QCM : Perception, attention et mémoire (63 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que regroupe la cognition ?

L’ensemble des réactions observables face aux stimuli de l’environnement
L’ensemble des comportements appris par récompense et punition
L’ensemble des sensations produites par les organes sensoriels
L’ensemble des capacités nécessaires pour réfléchir et des connaissances acquises

L’ensemble des capacités nécessaires pour réfléchir et des connaissances acquises

Explication

La cognition comprend les capacités nécessaires à la réflexion ainsi que les connaissances acquises. Les réactions observables, les sensations isolées et les comportements conditionnés ne couvrent pas l’ensemble de cette notion.

2. Quelle distinction caractérise la psychologie cognitive par rapport au behaviorisme ?

La psychologie cognitive exclut les processus internes, tandis que le behaviorisme explique les raisonnements complexes
La psychologie cognitive mesure les comportements visibles, tandis que le behaviorisme analyse les connaissances acquises
La psychologie cognitive étudie les réflexes, tandis que le behaviorisme décrit les représentations mentales
La psychologie cognitive cherche à comprendre les processus de pensée, tandis que le behaviorisme se concentre sur les comportements observables

La psychologie cognitive cherche à comprendre les processus de pensée, tandis que le behaviorisme se concentre sur les comportements observables

Explication

La psychologie cognitive décrit et cherche à comprendre la manière dont nous pensons. Le behaviorisme privilégie l’étude des comportements observables plutôt que celle des processus mentaux.

3. Quels processus de base de la cognition sont principalement étudiés dans l’UE 101 ?

Le raisonnement, la décision et la personnalité
Le langage, la motivation et les émotions
La perception, l’attention et la mémoire
L’apprentissage, la créativité et les relations sociales

La perception, l’attention et la mémoire

Explication

L’UE 101 porte principalement sur la perception, l’attention et la mémoire, qui constituent des processus fondamentaux de la cognition. Les autres ensembles regroupent des fonctions ou domaines psychologiques différents.

4. Que désigne l’introspection ?

Le fait de porter attention à ses propres sensations ou états mentaux
Le fait d’observer les comportements visibles produits par une personne
Le fait de mesurer les réactions physiologiques déclenchées par un stimulus
Le fait d’associer une réponse à une situation après une récompense

Le fait de porter attention à ses propres sensations ou états mentaux

Explication

L’introspection consiste à examiner ses propres sensations ou états internes en portant l’attention sur son expérience. L’observation des comportements visibles relève plutôt de l’approche behavioriste.

5. Quel événement est associé à Wilhelm Maximilian Wundt en 1879 ?

La création du premier laboratoire de psychologie expérimentale à Leipzig
La publication d’une théorie de la mémoire de travail en psychologie cognitive
La formulation du behaviorisme comme branche objective des sciences naturelles
La mise en évidence de la loi de l’effet par une série d’expériences

La création du premier laboratoire de psychologie expérimentale à Leipzig

Explication

En 1879, Wundt a contribué à fonder la psychologie expérimentale en créant le premier laboratoire consacré à cette discipline à l’université de Leipzig. La formulation du behaviorisme est associée à Watson, tandis que la loi de l’effet est associée à Thorndike.

6. Quelle succession d’étapes correspond à la méthode introspectionniste ?

Définir une tâche, présenter des stimuli, recueillir une réponse, puis demander une description précise des processus mobilisés
Présenter une récompense, observer une réaction, modifier le stimulus, puis mesurer la fréquence du comportement
Choisir un comportement, supprimer les états mentaux, contrôler l’environnement, puis prédire la réponse
Interroger un groupe, comparer les scores, exclure les sensations, puis établir une loi générale

Définir une tâche, présenter des stimuli, recueillir une réponse, puis demander une description précise des processus mobilisés

Explication

La méthode introspectionniste organise une tâche et des stimuli, recueille une réponse, puis demande aux observateurs de décrire précisément les processus mobilisés. Elle ne se limite donc pas à mesurer une réaction comportementale sans rapport subjectif.

7. Quelle opposition distingue le behaviorisme de l’introspectionnisme ?

Le behaviorisme observe les raisonnements, tandis que l’introspectionnisme explique les réponses par leurs conséquences environnementales
Le behaviorisme décrit les sensations internes, tandis que l’introspectionnisme mesure les comportements visibles sans interroger les observateurs
Le behaviorisme analyse les souvenirs personnels, tandis que l’introspectionnisme étudie les associations entre récompenses et situations
Le behaviorisme étudie les stimuli et les comportements visibles, tandis que l’introspectionnisme examine les états mentaux par des rapports subjectifs

Le behaviorisme étudie les stimuli et les comportements visibles, tandis que l’introspectionnisme examine les états mentaux par des rapports subjectifs

Explication

Le behaviorisme privilégie les stimuli et les comportements observables, alors que l’introspectionnisme s’intéresse aux états mentaux rapportés par les observateurs. Les autres propositions inversent ou mélangent les objets de ces deux approches.

8. Quel est l’objet principal de la psychologie cognitive ?

Les réflexes physiologiques déclenchés par des stimulations externes
Les comportements observables étudiés sans référence aux processus internes
Les différences individuelles liées aux traits stables de personnalité
Les processus mentaux et les structures permettant de comprendre l’environnement

Les processus mentaux et les structures permettant de comprendre l’environnement

Explication

La psychologie cognitive étudie les processus mentaux et les structures qui permettent à l’être humain de saisir et de comprendre son environnement. L’exclusion des processus internes correspond davantage à la perspective behavioriste.

