QCM : Psychologie clinique et psychanalyse — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue principalement la psychologie clinique des approches standardisées ?

Elle classe les maladies selon des catégories psychiatriques communes
Elle observe le cas singulier en tenant compte de la réalité psychique
Elle mesure les conduites à partir de résultats statistiques généraux
Elle compare les individus à des normes au moyen d’outils standardisés

Elle observe le cas singulier en tenant compte de la réalité psychique

Explication

La psychologie clinique s’intéresse au cas singulier et à la réalité psychique de la personne. La comparaison à des normes caractérise davantage les approches standardisées, et non la démarche clinique.

2. Quelle réforme est associée à Pinel en 1793 ?

L’abolition des chaînes des personnes dites folles et la création de médecins spécialisés
L’unification de la psychologie autour de l’homme considéré en situation
Le classement statistique des maladies selon des normes communes aux patients
L’ouverture d’une section clinique destinée à former des psychiatres à l’étude de cas

L’abolition des chaînes des personnes dites folles et la création de médecins spécialisés

Explication

En 1793, Pinel contribue à abolir les chaînes des personnes dites folles et à créer des médecins spécialisés. L’ouverture d’une section clinique relève de l’APA en 1919, tandis que les autres propositions renvoient à d’autres évolutions.

3. Dans une situation clinique, quel est l’objectif principal des entretiens et des observations recueillis par le psychologue ?

Comprendre la conduite singulière du sujet dans son interaction avec la situation
Comparer la conduite du sujet à une norme préalablement établie
Attribuer au sujet une catégorie psychiatrique à partir de symptômes communs
Mesurer la fréquence de ses comportements dans une population de référence

Comprendre la conduite singulière du sujet dans son interaction avec la situation

Explication

La méthode clinique utilise notamment les entretiens pour analyser la production du sujet et comprendre sa conduite singulière en interaction. La comparaison à des normes correspond davantage à une démarche standardisée qu’à la compréhension clinique.

4. Quelle orientation caractérise la contribution de Daniel Lagache à la psychologie clinique ?

Il met l’accent sur les tensions internes produites par l’ambivalence psychique
Il cherche à unifier la psychologie en articulant l’homme en situation et la démarche clinique
Il définit la subjectivité comme une expérience distincte des faits objectivement observables
Il fonde la psychologie clinique sur l’abolition des chaînes dans les établissements psychiatriques

Il cherche à unifier la psychologie en articulant l’homme en situation et la démarche clinique

Explication

Daniel Lagache cherche à unifier la psychologie en reliant l’homme en situation à la démarche clinique. L’abolition des chaînes est associée à Pinel, tandis que les autres propositions décrivent des notions relatives à la subjectivité ou au conflit psychique.

5. Que désigne la subjectivité dans l’étude clinique d’une personne ?

L’ensemble des faits racontés par le sujet, considérés comme directement observables
La comparaison entre le vécu individuel et les résultats d’un groupe de référence
La réalité vécue par le sujet, qui ne se réduit pas aux faits qu’il rapporte
La classification des conduites selon des catégories communes à plusieurs personnes

La réalité vécue par le sujet, qui ne se réduit pas aux faits qu’il rapporte

Explication

La subjectivité désigne la réalité vécue par le sujet, au-delà des faits qu’il raconte. Les faits rapportés peuvent informer l’analyse, mais ils ne suffisent pas à décrire l’expérience vécue.

6. Pourquoi la réalité psychique est-elle importante pour interpréter les symptômes d’une personne ?

Parce que les symptômes prennent un sens identique lorsque les faits objectifs sont comparables
Parce que la réalité objective détermine directement la signification psychologique de chaque symptôme
Parce que l’expérience interne permet de remplacer l’observation des conduites par une mesure standardisée
Parce que son expérience interne peut différer de la réalité objective et modifier le sens des symptômes

Parce que son expérience interne peut différer de la réalité objective et modifier le sens des symptômes

Explication

La réalité psychique correspond à l’expérience interne du sujet, qui peut différer de la réalité objective et transformer le sens donné aux symptômes. Des faits objectifs comparables ne produisent donc pas forcément une signification psychologique identique.

7. Quelle dynamique caractérise principalement la psychose dans son rapport à la réalité ?

Elle favorise l’altérité par l’élaboration du complexe de castration.
Elle construit une néoréalité délirante face à une réalité trop envahissante.
Elle organise l’expérience autour des angoisses de perte et d’abandon.
Elle maintient un rapport représentatif à la réalité grâce aux représentations.

