QCM : Propriétés des solides inorganiques — 65 questions

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qu’un matériau dans le contexte de la fabrication d’objets macroscopiques ?

Un liquide transformé temporairement pour transmettre de la chaleur
Un ensemble d’atomes isolés destiné à produire des réactions
Une substance gazeuse utilisée pour modifier une surface
Un solide mis en forme et assemblé pour fabriquer des objets

Un solide mis en forme et assemblé pour fabriquer des objets

Explication

Un matériau est un solide mis en forme et assemblé afin de constituer des objets macroscopiques possédant des propriétés d’usage. L’ensemble d’atomes isolés ne correspond pas à cette définition fonctionnelle et industrielle.

2. Selon quels critères les matériaux peuvent-ils être classés ?

Selon leur composition chimique, leur structure atomique ou leurs propriétés
Selon leur forme extérieure, leur volume et leur procédé d’usinage
Selon leur couleur, leur masse et leur température de fabrication
Selon leur origine géographique, leur coût et leur durée de stockage

Selon leur composition chimique, leur structure atomique ou leurs propriétés

Explication

La classification des matériaux peut reposer sur leur composition chimique, leur structure atomique ou leurs propriétés. La couleur et l’origine géographique peuvent être observées en pratique, mais elles ne constituent pas les critères fondamentaux indiqués ici.

3. Pourquoi deux composites ayant des constituants similaires peuvent-ils présenter des propriétés différentes ?

Parce que leurs phases et leur microstructure peuvent être distribuées différemment
Parce que leur composition chimique devient nécessairement identique après fabrication
Parce que leurs propriétés dépendent principalement de leur masse totale
Parce que les phases solides perdent leur influence après l’assemblage

Parce que leurs phases et leur microstructure peuvent être distribuées différemment

Explication

Les propriétés dépendent des phases solides constitutives, de la microstructure et de la distribution spatiale des phases, en particulier dans les composites. La masse totale ne suffit donc pas à expliquer les différences de comportement.

4. Quel effet une augmentation de l’énergie des liaisons interatomiques a-t-elle généralement sur la température de fusion ?

Elle supprime la transition entre les états solide et liquide
Elle augmente la température de fusion du matériau
Elle rend la température de fusion indépendante des liaisons
Elle diminue la température de fusion du matériau

Elle augmente la température de fusion du matériau

Explication

Des liaisons interatomiques plus énergétiques nécessitent davantage d’énergie pour être rompues, ce qui élève la température de fusion. Une liaison faible tend au contraire à être associée à une température de fusion plus basse.

5. Que désigne l’électronégativité d’un atome engagé dans une liaison chimique ?

Sa tendance à perdre toute son énergie
Sa capacité à déformer un réseau solide
Son aptitude à conduire un courant électrique
Son pouvoir de capter un électron

Son pouvoir de capter un électron

Explication

L’électronégativité mesure le pouvoir d’un atome à capter un électron lorsqu’il participe à une liaison chimique. La conductivité électrique et la déformation d’un réseau décrivent d’autres propriétés.

6. Quelle propriété décrit la polarisabilité d’un atome, d’un ion ou d’une molécule ?

Son aptitude à résister à une rupture mécanique
Sa tendance à se polariser sous l’effet d’un champ électrique
Sa capacité à transférer un électron à un atome voisin
Sa tendance à fondre à une température élevée

Sa tendance à se polariser sous l’effet d’un champ électrique

Explication

La polarisabilité exprime la facilité avec laquelle une entité se polarise lorsqu’elle est soumise à un champ électrique. Le transfert d’électrons relève plutôt de la formation d’une liaison ionique.

7. Quelle caractéristique distingue principalement une liaison covalente ?

Elle provient d’interactions faibles entre des dipôles permanents
Elle transfère des électrons entre des éléments d’électronégativités très différentes
Elle repose sur des électrons de valence délocalisés dans tout le solide
Elle met en commun des électrons entre des éléments d’électronégativités similaires

Elle met en commun des électrons entre des éléments d’électronégativités similaires

Explication

Une liaison covalente se forme par mise en commun d’un ou plusieurs électrons entre des éléments d’électronégativités similaires. Le transfert d’électrons caractérise plutôt la liaison ionique, tandis que la délocalisation concerne la liaison métallique.

8. Comment se forme une liaison ionique entre deux atomes ?

Des dipôles induits s’attirent sous l’action de fluctuations électriques
Les électrons de valence se délocalisent dans tout le réseau solide
Un atome donne un ou plusieurs électrons de valence à un autre atome
Deux atomes partagent des électrons provenant de leurs couches externes

Un atome donne un ou plusieurs électrons de valence à un autre atome

Explication

La liaison ionique résulte du transfert d’électrons de valence d’un atome donneur vers un atome receveur dont l’électronégativité est très différente. Le partage d’électrons correspond à la liaison covalente, tandis que les deux autres descriptions concernent d’autres interactions.

9. Un matériau subit une contrainte de 120 MPa120\,\text{MPa} et une déformation élastique de 0,0020{,}002. Quel est son module d’Young ?

60 GPa60\,\text{GPa}
240 GPa240\,\text{GPa}
0,06 GPa0{,}06\,\text{GPa}
600 GPa600\,\text{GPa}

$$60\,\text{GPa}$$

Explication

La relation E=σεE=\frac{\sigma}{\varepsilon} donne ici E=120 MPa0,002=60 000 MPa=60 GPaE=\frac{120\,\text{MPa}}{0{,}002}=60\,000\,\text{MPa}=60\,\text{GPa}. La ténacité ne se calcule pas avec ce rapport et décrit plutôt l’absorption d’énergie avant rupture ou la résistance à la propagation d’une fissure.

