QCM : Psychologie clinique et métapsychologie — 58 questions

Questions et réponses du QCM

1. À quel croisement disciplinaire la psychologie clinique française s’est-elle développée au XIXe siècle ?

À la biologie et à la géographie
À la médecine et à la philosophie
À la sociologie et à l’économie
À la linguistique et à l’anthropologie

À la médecine et à la philosophie

Explication

En France, la psychologie clinique est née au croisement de la médecine et de la philosophie au XIXe siècle. Les autres associations disciplinaires ne correspondent pas aux domaines indiqués pour cette émergence.

2. Quelle conception du sujet caractérise la psychologie clinique selon Lagache et Henri Ey ?

L’étude de l’homme total en situation et en évolution
La mesure des conduites observables en laboratoire
L’analyse d’un symptôme séparé de son contexte
L’examen des seules fonctions biologiques du patient

L’étude de l’homme total en situation et en évolution

Explication

La psychologie clinique considère l’homme total en tenant compte de son corps, de son esprit et de son histoire. Une approche limitée à un symptôme isolé contredit précisément cette conception globale.

3. Que fait J. Favez-Boutonnier en 1950 dans le domaine de la psychologie clinique ?

Elle établit le premier laboratoire scientifique de psychologie
Elle élabore le behaviourisme et l’applique à la pédagogie
Elle fonde un laboratoire et la définit comme art, science et technique
Elle crée une chaire et la réduit à l’expérimentation scientifique

Elle fonde un laboratoire et la définit comme art, science et technique

Explication

En 1950, J. Favez-Boutonnier fonde un laboratoire de psychologie clinique et présente cette discipline comme un art, une science et une technique. La création d’une chaire en 1937 et l’apparition du behaviourisme renvoient à d’autres étapes historiques.

4. Dans une perspective humaniste, quel rôle le psychologue joue-t-il auprès de la personne ?

Il interprète ses conduites selon des mécanismes inconscients
Il l’accompagne afin qu’elle trouve elle-même ses réponses
Il lui prescrit une solution adaptée à partir d’un diagnostic
Il modifie ses comportements par des exercices standardisés

Il l’accompagne afin qu’elle trouve elle-même ses réponses

Explication

L’humanisme suppose que la personne peut trouver en elle-même les réponses à ses difficultés, tandis que le psychologue l’aide à mieux se connaître et se comprendre. Une attitude qui impose une solution serait directive et ne correspondrait pas à cette approche.

5. Quelle séquence décrit le processus thérapeutique humaniste présenté dans ce modèle ?

Exploration vécue, interprétation des rêves, prescription médicale, relâchement des défenses, conditionnement et accès aux désirs profonds
Relâchement des défenses, prescription médicale, exploration vécue, confrontation directive, conscience pleine et modification des symptômes
Recherche d’aide, diagnostic biologique, refus du changement, exposition comportementale, assurance croissante et analyse familiale
Refus du changement, exploration vécue, recherche d’aide, relâchement des défenses, assurance croissante, conscience pleine et accès aux désirs profonds

Refus du changement, exploration vécue, recherche d’aide, relâchement des défenses, assurance croissante, conscience pleine et accès aux désirs profonds

Explication

Le processus humaniste va du refus initial du changement vers l’exploration de l’expérience, la demande d’aide, le relâchement des défenses, une assurance accrue, la conscience pleine et les désirs profonds. Les autres séquences introduisent des éléments médicaux, psychanalytiques ou directifs qui ne constituent pas cette progression.

6. Quel objet le behaviourisme étudie-t-il principalement, et dans quel domaine a-t-il notamment été appliqué ?

Le comportement observable et mesurable, notamment en pédagogie
Les phénomènes inconscients, notamment dans l’interprétation des rêves
Les communications familiales, notamment dans l’analyse des interactions
L’expérience vécue consciente, notamment dans la description phénoménologique

Le comportement observable et mesurable, notamment en pédagogie

Explication

Le behaviourisme étudie les comportements observables et mesurables et a notamment été appliqué à la pédagogie. L’étude des phénomènes inconscients relève plutôt de la psychanalyse, tandis que les autres réponses décrivent d’autres mouvements cliniques.

7. Quelle situation illustre le mieux une double contrainte ?

Une personne reçoit deux injonctions contradictoires sans pouvoir clarifier facilement leur contradiction
Une famille répartit clairement les rôles de chacun lors d’une discussion
Une personne décrit librement son expérience sans recevoir de consigne extérieure
Un patient explore progressivement ses désirs avec l’aide non directive du thérapeute

Une personne reçoit deux injonctions contradictoires sans pouvoir clarifier facilement leur contradiction

Explication

La double contrainte associe deux injonctions contradictoires et une difficulté à méta-communiquer sur cette contradiction. La description libre, la clarification des rôles et l’accompagnement humaniste ne comportent pas cette structure paradoxale.