9. Dans quelle situation la mémoire de travail intervient-elle directement ?

Maintenir une information active pendant qu’une personne comprend un texte
Associer une récompense à une réponse produite dans une situation donnée
Transformer un signal sensoriel en représentation mentale perceptive
Conserver une information pour une utilisation ultérieure après une longue période

Maintenir une information active pendant qu’une personne comprend un texte

Explication

La mémoire de travail maintient activement l’information présente, notamment pendant la compréhension d’un texte. Le stockage durable relève plutôt de la mémoire à long terme, tandis que la perception transforme les signaux sensoriels.

10. Quelle description ordonne correctement plusieurs fonctions cognitives ?

La perception stocke les informations, l’attention produit les décisions, puis la mémoire transforme les signaux sensoriels
La perception transforme les signaux, l’attention réduit les informations traitées, puis la mémoire les élabore et les stocke
La perception réduit les informations, l’attention les transforme en souvenirs, puis la mémoire sélectionne les comportements visibles
La perception utilise les informations stockées, l’attention les récupère, puis la mémoire convertit les signaux en décisions

La perception transforme les signaux, l’attention réduit les informations traitées, puis la mémoire les élabore et les stocke

Explication

La perception transforme les signaux sensoriels en représentations, l’attention limite les informations traitées et la mémoire élabore puis stocke ces informations. Le raisonnement, la décision, le jugement ou l’action peuvent ensuite les utiliser.

11. Quel est l’objet principal de la psychophysique ?

Mesurer les différences individuelles dans les capacités de raisonnement
Classer les récepteurs sensoriels selon leur localisation anatomique
Établir expérimentalement des correspondances entre grandeurs physiques et grandeurs perçues
Décrire le traitement cognitif des stimulations après leur arrivée au cerveau

Établir expérimentalement des correspondances entre grandeurs physiques et grandeurs perçues

Explication

La psychophysique met expérimentalement en relation les propriétés physiques d’une stimulation et l’expérience perceptive correspondante. Le traitement cognitif des stimulations relève plutôt de la perception au sens large.

12. Quelle association entre modalité sensorielle, grandeur physique et unité est correcte ?

Vision : intensité en décibels ; audition : luminosité en lux
Vision : chrominance en lux ; audition : fréquence en décibels
Vision : luminosité en lux ; audition : intensité en décibels
Vision : fréquence en Hertz ; audition : chrominance en nanomètres

Vision : luminosité en lux ; audition : intensité en décibels

Explication

La luminosité visuelle se mesure en lux, tandis que l’intensité sonore se mesure en décibels. Les Hertz correspondent à la fréquence auditive et les nanomètres à la longueur d’onde liée à la chrominance.

13. Dans une expérience psychophysique, que désigne le seuil absolu ?

La variation maximale tolérée avant qu’une stimulation soit ressentie
L’intensité moyenne produite par un stimulus présenté plusieurs fois
L’intensité minimale détectée dans la moitié des présentations
La plus petite différence perceptible entre deux stimulations

L’intensité minimale détectée dans la moitié des présentations

Explication

Le seuil absolu correspond à l’intensité minimale d’un stimulus détectée dans 50 % des cas. La plus petite différence entre deux stimulations définit plutôt le seuil différentiel.

14. Que mesure le seuil différentiel entre deux stimulations ?

Le plus petit rapport entre deux grandeurs perceptible par l’être humain
L’intensité minimale d’une stimulation détectée dans la moitié des essais
La durée nécessaire pour qu’un stimulus atteigne les récepteurs sensoriels
La quantité totale d’énergie produite par une stimulation physique

Le plus petit rapport entre deux grandeurs perceptible par l’être humain

Explication

Le seuil différentiel est le plus petit rapport entre deux grandeurs que l’être humain puisse distinguer. L’intensité minimale détectable dans 50 % des cas correspond au seuil absolu.

15. Quelle description correspond le mieux à la perception ?

Une stimulation des récepteurs sensoriels avant toute interprétation
Une activité qui reçoit et interprète les informations de l’environnement
Une mesure physique de l’énergie présente dans un stimulus externe
Une réponse motrice déclenchée par une information sensorielle

Une activité qui reçoit et interprète les informations de l’environnement

Explication

La perception consiste à recevoir et interpréter les informations de l’environnement, notamment pour reconnaître ou saisir des objets. La stimulation des récepteurs désigne plutôt la sensation.

16. Quelles modalités appartiennent aux cinq modalités sensorielles principales ?

Les modalités auditive, tactile, spatiale, temporelle et gustative
Les modalités olfactive, gustative, douloureuse, musculaire et visuelle
Les modalités visuelle, thermique, vestibulaire, auditive et motrice
Les modalités visuelle, olfactive, auditive, gustative et tactile

Les modalités visuelle, olfactive, auditive, gustative et tactile

Explication

Les cinq modalités principales sont la vision, l’olfaction, l’audition, la gustation et le toucher. Les autres propositions mélangent des modalités sensorielles avec des dimensions perceptives ou des systèmes particuliers.

17. Comment la vision binoculaire contribue-t-elle à la perception de la profondeur ?

Elle identifie la profondeur en comparant les sons provenant des deux oreilles
Elle déduit la distance à partir de la luminosité moyenne de la scène
Elle utilise des indices de profondeur accessibles à un seul œil
Elle compare les images légèrement différentes fournies par les deux yeux

Elle compare les images légèrement différentes fournies par les deux yeux

Explication

La vision binoculaire exploite les différences entre les images reçues par les deux yeux pour contribuer à l’estimation de la profondeur. Les indices accessibles à un seul œil relèvent de la vision monoculaire.

