QCM : Propriétés thermodynamiques de la matière (48 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un gaz parfait contient n=2,0 moln=2{,}0\ \mathrm{mol} à la température T=300 KT=300\ \mathrm{K} et sous la pression p=1,0×105 Pap=1{,}0\times10^5\ \mathrm{Pa}. Quel volume obtient-on avec l’équation d’état des gaz parfaits, en prenant R=8,314 J mol−1 K−1R=8{,}314\ \mathrm{J\,mol^{-1}\,K^{-1}} ?

Environ 1,25×10−2 m31{,}25\times10^{-2}\ \mathrm{m^3}
Environ 2,49×10−2 m32{,}49\times10^{-2}\ \mathrm{m^3}
Environ 7,48×10−2 m37{,}48\times10^{-2}\ \mathrm{m^3}
Environ 4,99×10−2 m34{,}99\times10^{-2}\ \mathrm{m^3}

Environ $$4{,}99\times10^{-2}\ \mathrm{m^3}$$

Explication

En appliquant pV=nRTpV=nRT, on obtient V=nRTp=2,0×8,314×3001,0×105≈4,99×10−2 m3V=\frac{nRT}{p}=\frac{2{,}0\times8{,}314\times300}{1{,}0\times10^5}\approx4{,}99\times10^{-2}\ \mathrm{m^3}. Les autres valeurs résultent d’erreurs dans le facteur numérique ou dans le réarrangement de l’équation.

2. Quelle forme de l’équation d’état convient à un gaz parfait de masse mm utilisant la constante massique rr ?

pV=mrTpV=mrT
pV=nRTpV=nRT avec mm à la place de nn
pV=mrTpV=\frac{m}{rT}
pV=rTpV=rT sans facteur de masse

$$pV=mrT$$

Explication

Pour une masse donnée de gaz, l’équation s’écrit pV=mrTpV=mrT, où rr est la constante massique. La constante molaire RR s’emploie avec la quantité de matière nn dans pV=nRTpV=nRT.

3. Dans l’équation de Van der Waals (p+an2V2)(V−nb)=nRT\left(p+\frac{an^2}{V^2}\right)(V-nb)=nRT, que représentent respectivement les paramètres aa et bb ?

La pression interne et le volume molaire
La quantité de matière et la température absolue
Le covolume et les attractions intermoléculaires
Les attractions intermoléculaires et le covolume

Les attractions intermoléculaires et le covolume

Explication

Le paramètre aa corrige l’effet des attractions intermoléculaires, tandis que bb tient compte du volume propre des molécules, appelé covolume. Inverser ces deux rôles constitue la confusion principale associée à cette équation.

4. Quelles sont les conditions du point triple de l’eau ?

T=0,01 ∘CT=0,01\ ^\circ\mathrm{C} et p=611 Pap=611\ \mathrm{Pa}
T=100 ∘CT=100\ ^\circ\mathrm{C} et p=101325 Pap=101325\ \mathrm{Pa}
T=0 ∘CT=0\ ^\circ\mathrm{C} et p=101325 Pap=101325\ \mathrm{Pa}
T=273,16 ∘CT=273,16\ ^\circ\mathrm{C} et p=611 Pap=611\ \mathrm{Pa}

$$T=0,01\ ^\circ\mathrm{C}$$ et $$p=611\ \mathrm{Pa}$$

Explication

Le point triple de l’eau est défini par une température de 0,01 ∘C0,01\ ^\circ\mathrm{C} et une pression de 611 Pa611\ \mathrm{Pa}. La température proche de 0 ∘C0\ ^\circ\mathrm{C} sous pression atmosphérique correspond plutôt à la fusion usuelle.

5. Quelle différence distingue la chaleur sensible de la chaleur latente ?

La chaleur sensible modifie la température, tandis que la chaleur latente accompagne un changement d’état à température constante
La chaleur sensible concerne les gaz, tandis que la chaleur latente concerne les liquides et les solides
La chaleur sensible dépend d’une masse, tandis que la chaleur latente ne dépend d’aucune quantité de matière
La chaleur sensible provoque un changement d’état, tandis que la chaleur latente augmente la température du corps

La chaleur sensible modifie la température, tandis que la chaleur latente accompagne un changement d’état à température constante

Explication

La chaleur sensible entraîne une variation de température sans changement d’état, alors que la chaleur latente accompagne une transformation physique à température constante. La distinction repose donc sur l’effet thermique observé, et non sur l’état initial du corps.