8. Quelles conditions sont requises en France pour utiliser le titre de psychologue ?

Un master, une formation juridique et une expérience institutionnelle
Un diplôme médical, un internat et une prescription supervisée
Une licence, une formation courte et un stage de 100 heures
Une licence, un master et un stage de 500 heures

Une licence, un master et un stage de 500 heures

Explication

Le titre de psychologue est protégé par la loi de 1985 et son usage requiert une licence, un master ainsi qu’un stage de 500 heures. Le diplôme médical correspond plutôt à la formation du psychiatre, et les autres parcours ne reprennent pas les conditions indiquées.

9. Quelle distinction entre psychiatre et psychologue est correcte ?

Le psychiatre est médecin et peut prescrire des médicaments, contrairement au psychologue
Le psychiatre accompagne sans compétence médicale et le psychologue exerce la médecine
Le psychiatre et le psychologue ont la même formation et les mêmes compétences thérapeutiques
Le psychiatre est formé en psychologie et le psychologue peut prescrire des médicaments

Le psychiatre est médecin et peut prescrire des médicaments, contrairement au psychologue

Explication

Le psychiatre possède une formation médicale spécialisée qui lui permet de prescrire des médicaments, tandis que le psychologue est formé en psychologie et ne dispose pas de cette compétence médicale. Confondre leurs formations ou attribuer la prescription au psychologue constitue l’erreur centrale.

10. Que désigne le transfert dans la relation clinique ?

Ce que le thérapeute ressent face au patient
Ce que le psychiatre prescrit au patient pendant le suivi
Ce que la famille communique au patient durant la thérapie
Ce que le patient transfère vers le thérapeute

Ce que le patient transfère vers le thérapeute

Explication

Le transfert désigne les éléments que le patient transfère vers le thérapeute dans la relation clinique. Les ressentis du thérapeute face au patient relèvent du contre-transfert, et les autres réponses concernent des phénomènes différents.

11. Que désigne le contre-transfert dans la relation thérapeutique ?

Ce que le thérapeute ressent face au patient et à ses propos
Ce que les collègues transmettent au thérapeute lors d’une supervision
Ce que le psychologue apprend durant sa formation universitaire
Ce que le patient projette dans sa relation avec le thérapeute

Ce que le thérapeute ressent face au patient et à ses propos

Explication

Le contre-transfert correspond à ce que le thérapeute ressent face au patient et à ce que celui-ci lui dit. Ce que le patient transfère vers le thérapeute relève, en revanche, du transfert.

12. Quelle distinction décrit correctement l’observation spontanée et l’observation systématique ?

La première mesure une conduite, tandis que la seconde recueille des impressions non organisées.
La première constate un fait, tandis que la seconde repose sur une expérimentation planifiée.
La première utilise un matériel standardisé, tandis que la seconde privilégie l’entretien clinique.
La première analyse des dossiers, tandis que la seconde observe directement les interactions.

La première constate un fait, tandis que la seconde repose sur une expérimentation planifiée.

Explication

L’observation spontanée correspond à un constat clinique, alors que l’observation systématique est décidée et organisée à l’avance. Confondre l’observation spontanée avec une mesure structurée inverse précisément cette distinction.

13. Quel est l’objectif principal de l’observation clinique ?

Comprendre ce qui se passe et les raisons de son apparition.
Décrire rapidement une conduite sans chercher à l’interpréter.
Recueillir des réponses standardisées au moyen d’un questionnaire.
Classer les patients selon des catégories diagnostiques prédéfinies.

Comprendre ce qui se passe et les raisons de son apparition.

Explication

L’observation clinique consiste à examiner attentivement un fait afin de comprendre ce qui se passe et pourquoi cela se produit. Un simple regard non analysé ne répond pas à cet objectif de compréhension.

14. Une psychologue analyse les vidéos d’une séance et le dossier d’un patient sans assister directement à la rencontre : de quel type d’observation s’agit-il ?

D’une observation indirecte fondée sur des documents ou des enregistrements.
D’une observation directe menée auprès d’un groupe thérapeutique.
D’une observation spontanée réalisée pendant une interaction clinique.
D’une observation systématique organisée autour de questions successives.

D’une observation indirecte fondée sur des documents ou des enregistrements.

Explication

L’observation indirecte porte sur des supports comme les vidéos et les dossiers de patients. La présence de la psychologue dans l’interaction aurait caractérisé une observation directe, mais ce n’est pas le cas ici.

15. À quoi sert principalement une étude de cas en clinique ?

À rassembler des données diverses pour construire un diagnostic et des hypothèses cliniques.
À décrire une situation observée sans formuler d’interprétation clinique.
À organiser une succession de questions préparées pour guider un entretien.
À appliquer un test standardisé afin d’obtenir une mesure comparable entre patients.

À rassembler des données diverses pour construire un diagnostic et des hypothèses cliniques.

Explication

L’étude de cas construit une synthèse de données cliniques diverses afin d’établir un diagnostic, une analyse psychodynamique et des hypothèses. La passation d’un test standardisé relève plutôt de la clinique armée.

16. Quelle modalité d’entretien permet au patient de choisir librement les thèmes qu’il souhaite aborder ?

L’entretien standardisé, qui impose des réponses identiques à chaque patient.
L’entretien non directif, qui laisse le patient parler librement.
L’entretien semi-directif, qui suit une série de questions préparées.
L’entretien directif, qui organise les échanges par questions successives.

