QCM : Psychologie du développement humain (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement le développement et l’apprentissage ?

Le développement est spécifique et bref, tandis que l’apprentissage est général et durable.
Le développement dépend des interactions sociales, tandis que l’apprentissage concerne les changements universels.
Le développement est général et durable, tandis que l’apprentissage est spécifique et plus court.
Le développement concerne les acquisitions scolaires, tandis que l’apprentissage concerne la maturation corporelle.

Le développement est général et durable, tandis que l’apprentissage est spécifique et plus court.

Explication

Le développement désigne des changements généraux, universels et relativement longs, alors que l’apprentissage renvoie à des changements spécifiques et plus courts. L’acquisition de compétences scolaires ne suffit donc pas à définir le développement, et la maturation corporelle n’est pas synonyme d’apprentissage.

2. Lequel de ces exemples illustre un changement développemental qualitatif ?

L’ajout de nouveaux termes dans le vocabulaire d’un adolescent.
L’accroissement régulier de la taille au cours de l’enfance.
L’augmentation progressive du nombre de mots connus.
Le passage des pleurs du bébé à la parole de l’enfant.

Le passage des pleurs du bébé à la parole de l’enfant.

Explication

Un changement qualitatif correspond à une transformation de nature ou de forme, comme le passage des pleurs à la parole. L’augmentation de la taille ou du lexique constitue plutôt un changement quantitatif, car elle implique une accroissement mesurable.

3. Que soutient l’approche développementale de la vie entière ?

Le développement se poursuit après la maturité physique, tout au long de la vie.
Le développement concerne principalement l’enfance avant l’apparition des rôles sociaux.
Le développement s’achève lorsque la maturité physique est atteinte.
Le développement décrit surtout les acquisitions qui précèdent l’âge adulte.

Le développement se poursuit après la maturité physique, tout au long de la vie.

Explication

La psychologie développementale de la vie entière considère que les transformations continuent après la maturité physique et se prolongent durant toute la vie. L’idée que le développement s’arrête à la maturité appartient à une conception plus ancienne centrée sur l’enfance.

4. À partir de quelle période l’approche appelée « Lifespan Developmental Psychology » se développe-t-elle ?

À partir des années 1930.
À partir des années 1990.
À partir des années 1970.
À partir du début du XIXe siècle.

À partir des années 1970.

Explication

La psychologie développementale de la vie entière se développe à partir des années 1970 sous l’appellation « Lifespan Developmental Psychology ». Le début du XIXe siècle renvoie plutôt à une conception principalement centrée sur le développement de l’enfant.

5. Quels sont les trois grands processus auxquels le développement est soumis ?

Les processus perceptifs, linguistiques et émotionnels.
Les processus biologiques, cognitifs et sociaux.
Les processus moteurs, affectifs et scolaires.
Les processus familiaux, professionnels et culturels.

Les processus biologiques, cognitifs et sociaux.

Explication

Le développement repose sur l’action conjointe des processus biologiques, cognitifs et sociaux. Les autres ensembles proposés regroupent des domaines ou des contextes particuliers, mais ne correspondent pas à la classification générale des trois processus.

6. Quelle situation relève principalement d’un processus biologique du développement ?

La participation à des activités collectives avec des camarades.
L’apprentissage des règles de politesse au sein de la famille.
L’adoption de normes professionnelles dans un nouvel emploi.
La maturation corporelle accompagnée d’une croissance et de changements physiques.

La maturation corporelle accompagnée d’une croissance et de changements physiques.

Explication

Les processus biologiques comprennent la maturation, la croissance, les acquisitions et les changements corporels. Les règles de politesse, les activités collectives et les normes professionnelles relèvent plutôt de l’influence de l’entourage et des interactions sociales.

7. Quel élément caractérise un processus social du développement ?

La modification progressive de la taille et de la composition du corps.
Le rôle de la famille, de l’école et du travail dans les interactions avec autrui.
L’évolution des capacités de raisonnement et de résolution de problèmes.
La maturation des organes et les transformations de la croissance corporelle.

Le rôle de la famille, de l’école et du travail dans les interactions avec autrui.

Explication

Les processus sociaux impliquent les interactions avec autrui et l’influence de l’entourage, notamment la famille, l’école et le travail. La maturation et les changements corporels sont biologiques, tandis que le raisonnement relève principalement des processus cognitifs.

8. Pourquoi les changements liés à l’âge ne peuvent-ils pas être expliqués par la biologie seule ?

Ils sont déterminés par l’environnement immédiat, sans lien avec les normes ni les attitudes.
Ils résultent d’influences biologiques, environnementales et sociales agissant sur plusieurs dimensions.
Ils dépendent principalement de la maturation, les influences sociales intervenant de façon secondaire.
Ils proviennent surtout des rôles sociaux, tandis que les changements corporels suivent une autre logique.

Ils résultent d’influences biologiques, environnementales et sociales agissant sur plusieurs dimensions.

Explication

Les changements liés à l’âge résultent de l’interaction d’influences biologiques, environnementales et sociales sur la maturation, les rôles sociaux, les normes et les attitudes. Réduire ces changements à la maturation ou à l’environnement néglige donc une partie essentielle du processus.

