QCM : Psychologie clinique et déontologie — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Qui est considéré comme le premier théoricien français de la psychologie clinique ?

Didier Anzieu
Daniel Lagache
Juliette Favez-Boutonier
Claude Revault d’Allones

Daniel Lagache

Explication

Daniel Lagache est reconnu comme le premier théoricien français de la psychologie clinique. Claude Revault d’Allones a plutôt conceptualisé la démarche clinique en sciences humaines.

2. Quelle contribution est attribuée à Claude Revault d’Allones dans l’histoire de la psychologie clinique ?

La conceptualisation de la démarche clinique en sciences humaines
La théorie du Moi-peau et de la psychologie des groupes
La définition du titre officiel de psychothérapeute
La création du premier laboratoire de psychologie clinique à Paris-VII

La conceptualisation de la démarche clinique en sciences humaines

Explication

Claude Revault d’Allones a conceptualisé la démarche clinique dans le champ des sciences humaines. La création du laboratoire de Paris-VII est attribuée à Juliette Favez-Boutonier.

3. Quelle caractéristique définit le code de déontologie des psychologues ?

Il guide les pratiques professionnelles par une réflexion éthique sans être réglementé par la loi
Il remplace les règles institutionnelles applicables aux établissements de soins
Il fixe des obligations juridiques dont l’application relève directement des tribunaux
Il décrit des méthodes thérapeutiques validées pour chaque trouble psychique

Il guide les pratiques professionnelles par une réflexion éthique sans être réglementé par la loi

Explication

Le code de déontologie rassemble des règles qui orientent l’exercice professionnel et les bonnes pratiques à partir d’une réflexion éthique. Il se distingue d’un texte légal, car il n’est pas réglementé par la loi.

4. Lequel de ces ensembles correspond aux six principes du code de déontologie ?

Secret médical, traitement, obéissance institutionnelle, sélection, contrôle et spécialisation
Droits fondamentaux, confidentialité, intégrité, compétence, responsabilité et rigueur du cadre
Droits sociaux, diagnostic médical, expertise, concurrence, autonomie financière et efficacité
Neutralité clinique, prescription, confidentialité, hiérarchie, rentabilité et expérimentation

Droits fondamentaux, confidentialité, intégrité, compétence, responsabilité et rigueur du cadre

Explication

Les six principes portent notamment sur les droits fondamentaux, la confidentialité, l’intégrité, la compétence, la responsabilité, l’autonomie professionnelle et la rigueur du cadre d’intervention. Les autres ensembles confondent la déontologie avec des fonctions médicales, administratives ou économiques.

5. Quelles conditions permettent de porter le titre de psychologue en France ?

Un doctorat de médecine et une spécialisation en psychiatrie, selon le décret du 20 mai 2010
Une licence de psychologie et une expérience professionnelle, sous contrôle d’un psychiatre
Un master en psychologie et 500 heures de stage, dans le cadre du décret du 22 mars 1990
Une analyse personnelle et une formation théorique, sans exigence de diplôme universitaire

Un master en psychologie et 500 heures de stage, dans le cadre du décret du 22 mars 1990

Explication

Le titre de psychologue requiert un master en psychologie et 500 heures de stage, conformément au décret du 22 mars 1990. Le doctorat de médecine et la spécialisation en psychiatrie correspondent au parcours du psychiatre.

6. Quelle distinction entre les titres de psychiatre, de psychothérapeute et de psychanalyste est correcte ?

Le psychiatre est médecin spécialisé, le psychothérapeute possède un doctorat et le psychanalyste n’a pas de titre officiel
Le psychiatre est psychologue spécialisé, le psychothérapeute est médecin et le psychanalyste possède un titre légal
Le psychiatre détient un master, le psychothérapeute est reconnu depuis 1990 et le psychanalyste est réglementé
Le psychiatre pratique une analyse personnelle, le psychothérapeute exerce sans diplôme et le psychanalyste est médecin

Le psychiatre est médecin spécialisé, le psychothérapeute possède un doctorat et le psychanalyste n’a pas de titre officiel

Explication

Le psychiatre est un médecin spécialisé en psychiatrie, le titre de psychothérapeute existe officiellement depuis 2010 et le titre de psychanalyste n’est pas officiel. Le psychanalyste doit toutefois avoir effectué lui-même une analyse.

7. Que doit faire le psychologue selon l’article 2 concernant la personne accompagnée ?

Adapter son identité psychique aux exigences de l’institution qui l’accueille
Faire reconnaître et respecter sa personne dans sa dimension psychique
La considérer principalement à partir de sa maladie et de son diagnostic
Évaluer sa personnalité avant de prendre en compte son histoire individuelle

Faire reconnaître et respecter sa personne dans sa dimension psychique

Explication

L’article 2 demande au psychologue de faire reconnaître et respecter la personne dans sa dimension psychique. Cette exigence ne revient pas à réduire la personne à une maladie ou à un diagnostic.

