QCM : Psychologie clinique et modèles psychothérapeutiques (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel objet distingue principalement la psychologie clinique de la psychologie scientifique ?

La singularité du sujet et son expérience personnelle
Les performances cognitives mesurées dans des situations standardisées
Les mécanismes biologiques communs à plusieurs espèces
Les régularités générales observées dans une population

La singularité du sujet et son expérience personnelle

Explication

La psychologie clinique s’intéresse à la singularité du sujet, à son expérience et à la manière dont il la rapporte. La recherche de régularités générales correspond davantage à l’orientation de la psychologie scientifique.

2. Quels objectifs la psychologie clinique poursuit-elle face à une souffrance psychique ?

La prévenir, la biologiser, la généraliser et la normaliser
L’évaluer, la diagnostiquer, aider la personne et la traiter
L’observer, la décrire, la quantifier et la prédire
La mesurer, la comparer, l’expliquer et la classer

L’évaluer, la diagnostiquer, aider la personne et la traiter

Explication

Selon Piedinelli, la psychologie clinique s’intéresse à l’évaluation, au diagnostic, à l’aide et au traitement de la souffrance psychique. L’évaluation et le diagnostic constituent des démarches distinctes, mais elles s’intègrent aux objectifs cliniques avec l’aide et le traitement.

3. De quelles sources historiques la psychologie clinique prend-elle principalement racine ?

Des démarches psychiatriques du XIXe siècle et de la psychologie scientifique
Des pratiques philosophiques antiques et de la psychologie humaniste
Des méthodes éducatives modernes et de la psychologie expérimentale animale
Des théories neurologiques contemporaines et de la sociologie critique

Des démarches psychiatriques du XIXe siècle et de la psychologie scientifique

Explication

La psychologie clinique s’est construite à partir des démarches de psychiatres cliniciens du XIXe siècle et des apports de la psychologie scientifique. Les autres associations ne correspondent pas aux deux racines historiques identifiées.

4. Quelle opposition caractérise principalement les développements américain et français de la psychologie clinique après la Seconde Guerre mondiale ?

Les États-Unis refusent la pratique clinique, tandis que la France adopte une orientation strictement expérimentale
Les États-Unis privilégient la psychanalyse, tandis que la France développe le modèle scientist-practitioner
Les États-Unis se concentrent sur les bilans, tandis que la France abandonne les approches thérapeutiques
Les États-Unis développent le modèle scientist-practitioner, tandis que la France est fortement influencée par la psychanalyse

Les États-Unis développent le modèle scientist-practitioner, tandis que la France est fortement influencée par la psychanalyse

Explication

Aux États-Unis, l’essor de la psychologie clinique s’appuie sur le modèle scientist-practitioner, qui associe science et pratique. La spécificité française tient plutôt à la forte influence de la psychanalyse.

5. Quelle association décrit correctement Freud et la méthode centrale de la psychanalyse ?

Freud est associé aux tests standardisés et à la comparaison des performances cognitives
Freud est associé à l’exposition comportementale et à la modification des renforcements
Freud est associé à la cure par la parole et à la recherche de traumatismes infantiles
Freud est associé à la relaxation guidée et à l’entraînement systématique des habiletés sociales

Freud est associé à la cure par la parole et à la recherche de traumatismes infantiles

Explication

Freud est la figure associée à la psychanalyse, dont la méthode centrale est la cure par la parole et l’exploration de traumatismes infantiles réels ou fantasmés. Les autres méthodes appartiennent à des approches thérapeutiques différentes.

6. Dans l’appareil psychique freudien, quelle instance fonctionne selon le principe de réalité ?

Le Moi, qui régule les exigences psychiques et les contraintes du réel
L’inconscient, qui rassemble les souvenirs refoulés et les désirs inavoués
Le Ça, qui exprime les pulsions et recherche la satisfaction immédiate
Le Surmoi, qui intériorise les interdits et exerce la censure

Le Moi, qui régule les exigences psychiques et les contraintes du réel

Explication

Le Moi est l’instance régulatrice fondée sur le principe de réalité. Le Ça suit le principe de plaisir, tandis que le Surmoi intériorise les interdits et exerce la censure.