L’entretien non directif, qui laisse le patient parler librement.

Explication

L’entretien non directif laisse le patient déterminer les thèmes et développer librement sa parole. L’entretien directif, en revanche, structure l’échange par une succession de questions imposées.

17. Que désigne le cadre interne du clinicien ?

La durée fixée de la séance et le lieu prévu pour recevoir le patient.
Le matériel standardisé utilisé pour comparer les résultats des patients.
La représentation de la rencontre qui organise sa posture avec souplesse et contenance.
La liste des questions préparées avant une rencontre semi-directive.

La représentation de la rencontre qui organise sa posture avec souplesse et contenance.

Explication

Le cadre interne est la manière dont le clinicien se représente la situation et organise sa posture dans une attitude de doute, de souplesse et de contenance. La durée et le lieu appartiennent plutôt au cadre formel.

18. Quel point de vue psychanalytique étudie les conflits entre les forces psychiques ?

Le point de vue dynamique.
Le point de vue topique.
Le point de vue économique.
Le point de vue génétique.

Le point de vue dynamique.

Explication

Le point de vue dynamique analyse les conflits entre les forces psychiques. Le point de vue économique s’intéresse à l’énergie psychique, tandis que le point de vue topique concerne les lieux de l’appareil psychique.

19. Quelle association entre les topiques freudiennes et leurs éléments est correcte ?

La première distingue l’inconscient, le préconscient et le conscient ; la seconde distingue le ça, le moi et le surmoi.
La première décrit le développement psychique ; la seconde décrit les conflits entre les forces psychiques.
La première distingue le ça, le moi et le surmoi ; la seconde distingue l’inconscient, le préconscient et le conscient.
La première étudie l’énergie psychique ; la seconde décrit les représentations produites par la réalité psychique.

La première distingue l’inconscient, le préconscient et le conscient ; la seconde distingue le ça, le moi et le surmoi.

Explication

La première topique distingue trois systèmes : l’inconscient, le préconscient et le conscient, tandis que la seconde distingue trois instances : le ça, le moi et le surmoi. Les autres associations confondent les topiques avec d’autres points de vue psychanalytiques.

20. Que comprend la notion de réalité psychique ?

Les dimensions consciente et inconsciente ainsi que les conflits, les lois et leurs effets représentatifs.
Les événements extérieurs tels qu’ils sont enregistrés indépendamment de toute représentation.
Les comportements observables et les réponses produites par des tests standardisés.
Les instances du ça, du moi et du surmoi sans leurs effets dans la vie psychique.

Les dimensions consciente et inconsciente ainsi que les conflits, les lois et leurs effets représentatifs.

Explication

La réalité psychique inclut le conscient et l’inconscient, ainsi que les conflits, les lois et les effets qui produisent des représentations. La réduire aux comportements observables écarterait précisément sa dimension inconsciente.

21. Dans quelle situation le symptôme peut-il être compris comme une adresse à l’autre ?

Lorsqu’il est observé sans interprétation afin de préserver sa forme manifeste.
Lorsqu’il est mesuré par un instrument standardisé et comparé à une norme.
Lorsqu’un interlocuteur peut entendre la signification de l’émergence inconsciente qu’il exprime.
Lorsqu’il résulte d’une succession de questions imposées pendant un entretien.

Lorsqu’un interlocuteur peut entendre la signification de l’émergence inconsciente qu’il exprime.

Explication

Le symptôme est un point d’émergence de la vie psychique inconsciente et devient une adresse lorsque l’autre peut en entendre la signification. Le réduire à une mesure ou à sa seule forme observable néglige cette fonction psychique.

22. Quelle instance psychique constitue le réservoir inconscient des pulsions et de l’énergie psychique dès la naissance ?

Le surmoi
La conscience morale
Le moi
Le ça

Le ça

Explication

Le ça est le pôle pulsionnel inconscient présent dès la naissance et contient une réserve d’énergie psychique. Le moi joue plutôt un rôle de régulation, tandis que le surmoi organise les interdits intériorisés.

23. Quelle fonction caractérise principalement le surmoi dans l’appareil psychique ?

Il assure la censure et l’auto-observation à partir d’interdits intériorisés.
Il maintient les représentations inacceptables en dehors de la conscience.
Il filtre les excitations internes et externes pour adapter le comportement.
Il recherche la satisfaction immédiate des pulsions provenant du corps.

Il assure la censure et l’auto-observation à partir d’interdits intériorisés.

Explication

Le surmoi résulte de l’intériorisation des exigences et des interdits, ce qui lui permet d’assurer la censure et l’auto-observation. La recherche de satisfaction pulsionnelle relève du ça, tandis que le filtrage des excitations appartient au moi.

24. Quel mécanisme de défense rejette dans l’inconscient des représentations jugées inacceptables ?

La projection
Le refoulement
La sublimation
La rationalisation

Le refoulement

Explication

Le refoulement maintient hors de la conscience les représentations inacceptables en les rejetant dans l’inconscient. La projection et la rationalisation transforment autrement le rapport à un contenu psychique, sans correspondre à cette définition.

