QCM : Psychologie de la santé — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel domaine la psychologie de la santé cherche-t-elle à comprendre ?

Les fonctions cognitives impliquées dans l’apprentissage et la mémorisation
Les facteurs physiques, psychologiques, sociaux et comportementaux liés à la santé
Les structures sociales qui organisent les systèmes de soins et leur financement
Les mécanismes biologiques des maladies infectieuses et leurs traitements médicamenteux

Les facteurs physiques, psychologiques, sociaux et comportementaux liés à la santé

Explication

La psychologie de la santé examine l’influence conjointe de facteurs physiques, psychologiques, sociaux et comportementaux sur la santé, la maladie et les interventions favorables au bien-être. L’étude des fonctions cognitives relève plutôt de la psychologie cognitive, tandis que le financement des soins appartient à d’autres champs.

2. Laquelle de ces propositions correspond à une question centrale de la psychologie de la santé ?

Identifier les régions cérébrales responsables de chaque émotion chez l’être humain
Décrire l’évolution historique des établissements hospitaliers dans chaque pays
Comparer l’efficacité économique des différents systèmes nationaux de soins
Déterminer qui devient malade, pour quelles raisons et comment favoriser la prévention

Déterminer qui devient malade, pour quelles raisons et comment favoriser la prévention

Explication

La discipline cherche notamment à comprendre qui devient malade et pourquoi, à prévenir les maladies et à améliorer le bien-être ainsi que l’état fonctionnel et émotionnel. Les autres propositions portent sur des domaines plus spécifiques qui ne constituent pas ses questions centrales.

3. Quelle association a été créée en France en 2001 comme première association nationale de psychologie de la santé ?

L’Association Internationale de Psychologie Appliquée
La section 38 de l’Association Américaine de Psychologie
La Société Européenne de Psychologie de la Santé
L’Association Française de Psychologie de la Santé

L’Association Française de Psychologie de la Santé

Explication

L’Association Française de Psychologie de la Santé a été créée en 2001 et constitue la première association nationale française de la discipline. La Société Européenne possède une vocation européenne, tandis que les deux autres organisations correspondent à des structures différentes.

4. Quelle situation décrit correctement la section 38 de l’APA en 1979 ?

Elle organisait des conférences annuelles avec les sociétés européennes de la discipline
Elle formait un comité international chargé d’étudier les applications de la psychologie
Elle venait d’être créée et regroupait moins de 500 membres dans l’association
Elle comptait 4 000 membres et constituait la deuxième section de l’association

Elle comptait 4 000 membres et constituait la deuxième section de l’association

Explication

En 1979, après quinze ans d’existence, la section 38 consacrée à la psychologie de la santé comptait 4 000 membres et occupait le deuxième rang des sections de l’APA. La formation d’un comité consacré à cette discipline correspond à une initiative de 1986 de l’Association Internationale de Psychologie Appliquée.

5. Quelle évolution caractérise le passage du XIXe au XXe siècle concernant les principales causes de décès ?

Les pathologies chroniques ont été remplacées par les pathologies aiguës et infectieuses
Les accidents et traumatismes ont remplacé les maladies infectieuses comme causes principales
Les maladies cardiovasculaires ont diminué tandis que les infections devenaient prédominantes
Les pathologies aiguës et infectieuses ont été supplantées par les pathologies chroniques

Les pathologies aiguës et infectieuses ont été supplantées par les pathologies chroniques

Explication

Au XIXe siècle, les décès étaient principalement liés à des pathologies aiguës et infectieuses, alors qu’au XXe siècle les pathologies chroniques sont devenues prédominantes. Les autres réponses inversent cette évolution ou attribuent le changement à des causes qui ne correspondent pas à la distinction historique établie.

6. Quels facteurs jouent un rôle étiopathogénique déterminant dans une grande partie des cancers et des maladies cardiovasculaires en Europe ?

La vaccination, la qualité du sommeil, l’activité physique et la consultation médicale
La pollution sonore, l’isolement social, le climat et les caractéristiques génétiques
La nutrition, le tabagisme, l’alcool, l’inactivité physique et le stress
Les accidents de la route, les infections aiguës, les traumatismes et les intoxications

La nutrition, le tabagisme, l’alcool, l’inactivité physique et le stress

Explication

Les comportements liés à la nutrition, au tabagisme, à l’alcool, à l’exercice physique et au stress jouent un rôle étiopathogénique déterminant dans ces maladies. La vaccination et la consultation médicale peuvent contribuer à la prévention, mais elles ne constituent pas la liste de facteurs comportementaux visée ici.

7. En France, quelle part des décès était attribuée aux cancers en 2022 ?

6,7 % des décès, pour environ 673 000 décès au total
25,5 % des décès, pour environ 673 000 décès au total
34,7 % des décès, pour environ 673 000 décès au total
20,8 % des décès, pour environ 673 000 décès au total

25,5 % des décès, pour environ 673 000 décès au total

Explication

En 2022, les cancers représentaient 25,5 % des décès en France, sur environ 673 000 décès. La proportion de 20,8 % correspondait aux maladies de l’appareil circulatoire, tandis que 6,7 % concernait les maladies respiratoires et les morts violentes.