10. Quelle propriété caractérise la résistance d’un matériau à une déformation élastique réversible ?

La rigidité
La dureté
La résilience
La ductilité

La rigidité

Explication

La rigidité est la résistance à une déformation élastique, laquelle disparaît après suppression des contraintes. La ductilité concerne la déformation plastique avant rupture, tandis que la résilience concerne l’absorption d’un choc.

11. Que mesure principalement la ténacité d’un matériau ?

Sa résistance à une déformation élastique sous une contrainte donnée
Sa quantité de déformation plastique observée au moment de la rupture
Sa capacité à résister à une abrasion de surface par un pénétrateur
Sa capacité à absorber de l’énergie avant rupture ou à freiner une fissure

Sa capacité à absorber de l’énergie avant rupture ou à freiner une fissure

Explication

La ténacité décrit l’aptitude à absorber de l’énergie avant la rupture ou à s’opposer à la propagation d’une fissure, avec une unité exprimée en Pa·m½. La rigidité concerne la déformation élastique, tandis que la dureté concerne la surface.

12. Quelle distinction oppose correctement un matériau ductile à un matériau fragile ?

Le matériau ductile résiste à une fissure, tandis que le fragile possède une forte rigidité
Le matériau ductile se déforme plastiquement avant rupture, tandis que le fragile se déforme très peu
Le matériau ductile absorbe un choc, tandis que le fragile résiste à l’abrasion
Le matériau ductile reste élastique, tandis que le fragile se déforme largement avant rupture

Le matériau ductile se déforme plastiquement avant rupture, tandis que le fragile se déforme très peu

Explication

La ductilité mesure la déformation plastique atteinte avant la rupture, alors qu’un matériau fragile présente une déformation très faible ou inexistante avant de rompre. L’absorption d’un choc relève de la résilience et la résistance à l’abrasion de la dureté.

13. Un échantillon parcouru par un courant de 2 A2\,\mathrm{A} possède une résistance de 5 Ω5\,\Omega. Quelle tension est appliquée à ses bornes selon la loi d’Ohm ?

0,4 V0{,}4\,\mathrm{V}
10 V10\,\mathrm{V}
7 V7\,\mathrm{V}
2,5 V2{,}5\,\mathrm{V}

$$10\,\mathrm{V}$$

Explication

La loi d’Ohm donne U=RIU=RI, donc U=5×2=10 VU=5\times2=10\,\mathrm{V}. La résistance et le courant ne sont pas combinés par une soustraction ou une division dans cette relation.

14. Un échantillon possède une résistivité ρ\rho, une longueur ll et une section SS. Que devient sa résistance si sa longueur double, tandis que sa section reste constante ?

Elle est divisée par deux
Elle double
Elle devient quatre fois plus grande
Elle reste inchangée

Elle double

Explication

La relation R=ρlSR=\rho\frac{l}{S} montre que la résistance est proportionnelle à la longueur lorsque la résistivité et la section restent constantes. Une variation de la section produirait l’effet inverse sur la résistance.

15. Quelle classification compare correctement les matériaux selon leur conductibilité électrique ?

Les isolants ont une conductibilité élevée, les conducteurs intermédiaire et les semi-conducteurs très faible
Les conducteurs et les isolants ont une conductibilité élevée, tandis que les semi-conducteurs sont intermédiaires
Les conducteurs ont une conductibilité élevée, les semi-conducteurs intermédiaire et les isolants très faible
Les semi-conducteurs ont une conductibilité élevée, les conducteurs très faible et les isolants intermédiaire

Les conducteurs ont une conductibilité élevée, les semi-conducteurs intermédiaire et les isolants très faible

Explication

Les conducteurs conduisent fortement, les isolants ou diélectriques très peu, et les semi-conducteurs se situent entre ces deux catégories. Confondre l’isolant et le conducteur inverse précisément leurs propriétés électriques.

16. Quelle grandeur mesure l’énergie nécessaire pour augmenter de 1 K1\,\mathrm{K} la température d’une mole de matériau ?

La résistivité électrique
Le coefficient de dilatation linéaire
La conductivité thermique
La capacité thermique molaire

La capacité thermique molaire

Explication

La capacité thermique molaire quantifie l’énergie requise pour élever de 1 K1\,\mathrm{K} la température d’une mole et s’exprime en J mol−1 K−1\mathrm{J\,mol^{-1}\,K^{-1}}. La conductivité thermique décrit plutôt la transmission de la chaleur dans le matériau.

17. Pourquoi la conduction thermique dans un solide se distingue-t-elle de la convection ?

Elle transfère la chaleur sans déplacement global de matière
Elle transporte la chaleur grâce à un changement de phase
Elle transfère la chaleur par déplacement d’un fluide
Elle nécessite un écoulement de matière entre deux régions

Elle transfère la chaleur sans déplacement global de matière

Explication

Dans un solide, la chaleur se propage principalement par diffusion ou par conduction de phonons et d’électrons, sans flux global de matière. La convection repose au contraire sur le déplacement d’un fluide ou d’une matière.

18. Un solide présente une contribution électronique de conductivité thermique λe=3 W m−1 K−1\lambda_e=3\,\mathrm{W\,m^{-1}\,K^{-1}} et une contribution phononique λp=7 W m−1 K−1\lambda_p=7\,\mathrm{W\,m^{-1}\,K^{-1}}. Quelle est sa conductivité thermique totale ?

73 W m−1 K−1\frac{7}{3}\,\mathrm{W\,m^{-1}\,K^{-1}}
4 W m−1 K−14\,\mathrm{W\,m^{-1}\,K^{-1}}
10 W m−1 K−110\,\mathrm{W\,m^{-1}\,K^{-1}}
21 W m−1 K−121\,\mathrm{W\,m^{-1}\,K^{-1}}

$$10\,\mathrm{W\,m^{-1}\,K^{-1}}$$

Explication

La conductivité thermique totale est la somme des deux contributions : λ=λe+λp=3+7=10 W m−1 K−1\lambda=\lambda_e+\lambda_p=3+7=10\,\mathrm{W\,m^{-1}\,K^{-1}}. Les contributions ne se multiplient pas et ne se divisent pas entre elles.