6. À quoi sert une équation d’état en thermodynamique ?

À déterminer la frontière matérielle séparant le système du milieu extérieur
À calculer la trajectoire de chaque particule du système
À identifier la composition chimique de chaque constituant du système
À relier les variables d’état pour décrire l’équilibre d’un système

À relier les variables d’état pour décrire l’équilibre d’un système

Explication

Une équation d’état relie les variables d’état et permet d’exprimer l’état d’équilibre d’un système. Elle ne décrit ni la trajectoire individuelle des particules ni, à elle seule, la composition chimique détaillée.

7. Quelle définition décrit le mieux la thermodynamique moderne ?

La science des mouvements des corps macroscopiques
La science de la propagation des ondes mécaniques
La science de la composition chimique des substances
La science des transformations de l’énergie et de la matière

La science des transformations de l’énergie et de la matière

Explication

La thermodynamique étudie aujourd’hui les transformations de l’énergie et de la matière, en reliant notamment les phénomènes thermiques et mécaniques. L’étude de la composition chimique relève principalement de la chimie, tandis que les deux autres propositions concernent la mécanique ou la physique des ondes.

8. Comment définit-on un système thermodynamique ?

Une portion d’espace délimitée contenant la matière étudiée
Une surface matérielle qui sépare deux milieux de même composition
Un ensemble de particules sans frontière avec son environnement
Une région réservée aux échanges de chaleur entre deux corps

Une portion d’espace délimitée contenant la matière étudiée

Explication

Un système thermodynamique est une portion de l’espace limitée par une surface réelle ou fictive et contenant la matière étudiée. Il ne s’agit donc pas nécessairement d’une surface matérielle ni d’une région définie par les seuls échanges thermiques.

9. Dans le cycle Diesel étudié, quelles transformations caractérisent la compression et la détente ?

Elles sont toutes deux isobares
Elles sont toutes deux isochores
Elles sont adiabatiques
Elles sont toutes deux isothermes

Elles sont adiabatiques

Explication

Le cycle Diesel étudié comprend une compression adiabatique et une détente adiabatique. Les transformations isochores ou isobares correspondent plutôt à des étapes d’apport ou de rejet de chaleur.

10. Quelle forme intégrée de la relation de Clapeyron s’applique à une vaporisation ou une sublimation assimilable à un gaz parfait ?

ln⁡(ppref)=−RL(T−Tref)\ln\left(\frac{p}{p_{ref}}\right)=-\frac{R}{L}\left(T-T_{ref}\right)
ln⁡(ppref)=−LR(1T−1Tref)\ln\left(\frac{p}{p_{ref}}\right)=-\frac{L}{R}\left(\frac{1}{T}-\frac{1}{T_{ref}}\right)
ln⁡(ppref)=LR(1T+1Tref)\ln\left(\frac{p}{p_{ref}}\right)=\frac{L}{R}\left(\frac{1}{T}+\frac{1}{T_{ref}}\right)
ln⁡(ppref)=LR(T−Tref)\ln\left(\frac{p}{p_{ref}}\right)=\frac{L}{R}\left(T-T_{ref}\right)

$$\ln\left(\frac{p}{p_{ref}}\right)=-\frac{L}{R}\left(\frac{1}{T}-\frac{1}{T_{ref}}\right)$$

Explication

La forme intégrée met en jeu la différence des inverses de température et s’écrit avec le facteur −L/R-L/R. Une différence directe de températures ou un signe différent ne correspond pas à cette intégration.

11. Quelle distinction caractérise la chaleur sensible et la chaleur latente lors d’une transformation thermique ?

La chaleur sensible accompagne un changement d’état, tandis que la chaleur latente modifie la température
La chaleur sensible modifie la température, tandis que la chaleur latente accompagne un changement d’état
La chaleur sensible modifie la masse, tandis que la chaleur latente modifie la pression
La chaleur sensible modifie le volume, tandis que la chaleur latente modifie la composition

La chaleur sensible modifie la température, tandis que la chaleur latente accompagne un changement d’état

Explication

La chaleur sensible entraîne une variation de température, alors que la chaleur latente intervient lors d’un changement d’état. Confondre leurs rôles revient à attribuer une variation de température caractéristique à la chaleur latente.

