implique une résistance à un autre antibiotique de la même famille.

Compléments

  • La chlorhexidine est plus active contre les bactéries Gram positives que contre les Gram négatives et les champignons, possède une rémanence de quelques heures et est inactivée par les substances anioniques.

Astuce mémo

Antiseptique sur tissu vivant, désinfectant sur objet inanimé

14. Définition et architecture virales

Notions clés & Définitions

  • Virus : André Lwoff — Entités nucléoprotéiques infectieuses et potentiellement pathogènes contenant un seul type d’acide nucléique, ARN ou ADN, et incapables de croître ou de se diviser hors d’une cellule hôte.

★ À maîtriser

📌 Le virion est une particule virale infectieuse, tandis que la nucléocapside est l’ensemble formé par la capside et l’acide nucléique viral.

  • L’enveloppe virale est une bicouche lipidique d’origine cellulaire portant des glycoprotéines impliquées dans l’attachement à la cellule cible; les virus qui en possèdent une sont dits enveloppés, les autres nus.

Compléments

  • Les trois types de symétrie virale sont:
    • La symétrie hélicoïdale
    • La symétrie icosaédrique
    • La symétrie complexe

Astuce mémo

Virus enveloppé = bourgeonnement, virus nu = lyse cellulaire

15. Cycle et classification des virus

★ À maîtriser

  • Le cycle de multiplication virale comprend l’attachement, la pénétration, la décapsidation, les synthèses précoces, la réplication de l’acide nucléique, les synthèses tardives, l’assemblage et la sortie.

  • Les virus à ARN doivent généralement faire produire par la cellule infectée une ARN réplicase viro-induite, et les rétrovirus utilisent également une transcriptase inverse viro-induite.

📌 Les virus nus sortent généralement de la cellule par lyse, tandis que les virus enveloppés acquièrent leur enveloppe par bourgeonnement et sortent par bourgeonnement ou exocytose.

  • La classification virale est mise en place par l’International Committee on Taxonomy of Viruses et s’appuie notamment sur l’acide nucléique, ses caractéristiques génomiques et l’analyse phylogénétique.

Compléments

  • Dans la taxonomie virale, les suffixes sont -virales pour les ordres, -viridae pour les familles, -virinae pour les sous-familles et -virus pour les genres.

Astuce mémo

Attachement → pénétration → décapsidation → synthèse → assemblage → sortie

16. Classification et variabilité virales

Notions clés & Définitions

  • Espèce virale : ICTV — Classe polythétique de virus constituant une lignée réplicative et occupant une niche écologique particulière.

★ À maîtriser

  • La classification virale de l’ICTV s’appuie principalement sur l’analyse phylogénétique, complétée par le type et le nombre de chaînes d’acide nucléique, la segmentation et la polarité de l’ARN ainsi que les stratégies de réplication et de transcription. — International Committee on Taxonomy of Viruses (ICTV)

  • Les suffixes taxonomiques viraux sont -virales pour l’ordre, -viridae pour la famille, -virinae pour la sous-famille et -virus pour le genre.

Compléments

  • La taxonomie virale recensait plus de 5000 virus, 5 ordres, 84 familles, 12 sous-familles, 324 genres et plus de 2000 espèces dans le cours.

  • Les catégories de variation intra-spécifique comprennent:

    • l’isolat
    • la souche virale
    • le génotype
    • le nucléotype
    • le génogroupe
    • le sérotype
    • le biotype
    • le pathotype
    • l’électrophérootype
    • le topotype

17. Mécanismes de la pathogénie virale

Notions clés & Définitions

  • Mutation virale : Erreur de copiage produite par la polymérase lors de la réplication du génome viral.

★ À maîtriser

  • Les mutations virales peuvent permettre l’échappement aux anticorps neutralisants ou aux lymphocytes cytotoxiques, la résistance aux antiviraux, la persistance, un changement de tropisme ou de virulence, la réversion de l’atténuation et une variation de l’induction d’interféron.

  • Le taux de mutation est d’environ 10^-8 à 10^-11 par nucléotide incorporé pour les virus à ADN et d’environ 10^-3 à 10^-4 par base et par cycle pour les virus à ARN.

  • Les effets cytopathogènes peuvent être cytolytiques, avec nécrose des cellules comme dans la fièvre aphteuse, ou modifier l’apoptose par induction ou prévention.

Compléments

  • Le taux de mutation correspond au nombre de substitutions nucléotidiques rapporté au nombre de bases pendant un cycle de réplication du génome viral.

  • Les virus peuvent échapper à la réaction immune par immunotolérance ou par non-reconnaissance de la cellule infectée, comme dans l’infection fœtale par le virus de la BVD.