9. Que désigne la locomotion dans le développement moteur ?

Le renforcement de la souplesse et de la rapidité des mouvements
L’amélioration de la coordination entre la vision et la main
L’ensemble des modes de déplacement du corps dans l’espace
Le perfectionnement progressif de la précision des gestes

L’ensemble des modes de déplacement du corps dans l’espace

Explication

La locomotion concerne les différentes façons dont le corps se déplace dans l’espace. Le perfectionnement de la précision, de la coordination ou de la souplesse relève plutôt des habiletés motrices.

10. Lequel de ces ensembles de facteurs contribue à l’acquisition de la marche ?

La vision, la respiration, la syntaxe, la préhension et le sommeil
La force, la conscience phonologique, la posture, l’écriture et l’attention
La mémoire, l’audition, le vocabulaire, la lecture et la motivation
Le système nerveux, les muscles, l’équilibre, la pratique et l’environnement

Le système nerveux, les muscles, l’équilibre, la pratique et l’environnement

Explication

L’acquisition de la marche dépend notamment du système nerveux, des muscles, de l’équilibre, des pratiques et de l’environnement. Le vocabulaire et la syntaxe appartiennent au développement langagier plutôt qu’aux conditions motrices principales de la marche.

11. Quelle situation illustre le mieux une habileté motrice ?

Changer de direction pour explorer différents espaces de manipulation
Maintenir son équilibre pendant l’acquisition progressive de la marche
Apprendre à se déplacer d’un espace à un autre en marchant
Améliorer la précision et la coordination œil-main pour attraper une balle

Améliorer la précision et la coordination œil-main pour attraper une balle

Explication

Les habiletés motrices correspondent au perfectionnement des gestes, notamment par la précision et la coordination œil-main. Le déplacement et l’équilibre pendant la marche renvoient davantage à la locomotion et à son acquisition.

12. Lequel de ces groupes comprend exclusivement des fonctions motrices présentées ?

La posture, la vision, la préhension et l’audition
La vision, l’audition, la marche et la course
La vision, la préhension, l’audition et la course
La posture, la préhension, la marche et la course

La posture, la préhension, la marche et la course

Explication

La posture, la préhension, la marche et la course font partie des fonctions motrices. La vision et l’audition sont des fonctions perceptives, ce qui rend incorrects les groupes qui les associent aux fonctions motrices.

13. Quel ensemble correspond aux fonctions cognitives présentées dans le développement moteur ?

Les fonctions posturales, locomotrices, articulatoires, visuelles et auditives
Les fonctions motrices, perceptives, langagières, symboliques et exécutives
Les fonctions émotionnelles, sociales, nutritionnelles, perceptives et exécutives
Les fonctions musculaires, respiratoires, digestives, langagières et sensorielles

Les fonctions motrices, perceptives, langagières, symboliques et exécutives

Explication

Les fonctions cognitives présentées regroupent les fonctions motrices, perceptives, langagières, symboliques et exécutives. Les autres propositions mélangent certaines catégories pertinentes avec des fonctions qui ne font pas partie de cet ensemble.

14. Quelle progression langagière correspond à la période allant de 4 à 12 mois ?

L’enfant produit des phrases complexes, puis maîtrise progressivement la syntaxe
L’enfant développe une conscience phonologique, puis applique des règles flexibles
L’enfant comprend les mots, puis développe rapidement un vocabulaire très étendu
L’enfant produit des vocalises, puis babille et élabore des mots familiers

L’enfant produit des vocalises, puis babille et élabore des mots familiers

Explication

Entre 4 et 9 mois, l’enfant produit des vocalises, puis entre 9 et 12 mois il babille et élabore des mots familiers. La compréhension des mots et l’explosion du vocabulaire apparaissent à la période suivante, tandis que les phrases complexes et la conscience phonologique sont plus tardives.

15. Que se passe-t-il généralement entre 12 et 24 mois dans le développement langagier ?

La conscience phonologique progresse tandis que les règles de communication deviennent flexibles
Les vocalises apparaissent, puis le babillage conduit aux premiers mots familiers
La compréhension des mots se développe et le vocabulaire connaît une explosion vers 2 ans
Les phrases complexes apparaissent et la syntaxe commence à se structurer

La compréhension des mots se développe et le vocabulaire connaît une explosion vers 2 ans

Explication

Entre 12 et 24 mois, l’enfant développe la compréhension des mots, puis son vocabulaire connaît une explosion vers 2 ans. Les vocalises et le babillage correspondent à une période antérieure, alors que la syntaxe complexe et la conscience phonologique apparaissent plus tard.

16. Quelle évolution langagière est attendue entre 3 et 4 ans ?

L’enfant commence à produire des phrases complexes et développe sa syntaxe
L’enfant commence à babiller et élabore des mots familiers
L’enfant acquiert une conscience phonologique et applique des règles flexibles
L’enfant développe principalement la compréhension des mots isolés

L’enfant commence à produire des phrases complexes et développe sa syntaxe

Explication

Entre 3 et 4 ans, l’enfant commence à produire des phrases complexes et développe la syntaxe. Le babillage appartient à la période de 9 à 12 mois, tandis que la conscience phonologique et la flexibilité des règles sont associées à des périodes ultérieures.