12. Une force constante de 200 N200\,\mathrm{N} déplace un objet dans sa direction à la vitesse de 3 m s−13\,\mathrm{m\,s^{-1}}. Quelle puissance mécanique fournit-elle ?

66,7 W66{,}7\,\mathrm{W}
60 W60\,\mathrm{W}
600 W600\,\mathrm{W}
203 W203\,\mathrm{W}

$$600\,\mathrm{W}$$

Explication

Pour une force constante colinéaire au déplacement, la puissance vaut P=FvP=Fv, donc P=200×3=600 WP=200\times3=600\,\mathrm{W}. La valeur 66,7 W66{,}7\,\mathrm{W} résulterait d’une division de la force par la vitesse, qui ne correspond pas à cette relation.

13. Dans quelle situation le modèle du gaz parfait est-il particulièrement approprié pour décrire un gaz réel ?

Lorsque le gaz réel est soumis à une faible pression
Lorsque le gaz réel est soumis à une pression très élevée
Lorsque le gaz réel change nécessairement d’état
Lorsque les particules du gaz sont immobiles

Lorsque le gaz réel est soumis à une faible pression

Explication

Le modèle du gaz parfait décrit correctement les gaz réels à faible pression et suit rigoureusement plusieurs lois fondamentales des gaz. Une pression élevée ne constitue pas la condition privilégiée indiquée pour cette approximation.

14. Selon la convention thermodynamique usuelle, quel signe attribue-t-on à une énergie reçue par le système ?

Un signe négatif, car l’énergie modifie l’état du système
Un signe positif, car l’énergie entre dans le système
Un signe nul, car l’énergie reçue ne traverse pas la frontière
Un signe variable, déterminé par la nature chimique du système

Un signe positif, car l’énergie entre dans le système

Explication

Dans cette convention, une énergie reçue par le système est comptabilisée positivement, tandis qu’une énergie cédée est négative. Le signe ne dépend pas de la nature chimique du système, mais du sens de l’échange énergétique.

15. Un objet de masse mm se trouve à la hauteur zz et se déplace à la vitesse uu. Quelles expressions donnent ses énergies potentielle gravitationnelle et cinétique ?

Ep=mg2zE_p=mg^2z et Ec=mu2E_c=mu^2
Ep=mgzE_p=mgz et Ec=12mu2E_c=\frac{1}{2}mu^2
Ep=12mu2E_p=\frac{1}{2}mu^2 et Ec=mgzE_c=mgz
Ep=muzE_p=muz et Ec=12mg2E_c=\frac{1}{2}mg^2

$$E_p=mgz$$ et $$E_c=\frac{1}{2}mu^2$$

Explication

L’énergie potentielle gravitationnelle dépend de la masse, de l’accélération gravitationnelle et de la hauteur, selon Ep=mgzE_p=mgz. L’énergie cinétique dépend de la masse et du carré de la vitesse, selon Ec=12mu2E_c=\frac{1}{2}mu^2.

16. Quelle démarche permet d’estimer la pression d’une vapeur réelle ?

La calculer avec le gaz parfait, puis la recalculer avec une équation réelle
La supposer égale à la pression critique pour toutes les températures
La calculer directement avec la masse volumique, sans modèle thermodynamique
La déterminer avec une équation réelle, puis remplacer le résultat par une approximation

La calculer avec le gaz parfait, puis la recalculer avec une équation réelle

Explication

La démarche consiste à obtenir d’abord une approximation par la loi des gaz parfaits, puis à utiliser une équation réelle comme celle de Van der Waals. Cette seconde étape prend en compte les interactions moléculaires et le volume propre des molécules.

17. Dans l’utilisation de l’équation de Redlich-Kwong pour une vapeur saturée, quelles grandeurs calcule-t-on pour chaque température étudiée ?

Le facteur de compressibilité ZgZ_g puis la masse volumique ρg\rho_g
La masse molaire puis la chaleur latente
Le volume critique puis la pression atmosphérique
La pression critique puis la température de fusion

Le facteur de compressibilité $$Z_g$$ puis la masse volumique $$\rho_g$$

Explication

La méthode consiste à calculer d’abord le facteur de compressibilité ZgZ_g, puis la masse volumique ρg\rho_g pour chaque température. Les autres couples de grandeurs ne décrivent pas la procédure indiquée avec Redlich-Kwong.