8. Quelle évolution de l’incidence du cancer du pancréas a été observée entre 1990 et 2023 ?

Une hausse identique de 300 % chez les hommes et chez les femmes
Une baisse de 300 % chez les hommes et de 370 % chez les femmes
Une hausse de 370 % chez les hommes et de 300 % chez les femmes
Une hausse de 300 % chez les hommes et de 370 % chez les femmes

Une hausse de 300 % chez les hommes et de 370 % chez les femmes

Explication

Entre 1990 et 2023, l’incidence du cancer du pancréas a augmenté de 300 % chez les hommes et de 370 % chez les femmes. La réponse inversant les pourcentages confond les deux estimations selon le sexe, tandis qu’une baisse ou une hausse identique contredit les données observées.

9. Quelle évolution des dépenses courantes de santé en France est correcte entre 1970 et 2021 ?

Elles sont passées de 8,6 % à 12,3 % du PIB, atteignant 307,8 milliards d’euros en 2021.
Elles sont passées de 6,2 % à 12,3 % du PIB, atteignant 307,8 milliards d’euros en 2021.
Elles sont passées de 6,2 % à 8,6 % du PIB, atteignant 307,8 milliards d’euros en 2021.
Elles sont passées de 12,3 % à 6,2 % du PIB, atteignant 307,8 milliards d’euros en 2021.

Elles sont passées de 6,2 % à 12,3 % du PIB, atteignant 307,8 milliards d’euros en 2021.

Explication

Les dépenses courantes de santé représentaient 6,2 % du PIB en 1970 et 12,3 % en 2021, soit 307,8 milliards d’euros. La valeur de 8,6 % correspond à l’année 1990 et ne décrit pas l’ensemble de l’évolution demandée.

10. Quels facteurs contribuent notamment à l’augmentation des dépenses de santé ?

Le vieillissement de la population, la polypathologie des personnes âgées et la chronicisation des maladies.
La généralisation de la prévention, la réduction des facteurs de risque et la progression de l’éducation sanitaire.
La diminution du nombre de personnes âgées, la guérison rapide des maladies et la baisse des traitements.
La baisse de l’espérance de vie, la diminution des maladies chroniques et la réduction des besoins de soins.

Le vieillissement de la population, la polypathologie des personnes âgées et la chronicisation des maladies.

Explication

Le vieillissement, la polypathologie des personnes âgées et la chronicisation des maladies accroissent les besoins et les coûts de prise en charge. La prévention et l’éducation sanitaire relèvent plutôt des moyens envisagés pour maîtriser ces dépenses.

11. Quelle stratégie les pouvoirs publics développent-ils pour contribuer à maîtriser les dépenses de santé ?

Renforcer la prévention, la promotion de la santé et l’éducation pour la santé afin d’agir sur les facteurs de risque.
Réduire les actions d’information afin de laisser les individus choisir librement leurs comportements de santé.
Accroître les hospitalisations spécialisées afin de traiter plus rapidement les maladies déjà déclarées.
Concentrer les ressources sur les soins curatifs afin de limiter les interventions auprès des personnes bien portantes.

Renforcer la prévention, la promotion de la santé et l’éducation pour la santé afin d’agir sur les facteurs de risque.

Explication

La prévention, la promotion de la santé et l’éducation pour la santé visent à réduire les facteurs de risque et à modifier les comportements. Une stratégie centrée sur les soins curatifs intervient davantage après l’apparition des problèmes de santé.

12. Comment l’OMS définit-elle la santé en 1946 ?

Comme une adaptation comportementale aux normes sociales, sans référence aux dimensions physique et mentale.
Comme une capacité fonctionnelle à travailler, même lorsque des troubles physiques ou psychiques sont présents.
Comme une absence durable de maladie physique, indépendamment du bien-être mental et des relations sociales.
Comme un état de complet bien-être physique, mental et social, et pas simplement comme l’absence de maladie ou d’infirmité.

Comme un état de complet bien-être physique, mental et social, et pas simplement comme l’absence de maladie ou d’infirmité.

Explication

La définition de l’OMS inclut simultanément le bien-être physique, mental et social. Elle dépasse donc une conception biomédicale qui réduirait la santé à l’absence de maladie ou d’infirmité.

13. Pourquoi la définition de la santé par l’OMS est-elle qualifiée de positive, holistique et subjective ?

Parce qu’elle intègre le bien-être, l’environnement, les conduites et les perceptions personnelles liées à la santé.
Parce qu’elle considère la santé comme une capacité professionnelle déterminée par la productivité de l’individu.
Parce qu’elle mesure la santé à partir des seuls diagnostics médicaux et des signes cliniques observables.
Parce qu’elle décrit la santé comme une adaptation biologique indépendante des croyances et du soutien social.

Parce qu’elle intègre le bien-être, l’environnement, les conduites et les perceptions personnelles liées à la santé.

Explication

Cette définition est positive et holistique parce qu’elle prend en compte plusieurs dimensions du bien-être et du contexte de vie, tandis que son caractère subjectif apparaît dans les perceptions du stress, du contrôle et du soutien social. Une approche fondée sur les seuls diagnostics médicaux ne rend pas compte de cette pluralité.

14. Quelle association entre les niveaux d’analyse de la santé et leur signification est correcte ?

Perceptuel : capacités effectives dans l’environnement ; fonctionnel : adaptation au milieu ; adaptatif : bien-être ressenti.
Perceptuel : bien-être ressenti ; fonctionnel : capacités effectives dans l’environnement ; adaptatif : adaptation au milieu.
Perceptuel : adaptation au milieu ; fonctionnel : bien-être ressenti ; adaptatif : capacités effectives dans l’environnement.
Perceptuel : symptômes observables ; fonctionnel : croyances personnelles ; adaptatif : soutien social perçu.

Perceptuel : bien-être ressenti ; fonctionnel : capacités effectives dans l’environnement ; adaptatif : adaptation au milieu.

Explication

Le niveau perceptuel concerne l’expérience subjective du bien-être, le niveau fonctionnel les possibilités concrètes d’agir dans l’environnement et le niveau adaptatif l’ajustement au milieu. Confondre les niveaux perceptuel et fonctionnel revient à attribuer les capacités effectives au ressenti subjectif.

15. Selon Georges Canguilhem en 1966, comment la santé peut-elle devenir une norme sociale ?

Lorsqu’elle correspond à un état stable de bien-être indépendant des conditions de vie.
Lorsqu’elle dépend principalement de la conformité aux traitements prescrits par les institutions.
Lorsqu’elle est conçue comme la capacité à maîtriser son environnement ou à s’y adapter.
Lorsqu’elle est définie comme l’absence de toute maladie diagnostiquée par un professionnel.

Lorsqu’elle est conçue comme la capacité à maîtriser son environnement ou à s’y adapter.

Explication

Pour Canguilhem, la santé peut être pensée comme une capacité à maîtriser son environnement ou à s’y adapter, ce qui transforme cette capacité en exigence normative. Cette conception ne se limite donc pas à l’absence de diagnostic médical.

16. Quelle transformation Talcott Parsons décrit-il en 1950 concernant le rapport social à la maladie ?

La société peut remplacer le devoir d’être en bonne santé par un droit général à l’interruption de toute activité professionnelle.
La société peut considérer la maladie comme une preuve de productivité accrue et d’intégration sociale réussie.
La société peut supprimer la responsabilité individuelle en confiant aux institutions la gestion complète de la santé.
La société peut remplacer le droit d’être malade par un devoir d’être en bonne santé pour préserver la productivité.

La société peut remplacer le droit d’être malade par un devoir d’être en bonne santé pour préserver la productivité.

Explication

Parsons montre que les attentes sociales peuvent transformer la santé en obligation liée au maintien de la productivité. Le droit d’être malade protège l’individu, tandis que le devoir d’être en bonne santé lui attribue une responsabilité sociale et productive.

17. Lequel de ces éléments fait partie des indicateurs de santé associés au bien-être ?

La performance économique et la mobilité sociale
La conformité aux normes et la maîtrise technique
La conscience du corps et l’expérience du sens
La consommation culturelle et la réussite scolaire

La conscience du corps et l’expérience du sens

Explication

La conscience du corps et l’expérience du sens figurent parmi les indicateurs de santé liés au bien-être, avec notamment l’autonomie, les relations de qualité et l’humour. La performance économique renvoie à une autre dimension et ne constitue pas ici un indicateur de santé.

18. Dans les sociétés occidentales contemporaines, quel effet social l’autonomie produit-elle sur l’individu ?

Elle désigne principalement les situations liées au grand âge
Elle valorise la dépendance comme une condition sociale souhaitable
Elle l’oriente vers une prise en charge collective de ses décisions
Elle le rend responsable de sa vie, de ses choix et de sa santé

Elle le rend responsable de sa vie, de ses choix et de sa santé

Explication

L’autonomie fonctionne comme une injonction sociale qui fait peser sur l’individu la responsabilité de sa vie, de ses choix, de sa santé et même de sa fin de vie. La dépendance correspond plutôt à des situations concrètes et demeure socialement dévalorisée dans ces sociétés.

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Qu'étudie la psychologie de la santé ?

Elle étudie les facteurs physiques, psychologiques, sociaux et comportementaux influençant la santé.

Quelles questions centrales pose la psychologie de la santé ?

Elle s'interroge sur qui devient malade, pourquoi, et comment prévenir et améliorer le bien-être.

Quels facteurs influencent la santé selon Bruchon-Schweitzer ?

Les facteurs génétiques, agents toxiques, accidents, traumatismes et conditions de vie influencent la santé.

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