19. Une tige passe d’une longueur l0=1,00 ml_0=1{,}00\,\mathrm{m} à lf=1,002 ml_f=1{,}002\,\mathrm{m} lorsque sa température passe de 20 ∘C20\,^{\circ}\mathrm{C} à 40 ∘C40\,^{\circ}\mathrm{C}. Quelle est approximativement sa dilatation linéaire α\alpha ?

2,0×10−2 K−12{,}0\times10^{-2}\,\mathrm{K^{-1}}
5,0×10−5 K−15{,}0\times10^{-5}\,\mathrm{K^{-1}}
1,0×10−3 K−11{,}0\times10^{-3}\,\mathrm{K^{-1}}
1,0×10−4 K−11{,}0\times10^{-4}\,\mathrm{K^{-1}}

$$1{,}0\times10^{-4}\,\mathrm{K^{-1}}$$

Explication

On applique α=lf−l0l0(Tf−T0)\alpha=\frac{l_f-l_0}{l_0(T_f-T_0)}, soit α=0,0021,00×20=1,0×10−4 K−1\alpha=\frac{0{,}002}{1{,}00\times20}=1{,}0\times10^{-4}\,\mathrm{K^{-1}}. La variation de longueur doit être rapportée à la longueur initiale et à l’écart de température.

20. Quelle description caractérise correctement un matériau translucide ?

Il transmet la lumière de manière diffuse
Il réfléchit toute la lumière sans transmission
Il ne transmet aucune lumière visible
Il transmet la lumière visible avec une absorption faible et une image nette

Il transmet la lumière de manière diffuse

Explication

Un matériau translucide laisse passer la lumière, mais sa transmission est diffuse. Un matériau transparent transmet avec une faible absorption et un matériau opaque ne laisse pas passer la lumière visible.

21. Un faisceau incident possède une intensité I0=100 W m−2I_0=100\,\mathrm{W\,m^{-2}}. Si IT=60 W m−2I_T=60\,\mathrm{W\,m^{-2}} et IR=15 W m−2I_R=15\,\mathrm{W\,m^{-2}}, quelle intensité est absorbée ?

175 W m−2175\,\mathrm{W\,m^{-2}}
15 W m−215\,\mathrm{W\,m^{-2}}
25 W m−225\,\mathrm{W\,m^{-2}}
45 W m−245\,\mathrm{W\,m^{-2}}

$$25\,\mathrm{W\,m^{-2}}$$

Explication

Le bilan d’intensité est I0=IT+IA+IRI_0=I_T+I_A+I_R, donc IA=100−60−15=25 W m−2I_A=100-60-15=25\,\mathrm{W\,m^{-2}}. L’intensité réfléchie ne correspond pas à l’intensité absorbée, même si les deux sont retirées du faisceau transmis.

22. Dans un matériau, la lumière se propage à la vitesse v=2,0×108 m s−1v=2{,}0\times10^8\,\mathrm{m\,s^{-1}}, tandis que sa vitesse dans le vide vaut c=3,0×108 m s−1c=3{,}0\times10^8\,\mathrm{m\,s^{-1}}. Quel est l’indice de réfraction ?

1,01{,}0
5,0×10165{,}0\times10^{16}
0,670{,}67
1,51{,}5

$$1{,}5$$

Explication

L’indice de réfraction est défini par n=cvn=\frac{c}{v}, donc n=3,0×1082,0×108=1,5n=\frac{3{,}0\times10^8}{2{,}0\times10^8}=1{,}5. L’absorbance décrit l’atténuation de l’intensité et ne donne pas directement cet indice.

23. Quelle propriété caractérise le ferromagnétisme ?

Une orientation aléatoire des moments magnétiques sans aimantation mesurable
Une faible réponse magnétique apparaissant uniquement sous un champ extérieur
Un alignement des moments magnétiques produisant une forte aimantation sans champ extérieur
Une opposition des moments magnétiques annulant l’aimantation du matériau

Un alignement des moments magnétiques produisant une forte aimantation sans champ extérieur

Explication

Le ferromagnétisme correspond à l’alignement des moments magnétiques, ce qui peut maintenir une forte aimantation même lorsque le champ extérieur est supprimé. Une orientation aléatoire ou une réponse faible décrit d’autres comportements magnétiques.

24. Comment les défauts des solides cristallins sont-ils classés selon leur dimension ?

En défauts atomiques, moléculaires, ioniques et électroniques
En défauts internes, externes, naturels et artificiels
En défauts ponctuels, linéaires, surfaciques et volumiques
En défauts thermiques, électriques, magnétiques et optiques

En défauts ponctuels, linéaires, surfaciques et volumiques

Explication

Les défauts cristallins sont classés selon leur dimension géométrique, de zéro à trois dimensions. Les autres classifications proposées ne correspondent pas à cette typologie dimensionnelle.

25. Quelle association caractérise correctement les défauts de Frenkel et de Schottky ?

Frenkel correspond à une dislocation, Schottky correspond à un joint de grain
Frenkel associe deux lacunes ioniques, Schottky associe une lacune et un interstitiel
Frenkel correspond à un joint de grain, Schottky correspond à une dislocation
Frenkel associe une lacune et un interstitiel, Schottky associe deux lacunes ioniques

Frenkel associe une lacune et un interstitiel, Schottky associe deux lacunes ioniques

Explication

Un défaut de Frenkel comporte une lacune et un atome déplacé en position interstitielle, tandis qu’un défaut de Schottky comporte une lacune cationique et une lacune anionique. La confusion la plus courante consiste à intervertir ces deux associations.

