QCM : Processus de résilience — 13 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle attribution caractérise un lieu de contrôle interne ?

Relier les événements à ses actions, à ses efforts et à ses capacités
Relier les événements au destin, à la malchance ou aux circonstances imprévues
Relier les difficultés à leur caractère incompréhensible et difficile à maîtriser
Relier les expériences positives à une disposition générale à rester enthousiaste

Relier les événements à ses actions, à ses efforts et à ses capacités

Explication

Le lieu de contrôle interne consiste à attribuer les événements à ses propres actions, efforts et capacités. L’attribution au destin, à la malchance ou au hasard caractérise au contraire un lieu de contrôle externe.

2. Quelle distinction décrit correctement les ressources de résilience ?

Les ressources internes appartiennent à la personne, tandis que les ressources contextuelles proviennent notamment de son environnement social
Les ressources internes concernent le passé, tandis que les ressources contextuelles se rapportent aux événements traumatiques
Les ressources internes proviennent de l’entourage, tandis que les ressources contextuelles correspondent aux capacités personnelles
Les ressources internes sont stables, tandis que les ressources contextuelles apparaissent indépendamment des relations sociales

Les ressources internes appartiennent à la personne, tandis que les ressources contextuelles proviennent notamment de son environnement social

Explication

Les ressources de résilience comprennent des ressources internes et contextuelles, notamment sociales, qui facilitent la récupération après l’adversité. Les ressources contextuelles proviennent de l’environnement, ce qui les distingue des capacités propres à la personne.

3. Comment reconnaître le sens de la cohérence dans la manière dont une personne interprète les difficultés ?

Elle perçoit sa vie comme compréhensible, maîtrisable et structurée
Elle anticipe une issue favorable et conserve une image positive du monde
Elle attribue ses résultats à ses efforts, à ses capacités et à ses décisions
Elle s’engage avec énergie dans des activités suscitant intérêt et plaisir

Elle perçoit sa vie comme compréhensible, maîtrisable et structurée

Explication

Le sens de la cohérence implique de percevoir l’environnement et la vie comme compréhensibles, maîtrisables, prévisibles et structurés, y compris lorsque les contraintes sont vécues comme des défis porteurs de sens. L’attribution des résultats aux efforts et aux capacités renvoie plutôt au lieu de contrôle interne.

4. Quel enchaînement décrit le mieux l’action des interventions favorisant la résilience ?

Accroître l’optimisme, modifier le hasard perçu, puis supprimer les contraintes de l’environnement
Restaurer le contrôle, renforcer l’estime de soi, puis soutenir le retour vers la résilience
Développer l’endurance physique, accroître la prise de risque, puis favoriser le goût du changement
Renforcer l’affectivité positive, prévoir les événements, puis attribuer les résultats aux autres

Restaurer le contrôle, renforcer l’estime de soi, puis soutenir le retour vers la résilience

Explication

Les interventions peuvent d’abord restaurer le contrôle et la maîtrise de la situation, puis renforcer l’estime de soi et le sentiment de pouvoir agir, afin d’aider la personne à retrouver le chemin de la résilience. Le développement de compétences particulières peut accompagner une intervention, mais il ne constitue pas l’enchaînement central décrit ici.

5. Quel changement de perspective manifeste le mieux la résilience après une épreuve ?

Passer d’une recherche centrée sur les causes de la souffrance à une réflexion sur ce que l’on peut en faire
Analyser la douleur comme une fatalité afin d’adapter ses projets à ses limites antérieures
Rester centré sur les événements passés afin d’identifier précisément la responsabilité de chaque personne
Chercher à oublier l’épreuve pour éviter que son souvenir influence les décisions futures

Passer d’une recherche centrée sur les causes de la souffrance à une réflexion sur ce que l’on peut en faire

Explication

La résilience se manifeste par un déplacement du regard vers l’avenir et par la recherche d’une utilisation significative de la douleur. Elle ne consiste pas à nier le passé ni à chercher seulement pourquoi la souffrance existe.

6. Comment s’organisent les deux étapes du processus de résilience ?

La personne reçoit d’abord un soutien social, puis transforme automatiquement l’épreuve en expérience positive
La personne reconstruit d’abord son avenir, puis évite la confrontation avec les effets du traumatisme
La personne analyse d’abord les causes du traumatisme, puis supprime progressivement toute réaction émotionnelle
La personne résiste d’abord au traumatisme, puis le dépasse par une reconstruction positive et une réparation

La personne résiste d’abord au traumatisme, puis le dépasse par une reconstruction positive et une réparation

Explication

Le processus comprend d’abord la confrontation avec le traumatisme et la résistance, puis le dépassement par une reconstruction positive et une réparation. La reconstruction positive ne précède donc pas la phase de résistance et ne résulte pas automatiquement d’un soutien extérieur.