17. Quelle fonction fondamentale le langage oral remplit-il dans les relations avec autrui ?

Il permet des échanges dont la richesse dépend de la qualité de la communication
Il distingue les usages familiers associés aux communautés et aux contextes locaux
Il organise des apprentissages qui reposent principalement sur la mémorisation écrite
Il établit des règles professionnelles applicables dans les différentes situations sociales

Il permet des échanges dont la richesse dépend de la qualité de la communication

Explication

Le langage oral est un moyen de communication, et sa richesse ainsi que sa qualité contribuent aux échanges avec autrui. L’organisation des apprentissages relève d’une autre fonction du langage oral, tandis que les autres réponses décrivent des dimensions plus spécifiques.

18. Pourquoi savoir parler ne suffit-il pas à démontrer que l’on sait utiliser le langage ?

Parce que l’usage du langage doit être ajusté aux interlocuteurs et aux situations
Parce que la communication orale exige l’emploi de termes issus du langage professionnel
Parce que l’usage du langage est déterminé par les normes propres au contexte scolaire
Parce que la maîtrise du langage dépend principalement de la capacité à écrire correctement

Parce que l’usage du langage doit être ajusté aux interlocuteurs et aux situations

Explication

Savoir utiliser le langage implique d’adapter sa manière de s’exprimer aux interlocuteurs et aux situations, au-delà de la simple capacité à parler. Les autres réponses réduisent cette compétence à l’écrit, au vocabulaire professionnel ou aux normes scolaires.

19. Un professionnel reçoit un enfant, puis échange avec sa famille au sujet d’une pathologie. Quelle pratique montre qu’il maîtrise le langage professionnel ?

Il adapte son discours aux patients, au contexte familial, à la pathologie et au moment
Il reprend la même formulation technique avec chaque patient afin de préserver la précision médicale
Il modifie son discours selon le moment, sans prendre en compte les patients ni leur contexte familial
Il remplace les explications professionnelles par un vocabulaire familier dans toutes les consultations

Il adapte son discours aux patients, au contexte familial, à la pathologie et au moment

Explication

La maîtrise du langage professionnel consiste à respecter ses règles tout en adaptant le discours aux patients, au contexte familial, à la pathologie et au moment. Employer le même discours avec tous les patients confond maîtrise professionnelle et uniformité.

20. Dans le contexte scolaire, quel rôle le langage oral peut-il jouer ?

Il sert principalement à maintenir les échanges sociaux entre les membres de la classe
Il constitue un outil d’apprentissage qui soutient la construction des connaissances
Il renvoie aux pratiques familières partagées par les membres d’une communauté
Il correspond à un ensemble de règles destinées à encadrer les usages professionnels

Il constitue un outil d’apprentissage qui soutient la construction des connaissances

Explication

Le langage oral constitue notamment un outil d’apprentissage dans le contexte scolaire, car il participe à la construction des connaissances. Le réduire aux échanges sociaux néglige cette fonction pédagogique, tandis que les autres réponses concernent les normes professionnelles ou les usages communautaires.

21. Quels aspects du langage oral sont notamment influencés par les normes institutionnelles à l’école ?

Les expressions familiales, les habitudes du groupe, les échanges privés et les traditions locales
Les apprentissages personnels, les conversations spontanées, les loisirs et les préférences individuelles
Les mots, le récit, la communication, le langage verbal et le langage écrit
Les consultations médicales, les relations avec les patients, la pathologie et le moment

Les mots, le récit, la communication, le langage verbal et le langage écrit

Explication

À l’école, les normes institutionnelles portent notamment sur les mots, le récit, la communication, le langage verbal et le langage écrit. Les autres propositions regroupent des usages familiaux, professionnels ou personnels qui ne correspondent pas à cette liste scolaire.

22. Quelle caractéristique distingue le langage commun ou communautaire du langage scolaire ?

Il s’adapte aux patients, à la pathologie, au contexte familial et au moment de l’échange
Il comprend des usages familiers dépendant de la communauté et du contexte d’emploi
Il constitue un outil d’apprentissage destiné à structurer les connaissances en classe
Il repose sur des normes institutionnelles qui encadrent les mots et les récits scolaires

Il comprend des usages familiers dépendant de la communauté et du contexte d’emploi

Explication

Le langage commun ou communautaire comprend des usages familiers liés à la communauté et au contexte dans lesquels ils sont employés. Le langage scolaire est davantage encadré par des normes institutionnelles, tandis que les autres réponses renvoient au contexte professionnel ou à la fonction d’apprentissage.

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Quelles caractéristiques distinguent le développement de l'apprentissage ?

Le développement est universel et long, l'apprentissage est spécifique et court.

Quels types de changements peuvent être développementaux ?

Des changements quantitatifs et qualitatifs.

Donnez un exemple de changement quantitatif développemental.

L'accroissement de la taille.

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