8. Laquelle de ces propositions regroupe des missions du psychologue ?

Psychothérapie, bilan, analyse personnelle, prescription, recherche clinique et gestion institutionnelle
Prescription médicale, chirurgie, hospitalisation, administration, certification, recherche et enseignement
Sélection professionnelle, traitement médicamenteux, expertise comptable, conseil juridique et soin
Prévention, évaluation, diagnostic, expertise judiciaire, soin, conseil, recherche et enseignement

Prévention, évaluation, diagnostic, expertise judiciaire, soin, conseil, recherche et enseignement

Explication

Les missions du psychologue comprennent la prévention, l’évaluation, le diagnostic, l’expertise judiciaire, le soin, le conseil, la recherche et l’enseignement. La prescription médicale et la chirurgie relèvent du champ médical, tandis que la gestion institutionnelle n’est pas citée dans cette liste.

9. Quelles activités constituent principalement l’exercice du psychologue clinicien ?

La psychothérapie, la pratique du bilan et la recherche
L’expertise comptable, le conseil juridique et la médiation familiale
La prescription médicamenteuse, la chirurgie et l’hospitalisation
L’enseignement général, la gestion administrative et la supervision médicale

La psychothérapie, la pratique du bilan et la recherche

Explication

Le psychologue clinicien exerce principalement dans les domaines de la psychothérapie, du bilan et de la recherche. La prescription médicamenteuse et l’hospitalisation relèvent principalement des compétences médicales du psychiatre.

10. Quelle personne le psychologue clinicien peut-il recevoir dans sa pratique ?

Les personnes orientées vers lui pour passer un test psychologique standardisé
Toute personne qui formule une demande, avec une prise en charge adaptée à son cas
Les personnes considérées comme dangereuses après une évaluation psychiatrique
Les personnes présentant un diagnostic de maladie mentale établi par un spécialiste

Toute personne qui formule une demande, avec une prise en charge adaptée à son cas

Explication

Le psychologue clinicien accueille les personnes qui le demandent et adapte sa démarche à chacune, sans limiter son activité aux personnes malades ou considérées comme folles. La réponse fondée sur un diagnostic établi réduit à tort la clinique à la pathologie mentale.

11. Quel est l’objet principal de la psychologie clinique ?

La classification des troubles mentaux selon leurs symptômes observables
La mesure des capacités cognitives au moyen d’épreuves standardisées
L’être humain confronté à un problème qu’il n’a pas bien résolu
L’étude des maladies psychiques indépendamment de l’histoire personnelle

L’être humain confronté à un problème qu’il n’a pas bien résolu

Explication

La psychologie clinique s’intéresse à l’être humain porteur d’un problème mal résolu, plutôt qu’à la seule pathologie mentale. La classification des troubles décrit un domaine particulier, mais elle ne définit pas à elle seule l’objet de la clinique.

12. Pourquoi la clinique et les statistiques ne sont-elles pas nécessairement rivales en psychologie ?

Parce que les statistiques concernent les maladies tandis que la clinique concerne les sujets
Parce que la clinique produit des résultats sans recourir à aucune méthode scientifique
Parce que les statistiques remplacent l’entretien dans l’étude des conduites individuelles
Parce qu’une science humaine peut mobiliser plusieurs méthodologies scientifiques

Parce qu’une science humaine peut mobiliser plusieurs méthodologies scientifiques

Explication

La psychologie, en tant que science humaine, peut associer plusieurs méthodologies scientifiques, dont l’approche clinique et les statistiques. Dire que les statistiques remplacent l’entretien confond complémentarité méthodologique et substitution.

13. Selon Jean-Louis Pédinielli, quelle situation la méthode clinique cherche-t-elle à créer pour recueillir des informations ?

Une situation faiblement contrainte favorisant une expression large et peu artificielle
Une situation fortement structurée imposant des réponses comparables entre les sujets
Une situation expérimentale contrôlée limitant les échanges avec le psychologue
Une situation standardisée privilégiant les résultats obtenus par des tests

Une situation faiblement contrainte favorisant une expression large et peu artificielle

Explication

Pour Pédinielli, la méthode clinique réduit les contraintes afin de laisser au sujet des possibilités d’expression et de recueillir des informations larges et peu artificielles. Une situation fortement structurée produit davantage de standardisation, mais elle correspond moins à cette définition de la méthode clinique.

14. Comment les deux niveaux de la méthode clinique se complètent-ils ?

Les techniques décrivent le contexte, puis l’étude du cas compare le sujet à une norme
Les techniques établissent un diagnostic, puis l’étude du cas vérifie statistiquement sa fréquence
Les techniques remplacent l’entretien, puis l’étude du cas mesure les performances du sujet
Les techniques recueillent des informations, puis l’étude approfondie du cas cherche à comprendre le sujet

Les techniques recueillent des informations, puis l’étude approfondie du cas cherche à comprendre le sujet

Explication

La méthode clinique associe d’abord des techniques comme l’entretien, l’observation ou les tests, puis une étude approfondie et exhaustive du cas pour comprendre le sujet. Les techniques ne remplacent pas l’analyse du cas et ne se limitent pas à une comparaison normative.