26. Quelle caractéristique définit une dislocation dans un cristal ?

Une zone de contact entre deux cristaux d’orientations différentes
Une position du réseau dépourvue d’atome
Une distorsion locale du réseau sur une rangée d’atomes
Une bande d’énergie occupée par les électrons

Une distorsion locale du réseau sur une rangée d’atomes

Explication

Une dislocation est une distorsion locale du réseau cristallin située sur une rangée d’atomes, et son déplacement intervient dans la plasticité. Une zone de contact entre cristaux différents correspond plutôt à un joint de grain.

27. Dans la description énergétique d’un solide, quelle distinction oppose la bande de valence à la bande de conduction ?

La bande de valence contient les électrons libres et la bande de conduction est toujours occupée
La bande de valence est vide et la bande de conduction contient les électrons les plus liés
La bande de valence est occupée et la bande de conduction est la plus basse bande vide
La bande de valence décrit les défauts et la bande de conduction décrit les joints de grain

La bande de valence est occupée et la bande de conduction est la plus basse bande vide

Explication

La bande de valence est la bande de plus haute énergie occupée, alors que la bande de conduction est la bande de plus basse énergie vide d’électrons dans la description présentée. Les autres réponses inversent ces rôles ou confondent les bandes avec des défauts structuraux.

28. Quelle comparaison de résistivité distingue correctement un isolant électrique d’un conducteur ?

Un isolant se situe entre 10810^8 et 1016 Ω⋅m10^{16}\ \Omega\cdot m, tandis qu’un conducteur est inférieur à 10−6 Ω⋅m10^{-6}\ \Omega\cdot m
Un isolant est inférieur à 10−6 Ω⋅m10^{-6}\ \Omega\cdot m, tandis qu’un conducteur se situe entre 10810^8 et 1016 Ω⋅m10^{16}\ \Omega\cdot m
Un isolant et un conducteur se situent généralement entre 10−310^{-3} et 102 Ω⋅m10^2\ \Omega\cdot m
Un isolant et un conducteur présentent des résistivités voisines autour de 108 Ω⋅m10^8\ \Omega\cdot m

Un isolant se situe entre $$10^8$$ et $$10^{16}\ \Omega\cdot m$$, tandis qu’un conducteur est inférieur à $$10^{-6}\ \Omega\cdot m$$

Explication

Les isolants possèdent une résistivité très élevée, comprise entre 10810^8 et 1016 Ω⋅m10^{16}\ \Omega\cdot m, tandis que les conducteurs ont une résistivité inférieure à 10−6 Ω⋅m10^{-6}\ \Omega\cdot m. La deuxième proposition inverse précisément les caractéristiques des deux familles.

29. Qu’est-ce qui caractérise un semi-conducteur intrinsèque ?

Il ne contient pas d’impureté et n’est pas dopé
Il possède une résistivité comparable à celle d’un conducteur métallique
Il contient des accepteurs de valence 3 ajoutés au réseau
Il contient des donneurs de valence 5 ajoutés au réseau

Il ne contient pas d’impureté et n’est pas dopé

Explication

Un semi-conducteur intrinsèque est dépourvu d’impuretés ajoutées et n’est pas dopé. La présence d’atomes donneurs ou accepteurs décrit un semi-conducteur extrinsèque.

30. Que se passe-t-il dans un semi-conducteur intrinsèque lorsque sa température augmente ?

Les électrons se lient davantage, ce qui augmente la résistivité
Des électrons se libèrent davantage, ce qui diminue la résistivité
Les vibrations cessent, ce qui bloque progressivement les porteurs
Les impuretés ajoutées deviennent les seuls porteurs de charge

Des électrons se libèrent davantage, ce qui diminue la résistivité

Explication

L’augmentation de température fournit à certains électrons assez d’énergie pour se libérer de leurs liaisons et circuler, ce qui diminue la résistivité. L’effet est donc opposé à la tendance généralement observée dans un métal, où les défauts thermiques accroissent la résistivité.

31. Quel type de semi-conducteur obtient-on en remplaçant un atome de valence 4 par un atome donneur de valence 5 ?

Un semi-conducteur intrinsèque, sans porteur supplémentaire
Un semi-conducteur extrinsèque de type n, avec un électron excédentaire
Un semi-conducteur extrinsèque de type p, avec une lacune électronique
Un isolant ionique, avec deux lacunes de charges opposées

Un semi-conducteur extrinsèque de type n, avec un électron excédentaire

Explication

L’atome de valence 5 fournit un électron excédentaire au réseau, ce qui produit un semi-conducteur extrinsèque de type n. Le type p est associé à l’introduction d’un atome possédant trois électrons de valence.

32. Quelle propriété définit la ferroélectricité ?

Une déformation produite par l’application d’un champ électrique
Une conduction élevée due à une forte concentration d’électrons libres
Une polarisation provoquée par une contrainte mécanique extérieure
Une polarisation spontanée d’un diélectrique en l’absence de champ électrique

Une polarisation spontanée d’un diélectrique en l’absence de champ électrique

Explication

La ferroélectricité correspond à une polarisation spontanée d’un matériau diélectrique sans champ électrique appliqué et s’accompagne d’une constante diélectrique très élevée. Une polarisation due à une contrainte relève de la piézoélectricité directe.

33. Quelle différence distingue l’effet piézoélectrique direct de l’effet inverse ?

Le direct transforme une déformation en chaleur, l’inverse transforme un champ en magnétisation
Le direct transforme une contrainte en polarisation, l’inverse transforme un champ en déformation
Le direct transforme un champ en déformation, l’inverse transforme une contrainte en polarisation
Le direct transforme une polarisation en conduction, l’inverse transforme une conduction en contrainte

Le direct transforme une contrainte en polarisation, l’inverse transforme un champ en déformation

Explication

L’effet direct fait apparaître une polarisation lorsqu’une contrainte mécanique est appliquée, tandis que l’effet inverse, appelé effet Lippmann, produit une déformation sous l’action d’un champ électrique. Les autres couples de transformations ne correspondent pas à la distinction piézoélectrique.