18. Que montre l’effet McGurk lorsqu’une syllabe /ba/ est accompagnée de lèvres articulant /ga/ ?

La syllabe entendue devient /ga/ parce que le son est remplacé par la vision
La syllabe entendue peut être perçue comme une syllabe fusionnée /da/
La syllabe entendue reste /ba/ malgré l’information visuelle contradictoire
La syllabe entendue disparaît parce que les deux informations sensorielles s’annulent

La syllabe entendue peut être perçue comme une syllabe fusionnée /da/

Explication

L’effet McGurk montre que l’information visuelle des mouvements des lèvres modifie l’interprétation auditive, jusqu’à produire une syllabe fusionnée /da/. La vision ne remplace donc pas simplement le son et les deux signaux ne s’annulent pas.

19. Quelle transformation perceptive caractérise l’illusion multisensorielle entre les lèvres et la parole ?

Des lèvres articulant /ga/ peuvent transformer un son /da/ perçu en /ba/
Des lèvres articulant /da/ peuvent transformer un son /ba/ perçu en /ga/
Des lèvres articulant /ba/ peuvent transformer un son /ga/ perçu en /da/
Des lèvres articulant /ga/ peuvent transformer un son /ba/ perçu en /da/

Des lèvres articulant /ga/ peuvent transformer un son /ba/ perçu en /da/

Explication

La perception simultanée de lèvres articulant /ga/ peut transformer la syllabe auditive /ba/ en une perception fusionnée /da/. Les autres associations inversent les syllabes visuelle et auditive décrites dans l’illusion.

20. Dans l’illusion de ventriloquie, comment le cerveau localise-t-il généralement la parole ?

Il attribue la parole à la marionnette en fonction de son mouvement articulatoire
Il attribue la parole à la personne la plus proche de l’auditeur
Il attribue la parole au ventriloque en ignorant les mouvements de la marionnette
Il situe la parole entre le ventriloque et la marionnette selon leur distance

Il attribue la parole à la marionnette en fonction de son mouvement articulatoire

Explication

Le mouvement articulatoire de la marionnette influence le jugement de localisation et fait percevoir celle-ci comme la source de la parole. La source sonore réelle reste pourtant le ventriloque.

21. Dans l’illusion de mouvement des roues, dans quelle condition le mouvement illusoire apparaît-il ?

Il apparaît de manière équivalente en vision centrale et en vision périphérique
Il apparaît en vision périphérique et cesse lorsqu’une roue est fixée directement
Il apparaît avec une roue immobile et persiste lorsque le regard reste fixé dessus
Il apparaît lors d’une fixation directe et cesse lorsque la roue est en périphérie

Il apparaît en vision périphérique et cesse lorsqu’une roue est fixée directement

Explication

L’illusion de mouvement des roues apparaît en vision périphérique et s’arrête lorsqu’une roue est directement fixée. Elle dépend donc de la position du regard plutôt que d’une présence identique dans les deux champs visuels.

22. Que signifie le principe central de la théorie de la Gestalt appliqué à la perception visuelle ?

Le tout perceptif correspond à l’addition exacte des traits élémentaires observés
Le tout perceptif résulte de l’identification successive des objets isolés
Le tout perceptif possède des propriétés qui ne se réduisent pas à l’addition de ses éléments
Le tout perceptif dépend principalement de la luminosité de chaque élément

Le tout perceptif possède des propriétés qui ne se réduisent pas à l’addition de ses éléments

Explication

La Gestalt affirme que les lois de structuration organisent les traits élémentaires en une forme dont les propriétés dépassent leur simple addition. L’idée d’une addition exacte des éléments correspond à la confusion explicitement signalée.

23. Quelle loi de la Gestalt regroupe des éléments qui se ressemblent par leur apparence ?

La loi de similitude
La loi du destin commun
La loi de proximité
La loi de clôture

La loi de similitude

Explication

La loi de similitude rassemble perceptivement les éléments qui présentent des caractéristiques semblables. La proximité concerne plutôt les éléments situés près les uns des autres, même s’ils ne se ressemblent pas.

24. Quelle proposition décrit le mieux la perception directe selon Gibson ?

Les informations visuelles doivent être reconstruites par des inférences avant toute action
La perception dépend principalement de représentations mentales formées indépendamment de l’environnement
L’action intervient après une analyse perceptive séparée des possibilités offertes par la scène
Les informations utiles sont présentes dans l’environnement et la perception guide directement l’action

Les informations utiles sont présentes dans l’environnement et la perception guide directement l’action

Explication

Pour Gibson, l’environnement contient les informations nécessaires, la perception est immédiate et elle reste indissociable de l’action. La séparation entre une perception achevée et une action ultérieure ne correspond pas à cette approche écologique.

25. Dans la distinction proposée par Gibson, que désigne la structure ambiante ?

Le rayonnement physique qui constitue directement le stimulus visuel
L’information portée par la lumière et qui rend la perception possible
La transformation mentale produite après l’identification consciente d’une forme
La capacité d’un objet à inviter le sujet à réaliser une action

L’information portée par la lumière et qui rend la perception possible

Explication

La structure ambiante correspond à l’information transportée par la lumière, tandis que la lumière constitue le stimulus visuel. La lumière elle-même ne doit donc pas être confondue avec l’information qu’elle porte.

26. Une chaise offre une possibilité de s’asseoir pour une personne qui la perçoit : quel concept de Gibson décrit cette possibilité d’action ?