Astuce mémo

Mutation ou échappement immunitaire → persistance, virulence ou diffusion du virus

18. Entrée et dissémination virales

Notions clés & Définitions

  • Tropisme cellulaire : Le tropisme cellulaire dépend de la reconnaissance entre un ligand viral et un récepteur cellulaire et détermine les tissus infectables.
  • Immunisation passive : L’immunisation passive consiste à transférer des immunoglobulines préformées et procure une protection immédiate mais de courte durée.
  • Immunity gap : Période située entre la disparition de la protection par les anticorps maternels et la possibilité d’une immunisation active efficace.

Points essentiels

  • Les principales portes d’entrée virales sont:
    • la muqueuse respiratoire
    • la muqueuse digestive
    • la muqueuse urogénitale
    • la conjonctive
    • les vecteurs mécaniques ou biologiques
    • la morsure

📌 La virémie primaire correspond au premier passage sanguin, avec une faible concentration virale, tandis que la virémie secondaire suit la multiplication dans des sites secondaires et entraîne une amplification avec une concentration sanguine plus élevée.

  • La neuroinvasion peut atteindre le système nerveux central par les vaisseaux sanguins, comme pour le virus West Nile, ou par la voie axonale rétrograde, comme pour le virus de la rage.

  • La transmission horizontale se fait par:

    • contact direct oro-fécal
    • contact indirect par vecteurs mécaniques
    • voie aérogène
    • arthropodes

📌 La transmission épigénétique correspond au passage du virus de la mère au fœtus pendant la gestation sans intervention des gamètes, tandis que la transmission génétique vraie résulte de l’intégration de l’ADN proviral dans les cellules germinales infectées.

📌 Une infection latente persiste sans présentation de déterminants antigéniques viraux et peut se réactiver, tandis qu’une infection chronique produit continuellement des virus infectieux.

  • L’immunité humorale passive peut être transférée par:
    • voie transplacentaire
    • voie colostrale
    • voie vitelline
    • sérothérapie

📌 Les anticorps maternels protègent l’animal lorsqu’ils dépassent le seuil protecteur, mais ils peuvent inhiber l’immunisation active lorsqu’ils restent au-dessus du seuil inhibiteur.

  • Jenner a découvert que l’injection du virus Vaccinia immunisait les humains contre Variola major, constituant le premier vaccin vivant et contribuant à l’éradication de la variole.

  • Gaston Ramon a montré qu’une réponse immunitaire pouvait être induite contre une toxine et a défini l’anatoxine comme une toxine détoxifiée conservant ses propriétés antigéniques.

  • Les vaccins tués ou inactivés contiennent des virus complets rendus non pathogènes par la chaleur, les rayons ultraviolets, le formol ou la bêta-propionolactone et induisent surtout une réponse humorale.

📌 Les vaccins vivants atténués contiennent des virus infectieux ayant perdu leur pouvoir pathogène et provoquent une véritable infection sans provoquer la maladie.

  • Les vaccins sous-unitaires utilisent un ou plusieurs antigènes d’intérêt, sont non réplicatifs et stables, mais nécessitent généralement des rappels et induisent surtout une réponse humorale avec une stimulation cellulaire et locale médiocre.

Astuce mémo

Entrée → dissémination locale ou sanguine → organe cible → excrétion

Tableaux de synthèse

Principales interactions symbiotiques

InteractionBénéficeEffet sur l’autre partenaire
PhorésieSupport pour un organismeLe support peut être quitté
MutualismeBénéfice pour les deux espècesAssociation obligatoire
CommensalismeBénéfice pour un partenaireL’autre n’est pas lésé
ParasitismeBénéfice pour le parasiteL’hôte est lésé

Principales structures virales

ÉlémentCompositionFonction
CapsideProtéinesProtège l’acide nucléique
NucléocapsideCapside et acide nucléiqueForme l’ensemble génomique protégé
EnveloppeBicouche lipidique d’origine cellulairePermet notamment l’attachement à la cellule cible

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Parasitologie et structure bactérienne avec 65 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle caractéristique définit le parasitisme ?

2. Un organisme se fixe temporairement sur un autre pour être transporté, tout en pouvant le quitter librement. De quelle relation s’agit-il ?

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Qu'est-ce que le parasitisme ?

Une relation symbiotique où le parasite vit aux dépens de l’hôte.

Quelle relation symbiotique procure un bénéfice obligatoire aux deux espèces ?

Le mutualisme.

Quelle est la définition d'une zoonose parasitaire ?

Une maladie parasitaire transmissible de l’animal à l’Homme.

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