34. Quelles conditions structurales et mécaniques sont requises pour qu’un matériau soit piézoélectrique ?

Des liaisons polarisées, une structure non centrosymétrique et une déformabilité mécanique
Des liaisons non polarisées, une structure amorphe et une conductivité importante
Des liaisons métalliques, une structure centrosymétrique et une rigidité mécanique élevée
Des liaisons ioniques seules, une structure cubique et une mobilité électronique élevée

Des liaisons polarisées, une structure non centrosymétrique et une déformabilité mécanique

Explication

La piézoélectricité exige des liaisons polarisées, l’absence de centre de symétrie et une capacité de déformation mécanique. Une structure centrosymétrique empêche précisément l’apparition de la polarisation piézoélectrique recherchée.

35. Selon la règle de Cohen, comment se chargent deux matériaux frottés l’un contre l’autre ?

Le matériau de constante diélectrique la plus élevée se charge positivement
Les deux matériaux restent neutres lorsque leurs structures sont cristallines
Les deux matériaux acquièrent une charge positive de même amplitude
Le matériau de constante diélectrique la plus faible se charge positivement

Le matériau de constante diélectrique la plus élevée se charge positivement

Explication

La règle de Cohen indique que, lors du frottement, le matériau possédant la constante diélectrique la plus élevée devient positif. La constante diélectrique la plus faible ne désigne donc pas le matériau qui prend la charge positive.

36. Quelle grandeur représente l’induction magnétique dans un matériau soumis à un champ magnétique et dans quelle unité s’exprime-t-elle ?

L’aimantation MM, exprimée en joules par tesla
Le champ HH, exprimé en ampères par mètre
L’induction BB, exprimée en teslas
La perméabilité μ\mu, exprimée en teslas par mètre

L’induction $$B$$, exprimée en teslas

Explication

L’induction magnétique BB décrit l’intensité du champ magnétique dans le matériau et s’exprime en teslas. Le champ HH correspond plutôt à l’intensité du champ magnétique appliqué, tandis que MM et μ\mu désignent d’autres grandeurs.

37. Un matériau possède une perméabilité magnétique μ\mu et est soumis à un champ HH ; quelle relation permet de calculer son induction magnétique ?

B=HμB=\frac{H}{\mu}
B=μ+HB=\mu+H
B=H−μB=H-\mu
B=μHB=\mu H

$$B=\mu H$$

Explication

Dans un matériau magnétique, l’induction est donnée par le produit de la perméabilité et du champ appliqué, soit B=μHB=\mu H. La division ou l’addition de HH et μ\mu ne correspond pas à la relation constitutive indiquée.

38. Quelle description distingue correctement l’aimantation MM du champ magnétique appliqué HH ?

MM mesure le champ extérieur, tandis que HH traduit l’alignement interne des moments
MM correspond au champ coercitif, tandis que HH indique l’induction rémanente
MM traduit le renforcement produit par le matériau, tandis que HH est le champ extérieur
MM représente la perméabilité, tandis que HH mesure l’induction dans le matériau

$$M$$ traduit le renforcement produit par le matériau, tandis que $$H$$ est le champ extérieur

Explication

L’aimantation MM résulte de l’alignement des moments magnétiques et renforce le champ dans le matériau, alors que HH est le champ extérieur appliqué. Les autres associations confondent ces grandeurs avec la perméabilité, l’induction ou des paramètres d’hystérésis.

39. Que devient un matériau ferromagnétique lorsque sa température dépasse la température de Curie TcT_c ?

Il conserve son état ferromagnétique
Il devient paramagnétique
Il perd toute réponse magnétique
Il devient diamagnétique

Il devient paramagnétique

Explication

Au-delà de TcT_c, l’agitation thermique empêche l’ordre ferromagnétique et le matériau devient paramagnétique. Il ne perd donc pas toute réponse magnétique et ne devient pas diamagnétique.

40. Que caractérise un domaine de Weiss dans un matériau ferromagnétique ?

Une région où les moments atomiques sont orientés dans le même sens
Une zone où l’induction reste nulle malgré un champ extérieur
Une surface séparant deux matériaux de perméabilités différentes
Une région où les moments atomiques sont orientés dans des sens aléatoires

Une région où les moments atomiques sont orientés dans le même sens

Explication

Un domaine de Weiss est une région tridimensionnelle où les moments magnétiques atomiques sont alignés, ce qui produit une aimantation locale maximale. L’aimantation macroscopique peut toutefois être faible si plusieurs domaines ont des orientations différentes.

41. Comment reconnaît-on l’hystérésis magnétique lors d’un cycle d’aimantation ?

La diminution de BB après saturation suit une courbe différente de l’aimantation initiale
Le champ HH augmente alors que la température du matériau diminue
L’induction BB reste nulle pendant toute l’augmentation du champ HH
La perméabilité μ\mu devient égale à zéro après la saturation

La diminution de $$B$$ après saturation suit une courbe différente de l’aimantation initiale

Explication

L’hystérésis se manifeste par un parcours de désaimantation qui ne reprend pas la courbe initiale lorsque l’induction diminue après saturation. Les autres propositions décrivent des comportements qui ne définissent pas l’hystérésis magnétique.

42. Dans une boucle d’hystérésis, que signifient respectivement BrB_r et HcH_c ?

BrB_r est l’induction restante à H=0H=0, et HcH_c est le champ opposé qui annule BB
BrB_r est l’induction à saturation, et HcH_c est le champ appliqué au départ
BrB_r est la perméabilité résiduelle, et HcH_c est l’aimantation maximale
BrB_r est le champ opposé qui annule BB, et HcH_c est l’induction restante à H=0H=0

$$B_r$$ est l’induction restante à $$H=0$$, et $$H_c$$ est le champ opposé qui annule $$B$$

Explication

L’induction rémanente BrB_r est la valeur de BB lorsque le champ est ramené à zéro, tandis que le champ coercitif HcH_c est le champ opposé requis pour annuler BB. La confusion fréquente consiste à attribuer à BrB_r la nature d’un champ et à HcH_c celle d’une induction.