Une structure ambiante
Un invariant visuel
Une affordance
Un gradient de texture

Une affordance

Explication

Une affordance est une invitation à agir fournie par un objet en fonction de l’action qu’il permet ou suggère au sujet. Elle ne désigne donc pas une simple propriété perceptive indépendante de l’usage possible de l’objet.

27. Une personne concentrée sur une tâche ne remarque pas un objet inattendu pourtant présent dans son champ visuel : quel phénomène illustre cette situation ?

La figure-fond
La cécité au changement
La cécité inattentionnelle
L’attention divisée

La cécité inattentionnelle

Explication

La cécité inattentionnelle correspond au fait de ne pas percevoir un élément inattendu lorsque l’attention est mobilisée par d’autres éléments. La cécité au changement concerne plutôt une modification apportée à un élément déjà présent dans la scène.

28. Dans l’expérience du gorille, pourquoi de nombreux participants ne remarquent-ils pas le gorille qui traverse la scène ?

Parce que le comptage des passes entre joueurs blancs détourne leur attention du gorille
Parce que le gorille est présenté après la disparition momentanée de tous les joueurs
Parce que les participants doivent identifier les changements de tenue des joueurs blancs
Parce que l’absence de tâche les conduit à observer la scène de façon trop générale

Parce que le comptage des passes entre joueurs blancs détourne leur attention du gorille

Explication

La tâche de compter les passes des joueurs en tee-shirts blancs mobilise l’attention et réduit le traitement accordé au gorille inattendu. L’expérience ne montre donc pas une meilleure détection obtenue par une observation sans tâche de comptage.

29. Que caractérise la cécité au changement dans une scène visuelle ?

L’incapacité à détecter une modification lorsque l’attention est dirigée vers d’autres éléments
La capacité à répartir les ressources attentionnelles entre plusieurs tâches
La capacité à inhiber les informations provenant de stimuli non pertinents
L’incapacité à détecter un objet inattendu qui vient d’entrer dans la scène

L’incapacité à détecter une modification lorsque l’attention est dirigée vers d’autres éléments

Explication

La cécité au changement désigne la difficulté à percevoir une modification d’un élément de la scène lorsque l’attention est focalisée ailleurs. Le fait de manquer un élément inattendu correspond plutôt à la cécité inattentionnelle.

30. Quelle situation illustre le mieux l’attention sélective ?

Détecter une modification d’une scène lorsque l’attention porte sur un autre élément
Se concentrer sur la voix d’un interlocuteur en filtrant les conversations voisines
Remarquer un objet inattendu pendant une tâche de comptage exigeante
Partager ses ressources entre la conduite et la lecture simultanée d’un message

Se concentrer sur la voix d’un interlocuteur en filtrant les conversations voisines

Explication

L’attention sélective consiste à orienter les ressources de traitement vers un stimulus cible tout en ignorant ou en inhibant les distracteurs. Le partage entre plusieurs activités décrit plutôt l’attention divisée.

31. Dans quelle séquence se déroule une étude expérimentale classique de la mémoire ?

Encodage, récupération immédiate, puis stockage
Récupération, encodage après un délai, puis stockage
Stockage, récupération immédiate, puis encodage
Encodage, stockage après un délai, puis récupération

Encodage, stockage après un délai, puis récupération

Explication

Une étude expérimentale distingue l’encodage initial, le stockage pendant un délai, puis la récupération de l’information. Confondre le stockage et la récupération inverserait la conservation de la trace et l’accès à cette trace.

32. Quelle définition décrit le mieux la mémoire comme fonction cognitive ?

Encoder, stocker et récupérer l’information
Percevoir, comparer et catégoriser les stimuli
Observer, sélectionner et contrôler les comportements
Maintenir, transformer et produire les émotions

Encoder, stocker et récupérer l’information

Explication

La mémoire permet d’encoder, de stocker et de récupérer l’information, ce qui correspond à ses trois opérations fondamentales. Les autres propositions décrivent plutôt des opérations perceptives, émotionnelles ou comportementales.

33. Quelle différence oppose correctement le rappel et la reconnaissance ?

Le rappel exige une recherche active, tandis que la reconnaissance identifie un élément appris parmi des éléments nouveaux.
Le rappel identifie un élément proposé, tandis que la reconnaissance produit une réponse sans élément présenté.
Le rappel conserve l’information, tandis que la reconnaissance transforme cette information pendant l’apprentissage.
Le rappel mesure la durée de stockage, tandis que la reconnaissance mesure la quantité d’information encodée.

Le rappel exige une recherche active, tandis que la reconnaissance identifie un élément appris parmi des éléments nouveaux.

Explication

Le rappel demande de produire activement une réponse, alors que la reconnaissance consiste à identifier une information apprise parmi des éléments présentés. La deuxième proposition inverse précisément ces deux opérations.

34. Quelle opposition caractérise les approches fonctionnelle et structurale de la mémoire ?

L’approche fonctionnelle distingue plusieurs systèmes, tandis que l’approche structurale privilégie les processus communs.
L’approche fonctionnelle mesure la durée du souvenir, tandis que l’approche structurale mesure sa précision.
L’approche fonctionnelle privilégie les processus, tandis que l’approche structurale distingue plusieurs systèmes mnésiques.
L’approche fonctionnelle étudie les émotions, tandis que l’approche structurale étudie les perceptions sensorielles.

L’approche fonctionnelle privilégie les processus, tandis que l’approche structurale distingue plusieurs systèmes mnésiques.

Explication

L’approche fonctionnelle met l’accent sur les processus et tend vers une structure unique, tandis que l’approche structurale postule plusieurs systèmes mnésiques. Les autres réponses attribuent à ces approches des objets d’étude ou des critères qui ne les définissent pas.