25. Une personne attend une menace sans pouvoir identifier précisément ce qui la menace : de quelle expérience s’agit-il ?

De l’effroi
De l’angoisse
De la culpabilité
De la peur

De l’angoisse

Explication

L’angoisse survient dans l’attente d’un danger qui n’est pas nécessairement associé à un objet connu. La peur porte sur un objet identifié, tandis que l’effroi apparaît face à une situation surprenante et inattendue.

26. Quels éléments composent la structure d’une pulsion ?

Une sensation externe, une représentation, une règle et une conduite sociale
Une source somatique, une poussée, un objet et un but de satisfaction
Une excitation sensorielle, une mémoire, une image et une réaction motrice
Un besoin biologique, une interdiction, une défense et une identification

Une source somatique, une poussée, un objet et un but de satisfaction

Explication

Une pulsion articule une source somatique, une poussée, un objet et un but de satisfaction. Les autres propositions mélangent des éléments perceptifs, sociaux ou défensifs qui ne définissent pas la structure pulsionnelle.

27. Un changement biologique interne qui influence la maturation psychique relève-t-il d’un facteur endogène ou exogène ?

D’un facteur exogène
D’un facteur intergénérationnel
D’un facteur endogène
D’un facteur environnemental acquis

D’un facteur endogène

Explication

Un facteur endogène provient des vécus et des changements biologiques internes du sujet. Un facteur exogène vient de l’environnement et contribue à favoriser la maturation psychique.

28. Pourquoi le trauma ne se définit-il pas par l’événement considéré isolément ?

Parce qu’il correspond à la nature extérieure et objectivement observable de l’événement.
Parce qu’il dépend principalement de la répétition sociale du récit de l’événement.
Parce qu’il renvoie à la réaction consciente choisie par la personne après l’événement.
Parce qu’il désigne l’intensité de l’impact de l’événement sur le psychisme.

Parce qu’il désigne l’intensité de l’impact de l’événement sur le psychisme.

Explication

Le trauma désigne l’impact quantitatif d’un événement sur le psychisme, et non l’événement indépendamment de cet impact. Ainsi, un même événement peut avoir des effets traumatiques différents selon la manière dont il atteint le sujet.

29. Quelle caractéristique distingue la transmission transgénérationnelle de la transmission intergénérationnelle ?

Elle concerne surtout les changements biologiques internes du nouveau-né.
Elle désigne les interdits intériorisés au cours du développement individuel.
Elle se transmet entre générations par des échanges explicitement formulés.
Elle traverse les générations de manière principalement inconsciente et non dite.

Elle traverse les générations de manière principalement inconsciente et non dite.

Explication

La transmission transgénérationnelle concerne ce qui traverse les générations de façon inconsciente, notamment ce qui n’est ni dit ni pensé. La transmission intergénérationnelle est plutôt associée à des contenus parlés et transmis entre générations.

30. Quels éléments forment les quatre dimensions de la transmission familiale décrites par Ancelin-Chutzenberger ?

La culpabilité, le secret, la filiation biologique et l’identification
Le symptôme, le rêve, le deuil familial et la répétition générationnelle
La parentification, le mythe familial, le roman familial et les non-dits
La naissance, l’attachement, la séparation maternelle et le conflit œdipien

La parentification, le mythe familial, le roman familial et les non-dits

Explication

Les quatre éléments sont la parentification, le mythe familial, le roman familial et les non-dits. Les autres ensembles regroupent des notions psychiques ou familiales pertinentes, mais ils ne correspondent pas à cette classification.

31. Quelle caractéristique définit principalement le stade oral, situé de 0 à 1 an ?

La maîtrise progressive de la marche et de l’équilibre
L’exploration du monde par la bouche et la succion
La différenciation des rôles familiaux par le langage
L’élaboration de règles sociales dans le jeu partagé

L’exploration du monde par la bouche et la succion

Explication

Le stade oral correspond à la période où la bouche, la succion, la tétée et l’incorporation constituent les principales activités pulsionnelles. Les autres réponses renvoient à des acquisitions développementales distinctes qui ne caractérisent pas ce stade.

32. Chez Winnicott, que désigne le holding dans les soins précoces ?

La manière de porter et de protéger l’enfant, avec un rythme de soins
La capacité de l’enfant à rester seul tout en maintenant un lien interne
La manière de traiter corporellement l’enfant pendant les soins quotidiens
La façon de stimuler le langage de l’enfant par des échanges réguliers

La manière de porter et de protéger l’enfant, avec un rythme de soins

Explication

Le holding désigne le portage, la protection et le rythme donné aux soins, qui contribuent à la sécurité de l’enfant. Le traitement corporel pendant les soins correspond plutôt au handling, tandis que les autres réponses concernent d’autres dimensions du développement.

33. Quelle situation illustre le mieux le handling décrit par Winnicott ?

Un enfant joue seul avec une couverture en présence rassurante de son parent
Un parent organise un rythme régulier de portage et protège son bébé des stimulations
Un parent ajuste la manière de laver, habiller et manipuler le corps de son bébé
Un bébé porte à la bouche un objet pour en explorer la texture et la forme

Un parent ajuste la manière de laver, habiller et manipuler le corps de son bébé

Explication

Le handling concerne la manière dont l’enfant est traité et soigné corporellement, notamment lors de la toilette ou de l’habillage. Le portage protecteur et le rythme des soins relèvent du holding, tandis que les deux autres situations décrivent d’autres processus.