18. Quelle relation relie la pente de la courbe d’équilibre entre phases à la chaleur latente molaire et à la variation de volume molaire ?

dpdT=TΔVL\frac{dp}{dT}=\frac{T\Delta V}{L}
dpdT=LTΔV\frac{dp}{dT}=\frac{L}{T\Delta V}
dpdT=LΔVT\frac{dp}{dT}=\frac{L\Delta V}{T}
dpdT=RTLΔV\frac{dp}{dT}=\frac{RT}{L\Delta V}

$$\frac{dp}{dT}=\frac{L}{T\Delta V}$$

Explication

La relation de Clapeyron donne dpdT=LTΔV\frac{dp}{dT}=\frac{L}{T\Delta V}. Inverser le rapport ou multiplier par ΔV\Delta V ne respecte pas la dépendance entre la pente, la chaleur latente et la variation de volume.

19. Pour chauffer un gaz à volume constant, quelle expression décrit le transfert élémentaire de chaleur ?

δQ=RT dV\delta Q=RT\,dV
δQ=nCvdT\delta Q=nC_vdT
δQ=nCpdT\delta Q=nC_pdT
δQ=mLdT\delta Q=mLdT

$$\delta Q=nC_vdT$$

Explication

À volume constant, le transfert élémentaire vérifie δQ=nCvdT\delta Q=nC_vdT. L’expression avec CpC_p correspond à une transformation à pression constante, et non à volume constant.

20. Quelle expression représente le travail mécanique des forces de pression lors d’une transformation allant de l’état ii à l’état ff ?

Wif=∫ifV dpW_{if}=\int_i^f V\,dp
Wif=∫ifp dVW_{if}=\int_i^f p\,dV
Wif=−∫ifp dVW_{if}=-\int_i^f p\,dV
Wif=−∫ifV dpW_{if}=-\int_i^f V\,dp

$$W_{if}=-\int_i^f p\,dV$$

Explication

Le travail mécanique des forces de pression s’écrit Wif=−∫ifp dVW_{if}=-\int_i^f p\,dV, avec le signe négatif selon la convention indiquée. L’expression utilisant directement ∫p dV\int p\,dV omet ce signe essentiel.

21. Un arbre tourne avec un couple de 40 N m40\,\mathrm{N\,m} et une vitesse angulaire de 15 rad s−115\,\mathrm{rad\,s^{-1}}. Quelle puissance mécanique développe-t-il ?

2,67 W2{,}67\,\mathrm{W}
600 W600\,\mathrm{W}
55 W55\,\mathrm{W}
375 W375\,\mathrm{W}

$$600\,\mathrm{W}$$

Explication

En rotation, la puissance mécanique se calcule par P=CωP=C\omega, soit P=40×15=600 WP=40\times15=600\,\mathrm{W}. La relation de translation P=FvP=Fv ne convient pas ici, car le mouvement est décrit par un couple et une vitesse angulaire.

22. Une force constante de norme FF agit sur un objet qui se déplace d’une distance dd, avec un angle α\alpha entre la force et le déplacement. Quelle expression donne le travail de cette force ?

W=Fdcos⁡αW=Fd\cos\alpha
W=Fdcos⁡αW=\frac{F}{d}\cos\alpha
W=Fdsin⁡αW=Fd\sin\alpha
W=Fdcos⁡2αW=Fd\cos^2\alpha

$$W=Fd\cos\alpha$$

Explication

Le travail d’une force constante est égal à la composante de la force dans la direction du déplacement multipliée par la distance, soit W=Fdcos⁡αW=Fd\cos\alpha. Le sinus correspondrait à la composante perpendiculaire et ne donne pas l’expression du travail.

23. Comment distinguer un mélange homogène d’un mélange hétérogène ?

Le mélange homogène présente plusieurs phases, tandis que le mélange hétérogène en possède une
Le mélange homogène contient plusieurs compositions, tandis que le mélange hétérogène reste uniforme
Le mélange homogène possède une composition identique en tout point et une seule phase
Le mélange homogène sépare les constituants, tandis que le mélange hétérogène les dissout

Le mélange homogène possède une composition identique en tout point et une seule phase

Explication

Un mélange homogène a une composition identique en tout point et constitue une seule phase. La présence de plusieurs phases caractérise au contraire un mélange hétérogène.