35. Quelle distinction décrit correctement la mémoire à court terme et la mémoire à long terme ?

La mémoire à court terme est brève et limitée, tandis que la mémoire à long terme est durable et potentiellement permanente.
La mémoire à court terme est durable et organisée, tandis que la mémoire à long terme conserve quelques informations pendant un bref délai.
La mémoire à court terme conserve les expériences lointaines, tandis que la mémoire à long terme traite les informations momentanées.
La mémoire à court terme possède une capacité étendue, tandis que la mémoire à long terme dépend d’un maintien par répétition mentale.

La mémoire à court terme est brève et limitée, tandis que la mémoire à long terme est durable et potentiellement permanente.

Explication

La mémoire à court terme maintient peu d’informations pendant une période brève, alors que la mémoire à long terme peut conserver durablement des expériences acquises. La deuxième proposition inverse les propriétés essentielles des deux systèmes.

36. Quelles structures le modèle d’Atkinson et Shiffrin distingue-t-il en série ?

L’encodage, la récupération et l’oubli à court terme
Le registre sensoriel, la mémoire à court terme et la mémoire à long terme
La mémoire procédurale, la mémoire épisodique et la mémoire sémantique
La perception visuelle, l’attention sélective et la mémoire de travail

Le registre sensoriel, la mémoire à court terme et la mémoire à long terme

Explication

Le modèle d’Atkinson et Shiffrin décrit successivement le registre sensoriel, la mémoire à court terme et la mémoire à long terme. Les autres ensembles renvoient à des catégories ou à des processus qui ne constituent pas les trois structures de ce modèle.

37. Quelle caractéristique correspond à la mémoire à court terme ?

Elle conserve provisoirement des informations sélectionnées pendant environ 30 secondes et bénéficie de la répétition mentale.
Elle conserve durablement des informations nombreuses et ne dépend pas de leur répétition mentale.
Elle maintient les informations sensorielles pendant plusieurs minutes avec une capacité très étendue.
Elle récupère des souvenirs anciens après un délai, sans limitation liée à la quantité d’informations.

Elle conserve provisoirement des informations sélectionnées pendant environ 30 secondes et bénéficie de la répétition mentale.

Explication

La mémoire à court terme a une capacité limitée, conserve provisoirement les informations pendant environ 30 secondes et peut être soutenue par la répétition mentale. La deuxième proposition décrit plutôt une mémoire durable et ne respecte pas la brièveté de la mémoire à court terme.

38. Dans une courbe de position sérielle, que désignent les effets de primauté et de récence ?

La primauté favorise le rappel des premiers items, tandis que la récence favorise celui des derniers items.
La primauté favorise le rappel des derniers items, tandis que la récence favorise celui des premiers items.
La primauté concerne les items médians, tandis que la récence concerne les informations les plus anciennes.
La primauté mesure la capacité totale, tandis que la récence mesure la durée de conservation des souvenirs.

La primauté favorise le rappel des premiers items, tandis que la récence favorise celui des derniers items.

Explication

L’effet de primauté correspond au meilleur rappel des éléments présentés au début, tandis que l’effet de récence concerne les éléments présentés à la fin. La deuxième proposition inverse les deux effets observés dans la courbe.

39. Que montre la double dissociation observée par Postman et Phillips entre les mémoires à court et à long terme ?

La mémoire à court terme est sensible à l’interférence, tandis que la mémoire à long terme y résiste davantage.
La mémoire à long terme est sensible à l’interférence, tandis que la mémoire à court terme y résiste davantage.
Les deux mémoires sont également perturbées, ce qui indique un système mnésique commun.
L’interférence améliore la mémoire à court terme, tandis qu’elle réduit la mémoire à long terme.

La mémoire à court terme est sensible à l’interférence, tandis que la mémoire à long terme y résiste davantage.

Explication

Les résultats montrent que l’interférence perturbe la mémoire à court terme mais n’altère pas de la même manière la mémoire à long terme, ce qui soutient leur indépendance. La troisième proposition est incompatible avec cette double dissociation, car elle suppose une sensibilité identique.

40. Que mesure précisément l’empan mnésique ?

La plus longue séquence d’items rappelée dans l’ordre après une seule présentation
La proportion de souvenirs anciens reconnus parmi des éléments nouveaux
La quantité totale d’informations conservées après plusieurs séances d’apprentissage
La durée moyenne pendant laquelle une information reste disponible sans répétition

La plus longue séquence d’items rappelée dans l’ordre après une seule présentation

Explication

L’empan mnésique correspond à la plus longue suite d’items qu’une personne peut rappeler dans l’ordre après une seule présentation. Il ne mesure donc ni la capacité générale de mémoire, ni la durée de conservation, ni la reconnaissance de souvenirs anciens.

41. Comment le regroupement permet-il d’augmenter les performances apparentes de la mémoire à court terme ?

Il répète chaque item séparément afin de prolonger la trace pendant plusieurs minutes.
Il transforme une séquence rappelée dans l’ordre en une liste de souvenirs anciens.
Il réunit plusieurs items en unités significatives, comme « 14-07-1789 » pour organiser huit chiffres.
Il remplace les items difficiles par des informations sensorielles conservées plus longtemps.

Il réunit plusieurs items en unités significatives, comme « 14-07-1789 » pour organiser huit chiffres.

Explication

Le regroupement, ou chunking, rassemble plusieurs éléments en unités porteuses de sens, ce qui réduit le nombre d’unités à maintenir. La répétition séparée peut favoriser le maintien, mais elle ne correspond pas au mécanisme de création d’unités significatives.