43. Quelle différence caractérise les matériaux magnétiques doux par rapport aux matériaux magnétiques durs ?

Les matériaux doux résistent aux hautes températures, tandis que les matériaux durs conduisent mieux la chaleur
Les matériaux doux dissipent peu d’énergie par cycle, tandis que les matériaux durs en dissipent davantage
Les matériaux doux ont une induction nulle, tandis que les matériaux durs atteignent rarement la saturation
Les matériaux doux présentent une forte rémanence, tandis que les matériaux durs n’ont aucune aimantation

Les matériaux doux dissipent peu d’énergie par cycle, tandis que les matériaux durs en dissipent davantage

Explication

Les matériaux magnétiques doux se distinguent par de faibles pertes d’énergie au cours des cycles d’aimantation, contrairement aux matériaux durs. Les autres différences proposées concernent des propriétés qui ne définissent pas cette distinction.

44. Pourquoi une différence importante entre les coefficients de dilatation thermique d’un implant et du tissu environnant peut-elle provoquer son échec ?

Elle empêche toute variation de température dans l’implant et le tissu
Elle augmente nécessairement la conductibilité thermique du tissu environnant
Elle transforme les contraintes mécaniques en aimantation du matériau implanté
Elle crée des contraintes mécaniques susceptibles d’entraîner une résorption osseuse

Elle crée des contraintes mécaniques susceptibles d’entraîner une résorption osseuse

Explication

Des coefficients de dilatation très différents provoquent des déformations incompatibles lors des variations de température, ce qui peut générer des contraintes, une résorption osseuse et l’échec de l’implant. Des coefficients proches limitent au contraire ces contraintes.

45. Quelle contrainte apparaît lorsqu’une variation de température est empêchée dans un matériau ?

Le chauffage et le refroidissement empêchés produisent tous deux une traction
Le chauffage empêché produit une compression, tandis que le refroidissement empêché produit une traction
Le chauffage et le refroidissement empêchés produisent tous deux une compression
Le chauffage empêché produit une traction, tandis que le refroidissement empêché produit une compression

Le chauffage empêché produit une compression, tandis que le refroidissement empêché produit une traction

Explication

Lorsqu’il est empêché de se dilater, le matériau chauffé subit une compression ; lorsqu’il est empêché de se contracter, le matériau refroidi subit une traction. Inverser ces effets conduit à une interprétation erronée des contraintes thermiques.

46. Qu’appelle-t-on choc thermique et comment nomme-t-on la propriété qui mesure la résistance à la rupture ainsi provoquée ?

Une variation de pression ; la résistance à la fatigue mécanique
Une variation brusque de température ; la résistance au choc thermique
Une exposition prolongée à la chaleur ; la conductibilité thermique
Une déformation progressive ; la limite d’élasticité thermique

Une variation brusque de température ; la résistance au choc thermique

Explication

Un choc thermique correspond à une variation brusque de température imposée à un matériau, et la résistance à la rupture fragile associée est appelée résistance au choc thermique. La conductibilité thermique et la limite d’élasticité sont des propriétés différentes.

47. Quelles propriétés favorisent une forte résistance au choc thermique ?

Une conductibilité faible et une dilatation élevée, avec une résistance à la rupture et un module faibles
Une résistance à la rupture et une conductibilité élevées, avec un faible module d’élasticité et une faible dilatation
Une résistance à la rupture et une dilatation élevées, avec un faible module d’élasticité et une faible conductibilité
Une faible résistance à la rupture et une conductibilité élevée, avec un module et une dilatation importants

Une résistance à la rupture et une conductibilité élevées, avec un faible module d’élasticité et une faible dilatation

Explication

Une bonne résistance au choc thermique associe une résistance à la rupture élevée, une conductibilité thermique élevée, un faible module d’élasticité et un faible coefficient de dilatation. Les autres combinaisons remplacent au moins une de ces caractéristiques par une tendance défavorable.

48. Quelle forme de détérioration caractérise principalement les polymères par rapport aux métaux et aux céramiques ?

La corrosion à température élevée ou dans un milieu extrême
La dégradation, la dissolution, le gonflement ou l’altération moléculaire
La dissolution ou l’oxydation des atomes métalliques en surface
La formation d’une couche d’oxyde protectrice à l’intérieur du matériau

La dégradation, la dissolution, le gonflement ou l’altération moléculaire

Explication

Les polymères peuvent subir une dégradation, une dissolution, un gonflement ou une altération moléculaire. La dissolution et l’oxydation décrivent plutôt les métaux, tandis que la corrosion à température élevée ou en milieu extrême concerne les céramiques.

49. Que se produit-il au début de la corrosion électrochimique d’un métal ?

Les atomes métalliques perdent des électrons par oxydation à la surface
Les atomes métalliques gagnent des électrons par réduction dans le volume
Les électrons sont absorbés par le métal sans transformation chimique
Les ions métalliques se déposent sur la surface par condensation

Les atomes métalliques perdent des électrons par oxydation à la surface

Explication

La corrosion métallique commence généralement à la surface et implique l’oxydation des atomes métalliques, qui perdent des électrons. Le gain d’électrons correspond à une réduction et ne décrit pas le phénomène initial du métal corrodé.