7. Quel dispositif caractérise la méthode psychanalytique par opposition à une thérapie directive ?

La prescription médicamenteuse, l’exposition contrôlée et le renforcement positif
La passation de tests, la comparaison normative et la restitution standardisée
La fixation d’objectifs précis, les exercices gradués et l’évaluation régulière
La non-directivité, la cure par la parole et l’interprétation de l’analyste

La non-directivité, la cure par la parole et l’interprétation de l’analyste

Explication

La méthode psychanalytique repose notamment sur la relation patient-praticien, la cure par la parole, le divan, la non-directivité et l’interprétation. Les objectifs explicitement structurés et les exercices gradués renvoient plutôt aux thérapies cognitivo-comportementales.

8. Quelle distinction caractérise le mieux les deux composantes du modèle cognitif et comportemental ?

Le comportementalisme décrit les croyances, tandis que la psychologie cognitive observe les comportements manifestes.
Le comportementalisme analyse les souvenirs, tandis que la psychologie cognitive mesure les réactions musculaires.
Le comportementalisme étudie les émotions vécues, tandis que la psychologie cognitive examine les relations sociales.
Le comportementalisme étudie les conduites observables, tandis que la psychologie cognitive examine les processus mentaux.

Le comportementalisme étudie les conduites observables, tandis que la psychologie cognitive examine les processus mentaux.

Explication

Le comportementalisme se concentre sur les comportements observables, alors que la psychologie cognitive s’intéresse aux processus mentaux, notamment à travers l’analogie de l’ordinateur. Confondre ces deux objets revient à attribuer l’étude des processus mentaux au comportementalisme.

9. Dans le conditionnement opérant, quel élément détermine principalement la poursuite ou la modification d’un comportement ?

L’observation d’un modèle social réalisée sans intervention des conséquences de l’action.
Les conséquences qui suivent le comportement, comme les récompenses, les punitions ou les renforcements.
L’association répétée entre deux stimuli qui précèdent une réaction réflexe de l’organisme.
La comparaison consciente entre une situation actuelle et un souvenir émotionnel antérieur.

Les conséquences qui suivent le comportement, comme les récompenses, les punitions ou les renforcements.

Explication

Le conditionnement opérant repose sur les conséquences du comportement, qui peuvent en augmenter ou en diminuer la probabilité. L’association entre stimuli caractérise plutôt le conditionnement classique.

10. Quelle situation illustre un processus cognitif contrôlé plutôt qu’un processus automatique ?

Identifier immédiatement une émotion familière dans une expression faciale.
Résoudre consciemment un problème nouveau en mobilisant un effort mental soutenu.
Reconnaître rapidement un visage familier sans mobiliser une attention particulière.
Réagir spontanément à un signal connu après de nombreuses répétitions.

Résoudre consciemment un problème nouveau en mobilisant un effort mental soutenu.

Explication

Les processus contrôlés sont conscients, lents et exigeants en effort, ce qui correspond à la résolution réfléchie d’un problème nouveau. Les autres situations décrivent des traitements rapides et peu coûteux, caractéristiques des processus automatiques.

11. Quelle séquence décrit correctement la démarche générale des TCC ?

Observer les comportements spontanés, interpréter leur origine inconsciente, puis modifier le cadre en cours de suivi.
Définir les émotions prioritaires, attendre leur évolution naturelle, puis conclure sans comparaison avec la situation initiale.
Établir un contrat, définir les objectifs, fixer le cadre, puis mesurer progressivement les changements.
Commencer par une écoute non directive, laisser émerger les objectifs, puis éviter toute mesure des progrès.

Établir un contrat, définir les objectifs, fixer le cadre, puis mesurer progressivement les changements.

Explication

La démarche TCC prévoit un contrat, des objectifs et un cadre définis à l’avance, suivis d’une évaluation progressive des changements. L’écoute non directive et l’absence de mesure renvoient davantage à une confusion avec l’entretien humaniste.

12. Quels domaines sont examinés par l’analyse fonctionnelle en TCC ?

Les dimensions biologique, inconsciente, familiale et historique de la personnalité.
Les dimensions cognitive, émotionnelle, comportementale et les interactions avec autrui.
Les dimensions sensorielle, motrice, médicale et professionnelle de la situation.
Les dimensions sociale, spirituelle, économique et institutionnelle du comportement.

Les dimensions cognitive, émotionnelle, comportementale et les interactions avec autrui.

Explication

L’analyse fonctionnelle TCC examine les axes cognitif, émotionnel et comportemental, ainsi que les interactions avec autrui. Elle ne se limite donc pas à l’observation du comportement ni à l’exploration de l’inconscient.

