★ À maîtriser
📌 La température mesure le degré moyen d’agitation thermique des particules, tandis que la chaleur est un transfert d’énergie thermique entre systèmes.
Compléments
📐 Formule - La puissance rayonnée d’un corps suit la loi de Stefan-Boltzmann : , où , est l’émissivité, la surface et la température absolue en kelvins.
Température : état moyen ; chaleur : transfert entre systèmes
★ À maîtriser
Compléments
📐 Formule - La température opérative est la moyenne de la température de l’air et de la température des parois : .
📐 Formule - L’énergie consommée est le produit de la puissance par la durée de fonctionnement : .
Les pertes vers l’extérieur augmentent les besoins de chauffage
★ À maîtriser
📌 En production centralisée, la chaleur est produite en un seul point puis distribuée vers plusieurs bâtiments ; en production décentralisée, chaque bâtiment ou zone dispose de sa propre installation.
Compléments
La production centralisée offre une efficacité énergétique élevée, un meilleur contrôle des émissions et un potentiel d’intégration des énergies renouvelables et de récupération de chaleur, mais implique un réseau coûteux, des pertes possibles sur les longues distances et une moindre flexibilité.
La production décentralisée permet d’adapter la production aux besoins et de réduire les pertes de distribution, avec souvent un investissement initial plus faible, mais elle multiplie les sources d’émissions et les opérations d’entretien et présente une efficacité énergétique globale moindre.
Les rendements indiqués sont de 90 à 95 % PCS pour une chaudière gaz à condensation, de 80 à 90 % pour un réseau de chaleur, de 70 à 90 % pour la biomasse et de 40 à 70 % pour le solaire thermique.
Pour produire 1 GWh de chaleur, le tableau indique une consommation de 0,20 kWh et un coût de 3 c€ pour la PAC, 1 kWh et 14 c€ pour le radiateur électrique, et 0,9 kWh et 5 c€ pour le gaz ; les émissions indiquées sont respectivement de 15, 74 et 165 tCO₂.
Produire → distribuer → émettre
★ À maîtriser
Dans une chaufferie, un ou plusieurs générateurs produisent de la chaleur, la transmettent généralement à de l’eau, puis le réseau de distribution l’achemine vers les émetteurs qui réchauffent les locaux.
Le régulateur adapte automatiquement la température du chauffage collectif à la température extérieure grâce à des sondes et commande notamment la vanne et le circulateur.
La vanne trois ou quatre voies mélange l’eau de départ et l’eau de retour pour obtenir la température souhaitée, tandis que le circulateur fait circuler l’eau du générateur vers les émetteurs.
Le vase d’expansion absorbe la surpression liée à la dilatation de l’eau chauffée, et la soupape de sécurité libère l’excès lorsque la pression du circuit dépasse 3 bars.
📌 Dans une distribution bitube, un circuit amène l’eau chaude aux radiateurs et un autre ramène l’eau refroidie ; dans une distribution monotube, les émetteurs sont raccordés en série et la température baisse d’un radiateur à l’autre.
Compléments
★ À maîtriser
📐 Formule - La combustion complète du méthane s’écrit .
📌 Un brûleur tout ou rien fonctionne à puissance maximale ou s’éteint et peut subir des cycles fréquents ; un brûleur deux allures dispose de deux niveaux de puissance fixes ; un brûleur modulant ajuste sa puissance à la demande, et un micro-modulant la règle avec une grande précision.
Compléments
📌 Les trois types de brûleurs décrits sont les brûleurs atmosphériques, les brûleurs à air pulsé et les brûleurs à prémélange avec ventilateur ; les brûleurs à air pulsé, introduits dans les années 70, permettent une modulation et un contrôle plus précis de l’excès d’air, tandis que les brûleurs à prémélange avec ventilateur, apparus dans les années 90, offrent une plage de modulation plus étendue.