34. Pourquoi une angoisse de l’étranger peut-elle apparaître vers 8 mois ?

Parce que le bébé commence à utiliser le langage pour nommer les personnes absentes
Parce que le bébé distingue les personnes familières des personnes étrangères et craint la séparation
Parce que le bébé acquiert une autonomie motrice qui réduit son besoin de protection
Parce que le bébé comprend que les objets cachés cessent temporairement d’exister

Parce que le bébé distingue les personnes familières des personnes étrangères et craint la séparation

Explication

Vers 8 mois, l’enfant reconnaît mieux ses figures familières et peut craindre la séparation lorsqu’une personne étrangère est présente. La compréhension de l’absence des objets, l’autonomie motrice et le langage apparaissent dans d’autres aspects du développement.

35. Comment les jeux de coucou, de la cuillère et de la bobine soutiennent-ils le développement de l’enfant ?

Ils diminuent directement l’angoisse grâce à une autonomie motrice accrue
Ils lui apprennent à distinguer les personnes familières des personnes étrangères
Ils l’aident à représenter progressivement l’absence et le retour de l’objet
Ils remplacent les échanges affectifs par une exploration indépendante des objets

Ils l’aident à représenter progressivement l’absence et le retour de l’objet

Explication

Ces jeux mettent en scène la disparition puis le retour d’un objet et permettent à l’enfant de représenter progressivement l’absence. Ils ne servent pas principalement à distinguer les personnes ni à remplacer les relations affectives.

36. Quelle évolution caractérise généralement l’angoisse de séparation au cours du développement ?

Elle diminue progressivement avec l’âge, l’autonomie et l’expérience des retrouvailles
Elle disparaît dès que l’enfant distingue les personnes familières des personnes étrangères
Elle reste durablement pathologique lorsque l’enfant a connu des séparations ordinaires
Elle augmente avec l’âge parce que l’enfant devient davantage dépendant de ses proches

Elle diminue progressivement avec l’âge, l’autonomie et l’expérience des retrouvailles

Explication

L’angoisse de séparation est généralement développementale et transitoire : elle diminue avec l’âge, l’autonomie et l’expérience rassurante du retour de la personne. La distinguer des personnes familières et étrangères relève plutôt de l’angoisse de l’étranger.

37. Quelle opposition décrit correctement le passage du stade anobjectal au stade objectal ?

Le stade anobjectal implique une indifférenciation, puis le stade objectal une différenciation entre soi et l’autre
Le stade anobjectal concerne les objets absents, puis le stade objectal les objets exclusivement présents
Le stade anobjectal implique une différenciation, puis le stade objectal une indifférenciation entre soi et l’autre
Le stade anobjectal concerne la maîtrise du langage, puis le stade objectal la maîtrise de la marche

Le stade anobjectal implique une indifférenciation, puis le stade objectal une différenciation entre soi et l’autre

Explication

Le développement passe d’un stade anobjectal, marqué par l’indifférenciation entre soi et l’autre, à un stade objectal où cette différence est reconnue. La réponse opposée inverse précisément les deux notions, tandis que les autres réponses introduisent des critères qui ne les définissent pas.

38. Quelle fonction remplit l’objet transitionnel dans le développement de l’enfant ?

Il relie l’intériorité et l’extériorité de l’enfant dans un espace intermédiaire
Il sert principalement à distinguer les personnes familières des personnes étrangères
Il représente la maîtrise du langage lorsque les échanges directs deviennent plus fréquents
Il remplace les figures d’attachement lorsque l’enfant atteint l’autonomie motrice

Il relie l’intériorité et l’extériorité de l’enfant dans un espace intermédiaire

Explication

L’objet transitionnel relie le monde intérieur de l’enfant et la réalité extérieure dans un espace transitionnel entre lui et la personne qui s’occupe de lui. Il ne remplace pas les figures d’attachement et ne correspond ni à l’angoisse de l’étranger ni à l’acquisition du langage.

39. Quelle évolution relationnelle et langagière est attendue entre 15 et 24 mois selon la description de Mahler ?

L’enfant stabilise d’abord son identité, puis développe progressivement la séparation et la communication directe
L’enfant devient d’abord capable de rester seul, puis distingue les personnes familières des personnes étrangères
L’enfant partage d’abord ses découvertes, puis développe le contact verbal et un langage plus opérationnel
L’enfant commence par parler de façon opérationnelle, puis cherche progressivement à partager ses découvertes

L’enfant partage d’abord ses découvertes, puis développe le contact verbal et un langage plus opérationnel

Explication

Entre 15 et 20 mois, l’enfant cherche à partager ses découvertes ; entre 18 et 22 mois, la communication verbale directe augmente, puis le langage devient plus opérationnel entre 22 et 24 mois. Les autres réponses inversent cette progression ou associent des éléments provenant d’autres domaines du développement.