15. Quelle distinction caractérise la clinique à mains nues et la clinique armée ?

La première utilise des tests standardisés, tandis que la seconde privilégie la parole spontanée du patient
La première impose une grille d’entretien, tandis que la seconde laisse le patient conduire librement l’échange
La première repose sur un entretien libre, tandis que la seconde introduit un objet entre le patient et le psychologue
La première observe les conduites, tandis que la seconde renonce à toute relation directe avec le patient

La première repose sur un entretien libre, tandis que la seconde introduit un objet entre le patient et le psychologue

Explication

La clinique à mains nues repose sur un entretien libre où le patient mène l’échange, tandis que la clinique armée utilise un objet ou un outil intermédiaire. Associer les tests à la clinique à mains nues inverse la distinction entre les deux approches.

16. Quels outils correspondent respectivement à la clinique à mains nues et à la clinique armée ?

Les tests et les questionnaires ; l’entretien libre, l’observation et le jeu spontané
L’entretien structuré et les échelles ; les échanges libres et l’observation sans outil
La grille d’observation et les tests ; l’entretien clinique et l’analyse de la demande
L’entretien et l’observation cliniques ; les tests, les échelles, les questionnaires et la grille d’observation

L’entretien et l’observation cliniques ; les tests, les échelles, les questionnaires et la grille d’observation

Explication

L’entretien clinique et l’observation clinique relèvent de la clinique à mains nues, tandis que les tests, échelles, questionnaires et grilles d’observation relèvent de la clinique armée. L’association inverse des tests et de l’entretien constitue la confusion principale entre ces deux modalités.

17. Quelle démarche le psychologue suit-il avant d’engager une clinique armée ?

Il choisit d’abord un test, puis établit la relation avec le patient à partir de ses résultats
Il entre d’abord en relation à mains nues, puis décide si des outils sont nécessaires
Il utilise plusieurs questionnaires, puis évalue la pertinence d’une rencontre directe
Il applique une grille d’observation, puis détermine si un entretien libre est possible

Il entre d’abord en relation à mains nues, puis décide si des outils sont nécessaires

Explication

Le psychologue commence par établir la relation avec le patient à mains nues, avant de déterminer si l’utilisation d’outils est nécessaire. Commencer par un test inverse l’ordre clinique décrit et risque de faire de l’instrument le point de départ de la relation.

18. Qu’est-ce qui caractérise principalement l’entretien clinique en psychologie ?

Un échange langagier entre le patient et le psychologue orienté vers un objectif défini à l’avance
Une série de questions standardisées visant à comparer les réponses entre plusieurs patients
Une discussion libre entre plusieurs professionnels portant sur le fonctionnement psychique du patient
Une observation silencieuse du patient destinée à repérer ses comportements spontanés

Un échange langagier entre le patient et le psychologue orienté vers un objectif défini à l’avance

Explication

L’entretien clinique consiste en un échange langagier entre le patient et le psychologue, organisé autour d’un objectif préalablement fixé. Une discussion libre entre professionnels ne correspond pas à cette relation clinique directe.

19. Lors d’un entretien clinique, que recouvre l’objectif de recueillir des informations ?

Explorer la souffrance du sujet, son histoire de vie et ses représentations
Décrire les symptômes observables sans interroger le vécu personnel
Évaluer les performances du sujet dans des tâches standardisées
Laisser le sujet s’exprimer sans chercher à comprendre son parcours

Explorer la souffrance du sujet, son histoire de vie et ses représentations

Explication

Le recueil d’informations porte sur la souffrance du sujet, son histoire de vie et ses représentations. Laisser parler le sujet ne signifie pas renoncer à explorer ces dimensions cliniques.

20. Pourquoi la rencontre intersubjective reste-t-elle centrale dans un entretien clinique, même lorsque son objectif varie ?

Parce que l’entretien repose sur la relation entre deux sujets, le patient et le psychologue
Parce que l’objectif de l’entretien disparaît lorsque le patient commence à parler
Parce que les données recueillies peuvent être interprétées sans tenir compte de la relation
Parce que le psychologue doit privilégier une collecte impersonnelle pour limiter son influence

Parce que l’entretien repose sur la relation entre deux sujets, le patient et le psychologue

Explication

La rencontre intersubjective est au premier plan, car l’entretien implique une relation entre le patient et le psychologue, quel que soit son objectif. Une collecte impersonnelle de données négligerait précisément la dimension relationnelle de cette rencontre.

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Qui est le premier théoricien français de la psychologie clinique ?

Daniel Lagache.

Qui a conceptualisé la démarche clinique en sciences humaines ?

Claude Revault d’Allones.

Qui a créé le premier laboratoire de psychologie clinique à Paris-VII ?

Juliette Favez-Boutonier.

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