📐 Formule - La puissance nominale d’un brûleur gaz se calcule à partir du débit de gaz par , avec en m³/min et la puissance en kW.
★ À maîtriser
📌 Une chaudière traditionnelle ne récupère pas la chaleur latente et doit éviter la condensation pour prévenir la corrosion ; une chaudière à condensation est conçue pour récupérer la chaleur contenue dans les fumées.
📐 Formule - La puissance thermique transférée à un fluide est , où est le débit massique, la capacité thermique spécifique et l’écart de température.
📌 La chaleur sensible modifie la température sans changer l’état physique, tandis que la chaleur latente provoque un changement de phase sans modifier la température.
📌 Le PCI ne tient pas compte de la récupération de la chaleur de condensation de la vapeur d’eau des fumées, tandis que le PCS l’inclut si cette vapeur est condensée et que sa chaleur est récupérée.
Compléments
📐 Formule - La chaleur sensible se calcule par , tandis que la chaleur latente de fusion ou de vaporisation se calcule par .
PCI sans condensation récupérée ; PCS avec récupération de cette chaleur
★ À maîtriser
📌 Un rendement annoncé à 104 % sur PCI correspond à 92 % de chaleur sensible auxquels s’ajoutent 8 % récupérés sous forme de chaleur latente ; parler d’un rendement supérieur à 100 % est donc un abus de langage.
📌 Une température de retour basse et un excès d’air limité favorisent la condensation et améliorent le rendement de la chaudière.
Compléments
Pour le gaz naturel de type L, le PCS vaut 9,79 kWh/Nm³ et le PCI 8,83 kWh/Nm³, soit un PCS supérieur de 10,8 % au PCI.
Pour le mazout standard, le PCS vaut 12,67 kWh/kg et le PCI 11,88 kWh/kg, soit un PCS supérieur de 6,6 % au PCI.
Retour plus froid → condensation accrue → meilleur rendement
★ À maîtriser
Les granulés de bois, très secs avec une humidité inférieure à 10 %, ont un PCI de 4 700 kWh/tonne et une masse volumique de 0,7 tonne/m³.
Le parcours d’une installation biomasse comprend :
Compléments
Pour une pompe à chaleur, 1 kWh électrique peut fournir 3 à 5 kWh thermiques.
Les PAC centralisées présentées sont : la PAC air-eau, qui utilise l’air extérieur, la PAC eau-eau, qui utilise l’eau souterraine, la PAC sol-eau, qui capte la chaleur du sol par des capteurs enterrés
Les COP indiqués sont de 3 à 4 pour l’air-eau, de 4 à 6 pour l’eau-eau et de 3,5 à 5 pour la sol-eau.
📌 Avant d’installer une PAC en rénovation, il faut vérifier que les émetteurs peuvent fournir la puissance nécessaire à basse température, car les températures de chauffage élevées peuvent exiger des débits que les tuyauteries existantes ne supportent pas toujours.
Air-eau : air extérieur ; eau-eau : nappe ; sol-eau : capteurs enterrés
★ À maîtriser
📌 L’échangeur de chaleur transfère la chaleur sans mélanger les fluides et constitue le seul moyen indiqué pour séparer totalement les réseaux primaire et secondaire.
Compléments
📌 Lorsque la chaudière alimente directement les émetteurs, le système ne comporte qu’un seul réseau, dans lequel circule la même eau entre la chaudière et les radiateurs.
La vanne trois voies mélange l’eau chaude du primaire avec le retour plus froid pour régler la température du fluide secondaire, tandis qu’une nourrice répartit le fluide vers plusieurs circuits partageant les mêmes conditions de pression et de température.
La bouteille de découplage sépare hydrauliquement les circuits primaire et secondaire, équilibre les pressions et réduit les turbulences, mais demande de l’espace et peut nécessiter une isolation thermique.