Elle construit une néoréalité délirante face à une réalité trop envahissante.

Explication

La psychose répond à une réalité vécue comme trop envahissante en construisant une néoréalité délirante. Le maintien d’un rapport représentatif à la réalité correspond plutôt à la névrose.

8. Quel fonctionnement correspond à la névrose ?

Un rapport maîtrisé à la réalité par les représentations, organisé autour de l’altérité.
Une néoréalité délirante construite pour remplacer une réalité trop envahissante.
Une instabilité marquée par la peur de perdre l’objet et le besoin d’être consolé.
Une expression de la souffrance centrée sur l’absence de toute représentation de la réalité.

Un rapport maîtrisé à la réalité par les représentations, organisé autour de l’altérité.

Explication

La névrose conserve un rapport maîtrisé à la réalité grâce aux représentations et s’organise autour du complexe de castration ouvrant à l’altérité. Les angoisses de perte et d’abandon caractérisent plutôt les états-limite.

9. Une personne réagit par une forte instabilité, craint intensément la perte d’un proche et réclame une consolation immédiate ; quelle structure ce tableau évoque-t-il le davantage ?

La névrose, organisée autour des représentations et de l’altérité.
Les états-limite, marqués par les angoisses de perte et d’abandon.
La psychose, caractérisée par la construction d’une néoréalité délirante.
Le fonctionnement représentatif, qui permet de maîtriser le rapport au réel.

Les états-limite, marqués par les angoisses de perte et d’abandon.

Explication

L’instabilité, les angoisses de perte et d’abandon ainsi que la demande de consolation immédiate sont caractéristiques des états-limite. La construction d’une néoréalité délirante renvoie plutôt à la psychose.

10. Que désigne le terme « pathos » dans les fondements de la psychopathologie ?

La manière de favoriser la parole au cours d’un entretien non-directif.
L’étude globale du fonctionnement singulier menée par la psychologie clinique.
La comparaison de performances psychiques avec des normes établies.
La souffrance psychique qui constitue le point de départ de la psychopathologie.

La souffrance psychique qui constitue le point de départ de la psychopathologie.

Explication

Le pathos désigne la souffrance psychique à partir de laquelle se constitue la démarche psychopathologique. L’étude plus large du fonctionnement singulier relève de la psychologie clinique.

11. Quel est l’objet principal de la psychopathologie ?

Favoriser l’expression d’un patient en suspendant le jugement du clinicien.
Étudier les pathologies mentales et les souffrances en recherchant leur compréhension et leurs relations causales.
Décrire le fonctionnement singulier d’une personne dans l’ensemble de ses expériences.
Comparer les réponses d’un patient à des normes issues d’une population de référence.

Étudier les pathologies mentales et les souffrances en recherchant leur compréhension et leurs relations causales.

Explication

La psychopathologie étudie les pathologies mentales et les souffrances en recherchant des éléments de compréhension ainsi que leurs relations causales. La description globale du fonctionnement singulier appartient plus largement à la psychologie clinique.

12. Quelle opposition décrit correctement les deux modalités de l’évaluation clinique ?

Les techniques standardisées favorisent la parole, tandis que la clinique naturaliste suspend le jugement pendant l’entretien.
Les techniques standardisées étudient un cas sans comparaison, tandis que la clinique naturaliste généralise à partir de normes.
Les techniques standardisées recherchent les causes psychiques, tandis que la clinique naturaliste établit un diagnostic thérapeutique.
Les techniques standardisées comparent aux normes, tandis que la clinique naturaliste examine exhaustivement un cas sans comparaison.

Les techniques standardisées comparent aux normes, tandis que la clinique naturaliste examine exhaustivement un cas sans comparaison.

Explication

Les techniques standardisées produisent des données comparées à des normes, alors que la clinique naturaliste approfondit un cas sans comparaison ni généralisation. L’étude exhaustive d’un cas ne correspond donc pas à une démarche normative.

13. Quel rôle l’entretien clinique joue-t-il dans l’évaluation d’une personne ?

Il compare les réponses du patient à des normes pour mesurer ses écarts individuels.
Il suspend le jugement afin de favoriser la parole sans viser l’élaboration d’un diagnostic.
Il repère les zones souffrantes et préservées, contribue au diagnostic et oriente la visée thérapeutique.
Il étudie exhaustivement un cas sans comparaison afin de produire une description naturaliste.

Il repère les zones souffrantes et préservées, contribue au diagnostic et oriente la visée thérapeutique.