50. Dans une pile de corrosion, quel enchaînement décrit correctement le transfert électrochimique ?

Le métal s’oxyde à la cathode, puis les électrons retournent vers l’anode par le milieu
Le métal se réduit à la cathode, puis les électrons sont produits par une réaction anodique
Le métal s’oxyde à l’anode, puis les électrons atteignent une espèce qui se réduit à la cathode
Le métal se réduit à l’anode, puis les électrons atteignent une espèce qui s’oxyde à la cathode

Le métal s’oxyde à l’anode, puis les électrons atteignent une espèce qui se réduit à la cathode

Explication

À l’anode, le métal s’oxyde et libère des électrons, qui sont transférés vers une espèce chimique se réduisant à la cathode. La réduction se produit donc à la cathode, et l’oxydation à l’anode.

51. Comment fonctionne une protection cathodique utilisant une anode sacrificielle ?

Le métal protégé s’oxyde et fournit des électrons au métal transformé en anode
Un métal plus réactif s’oxyde et fournit des électrons au métal transformé en cathode
Un revêtement isolant absorbe les électrons et empêche toute réaction électrochimique
Le métal protégé gagne des ions métalliques provenant d’une cathode moins réactive

Un métal plus réactif s’oxyde et fournit des électrons au métal transformé en cathode

Explication

La protection cathodique fournit des électrons au métal à protéger afin de le transformer en cathode, tandis qu’un métal plus réactif s’oxyde comme anode sacrificielle. Le métal protégé n’est donc pas celui qui subit l’oxydation principale.

52. Que représente l’absorptivité d’un verre ?

La fraction du rayonnement incident absorbée puis transformée en chaleur
Le rapport entre le rayonnement émis par le verre et celui d’un émetteur parfait
La fraction du rayonnement incident traversant le verre sans interaction
La fraction du rayonnement incident renvoyée par la surface du verre

La fraction du rayonnement incident absorbée puis transformée en chaleur

Explication

L’absorptivité est la fraction du rayonnement incident absorbée par le verre, et l’énergie absorbée devient de la chaleur. La fraction traversant le verre correspond à la transmissivité, tandis que la fraction renvoyée correspond à la réflectivité.

53. Quelle différence distingue la réflexion spéculaire de la réflexion diffuse ?

La réflexion spéculaire concerne les interfaces irrégulières, tandis que la réflexion diffuse concerne les surfaces parfaitement lisses
La réflexion spéculaire répartit l’énergie dans plusieurs directions, tandis que la réflexion diffuse donne un rayon unique
La réflexion spéculaire donne un rayon réfléchi unique, tandis que la réflexion diffuse répartit l’énergie dans plusieurs directions
La réflexion spéculaire absorbe l’énergie sur une surface lisse, tandis que la réflexion diffuse la transmet dans le matériau

La réflexion spéculaire donne un rayon réfléchi unique, tandis que la réflexion diffuse répartit l’énergie dans plusieurs directions

Explication

Une surface lisse produit une réflexion spéculaire avec un rayon réfléchi unique, alors qu’une interface irrégulière diffuse l’énergie dans de nombreuses directions. La répartition multidirectionnelle est donc associée à la réflexion diffuse.

54. Quelle relation doit vérifier un verre entre sa transmissivité, sa réflectivité et son absorptivité ?

τ+ρ−α=1\tau+\rho-\alpha=1
τ+ρ+α=1\tau+\rho+\alpha=1
τ=ρ+α+1\tau=\rho+\alpha+1
τρα=1\tau\rho\alpha=1

$$\tau+\rho+\alpha=1$$

Explication

La transmissivité, la réflectivité et l’absorptivité représentent les parts complémentaires du rayonnement incident et leur somme vaut 11. Une relation multiplicative ou une soustraction de l’absorptivité ne respecte pas ce bilan énergétique.

55. Quelle caractéristique décrit une déformation plastique dans un solide cristallin ?

Elle est réversible et résulte du retour des atomes à leur position initiale après déchargement
Elle est permanente et implique le déplacement d’un grand nombre d’atomes, souvent avec des dislocations
Elle correspond à une absorption thermique sans déplacement collectif des atomes
Elle apparaît lorsque la surface réfléchit la lumière dans une direction privilégiée

Elle est permanente et implique le déplacement d’un grand nombre d’atomes, souvent avec des dislocations

Explication

La déformation plastique est permanente et résulte, dans les solides cristallins, du déplacement collectif d’atomes et souvent de dislocations. Une déformation réversible relève plutôt du comportement élastique, tandis que les autres propositions décrivent des phénomènes thermiques ou optiques.

56. Selon la diffusion Rayleigh, quelle condition favorise la transparence d’un matériau contenant des grains ?

Les grains ont une taille comparable à la longueur d’onde et une surface fortement absorbante
Les grains sont beaucoup plus grands que la longueur d’onde et leur indice diffère fortement de celui du verre
Les grains sont beaucoup plus petits que la longueur d’onde ou leur indice est proche de celui du verre
Les grains possèdent une taille variable et un contraste d’indice élevé avec le verre

Les grains sont beaucoup plus petits que la longueur d’onde ou leur indice est proche de celui du verre

Explication

La transparence est favorisée lorsque la taille des grains est bien inférieure à la longueur d’onde de la lumière ou lorsque le contraste d’indice est faible. Des grains plus grands ou un contraste d’indice élevé renforcent la diffusion et diminuent la transparence.

57. Que signifie un rapport d’indice de réfraction proche de 11 entre le verre et ses grains ?

Les indices de réfraction du verre et des grains ont des valeurs proches
Les grains présentent une absorption lumineuse identique à celle du verre
L’indice de réfraction des grains est beaucoup plus élevé que celui du verre
Les indices de réfraction du verre et des grains sont tous deux très faibles

Les indices de réfraction du verre et des grains ont des valeurs proches

Explication

Un rapport proche de 11 signifie que les deux indices de réfraction sont proches, ce qui réduit la diffusion aux interfaces. Un fort contraste d’indice produirait au contraire une diffusion plus importante, et l’absorption n’est pas définie par ce rapport.