Primaire : source de chaleur ; secondaire : distribution aux émetteurs
Sur le schéma décrit, les lignes continues représentent les circuits hydrauliques primaires, les lignes pointillées les circuits secondaires et les flèches le sens de circulation du fluide.
🔄 La lecture d’un schéma de principe suit cinq étapes :
🔄 La conception d’un schéma de principe suit quatre étapes :
Besoins → circuits → connexions → vérifications
★ À maîtriser
📌 Les robinets thermostatiques règlent pièce par pièce la température en modulant le débit d’eau dans chaque radiateur et sont obligatoires dans les bâtiments neufs depuis 1982, sauf dans les pièces équipées d’un thermostat d’ambiance et en cas de distribution monotube non dérivée.
Compléments
Une horloge de programmation peut abaisser la température de 2 à 3 °C pendant la nuit afin de réduire la consommation d’énergie sans créer d’inconfort.
Le déséquilibre hydraulique provient notamment de dépôts de tartre ou de matières en suspension qui modifient les débits, ou de l’absence ou du mauvais réglage des organes d’équilibrage ; sa correction passe par le désembouage puis le réglage ou l’ajout de ces organes.
Débits mal répartis → écarts de température → inconfort et gaspillage
★ À maîtriser
Compléments
L’audit de terrain peut comprendre : l’examen des documents techniques, le relevé des équipements et du schéma de l’installation, les mesures des températures d’eau, les mesures de combustion, les mesures de débit d’eau, la vérification des vannes trois voies et des régulateurs, la vérification de l’embouage et du déséquilibre thermique
Les gains potentiels indiqués sont de 10 % pour le remplacement d’une chaudière par une chaudière plus performante, de 60 % pour son remplacement par une pompe à chaleur, de 5 % pour la pose de robinets thermostatiques et de 10 % pour un réduit de nuit.
📌 Une PAC mono-split relie une unité extérieure à une unité intérieure, tandis qu’une PAC multi-split relie une unité extérieure à plusieurs unités intérieures, jusqu’à cinq, chacune connectée par un circuit de réfrigérant distinct.
Les gains potentiels indiqués sont les suivants :
Les gains potentiels indiqués sont les suivants :
★ À maîtriser
Compléments
Les systèmes mono-split et multi-split ont généralement un COP compris entre 3 et 4, et l’efficacité du multi-split diminue lorsque le nombre d’unités intérieures augmente.
Un système VRV ou DRV peut chauffer certaines zones tout en refroidissant simultanément d’autres zones et peut atteindre un COP de 4 à 6.
Le split relie quelques unités ; le VRV pilote un grand nombre de zones.
★ À maîtriser
📐 Formule - La chaleur produite par effet Joule vérifie , où elle est proportionnelle au carré de l’intensité, à la résistance et au temps de passage du courant.
Compléments
📌 Les résistances en céramique stockent la chaleur grâce à leur forte inertie thermique, tandis que les résistances métalliques conviennent aux systèmes recherchant une montée en température rapide.
Le courant traverse une résistance → l’énergie électrique devient chaleur.
★ À maîtriser
Un aérotherme à gaz brûle du gaz naturel ou du propane pour chauffer un échangeur, puis un ventilateur souffle de l’air à travers cet échangeur afin de diffuser l’air chaud dans l’espace.
Le rendement indiqué des aérothermes à gaz modernes est de 80 à 95 %, et leur coût installé est de 200 à 600 €/kW.
Compléments
📌 Un aérotherme à gaz nécessite une ventilation adaptée pour évacuer les gaz de combustion et peut nécessiter la création d’une infrastructure de gaz.
★ À maîtriser
📐 Formule - La puissance thermique transmise à l’eau vérifie , avec le débit massique , la capacité thermique massique et l’écart entre départ et retour .
📌 La puissance du brûleur est supérieure à la puissance utile de la chaudière et vérifie ; la puissance utile compte pour le bâtiment, tandis que la puissance brûleur compte pour l’abonnement gaz.