42. Quel résultat de Waugh et Norman soutient une explication de l’oubli par substitution en mémoire à court terme ?

Le rappel diminue surtout lorsque le nombre d’items interférents augmente.
Le rappel diminue surtout lorsque le délai s’allonge, même sans nouvel item présenté.
Le rappel augmente surtout lorsque les items sont présentés dans un ordre différent.
Le rappel reste stable lorsque des informations nouvelles remplacent les informations initiales.

Le rappel diminue surtout lorsque le nombre d’items interférents augmente.

Explication

L’étude de Waugh et Norman montre que l’augmentation du nombre d’items interférents réduit particulièrement la probabilité de rappel, ce qui soutient l’idée d’une substitution. La deuxième proposition correspond davantage à une explication par l’effacement lié au temps.

43. Quelle caractéristique définit le mieux la mémoire de travail ?

Elle maintient temporairement l’information et permet de la manipuler
Elle conserve brièvement l’information sans intervenir sur son traitement
Elle stocke durablement les connaissances nécessaires aux apprentissages
Elle récupère automatiquement les souvenirs associés à une situation

Elle maintient temporairement l’information et permet de la manipuler

Explication

La mémoire de travail maintient temporairement l’information tout en la manipulant pour comprendre, apprendre et raisonner. La mémoire à court terme correspond davantage à un stockage bref, sans mettre l’accent sur le traitement.

44. Quelle distinction oppose correctement la mémoire à court terme et la mémoire de travail ?

La première traite activement, tandis que la seconde conserve l’information sans la modifier
La première conserve durablement, tandis que la seconde récupère les souvenirs anciens
La première stocke brièvement, tandis que la seconde stocke et traite l’information
La première contrôle l’attention, tandis que la seconde produit les automatismes moteurs

La première stocke brièvement, tandis que la seconde stocke et traite l’information

Explication

La mémoire à court terme sert principalement au stockage bref, alors que la mémoire de travail associe stockage temporaire et traitement. Confondre ces deux systèmes revient à attribuer le traitement actif à la mémoire à court terme.

45. Quel ensemble correspond aux composants coordonnés par le centre exécutif dans le modèle de Baddeley ?

La boucle phonologique, le calepin visuo-spatial et le buffer épisodique
Le lexique mental, la mémoire sémantique et le contrôle moteur
Le registre visuel, la mémoire autobiographique et le système émotionnel
La mémoire procédurale, le registre sensoriel et le système de récompense

La boucle phonologique, le calepin visuo-spatial et le buffer épisodique

Explication

Le centre exécutif coordonne la boucle phonologique, le calepin visuo-spatial et le buffer épisodique. Les autres ensembles mélangent des systèmes qui ne constituent pas les composants indiqués dans ce modèle.

46. Comment les informations verbales sont-elles maintenues dans la boucle phonologique pendant plusieurs secondes ?

Les informations sont enregistrées durablement grâce à une répétition motrice consciente
Les codes phonologiques sont conservés puis rafraîchis par répétition subvocale
Les mots sont maintenus par une analyse visuo-spatiale indépendante de leur forme sonore
Les images mentales sont transformées en mouvements puis stockées dans le buffer épisodique

Les codes phonologiques sont conservés puis rafraîchis par répétition subvocale

Explication

L’unité de stockage phonologique conserve les codes sonores pendant environ 1,5 à 2 secondes, tandis que la boucle articulatoire les rafraîchit par répétition subvocale. Le calepin visuo-spatial concerne plutôt les informations visuelles et spatiales.

47. Dans quelle situation les fonctions exécutives sont-elles particulièrement sollicitées ?

Lorsqu’une personne récupère une habitude motrice bien entraînée sans conflit
Lorsqu’une personne répète une routine automatisée sans devoir modifier sa réponse
Lorsqu’une personne doit contrôler son comportement face à une situation nouvelle ou complexe
Lorsqu’une personne conserve passivement une information sensorielle pendant un bref délai

Lorsqu’une personne doit contrôler son comportement face à une situation nouvelle ou complexe

Explication

Les fonctions exécutives contrôlent et régulent les comportements finalisés dans des situations complexes, nouvelles ou non routinières. Une routine automatisée demande généralement moins de contrôle exécutif qu’une situation nouvelle ou conflictuelle.

48. Quelle combinaison décrit correctement plusieurs contributions des fonctions exécutives ?

S’adapter à la nouveauté, planifier, contrôler l’action, utiliser le retour d’information et inhiber le non-pertinent
Mémoriser des faits, reconnaître des visages, produire des émotions, automatiser des gestes et percevoir les couleurs
Maintenir une posture, détecter des sons, renforcer des habitudes, générer des images et consolider les souvenirs
Répéter des réponses, stocker des sensations, associer des mots, accélérer les réflexes et orienter le regard

S’adapter à la nouveauté, planifier, contrôler l’action, utiliser le retour d’information et inhiber le non-pertinent

Explication

Les fonctions exécutives permettent notamment l’adaptation, la planification, le contrôle de l’action, l’utilisation du retour d’information et l’inhibition des informations non pertinentes. Le retour d’information sert à ajuster une réponse, tandis que l’inhibition écarte ce qui n’est pas pertinent.

49. Quel profil correspond au syndrome frontal dorsolatéral plutôt qu’au syndrome orbitofrontal ?

Une amélioration de la planification accompagnée d’une prudence accrue
Une perte d’initiative, une inertie et des difficultés de planification
Une préservation de l’initiative associée à une difficulté de reconnaissance visuelle
Une désinhibition, une impulsivité et un jugement social altéré

Une perte d’initiative, une inertie et des difficultés de planification

Explication

Le syndrome frontal dorsolatéral se manifeste par une perte d’initiative, une inertie et des difficultés de planification. La désinhibition, l’impulsivité et l’altération du jugement social caractérisent plutôt le syndrome orbitofrontal.