40. Quelle organisation de la satisfaction caractérise le stade anal, situé entre 2 et 3 ans ?

La recherche du contact visuel et l’identification à une image globale
La découverte des codes sociaux et l’abandon progressif de l’omnipotence
La perception des sons et l’incorporation des objets par la bouche
La rétention et l’expulsion des matières fécales, avec la maîtrise musculaire

La rétention et l’expulsion des matières fécales, avec la maîtrise musculaire

Explication

Le stade anal organise la satisfaction autour de la rétention, de l’expulsion et du contrôle de la musculature. La bouche et l’incorporation relèvent du stade oral, et non de ce stade.

41. Quelle distinction décrit correctement les phases sadique-anale répulsive et masochique-anale rétentive selon Karl Abraham ?

La phase répulsive concerne la bouche au troisième semestre, tandis que la phase rétentive concerne le miroir au quatrième semestre.
La phase répulsive apparaît au quatrième semestre, tandis que la phase rétentive se situe au troisième semestre.
La phase répulsive conserve au troisième semestre, tandis que la phase rétentive expulse au quatrième semestre.
La phase répulsive expulse au troisième semestre, tandis que la phase rétentive conserve au quatrième semestre.

La phase répulsive expulse au troisième semestre, tandis que la phase rétentive conserve au quatrième semestre.

Explication

La phase sadique-anale répulsive est associée à l’expulsion au troisième semestre, alors que la phase masochique-anale rétentive concerne la conservation et le contrôle de soi au quatrième semestre. L’inversion de ces conduites constitue la confusion principale.

42. Lorsqu’un enfant ressent une poussée interne puis décide volontairement de pousser, que manifeste-t-il dans l’appropriation subjective ?

Il assimile la maîtrise sphinctérienne à la reconnaissance de sa propre image.
Il devient acteur d’une expérience auparavant vécue passivement et affirme sa position de sujet.
Il transforme une expérience volontaire en réaction automatique dirigée par l’adulte.
Il renonce à toute initiative corporelle pour préserver la satisfaction offerte par l’autre.

Il devient acteur d’une expérience auparavant vécue passivement et affirme sa position de sujet.

Explication

L’appropriation subjective apparaît lorsque l’enfant prend volontairement part à ce qui était auparavant subi passivement, ce qui affirme sa position de sujet dans la relation. Elle ne correspond ni à une réaction automatique ni à la reconnaissance spéculaire.

43. Que désigne le stade du miroir dans la construction du je ?

Une perception immédiate d’un autre réel qui suffit à établir les limites du corps.
Une expérience située après 3 ans où l’enfant apprend les règles de la vie collective.
Une expérience progressive où l’enfant reconnaît sa propre image entre 6 et 24 mois.
Une maîtrise des conduites d’expulsion qui fonde le contrôle musculaire volontaire.

Une expérience progressive où l’enfant reconnaît sa propre image entre 6 et 24 mois.

Explication

Le stade du miroir est une expérience progressive, située entre 6 et 24 mois, au cours de laquelle l’enfant se reconnaît dans son image et fonde la fonction du je. La simple perception d’un autre réel ne suffit pas à caractériser cette expérience.

44. Quelle séquence décrit les trois phases du stade du miroir ?

Prendre le reflet pour un être réel, comprendre qu’il est une image, puis reconnaître cette image comme sienne.
Comprendre immédiatement le reflet, détourner le regard, puis utiliser l’image pour différer ses désirs.
Reconnaître son image, la prendre pour un être réel, puis comprendre qu’elle appartient à un autre enfant.
Percevoir un autre réel, intégrer une limite symbolique, puis renoncer à la satisfaction corporelle.

Prendre le reflet pour un être réel, comprendre qu’il est une image, puis reconnaître cette image comme sienne.

Explication

L’enfant considère d’abord le reflet comme un être réel, comprend ensuite qu’il s’agit d’une image, puis identifie cette image comme la sienne. Comprendre qu’il s’agit d’une image ne signifie donc pas encore se reconnaître dans cette image.

45. Quelle fonction psychique le mot « non » contribue-t-il à construire chez l’enfant ?

Il introduit une limite symbolique et aide à hiérarchiser les désirs selon le contexte.
Il organise la satisfaction autour de la conservation et de l’expulsion des matières fécales.
Il assure le retour au calme lorsque la figure d’attachement s’absente momentanément.
Il permet d’identifier progressivement le reflet comme une image appartenant à l’enfant.

Il introduit une limite symbolique et aide à hiérarchiser les désirs selon le contexte.

Explication

Le « non » introduit une limite symbolique, participe à la construction du surmoi et aide l’enfant à différer et hiérarchiser ses désirs. La reconnaissance du reflet relève du stade du miroir, tandis que les autres conduites concernent d’autres processus.

46. Comment Winnicott définit-il le self dans sa constitution progressive ?

Comme un moi qui contient les exigences instinctuelles et se forme lorsque l’enfant renonce à son omnipotence.
Comme une conduite d’attachement qui permet de rechercher le réconfort auprès d’un adulte disponible.
Comme une image spéculaire que l’enfant reconnaît avant de comprendre qu’elle appartient à son propre corps.
Comme une instance qui impose des limites symboliques et classe les désirs selon le moment approprié.