24. Que peut-il se produire dans une conduite lorsque la pression locale devient inférieure à la pression de vapeur saturante ?

La température devient constante, puis le volume diminue
Le liquide se vaporise, puis peut se condenser lorsque la pression remonte
La vapeur se liquéfie, puis se vaporise lorsque la pression remonte
Le liquide se solidifie, puis fond lorsque la pression remonte

Le liquide se vaporise, puis peut se condenser lorsque la pression remonte

Explication

Une pression inférieure à la pression de vapeur saturante favorise la vaporisation du liquide. Lorsque la pression remonte, la vapeur formée peut ensuite se condenser.

25. Quelle expression donne le potentiel chimique du constituant ii à la température TT ?

μi(T)=μi∗(T)+Rln⁡aiT\mu_i(T)=\mu_i^*(T)+\frac{R\ln a_i}{T}
μi(T)=μi∗(T)−RTln⁡ai\mu_i(T)=\mu_i^*(T)-RT\ln a_i
μi(T)=μi∗(T)+RTln⁡ai\mu_i(T)=\mu_i^*(T)+RT\ln a_i
μi(T)=RTln⁡(aiT)\mu_i(T)=RT\ln\left(\frac{a_i}{T}\right)

$$\mu_i(T)=\mu_i^*(T)+RT\ln a_i$$

Explication

Le potentiel chimique s’écrit μi(T)=μi∗(T)+RTln⁡ai\mu_i(T)=\mu_i^*(T)+RT\ln a_i, où l’activité intervient dans le terme logarithmique. Le signe négatif ou la division par la température modifierait la relation donnée.

26. Quelle transformation thermodynamique se déroule à pression constante ?

La transformation adiabatique
La transformation isotherme
La transformation isochore
La transformation isobare

La transformation isobare

Explication

Une transformation isobare conserve une pression constante. Une transformation isotherme conserve la température, tandis qu’une transformation isochore conserve le volume et qu’une transformation adiabatique se définit par l’absence d’échange de chaleur.

27. Comment déterminer la chaleur totale nécessaire à un chauffage comportant plusieurs étapes et un changement d’état ?

En multipliant la chaleur de la première étape par le nombre de transformations
En additionnant les chaleurs sensibles et latentes de chaque étape
En calculant uniquement la variation de température entre les états initial et final
En utilisant une seule chaleur latente pour tout le parcours thermique

En additionnant les chaleurs sensibles et latentes de chaque étape

Explication

La chaleur totale s’obtient en additionnant successivement les contributions sensibles et latentes correspondant à chaque étape du chauffage. Se limiter à la variation globale de température négligerait l’énergie consommée lors des changements d’état.

28. Dans quelle situation un cycle thermodynamique est-il qualifié de moteur ?

Lorsque le système fournit un travail total au milieu extérieur
Lorsque le système reçoit un travail total du milieu extérieur
Lorsque la température finale dépasse la température initiale
Lorsque la pression reste constante pendant tout le cycle

Lorsque le système fournit un travail total au milieu extérieur

Explication

Un cycle est moteur lorsque le système fournit un travail total au milieu extérieur. Lorsqu’il reçoit ce travail total, il est qualifié de récepteur, indépendamment d’une éventuelle constance de pression ou de variation de température.

29. Quelle quantité de chaleur faut-il fournir pour provoquer un changement d’état d’une masse mm, si la chaleur latente massique vaut LL ?

Q=LmQ=\frac{L}{m}
Q=nCpdTQ=nC_pdT
Q=mLTQ=mLT
Q=mLQ=mL

$$Q=mL$$

Explication

La chaleur latente de changement d’état est donnée par Q=mLQ=mL, avec LL exprimée en J kg−1\mathrm{J\,kg^{-1}}. La température n’apparaît pas directement dans cette relation, contrairement à une formule de chaleur sensible.