58. Quelle caractéristique distingue principalement la déformation plastique de la déformation élastique ?

Elle concerne une variation réversible de la forme du matériau.
Elle disparaît progressivement lorsque la température du métal augmente.
Elle résulte d’une diminution temporaire du nombre d’atomes.
Elle laisse une déformation permanente après la suppression de la contrainte.

Elle laisse une déformation permanente après la suppression de la contrainte.

Explication

La déformation plastique reste présente après le retrait de la contrainte, car elle correspond à un déplacement durable d’un grand nombre d’atomes. La déformation élastique, en revanche, est réversible et ne laisse pas de changement permanent de forme.

59. Quel mécanisme microscopique accompagne la déformation plastique d’un métal ?

La séparation des grains sans modification des liaisons atomiques.
La disparition progressive des atomes situés à la surface.
La rupture puis la reconstitution des liaisons interatomiques.
La transformation complète du réseau cristallin en réseau amorphe.

La rupture puis la reconstitution des liaisons interatomiques.

Explication

À l’échelle microscopique, les liaisons interatomiques se rompent puis se reforment dans de nouvelles configurations, ce qui permet une déformation permanente. Une simple déformation élastique ne repose pas sur ce réarrangement durable des liaisons.

60. Dans un solide cristallin soumis à une déformation plastique, quel phénomène se produit très souvent ?

Les électrons cessent de circuler entre les atomes voisins.
Les dislocations se déplacent à travers le réseau cristallin.
Les grains fondent avant de reprendre leur arrangement initial.
Les atomes quittent massivement le solide pour former une vapeur.

Les dislocations se déplacent à travers le réseau cristallin.

Explication

La déformation plastique des solides cristallins implique très souvent le déplacement des dislocations, qui facilite le glissement des plans atomiques. La fusion des grains ou la vaporisation des atomes ne constitue pas le mécanisme habituel décrit ici.

61. Quel effet caractérise l’écrouissage d’un métal ductile pendant sa déformation plastique ?

Le métal conserve sa résistance, mais sa masse volumique augmente fortement.
Le métal devient plus dur et plus résistant, tandis que sa ductilité diminue.
Le métal perd sa dureté tout en retrouvant une structure parfaitement réversible.
Le métal devient plus ductile et moins résistant après chaque déformation.

Le métal devient plus dur et plus résistant, tandis que sa ductilité diminue.

Explication

L’écrouissage augmente la dureté et la résistance du métal pendant la déformation plastique, alors que sa ductilité diminue. Il ne rend donc pas le métal plus apte à subir de grandes déformations supplémentaires.

62. Comment l’écrouissage modifie-t-il les principales propriétés mécaniques d’un métal ?

Il diminue la résistance à la traction, tandis que la limite d’élasticité reste inchangée.
Il augmente la limite d’élasticité et la résistance à la traction, mais réduit la ductilité.
Il augmente la ductilité et l’allongement à la rupture, sans modifier la résistance.
Il réduit la limite d’élasticité et la résistance à la traction, mais accroît la ductilité.

Il augmente la limite d’élasticité et la résistance à la traction, mais réduit la ductilité.

Explication

L’écrouissage élève la limite d’élasticité et la résistance à la traction, tandis que la ductilité, évaluée par l’allongement à la rupture, diminue. L’augmentation de l’allongement à la rupture correspond donc à l’effet opposé.

63. Pourquoi un alliage contenant des impuretés en solution solide peut-il être plus résistant qu’un métal pur ?

Les atomes d’impureté éliminent les dislocations en transformant le métal en matériau amorphe.
Les atomes d’impureté remplacent les électrons de conduction par des liaisons parfaitement rigides.
Les atomes d’impureté abaissent la température de fusion et rendent le réseau plus mobile.
Les atomes d’impureté imposent des déformations du réseau autour des atomes hôtes.

Les atomes d’impureté imposent des déformations du réseau autour des atomes hôtes.

Explication

Les atomes d’impureté en solution solide déforment localement le réseau cristallin des atomes hôtes, ce qui gêne la déformation et renforce l’alliage. La formation d’un matériau amorphe ou la rigidification parfaite des liaisons ne décrit pas ce mécanisme.

64. Quelles propriétés mécaniques du cuivre peuvent être modifiées par l’ajout d’impuretés ?

La résistance à la traction, la limite d’élasticité et la ductilité.
La conductivité thermique, la masse volumique et la température d’ébullition.
La ténacité, la viscosité et la capacité calorifique à volume constant.
La couleur, la transparence et la dilatation des gaz environnants.

La résistance à la traction, la limite d’élasticité et la ductilité.

Explication

L’ajout d’impuretés au cuivre peut modifier sa résistance à la traction, sa limite d’élasticité et sa ductilité. Les autres groupes de propriétés proposés ne correspondent pas aux effets mécaniques explicitement associés au renforcement par impuretés.

65. Lequel de ces matériaux constitue un exemple d’alliage obtenu par ajout d’impuretés au cuivre ?

Le cuivre pur, constitué d’un seul élément métallique sans ajout.
L’aluminium pur, utilisé comme référence pour les métaux légers.
Le fer doux, dont la composition repose principalement sur le fer.
Le cupro-nickel, également appelé argentan, cuivre blanc ou minargent.

Le cupro-nickel, également appelé argentan, cuivre blanc ou minargent.

Explication

Le cupro-nickel, aussi nommé argentan, cuivre blanc ou minargent, est un alliage formé notamment par ajout de nickel au cuivre. Le cuivre pur ne contient pas cet ajout et les deux autres matériaux ne sont pas l’exemple indiqué.

Révisez avec les flashcards

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Qu'est-ce qu'un matériau selon sa définition ?

Un solide façonné et assemblé pour fabriquer des objets macroscopiques.

Selon quels critères peut-on classer les matériaux ?

Selon leur composition chimique, structure atomique ou propriétés.

De quoi dépendent les propriétés d'un matériau ?

Des phases solides, de la microstructure et de la distribution spatiale des phases.

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