Comme un moi qui contient les exigences instinctuelles et se forme lorsque l’enfant renonce à son omnipotence.

Explication

Pour Winnicott, le self est un moi capable d’inclure et de contenir les exigences instinctuelles, qui se constitue lorsque l’enfant découvre que la satisfaction vient aussi de l’autre. La limite symbolique et la reconnaissance spéculaire désignent d’autres processus.

47. Quel comportement caractérise un attachement sécure lors du retour de la mère ?

L’enfant se laisse apaiser par son retour et peut chercher du réconfort auprès d’un autre adulte durant son absence.
L’enfant ignore le départ comme le retour et ne manifeste pas de recherche particulière de réconfort.
L’enfant confond l’adulte présent avec une image spéculaire et refuse toute séparation ultérieure.
L’enfant reste perturbé malgré son retour et alterne recherche du contact et évitement de la proximité.

L’enfant se laisse apaiser par son retour et peut chercher du réconfort auprès d’un autre adulte durant son absence.

Explication

L’attachement sécure permet à l’enfant de chercher du réconfort auprès d’un autre adulte pendant l’absence de la mère, puis de se réjouir et de s’apaiser à son retour. Le fait de rester perturbé malgré ce retour caractérise plutôt l’attachement ambivalent ou résistant.

48. Quelles formes sont comprises dans les liens d’attachement qui commencent à s’exprimer vers 18 mois ?

Les formes sécure, évitante ou fuyante, ambivalente, résistante et désorganisée.
Les formes orale, anale, spéculaire, symbolique et instinctuelle.
Les formes maternelle, paternelle, scolaire, alimentaire et normative.
Les formes autonome, incorporative, expulsive, rétentive et omnipotente.

Les formes sécure, évitante ou fuyante, ambivalente, résistante et désorganisée.

Explication

Les liens d’attachement commencent à s’exprimer vers 18 mois et comprennent les formes sécure, évitante ou fuyante, ambivalente, résistante et désorganisée. Les autres listes mélangent des stades du développement ou des catégories qui ne décrivent pas les styles d’attachement.

49. Quelle caractéristique correspond au stade phallique, situé entre 3 et 5 ans ?

La crainte des séparations liées au vieillissement des parents
La curiosité concernant les organes génitaux et la différence des sexes
La mise en sommeil des intérêts sexuels au profit des apprentissages
La préoccupation concernant la rétention et l’expulsion des selles

La curiosité concernant les organes génitaux et la différence des sexes

Explication

Le stade phallique se caractérise notamment par l’activité masturbatoire, la curiosité et les interrogations sur la différence anatomique des sexes. La rétention et l’expulsion relèvent plutôt du stade anal, et non du stade phallique.

50. Quelle manifestation traduit le mieux la pulsion épistémophilique chez l’enfant de 3 à 5 ans ?

La répétition de gestes corporels destinés à retenir ou expulser
La recherche de sensations visuelles liées au fait de voir et de montrer
La transformation d’une énergie pulsionnelle en activité socialement valorisée
La multiplication des questions sur les origines et les raisons des choses

La multiplication des questions sur les origines et les raisons des choses

Explication

La pulsion épistémophilique est une pulsion de savoir qui s’exprime par les questions sur les origines et les « pourquoi ? ». La recherche du voir et du montrer correspond plutôt à la pulsion scopique.

51. Quelle fonction le complexe d’Œdipe joue-t-il dans la construction psychique de l’enfant ?

Il transforme les pulsions en activités intellectuelles et culturelles
Il provoque les transformations hormonales permettant la reproduction
Il organise les interdits et contribue à différencier sexes et générations
Il établit les rythmes de soins et renforce la sécurité par la répétition

Il organise les interdits et contribue à différencier sexes et générations

Explication

Le complexe d’Œdipe organise les interdits de l’inceste et du meurtre, la différenciation des sexes et des générations, ainsi que la constitution du surmoi et de l’idéal du moi. Les autres propositions décrivent respectivement le macrorythme, la latence et la puberté.

52. Quelle distinction caractérise correctement le macrorythme et le microrythme dans les interactions de l’enfant ?

Le macrorythme exprime la réalité interne, tandis que le microrythme organise la maturation biologique
Le macrorythme introduit surprise et nouveauté, tandis que le microrythme sécurise par répétition
Le macrorythme sécurise par répétition, tandis que le microrythme introduit surprise et nouveauté
Le macrorythme transforme les pulsions, tandis que le microrythme maintient leurs représentations inconscientes

Le macrorythme sécurise par répétition, tandis que le microrythme introduit surprise et nouveauté

Explication

Le macrorythme repose sur la répétition des soins et des rituels, ce qui produit continuité, anticipation et sécurité. Le microrythme désigne au contraire la surprise et l’inattendu des interactions ludiques, et non un mécanisme de refoulement.