30. Pour une transformation isotherme réversible d’un gaz parfait, quelle expression représente le travail massique reçu par le gaz ?

w12=r(T2−T1)V1V2w_{12}=r\left(T_2-T_1\right)\frac{V_1}{V_2}
w12=rT1V1V2w_{12}=\frac{rT_1}{V_1V_2}
w12=rT1ln⁡(V1V2)w_{12}=rT_1\ln\left(\frac{V_1}{V_2}\right)
w12=rT1ln⁡(V2V1)w_{12}=rT_1\ln\left(\frac{V_2}{V_1}\right)

$$w_{12}=rT_1\ln\left(\frac{V_1}{V_2}\right)$$

Explication

Pour cette transformation, le travail massique reçu s’écrit w12=rT1ln⁡(V1V2)w_{12}=rT_1\ln\left(\frac{V_1}{V_2}\right). L’inversion du rapport des volumes changerait le signe du logarithme et ne correspondrait pas à la convention indiquée pour le travail reçu.

31. Dans l’équation d’état d’un gaz parfait, que représente la grandeur nn dans pV=nRTpV=nRT ?

Le volume molaire du gaz
La quantité de matière du gaz
La masse totale du gaz
La masse volumique du gaz

La quantité de matière du gaz

Explication

La grandeur nn désigne la quantité de matière, généralement exprimée en moles, dans l’équation pV=nRTpV=nRT. La masse mm est une grandeur différente et doit être reliée à la quantité de matière par la masse molaire.

32. Quelle interprétation du facteur de compressibilité ZZ est correcte ?

Il compare le comportement d’un fluide réel à celui d’un gaz parfait
Il mesure directement la quantité de matière contenue dans le fluide
Il représente la température critique atteinte par le fluide
Il indique la chaleur échangée lors d’une compression

Il compare le comportement d’un fluide réel à celui d’un gaz parfait

Explication

Le facteur ZZ sert à comparer le comportement d’un fluide réel à celui d’un gaz parfait, pour lequel il vaut 1. Il ne représente ni une quantité de matière, ni une température critique, ni une chaleur échangée.

33. Laquelle de ces grandeurs possède une variation indépendante du chemin suivi entre deux états d’équilibre ?

Une fonction d’état
La durée de la transformation
Le travail reçu par le système
La chaleur échangée avec le milieu

Une fonction d’état

Explication

La variation d’une fonction d’état ne dépend que des états initial et final, et non du chemin suivi. Le travail et la chaleur dépendent au contraire de la transformation particulière réalisée entre ces états.

34. Comment exprime-t-on le rendement d’un cycle moteur en fonction du travail utile et de la chaleur reçue ?

η=Wutile−Qrec\cue\eta=W_{utile}-Q_{reçue}
η=WutileQrec\cue\eta=\frac{W_{utile}}{Q_{reçue}}
η=Qrec\cueWutile\eta=\frac{Q_{reçue}}{W_{utile}}
η=WutileQrec\cue\eta=W_{utile}Q_{reçue}

$$\eta=\frac{W_{utile}}{Q_{reçue}}$$

Explication

Le rendement compare le travail utile fourni à l’énergie thermique reçue, d’où η=WutileQrec\cue\eta=\frac{W_{utile}}{Q_{reçue}}. L’inversion du rapport ne correspond pas à la définition du rendement moteur.

35. Quelle observation réalisée en 1798 par Benjamin Thompson, comte Rumford, a suggéré la conservation de l’énergie ?

La dilatation de l’air déplaçait un liquide dans un tube gradué
Le perçage de fûts de canon en cuivre réchauffait l’eau environnante
La condensation de la vapeur produisait un mouvement de rotation
La compression d’un gaz refroidissait une enceinte métallique

Le perçage de fûts de canon en cuivre réchauffait l’eau environnante

Explication

Rumford a constaté que le perçage de fûts de canon en cuivre réchauffait l’eau voisine, ce qui indiquait un lien entre travail mécanique et chaleur. La dilatation de l’air dans un tube correspond plutôt au fonctionnement d’un thermoscope.

36. Quelle distinction caractérise correctement une variable extensive et une variable intensive ?

Une variable intensive devient additive lorsque deux systèmes sont mis en contact
Une variable intensive dépend de la quantité de matière et se répartit entre les phases
Une variable extensive dépend de la quantité de matière et est additive
Une variable extensive est indépendante de la quantité de matière et non additive

Une variable extensive dépend de la quantité de matière et est additive

Explication

Une variable extensive dépend de la quantité de matière et ses valeurs s’additionnent pour des sous-systèmes réunis. Une variable intensive est au contraire indépendante de la quantité de matière et n’est pas additive.