50. Quels modèles figurent parmi les modèles contemporains influents des fonctions exécutives ?

Le modèle du contrôle attentionnel de Norman et Shallice et le modèle de mémoire de travail de Baddeley
Le modèle de l’intelligence fluide de Cattell et le modèle du langage de Chomsky
Le modèle de la cognition sociale de Bandura et le modèle sensorimoteur de Gibson
Le modèle de la mémoire procédurale de Squire et le modèle émotionnel de Damasio

Le modèle du contrôle attentionnel de Norman et Shallice et le modèle de mémoire de travail de Baddeley

Explication

Parmi les modèles influents figurent le modèle du contrôle attentionnel de Norman et Shallice ainsi que le modèle de mémoire de travail de Baddeley. Les autres propositions citent des cadres théoriques qui ne sont pas les deux modèles indiqués ici.

51. Dans le modèle de Norman et Shallice, quel système intervient volontairement pour contrôler l’action ?

Le système de supervision attentionnelle
Le gestionnaire de conflits
Les schémas d’action automatisés
Le registre de stockage phonologique

Le système de supervision attentionnelle

Explication

Le système de supervision attentionnelle intervient volontairement lorsque le contrôle de l’action est nécessaire. Les schémas d’action sont plutôt automatiques, tandis que le gestionnaire de conflits coordonne la sélection entre schémas concurrents.

52. Quelles sont les trois fonctions exécutives spécifiques proposées par Miyake et ses collègues en 2000 ?

La surveillance émotionnelle, la reconnaissance sociale et la coordination motrice
La compréhension verbale, la rotation mentale et la vitesse de traitement
La planification, la mémoire épisodique et la perception spatiale
La flexibilité mentale, la mise à jour et l’inhibition

La flexibilité mentale, la mise à jour et l’inhibition

Explication

Le modèle de Miyake et ses collègues décrit la flexibilité mentale, la mise à jour et l’inhibition comme trois fonctions exécutives spécifiques. Les autres propositions associent des capacités cognitives ou sociales qui ne constituent pas cette triade.

53. Quelle distinction caractérise le mieux les schémas d’action et le système attentionnel superviseur ?

Les schémas d’action contrôlent les buts à long terme, tandis que le système superviseur exécute les séquences surapprises.
Les schémas d’action automatisent des séquences apprises, tandis que le système superviseur permet un contrôle volontaire et flexible.
Les schémas d’action planifient les conduites nouvelles, tandis que le système superviseur sélectionne les routines les plus fréquentes.
Les schémas d’action inhibent les réponses habituelles, tandis que le système superviseur maintient les automatismes appris.

Les schémas d’action automatisent des séquences apprises, tandis que le système superviseur permet un contrôle volontaire et flexible.

Explication

Les schémas d’action commandent automatiquement des séquences surapprises, alors que le système attentionnel superviseur intervient de façon volontaire et flexible. Confondre les deux revient à attribuer au système superviseur le caractère automatique et rigide des schémas.

54. Lorsque plusieurs routines sont activées en même temps, quel mécanisme sélectionne celle qui correspond le mieux à l’activité en cours ?

Le gestionnaire de priorité sélectionne le schéma le plus pertinent pour l’activité en cours.
L’inhibition supprime les schémas concurrents avant d’identifier le but de la situation.
La mémoire de travail remplace chaque routine active par une réponse élaborée consciemment.
Le système attentionnel superviseur renforce la routine qui a été apprise le plus récemment.

Le gestionnaire de priorité sélectionne le schéma le plus pertinent pour l’activité en cours.

Explication

Le gestionnaire de priorité départage plusieurs schémas d’action activés simultanément en sélectionnant celui qui est le plus pertinent. Le système attentionnel superviseur concerne plutôt les situations non routinières, et non la simple sélection entre routines concurrentes.

55. Dans quelle situation le système attentionnel superviseur est-il particulièrement sollicité ?

Lorsqu’une personne exécute automatiquement une séquence longuement entraînée et familière.
Lorsqu’une personne répète une stratégie connue sans modifier son but ni son déroulement.
Lorsqu’un mécanisme sélectionne une routine parmi plusieurs schémas d’action activés.
Lorsqu’une personne doit planifier une réponse nouvelle et inhiber une réaction habituelle.

Lorsqu’une personne doit planifier une réponse nouvelle et inhiber une réaction habituelle.

Explication

Le système attentionnel superviseur intervient notamment dans les situations nouvelles, la planification, la prise de décision et l’inhibition des réponses habituelles. L’exécution fluide d’une routine surapprise relève plutôt des schémas d’action automatisés.

56. Quel rôle le système attentionnel superviseur joue-t-il lorsqu’une stratégie ne permet plus d’atteindre un objectif durable ?

Il sélectionne une réponse habituelle sans examiner ses conséquences pour l’objectif poursuivi.
Il abandonne le but initial et déclenche une routine automatique déjà fréquemment utilisée.
Il maintient le but, évalue l’efficacité de la stratégie et permet d’en changer si nécessaire.
Il conserve la stratégie en cours afin de réduire les changements dans le comportement.

Il maintient le but, évalue l’efficacité de la stratégie et permet d’en changer si nécessaire.