Explication

L’entretien clinique permet de repérer les zones souffrantes et préservées, puis d’établir un diagnostic et d’orienter une visée thérapeutique. La neutralité et la suspension du jugement décrivent plutôt les conditions de l’entretien non-directif.

14. Quelle distinction permet de différencier un symptôme d’un signe pathologique ?

Le symptôme concerne les pensées, tandis que le signe concerne les comportements
Le symptôme est observable, tandis que le signe exprime une plainte subjective
Le symptôme est subjectif, tandis que le signe est objectivement observable
Le symptôme apparaît dans un syndrome, tandis que le signe reste isolé

Le symptôme est subjectif, tandis que le signe est objectivement observable

Explication

Le symptôme correspond à une sensation vécue et rapportée par le patient, alors que le signe est une manifestation constatée par le médecin. Confondre le symptôme avec une observation médicale inverse précisément cette distinction entre subjectivité et objectivité.

15. Comment définit-on un syndrome en psychopathologie ?

Une manifestation observable isolée permettant d’établir un diagnostic
Une plainte subjective décrivant une sensation pénible au quotidien
Un regroupement de signes dont la fréquence indique un trouble pathologique
Une interruption du discours révélant une désorganisation de la pensée

Un regroupement de signes dont la fréquence indique un trouble pathologique

Explication

Un syndrome rassemble plusieurs signes dont la fréquence suggère l’existence d’un trouble pathologique. Une plainte subjective relève plutôt du symptôme, tandis qu’un signe isolé ne constitue pas à lui seul un syndrome.

16. Quelle progression historique mène du magnétisme animal à la cure psychanalytique ?

Suggestion, magnétisme animal, travail de Freud et observation neurologique
Magnétisme animal, suggestion, travail de Freud et cure fondée sur la parole
Magnétisme animal, hypnose, interprétation des rêves et traitement médicamenteux
Magnétisme animal, chirurgie, suggestion et exploration des fonctions cérébrales

Magnétisme animal, suggestion, travail de Freud et cure fondée sur la parole

Explication

La naissance de la psychanalyse est présentée comme un chemin allant du magnétisme animal de Mesmer à la suggestion, puis au travail de Freud et à une cure centrée sur la parole. Les autres séquences remplacent certaines étapes par des pratiques qui ne correspondent pas à cette progression.

17. À partir de quelle période Freud traite-t-il l’hystérie en élaborant une cure fondée sur la libre association et l’absence de censure ?

À partir de 1885
À partir de 1895
À partir de 1915
À partir de 1905

À partir de 1895

Explication

Freud traite l’hystérie à partir de 1895 et développe alors une cure reposant sur la libre association et l’absence de censure. Les autres dates ne correspondent pas à la période indiquée pour cette élaboration clinique.

18. Quel est le principe central de la cure psychanalytique ?

Orienter les réponses du patient grâce aux attentes de l’analyste
Imposer des thèmes de discussion pour corriger les représentations erronées
Laisser se dérouler la pensée sans censure pour faire émerger l’inconscient
Observer les réactions corporelles afin d’identifier une lésion organique

Laisser se dérouler la pensée sans censure pour faire émerger l’inconscient

Explication

La cure psychanalytique repose sur une parole non censurée, écoutée par l’analyste afin de faire apparaître des représentations inconscientes. Orienter directement les réponses relève plutôt de la suggestion, qui ne constitue pas le principe central de la cure.

19. Quels systèmes psychiques la première topique freudienne distingue-t-elle ?

La perception, la mémoire et l’action
L’inconscient, le préconscient et le conscient
Le principe de plaisir, le principe de réalité et la censure
Le ça, le moi et le surmoi

L’inconscient, le préconscient et le conscient

Explication

La première topique distingue trois systèmes d’organisation du psychisme : l’inconscient, le préconscient et le conscient. Le ça, le moi et le surmoi appartiennent à la seconde topique freudienne, et non à cette première distinction.

20. Quel fonctionnement caractérise l’inconscient dans la première topique freudienne ?

Il organise les pensées selon le principe de réalité et prépare leur expression consciente
Il contient des représentations de choses liées aux pulsions et suit le processus primaire
Il transforme les pulsions en conduites adaptées grâce à une réflexion logique
Il recueille les informations sensorielles directement accessibles à la conscience

Il contient des représentations de choses liées aux pulsions et suit le processus primaire

Explication

L’inconscient est décrit comme le lieu de représentations de choses liées aux pulsions, avec une circulation libre de l’énergie selon le processus primaire. Le principe de réalité caractérise plutôt le fonctionnement associé au préconscient, ce qui rend cette attribution incorrecte.