13. Dans le modèle des colonnes de Beck, que fait-on après avoir analysé une situation et les émotions associées ?

On suspend l’analyse des pensées afin de laisser les émotions évoluer sans intervention cognitive.
On associe la situation à un nouveau stimulus pour produire une réponse réflexe différente.
On renforce la pensée automatique afin de rendre la réaction émotionnelle plus intense.
On remplace une pensée automatique dysfonctionnelle par une pensée alternative fonctionnelle.

On remplace une pensée automatique dysfonctionnelle par une pensée alternative fonctionnelle.

Explication

Le modèle des colonnes de Beck vise à repérer une pensée automatique problématique puis à construire une réponse cognitive alternative et plus fonctionnelle. Renforcer cette pensée ou suspendre l’analyse ne correspond pas à l’objectif de la restructuration cognitive.

14. Quelle position distingue le modèle humaniste des conceptions qu’il critique ?

Il privilégie l’analyse des symptômes en écartant les choix personnels et les possibilités de changement.
Il explique les conduites par des forces inconscientes et considère la liberté comme une illusion psychique.
Il affirme la capacité de libre arbitre en contestant le déterminisme psychanalytique et l’objectivation comportementaliste.
Il réduit l’étude de la personne aux comportements observables mesurés dans des situations standardisées.

Il affirme la capacité de libre arbitre en contestant le déterminisme psychanalytique et l’objectivation comportementaliste.

Explication

Le modèle humaniste met en avant le libre arbitre et s’oppose au déterminisme psychanalytique ainsi qu’à l’objectivation comportementaliste. Les propositions fondées sur l’inconscient ou la réduction aux comportements reprennent précisément les conceptions critiquées.

15. Dans la pyramide des besoins de Maslow, quel besoin occupe le sommet ?

La reconnaissance sociale, après les besoins d’affection et d’appartenance et avant les besoins physiologiques.
L’accomplissement personnel, après les besoins physiologiques, de sécurité, d’appartenance et de reconnaissance.
La sécurité matérielle, après les besoins physiologiques et avant les besoins d’affection et d’appartenance.
Les besoins physiologiques, qui constituent le niveau supérieur après la satisfaction des autres besoins.

L’accomplissement personnel, après les besoins physiologiques, de sécurité, d’appartenance et de reconnaissance.

Explication

La pyramide de Maslow place l’accomplissement personnel au sommet, tandis que les besoins physiologiques en constituent la base. La sécurité et la reconnaissance occupent des niveaux intermédiaires dans cette organisation.

16. Comment Rogers définit-il le soi ?

Comme une hiérarchie de besoins orientant progressivement la conduite vers l’accomplissement.
Comme un ensemble cohérent et organisé de perceptions et de croyances sur soi-même.
Comme un répertoire de comportements observables acquis par imitation de modèles sociaux.
Comme une structure inconsciente déterminant les conflits entre les pulsions et les interdits.

Comme un ensemble cohérent et organisé de perceptions et de croyances sur soi-même.

Explication

Pour Rogers, le soi correspond à l’ensemble organisé des perceptions et des croyances qu’une personne entretient à propos d’elle-même, incluant l’image, l’estime et l’idéal de soi. La hiérarchie des besoins appartient au modèle de Maslow, tandis que les autres formulations relèvent d’approches différentes.

17. Quels principes fondent la relation thérapeutique dans l’approche rogérienne ?

La prescription d’exercices, la mesure des comportements et le contrat fixé entre praticien et patient.
L’interprétation des conflits inconscients, la neutralité distante et l’analyse des résistances du patient.
La congruence du thérapeute, le regard positif inconditionnel et l’empathie envers la personne.
La confrontation des croyances, l’exposition graduée et la modification des conséquences comportementales.

La congruence du thérapeute, le regard positif inconditionnel et l’empathie envers la personne.

Explication

La relation rogérienne repose sur la congruence, le regard positif inconditionnel et l’empathie. Les autres ensembles décrivent plutôt des éléments de la psychanalyse ou des méthodes et techniques cognitivo-comportementales.

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Que décrit la psychologie clinique selon sa définition principale ?

La singularité du sujet et son expérience personnelle.

Quels aspects la psychologie clinique étudie-t-elle selon Piedinelli (2016) ?

L’évaluation, le diagnostic, l’aide et le traitement de la souffrance psychique.

Dans quelles démarches la psychologie clinique prend-elle racine au XIXe siècle ?

Dans les démarches de psychiatres cliniciens.

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