37. Quel signe prend le travail d’une force qui forme un angle de 120° avec le déplacement ?

Il est positif et correspond à un travail moteur
Il est négatif et correspond à un travail résistant
Il est nul car la force agit pendant le déplacement
Il est indéterminé sans connaître la masse de l’objet

Il est négatif et correspond à un travail résistant

Explication

Comme 120° est supérieur à 90°, cos⁡(120∘)\cos(120^\circ) est négatif et le travail de la force est résistant. Un travail nul correspondrait à une force perpendiculaire au déplacement, soit un angle de 90°.

38. Quelle caractéristique distingue correctement l’énergie interne des énergies potentielle et cinétique macroscopiques ?

L’énergie interne décrit le mouvement global du système dans l’espace
L’énergie interne représente une grandeur liée uniquement à la hauteur du système
L’énergie interne mesure la position globale du système dans son environnement
L’énergie interne additionne les énergies microscopiques des particules

L’énergie interne additionne les énergies microscopiques des particules

Explication

L’énergie interne UU correspond à la somme des énergies microscopiques des particules du système et constitue une fonction d’état extensive. La position et le mouvement globaux relèvent plutôt des descriptions macroscopiques de l’énergie potentielle ou cinétique.

39. Deux phases mises en contact restent-elles à l’équilibre si leur composition chimique évolue avec le temps ?

Non, car deux phases à l’équilibre doivent avoir des températures différentes
Oui, car tout contact entre phases produit nécessairement un état d’équilibre
Oui, car l’équilibre autorise une modification progressive de la composition
Non, car cette évolution révèle un transfert de matière, d’espèce chimique ou de chaleur

Non, car cette évolution révèle un transfert de matière, d’espèce chimique ou de chaleur

Explication

L’équilibre entre deux phases exige que leur composition chimique n’évolue pas lorsqu’elles sont en contact. Une évolution de composition signale un transfert entre les phases, ce qui exclut cet équilibre.

40. Lors du refroidissement d’un air humide, quelle distinction décrit correctement la température de rosée et la température de givre ?

La rosée forme de l’eau liquide, tandis que le givre forme de la glace
La rosée augmente la pression, tandis que le givre diminue le volume
La rosée forme de la glace, tandis que le givre forme de l’eau liquide
La rosée diminue la température, tandis que le givre augmente la pression

La rosée forme de l’eau liquide, tandis que le givre forme de la glace

Explication

La température de rosée correspond à l’apparition d’eau liquide, alors que la température de givre correspond à la formation d’une phase solide. La distinction repose donc sur l’état physique de l’eau formée.

41. Laquelle de ces associations classe correctement les deux variables selon leur caractère extensif ou intensif ?

La masse volumique est extensive et la masse est intensive
Le volume est extensif et la température est intensive
La pression est extensive et la quantité de matière est intensive
La température est extensive et le volume est intensif

Le volume est extensif et la température est intensive

Explication

Le volume dépend de la quantité de matière et s’additionne, ce qui en fait une variable extensive, tandis que la température est intensive. La confusion entre ces deux grandeurs constitue précisément une erreur fréquente.

42. Un réservoir reçoit du combustible et rejette des gaz brûlés vers l’extérieur : comment classer ce système ?

Comme un système fermé, car sa paroi empêche les échanges de chaleur
Comme un système ouvert, car il échange de la matière avec son environnement
Comme un système homogène, car les substances y sont réparties uniformément
Comme un système isolé, car son contenu reste dans une enceinte délimitée

Comme un système ouvert, car il échange de la matière avec son environnement

Explication

Un système ouvert échange de la matière à travers sa frontière, comme ce réservoir qui reçoit du combustible et rejette des gaz. Un système fermé n’échange pas de matière, même s’il peut échanger de l’énergie.