Explication

Le système attentionnel superviseur conserve les buts à long terme, contrôle l’efficacité des stratégies et autorise leur modification lorsque cela devient nécessaire. Maintenir une stratégie inefficace correspondrait à l’absence du contrôle flexible attendu.

57. Quelle capacité définit le mieux la flexibilité mentale ?

Changer de tâche ou de stratégie mentale et passer d’une opération à une autre.
Répéter une réponse dominante lorsque la situation fournit des indices contradictoires.
Stocker plusieurs opérations en mémoire de travail sans modifier leur ordre d’exécution.
Maintenir une stratégie apprise malgré une modification des exigences de la tâche.

Changer de tâche ou de stratégie mentale et passer d’une opération à une autre.

Explication

La flexibilité mentale désigne la capacité à changer de tâche ou de stratégie et à passer d’une opération à une autre. Le maintien d’une stratégie devenue inadéquate correspond plutôt à la persévération.

58. Quel enchaînement décrit correctement le shifting face à une tâche devenue inadéquate ?

Supprimer toute représentation de la tâche précédente, puis exécuter une réponse sans tenir compte du contexte.
Se désengager de l’ancienne tâche, puis s’engager dans une opération adaptée malgré l’interférence proactive.
Choisir une nouvelle tâche, puis revenir progressivement à l’opération précédente lorsque l’interférence augmente.
Maintenir l’ancienne tâche, puis renforcer son influence afin de faciliter la réponse suivante.

Se désengager de l’ancienne tâche, puis s’engager dans une opération adaptée malgré l’interférence proactive.

Explication

Le shifting exige de quitter l’opération devenue inadéquate et de s’engager dans une opération plus adaptée malgré l’influence persistante de la tâche précédente. L’interférence proactive tend justement à influencer la nouvelle tâche, plutôt qu’à faciliter nécessairement son exécution.

59. Dans le Wisconsin Card Sorting Test, que doit faire le participant après six réponses correctes consécutives lorsque le retour indique une erreur ?

Alterner entre un chiffre et une lettre selon un ordre numérique et alphabétique.
Changer de critère de catégorisation entre la couleur, la forme et le nombre.
Continuer à appliquer le même critère jusqu’à obtenir six erreurs consécutives.
Nommer la couleur d’impression tout en inhibant la lecture du mot présenté.

Changer de critère de catégorisation entre la couleur, la forme et le nombre.

Explication

Le test exige un changement de critère de catégorisation après six réponses correctes consécutives lorsque le retour signale que la règle n’est plus valable. L’alternance chiffres-lettres appartient au Trail Making Test, tandis que l’inhibition de la lecture caractérise le Stroop.

60. Que réalise la mise à jour en mémoire de travail lorsqu’une information nouvelle devient plus pertinente ?

Elle conserve les éléments déjà présents et ajoute l’information nouvelle sans modifier les représentations actives.
Elle supprime toute information antérieure avant d’enregistrer la nouvelle donnée dans un espace vierge.
Elle répète les éléments les plus anciens afin de stabiliser leur maintien pendant la tâche.
Elle code l’information entrante et remplace les éléments devenus moins utiles par des éléments pertinents.

Elle code l’information entrante et remplace les éléments devenus moins utiles par des éléments pertinents.

Explication

La mise à jour évalue la pertinence des informations entrantes, les code et remplace les éléments devenus inutiles. Le simple ajout ou maintien des éléments sans modification correspond davantage à un stockage passif.

61. Quelle caractéristique distingue la mise à jour en mémoire de travail d’un stockage passif ?

Elle accumule les nouvelles informations dans l’ordre de leur apparition sans réviser les anciennes.
Elle maintient les représentations présentes sans intervenir sur leur contenu ou leur pertinence.
Elle conserve une trace stable des informations afin d’éviter toute transformation pendant l’activité.
Elle modifie activement le statut des représentations selon les exigences de la tâche.

Elle modifie activement le statut des représentations selon les exigences de la tâche.

Explication

La mise à jour implique une manipulation active et une modification appropriée des représentations en mémoire de travail. Le stockage passif maintient les informations présentes sans transformer leur statut en fonction des nouvelles exigences.

62. Dans le N-Back Letter Test décrit ici, quelle réponse est demandée pour chaque lettre présentée ?

Classer chaque lettre selon sa fréquence d’apparition dans l’ensemble de la séquence.
Indiquer si elle appartient aux trois dernières lettres présentées dans la séquence.
Répéter la lettre qui a été présentée immédiatement avant la lettre actuelle.
Indiquer si elle correspond à la première lettre entendue au début de la séquence.

Indiquer si elle appartient aux trois dernières lettres présentées dans la séquence.

Explication

Le N-Back Letter Test demande de vérifier si chaque lettre appartient aux trois dernières lettres présentées, ce qui nécessite une mise à jour continue des contenus pertinents. La répétition de la lettre précédente correspondrait à une comparaison plus simple et ne décrit pas cette tâche.

63. Que demande la troisième liste de la tâche de Stroop ?

Identifier le mot écrit en ignorant la couleur d’impression qui lui est associée.
Nommer la couleur de croix colorées en alternant entre plusieurs règles de catégorisation.
Lire à voix haute des noms de couleurs écrits en noir sans tenir compte de leur signification.
Nommer la couleur d’impression d’un mot incongruent en inhibant la lecture de son contenu.

Nommer la couleur d’impression d’un mot incongruent en inhibant la lecture de son contenu.

Explication

La troisième liste présente des mots de couleur imprimés dans une couleur incongruente et exige de nommer la couleur d’impression tout en inhibant la lecture automatique du mot. Lire le contenu sémantique ou ignorer la couleur inverse la consigne de cette condition.

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