21. Quel rôle joue la censure entre l’inconscient et le préconscient ?

Elle permet à l’énergie psychique de circuler librement selon le processus primaire
Elle recueille les informations sensorielles accessibles à la conscience
Elle transforme les sensations corporelles en plaintes subjectives conscientes
Elle introduit le principe de réalité dans le fonctionnement psychique

Elle introduit le principe de réalité dans le fonctionnement psychique

Explication

Située entre l’inconscient et le préconscient, la censure modifie le fonctionnement psychique en faisant intervenir le principe de réalité. La réception des informations sensorielles relève plutôt du conscient, tandis que la circulation libre de l’énergie caractérise le processus primaire inconscient.

22. Quelle instance psychique tient compte de la réalité afin de réguler la satisfaction des pulsions ?

Le Surmoi
Le Moi
L’identification successive
Le Ça

Le Moi

Explication

Le Moi introduit le principe de réalité et organise la réponse pulsionnelle selon le contexte. Le Ça recherche plutôt la satisfaction pulsionnelle, tandis que le Surmoi porte les interdits et la vigilance intérieure.

23. Lorsqu’une personne ressent un besoin intense mais attend un moment plus approprié pour y répondre, quel principe intervient principalement ?

Le principe de vigilance
Le principe d’identification
Le principe de plaisir
Le principe de réalité

Le principe de réalité

Explication

Le principe de réalité diffère la satisfaction afin de rendre la réponse compatible avec le contexte. Le principe de plaisir vise au contraire une satisfaction immédiate de la tension pulsionnelle.

24. Quelle formulation décrit le mieux la fonction d’une pulsion ?

Elle impose une règle morale issue de l’environnement social
Elle maintient une représentation pénible hors de la conscience
Elle réduit une excitation corporelle et la tension qui en résulte
Elle transforme une attitude interdite en conduite socialement valorisée

Elle réduit une excitation corporelle et la tension qui en résulte

Explication

La pulsion est un processus dynamique qui pousse l’organisme à réduire une excitation somatique et la tension associée. La recherche d’une règle morale relève plutôt du Surmoi, tandis que les autres réponses décrivent des mécanismes défensifs.

25. Quelles sont les quatre composantes distinguées par la théorie freudienne de la pulsion ?

La représentation, la culpabilité, l’action et le contexte
La poussée, le but, la source et l’objet
La cause, le symptôme, l’interdit et la décharge
La tension, la conscience, le désir et la norme

La poussée, le but, la source et l’objet

Explication

La théorie freudienne distingue la poussée, le but, la source et l’objet comme quatre composantes de la pulsion. La conscience, la culpabilité et la norme renvoient à d’autres dimensions de la vie psychique et ne constituent pas cette liste.

26. Quel mécanisme maintient activement une représentation inacceptable hors de la conscience ?

Le refoulement
La formation réactionnelle
Le passage à l’acte
Le retour du refoulé

Le refoulement

Explication

Le refoulement est le processus actif qui écarte une représentation inacceptable de la conscience. Le retour du refoulé désigne au contraire ce qui échappe à ce maintien et réapparaît sous une forme indirecte.

27. Quelle distinction caractérise le passage à l’acte par rapport au passage par l’acte ?

Le passage à l’acte investit une attitude autorisée avec l’énergie retirée d’une représentation interdite
Le passage à l’acte maintient une représentation interdite hors de la conscience par un effort actif
Le passage à l’acte constitue une décharge motrice utilisant le monde extérieur pour organiser la pulsion
Le passage à l’acte intériorise une culpabilité attribuée à l’agresseur pour supporter un traumatisme

Le passage à l’acte constitue une décharge motrice utilisant le monde extérieur pour organiser la pulsion

Explication

Le passage à l’acte correspond à une décharge motrice qui mobilise le monde extérieur dans l’organisation de la pulsion. L’intériorisation de la culpabilité décrit l’identification à l’agresseur, tandis que les deux autres formulations renvoient au refoulement et à la formation réactionnelle.

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Qu'est-ce que la psychologie clinique ?

Une discipline apparue après la Seconde Guerre mondiale centrée sur le cas singulier.

Quel est le centre d'intérêt de l'aliénisme ?

La folie.

Quel rôle a joué l'aliénisme dans la psychiatrie ?

Il a préparé l'essor des médecins psychiatres et le classement des maladies psychiatriques.

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