43. Quelle relation permet de calculer la chaleur échangée lors du chauffage d’un corps sans changement d’état ?

Q=PΔtQ=P\Delta t
Q=mLQ=mL
Q=mcΔTQ=\frac{m}{c\Delta T}
Q=mcΔTQ=mc\Delta T

$$Q=mc\Delta T$$

Explication

Lorsqu’il n’y a pas de changement d’état, la chaleur échangée est donnée par Q=mcΔTQ=mc\Delta T, où cc est la capacité thermique massique. La relation Q=mLQ=mL s’applique plutôt à une chaleur latente associée à un changement d’état.

44. Un système voit sa température diminuer au cours d’un échange thermique : quel signe faut-il attribuer à la chaleur reçue par le système ?

La chaleur change de signe, car le système traverse deux états
La chaleur est nulle, car la température finale reste mesurable
La chaleur est négative, car le système cède de l’énergie thermique
La chaleur est positive, car toute variation de température implique un apport thermique

La chaleur est négative, car le système cède de l’énergie thermique

Explication

Une diminution de température indique que le système cède de la chaleur, donc que QQ est négatif. Une chaleur positive correspondrait au cas où le système reçoit de l’énergie thermique et voit sa température augmenter.

45. Quelle comparaison entre les valeurs de ZZ pour un gaz parfait et un gaz réel est conforme au comportement décrit ?

Un gaz parfait a Z=1Z=1, tandis qu’un gaz réel peut avoir Z<1Z<1 ou Z>1Z>1
Un gaz parfait a Z<1Z<1, tandis qu’un gaz réel vérifie toujours Z=1Z=1
Un gaz parfait a Z>1Z>1, tandis qu’un gaz réel vérifie généralement Z<1Z<1
Un gaz parfait a Z=0Z=0, tandis qu’un gaz réel vérifie généralement Z>1Z>1

Un gaz parfait a $$Z=1$$, tandis qu’un gaz réel peut avoir $$Z<1$$ ou $$Z>1$$

Explication

Pour un gaz parfait, Z=1Z=1, alors qu’un gaz réel peut présenter Z<1Z<1 et atteindre Z>1Z>1 dans le domaine supercritique. L’égalité à 1 ne caractérise donc pas tous les gaz réels.

46. Dans quelle situation un gaz réel s’écarte-t-il le plus du modèle du gaz parfait ?

À pression élevée, lorsque les interactions moléculaires deviennent importantes
À volume grand, lorsque le gaz tend vers un comportement idéal
À température élevée, lorsque les interactions deviennent négligeables
À pression faible, lorsque les molécules sont très éloignées

À pression élevée, lorsque les interactions moléculaires deviennent importantes

Explication

Les interactions moléculaires deviennent importantes notamment à pression élevée, ce qui éloigne le gaz réel du modèle parfait et peut favoriser sa liquéfaction. À pression faible et dans des conditions où les molécules sont éloignées, le comportement idéal est généralement une meilleure approximation.

47. Quelle association entre loi et condition de transformation est correcte ?

Loi de Charles à volume constant et loi de Gay-Lussac à température constante
Loi de Charles à température constante et loi de Gay-Lussac à pression constante
Loi de Charles à volume constant et loi de Gay-Lussac à pression constante
Loi de Charles à pression constante et loi de Gay-Lussac à volume constant

Loi de Charles à pression constante et loi de Gay-Lussac à volume constant

Explication

La loi de Charles relie le volume à la température lorsque la pression reste constante, tandis que la loi de Gay-Lussac relie la pression à la température absolue lorsque le volume reste constant. Les deux lois se distinguent donc par la grandeur maintenue constante.

48. Une masse donnée de gaz est comprimée à température constante : quelle relation décrit correctement l’évolution de sa pression et de son volume ?

La pression et le volume augmentent ensemble proportionnellement
Le produit de la pression par le volume reste constant
La différence entre la pression et le volume reste constante
La somme de la pression et du volume reste constante

Le produit de la pression par le volume reste constant

Explication

À température constante, la loi de Boyle-Mariotte impose que le produit pVpV demeure constant pour une masse donnée de gaz. La pression varie donc en sens inverse du volume, et non dans le même sens.

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Quelle observation a fait Benjamin Thompson en 1798 ?

Le perçage de fûts de canon en cuivre réchauffe l’eau environnante.

Quelle idée suggère l'observation de Benjamin Thompson en 1798 ?

La conservation de l’énergie.

Qu'est-ce que la thermodynamique ?

La science des transformations de l’énergie et de la matière.

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