La combustion complète du méthane suit , et l’eau produite sous forme de vapeur permet la récupération de chaleur par condensation.
La chaleur sensible modifie la température sans changer l’état physique, tandis que la chaleur latente accompagne un changement d’état à température constante.
Le PCS comprend la chaleur de condensation de la vapeur d’eau des fumées, contrairement au PCI, qui ne la récupère pas.
Pour qu’une chaudière à condensation condense, il faut une température de retour aussi basse que possible ; un retour à 60 °C ne permet pas la condensation.
Une vanne 3 voies mélange l’eau chaude du primaire avec le retour plus froid du secondaire pour obtenir la température voulue, mais ne sépare pas hydrauliquement les réseaux.
L’échangeur de chaleur transfère l’énergie sans mélanger les fluides et constitue le seul des quatre organes décrits qui isole totalement les réseaux primaire et secondaire.
Le décret BACS impose une GTB aux bâtiments dont la puissance CVC dépasse 290 kW depuis le 1er janvier 2025 ; pour une puissance comprise entre 70 et 290 kW, l’échéance est reportée au 1er janvier 2030 et la classe C minimum est requise selon NF EN ISO 52120-1.
Éco Énergie Tertiaire fixe des réductions de consommation de 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050 pour les bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m², par rapport à une année de référence.
L’audit de chaufferie consiste à examiner les pièces techniques et relever les équipements, schématiser l’installation, vérifier son fonctionnement par des mesures et contrôles, puis vérifier la conformité réglementaire et proposer une stratégie d’économie d’énergie.
Compléments
📐 Formule - La puissance du brûleur se calcule à partir du débit de gaz selon , avec le débit en m³/min et un pouvoir calorifique de 10 kWh/m³.
Pour un réseau à 80/50 °C transportant 2,5 kg/s, la puissance utile est de 313,5 kW et la puissance du brûleur à 92 % de rendement est d’environ 341 kW.
Pour le gaz naturel de type H, le PCS vaut 10,94 kWh/Nm³ et le PCI 9,88 kWh/Nm³, soit un écart de 10,7 %.
Les condensats des chaudières à condensation sont acides et corrosifs ; les fumées sont dirigées vers le bas, les matériaux sont en inox et un bac de neutralisation doit être entretenu.
Le brûleur fournit la puissance d’entrée ; la chaudière délivre la puissance utile.
| Dimension | Centralisée | Décentralisée |
|---|---|---|
| Organisation | Production en un point puis distribution vers plusieurs bâtiments | Installation propre à chaque bâtiment ou zone |
| Atouts | Efficacité élevée, contrôle des émissions, intégration possible des énergies renouvelables et récupération de chaleur | Adaptation aux besoins, faibles pertes de distribution, investissement initial souvent plus faible |
| Limites | Réseau coûteux, pertes possibles sur les longues distances, flexibilité moindre | Sources d’émissions et entretien multipliés, efficacité énergétique globale moindre |
| Élément | Rôle | Particularité |
|---|---|---|
| Vanne trois voies | Mélanger eau chaude et retour | Règle la température du circuit secondaire |
| Échangeur de chaleur | Transférer la chaleur entre fluides | Sépare totalement les fluides |
| Nourrice | Répartir le fluide vers plusieurs circuits | Circuits soumis aux mêmes conditions de pression et de température |
| Bouteille de découplage | Équilibrer les pressions et découpler les circuits | Nécessite de l’espace |
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1. Quelle différence distingue l’énergie thermique de la température d’un système ?
2. Lorsqu’un objet chaud réchauffe un objet froid, quelle distinction s’applique entre chaleur et température ?
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À quelle énergie l’énergie thermique d’un système est-elle liée ?
À l’énergie cinétique totale de ses particules.
Que mesure la température des particules d’un système ?
Leur degré moyen d’agitation thermique.
Que désigne la chaleur échangée entre deux systèmes ?
Un transfert d’énergie thermique.
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