7. Quelle affirmation définit le mieux la résilience psychologique ?

Éviter toute souffrance en restant protégé des événements stressants
Affronter une épreuve, s’y adapter et parfois en sortir renforcé
Maintenir ses habitudes sans modifier sa réaction aux traumatismes
Récupérer rapidement après un choc sans lui attribuer de signification

Affronter une épreuve, s’y adapter et parfois en sortir renforcé

Explication

La résilience désigne la capacité à affronter, gérer et dépasser des situations stressantes ou traumatisantes, parfois avec un renforcement personnel. Elle ne correspond pas à l’invulnérabilité, car une personne résiliente peut éprouver de la souffrance.

8. Quelle caractéristique décrit le mieux l’affectivité positive ?

S’engager avec enthousiasme et plaisir dans des situations agréables
Anticiper principalement des expériences négatives dans les situations incertaines
Prévoir une issue favorable tout en développant une perception positive du monde
Attribuer les événements favorables à la chance et aux circonstances extérieures

S’engager avec enthousiasme et plaisir dans des situations agréables

Explication

L’affectivité positive correspond à une tendance à vivre les situations agréables avec enthousiasme, énergie, intérêt et plaisir. L’anticipation d’expériences négatives relève plutôt du pessimisme, qui constitue une notion distincte.

9. Une personne qui se croit capable d’organiser et d’exécuter les actions nécessaires pour atteindre un objectif manifeste quelle ressource personnelle ?

Un sens de la cohérence principalement fondé sur la prévisibilité
Une auto-efficacité générale élevée
Une affectivité positive orientée vers les expériences agréables
Un lieu de contrôle externe marqué

Une auto-efficacité générale élevée

Explication

L’auto-efficacité générale est la croyance en sa capacité à organiser et réaliser les conduites nécessaires pour obtenir les résultats souhaités. Le lieu de contrôle externe concerne plutôt l’attribution des événements au hasard, au destin ou à la malchance.

10. Que signifie trouver un sens à une blessure ou à une maladie dans une reconstruction résiliente ?

Faire disparaître les émotions douloureuses en considérant l’épreuve comme définitivement résolue
Lui attribuer une signification qui aide à se reconstruire, sans prétendre supprimer la douleur
Transformer l’événement en réussite visible afin que son impact affectif ne soit plus reconnu
Remplacer le souvenir de la souffrance par une explication médicale qui en justifie les conséquences

Lui attribuer une signification qui aide à se reconstruire, sans prétendre supprimer la douleur

Explication

La reconstruction résiliente consiste à donner un sens à la blessure ou à la maladie afin de pouvoir se reconstruire. Cette démarche n’implique pas la disparition de la douleur, contrairement à l’idée d’une guérison émotionnelle complète.

11. Selon Michael Rutter, quel comportement caractérise une personne résiliente ?

Elle s’appuie principalement sur ses aptitudes personnelles en évitant les relations affectives
Elle nie la gravité des événements afin de préserver une image constante de ses capacités
Elle donne un sens aux événements, affronte les difficultés et se renforce avec l’appui d’un lien affectif positif
Elle interprète les épreuves comme des échecs définitifs qui exigent une protection durable

Elle donne un sens aux événements, affronte les difficultés et se renforce avec l’appui d’un lien affectif positif

Explication

Pour Michael Rutter, la personne résiliente donne une signification aux événements, fait face efficacement aux difficultés et peut se renforcer grâce à ces expériences. Un lien affectif positif avec une autre personne soutient ce processus, contrairement à l’idée d’un fonctionnement isolé.

12. Quelle situation illustre une ressource contextuelle ?

Un enseignant accompagne un élève confronté à une difficulté
Une personne croit pouvoir réaliser les actions nécessaires à son objectif
Un individu anticipe une issue favorable dans la plupart des situations
Une personne attribue sa réussite à ses efforts et à ses capacités

Un enseignant accompagne un élève confronté à une difficulté

Explication

Les ressources contextuelles sont des aides sociales ou des interventions issues de l’environnement, notamment celles des enseignants, de la famille, des amis ou des professionnels. La croyance en ses capacités et l’attribution de la réussite à ses efforts relèvent plutôt de ressources personnelles.

13. Quel résultat Emmy Werner a-t-elle rapporté après avoir suivi une cohorte d’enfants à Hawaï ?

Les enfants étudiés ont été protégés de la maltraitance par des interventions institutionnelles précoces
Une partie d’entre eux a appris à lire, trouvé un métier et fondé une famille malgré l’adversité
Tous les enfants observés ont poursuivi des études supérieures après leur enfance précaire
La majorité d’entre eux a évité toute difficulté grâce à un environnement familial stable

Une partie d’entre eux a appris à lire, trouvé un métier et fondé une famille malgré l’adversité

Explication

Emmy Werner a observé que 28 % des 800 enfants suivis avaient appris à lire et à écrire, trouvé un métier et fondé une famille malgré l’orphelinat et la précarité. Cette observation illustre l’existence de trajectoires positives dans des conditions très difficiles.

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Qu'est-ce que la résilience selon Tugade (2011) ?

La capacité à affronter et s'adapter aux situations stressantes ou traumatisantes.

Quelle est l'origine physique de la notion de résilience ?

La propriété de certains corps solides à résister aux chocs sans se rompre.

Qui a suivi 800 enfants de rue à Hawaï pendant 40 ans ?

Emmy Werner.

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