53. Que caractérise principalement le stade de latence, situé entre 7 et 11 ans ?

La mise en sommeil de la sexualité infantile et l’investissement d’activités culturelles
La transformation biologique accompagnant l’apparition de la capacité reproductive
La séparation des objets infantiles et leur intégration intérieure à l’adolescence
L’intensification des interrogations sur les origines et la différence des sexes

La mise en sommeil de la sexualité infantile et l’investissement d’activités culturelles

Explication

Le stade de latence correspond à une mise en sommeil de la sexualité infantile, à la sublimation des pulsions et à l’investissement des activités intellectuelles et culturelles. La transformation biologique relève de la puberté, tandis que l’intégration des objets infantiles appartient à l’adolescence.

54. Dans quelle situation observe-t-on un processus de sublimation ?

Une interaction inattendue introduit une nouveauté dans le jeu
Une énergie pulsionnelle est investie dans une activité socialement valorisée
Une représentation conflictuelle reste maintenue dans l’inconscient
Un rituel répétitif crée une continuité sécurisante dans les soins

Une énergie pulsionnelle est investie dans une activité socialement valorisée

Explication

La sublimation détourne l’énergie pulsionnelle vers des tâches, des activités représentatives ou des réalisations psychosociales investies par la société. Le maintien d’une représentation dans l’inconscient décrit plutôt le refoulement.

55. Quelle distinction permet de différencier la puberté de la crise d’adolescence ?

La puberté désigne la séparation des objets infantiles, tandis que la crise d’adolescence décrit la maturation des organes reproducteurs
La puberté correspond à l’autonomie consciente, tandis que la crise d’adolescence correspond à la gestion pratique de soi
La puberté concerne les conflits relationnels, tandis que la crise d’adolescence désigne la production des hormones sexuelles
La puberté concerne les transformations biologiques, tandis que la crise d’adolescence inclut aussi les remaniements psychiques et relationnels

La puberté concerne les transformations biologiques, tandis que la crise d’adolescence inclut aussi les remaniements psychiques et relationnels

Explication

La puberté désigne la transformation et la maturation biologiques et sexuelles liées notamment aux hormones et aux signes corporels visibles. La crise d’adolescence est plus large, car elle comprend également des remaniements psychiques et relationnels.

56. Que signifie le second processus de séparation-individuation à l’adolescence ?

Se détacher de l’enfance et des objets infantiles tout en les intégrant intérieurement
Remplacer les relations familiales par des activités intellectuelles et culturelles
Rompre les liens avec les parents afin de construire une identité totalement indépendante
Maintenir les objets infantiles sans modifier la relation à leur autorité

Se détacher de l’enfance et des objets infantiles tout en les intégrant intérieurement

Explication

À l’adolescence, le second processus de séparation-individuation consiste à se séparer de l’enfance et des objets infantiles tout en les intériorisant. Il ne s’agit donc pas d’une rupture complète avec les parents, mais d’un détachement de leur autorité accompagné d’une intériorisation.

57. Quelle différence oppose le mieux l’indépendance et l’autonomie ?

L’indépendance consiste à se gérer seul, tandis que l’autonomie consiste à agir selon sa propre loi et ses choix conscients
L’indépendance consiste à intérioriser les objets infantiles, tandis que l’autonomie consiste à acquérir la capacité reproductive
L’indépendance consiste à obéir intérieurement aux règles parentales, tandis que l’autonomie consiste à vivre sans aucune relation
L’indépendance consiste à prévoir les séparations futures, tandis que l’autonomie consiste à transformer les représentations inconscientes

L’indépendance consiste à se gérer seul, tandis que l’autonomie consiste à agir selon sa propre loi et ses choix conscients

Explication

L’indépendance renvoie à la capacité pratique de se gérer seul, alors que l’autonomie implique de devenir sa propre loi et d’agir consciemment selon ses choix. L’autonomie ne signifie pas vivre sans relations, et l’intériorisation des objets infantiles relève de la séparation-individuation.

58. Quelle distinction décrit correctement le vieillissement et la vieillesse ?

Le vieillissement est un processus de toute existence, tandis que la vieillesse constitue un moment du temps existentiel
Le vieillissement est une crise de plusieurs années, tandis que la vieillesse correspond aux remaniements de l’adolescence
Le vieillissement correspond aux angoisses parentales, tandis que la vieillesse désigne le départ des enfants
Le vieillissement est une période spécifique, tandis que la vieillesse désigne les transformations de toute existence

Le vieillissement est un processus de toute existence, tandis que la vieillesse constitue un moment du temps existentiel

Explication

Le vieillissement est un processus inhérent à toute existence, tandis que la vieillesse désigne un moment spécifique du temps existentiel. La crise du milieu de vie et le syndrome du nid vide sont des phénomènes distincts liés respectivement au vieillissement et au départ des enfants.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 81 flashcards sur Psychologie clinique et métapsychologie.

Comment est née la psychologie clinique en France au XIXe siècle ?

Au croisement de la médecine et de la philosophie.

Quels auteurs ont marqué la naissance de la psychologie clinique en France ?

Cabanis, Maine de Biran, Charcot et Janet.

En quelle année a été créé le premier laboratoire scientifique de psychologie ?

En 1890.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Psychologie clinique et métapsychologie.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM