QCM : Psychologie de l’éducation (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet central de la psychologie de l’éducation ?

Elle relève et étudie les composantes psychologiques des situations d’éducation.
Elle analyse les méthodes d’enseignement selon les ressources matérielles disponibles.
Elle mesure principalement les résultats scolaires à partir des programmes enseignés.
Elle décrit les structures administratives qui organisent les établissements scolaires.

Elle relève et étudie les composantes psychologiques des situations d’éducation.

Explication

Cette discipline analyse les composantes psychologiques présentes dans les situations d’éducation. L’étude des résultats scolaires peut y être liée, mais elle ne définit pas à elle seule son objet central.

2. Quelle caractéristique décrit le mieux la position de la psychologie de l’éducation parmi les disciplines psychologiques ?

Elle se situe au carrefour du développement, de la cognition, de la personnalité et des conduites sociales.
Elle se rattache principalement à la psychologie du développement et laisse de côté les autres spécialités.
Elle relève surtout de la psychologie de la personnalité et traite les conduites sociales séparément.
Elle relie la cognition aux méthodes d’enseignement sans mobiliser l’étude du développement.

Elle se situe au carrefour du développement, de la cognition, de la personnalité et des conduites sociales.

Explication

La psychologie de l’éducation mobilise plusieurs spécialités, notamment le développement, la cognition, la personnalité et les conduites sociales. La réduire à la psychologie du développement écarte à tort les autres domaines concernés.

3. Selon le béhaviorisme, quel rôle joue l’environnement dans l’apprentissage ?

Il intervient surtout après l’apprentissage pour permettre d’en mesurer les résultats.
Il détermine les contenus enseignés, tandis que l’apprentissage dépend surtout de la maturation.
Il accompagne l’apprentissage sans participer à sa réalisation.
Il contribue à l’apprentissage par les expériences et les influences qu’il apporte.

Il contribue à l’apprentissage par les expériences et les influences qu’il apporte.

Explication

Le béhaviorisme considère que l’apprentissage se fait grâce à l’environnement. L’idée que celui-ci intervient seulement après l’apprentissage ne correspond pas à cette conception.

4. Un élève en difficulté doit recommencer plusieurs fois un exercice après des renforcements négatifs, sans encouragement ni accompagnement. Quel effet est à craindre ?

Un apprentissage nécessairement plus rapide grâce à la répétition des erreurs.
Une hausse de motivation due au fait que chaque reprise signale une progression.
Une baisse de motivation liée à la répétition des renforcements négatifs.
Une meilleure participation aux échanges de groupe provoquée par les reprises de l’exercice.

Une baisse de motivation liée à la répétition des renforcements négatifs.

Explication

La répétition de renforcements négatifs, notamment sans encouragement ni accompagnement, peut réduire la motivation de l’élève. La répétition n’entraîne donc pas nécessairement une progression motivante.

5. Que désigne le constructivisme dans le développement de l’enfant ?

L’idée que l’intelligence de l’enfant se développe principalement par la récompense de ses comportements
L’idée que l’enfant construit sa propre intelligence en agissant sur son environnement
L’idée que les capacités intellectuelles de l’enfant sont fixées avant ses expériences d’apprentissage
L’idée que l’apprentissage résulte surtout de la transmission directe des connaissances par l’adulte

L’idée que l’enfant construit sa propre intelligence en agissant sur son environnement

Explication

Le constructivisme décrit l’enfant comme un acteur qui construit son intelligence en interagissant avec son environnement. La récompense des comportements renvoie plutôt à une explication béhavioriste de l’apprentissage.

6. Quel résultat le rapport québécois de 2022 a-t-il constaté chez les élèves ayant redoublé le CP par rapport à ceux qui ne l’avaient pas redoublé ?

Les résultats étaient en faveur des élèves qui n’avaient pas redoublé.
Les résultats étaient comparables entre les deux groupes d’élèves.
Les résultats étaient en faveur des élèves qui avaient redoublé.
Les résultats variaient selon le trimestre de naissance des élèves.

Les résultats étaient en faveur des élèves qui n’avaient pas redoublé.

Explication

Le rapport préparé par le ministère de l’Éducation du Québec en 2022 indique que les résultats favorisaient les élèves n’ayant pas redoublé le CP. Il ne concluait pas à des résultats comparables entre les deux groupes.

7. Quel rôle les interactions jouent-elles dans l’explication de l’apprentissage, au-delà des apports du béhaviorisme et, en partie, de Piaget ?

Elles permettent de remplacer les attentes de l’enseignant par une évaluation standardisée.
Elles servent à mesurer le niveau intellectuel des élèves avant le début de l’enseignement.
Elles contribuent à expliquer la progression des élèves par les échanges entre élèves et avec les enseignants.
Elles déterminent les étapes hiérarchisées que chaque élève doit acquérir à son propre rythme.

Elles contribuent à expliquer la progression des élèves par les échanges entre élèves et avec les enseignants.

Explication

Les interactions entre élèves, ainsi qu’entre élèves et enseignants, constituent une dimension de l’apprentissage que ces approches ne suffisent pas à expliquer. L’évaluation du niveau intellectuel a été utilisée dans l’expérience d’Oak School, mais elle ne définit pas la fonction générale des interactions.

8. Dans le tutorat par les pairs, quel bénéfice le tuteur tire-t-il du fait d’expliquer une notion à un autre élève ?

Il améliore surtout les résultats globaux de l’ensemble de la classe.
Il reçoit des explications mieux adaptées à son propre niveau scolaire.
Il consolide ses apprentissages et développe des compétences métacognitives.
Il réduit les écarts d’âge et de maturité entre les élèves du groupe.

Il consolide ses apprentissages et développe des compétences métacognitives.

Explication

En expliquant une notion, le tuteur renforce ses propres apprentissages et exerce des compétences métacognitives. Les explications adaptées à son niveau sont plutôt un bénéfice direct pour le tutoré.

9. En quoi l’attention soutenue diffère-t-elle de l’attention divisée au cours du développement de l’enfant ?

La durée de l’attention soutenue augmente avec l’âge, tandis que l’attention divisée progresse fortement après 10 ans.
L’attention soutenue sélectionne une oreille en écoute dichotique, tandis que l’attention divisée consolide les apprentissages à long terme.
L’attention soutenue progresse fortement après 10 ans, tandis que l’attention divisée augmente régulièrement avec l’âge.
L’attention soutenue dure environ 20 minutes chez l’enfant, tandis que l’attention divisée atteint cette durée chez l’adulte.

La durée de l’attention soutenue augmente avec l’âge, tandis que l’attention divisée progresse fortement après 10 ans.

Explication

La durée pendant laquelle un enfant peut maintenir son attention soutenue augmente avec l’âge, alors que la capacité d’attention divisée connaît une forte progression après 10 ans. La progression de l’attention soutenue après 10 ans est attribuée à tort à l’attention divisée dans le distracteur correspondant.

10. Quel effet le sommeil paradoxal exerce-t-il sur les apprentissages, quel que soit l’âge ?

Il accroît l’oxygénation cérébrale et la vigilance.
Il trie, consolide et sélectionne les apprentissages.
Il stimule la plasticité neuronale par la pratique musicale.
Il réduit la distractibilité en ralentissant l’activité cognitive.

Il trie, consolide et sélectionne les apprentissages.

Explication

Le sommeil paradoxal contribue au tri, à la consolidation et à la sélection des apprentissages. L’amélioration de l’oxygénation cérébrale est plutôt associée à l’activité physique.

11. Pourquoi la prise de notes peut-elle favoriser davantage l’apprentissage que la simple écoute d’un cours, même sans révision ultérieure ?

Parce qu’elle oblige à traiter et organiser activement les informations entendues.
Parce qu’elle réduit le contenu à des éléments faciles à mémoriser mécaniquement.
Parce qu’elle remplace la compréhension par la copie intégrale des paroles.
Parce qu’elle permet de consacrer toute son attention à la présentation orale.

Parce qu’elle oblige à traiter et organiser activement les informations entendues.

Explication

Sélectionner, mettre en relation et structurer les informations sollicite un traitement actif qui favorise leur mémorisation et leur intégration. La copie intégrale ne décrit pas ce processus, car la prise de notes implique justement de choisir et d’organiser les éléments importants.

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Que relève, analyse et étudie la psychologie de l’éducation ?

Les composantes psychologiques des situations d’éducation.

Au carrefour de quelles spécialités se situe la psychologie de l’éducation ?

Du développement, de la cognition, de la personnalité et des conduites sociales.

Selon le béhaviorisme, grâce à quoi l’apprentissage se fait-il ?

Grâce à l’environnement.

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