QCM : Psychologie du travail et gestion du stress — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Sur quoi repose avant tout l’analyse du psychologue dans son cadre scientifique ?

Sur des approches et des outils validés
Sur des intuitions personnelles non vérifiées
Sur des croyances professionnelles héritées
Sur des opinions majoritaires du moment

Sur des approches et des outils validés

Explication

Le psychologue fonde son analyse sur des approches et outils scientifiques reconnus, et non sur l’instinct. Les intuitions non vérifiées ne correspondent donc pas à ce cadre.

2. Quelle affirmation décrit le mieux le titre de psychologue ?

Il est encadré par la loi pour protéger la profession
Il est réservé aux psychologues du travail
Il est librement utilisable sans encadrement particulier
Il dépend uniquement du lieu d’exercice

Il est encadré par la loi pour protéger la profession

Explication

L’usage du titre de psychologue est encadré par la loi afin de protéger la profession et ses conditions d’exercice. Il ne s’agit pas d’un titre librement revendicable.

3. Quelle est la définition la plus juste de la psychologie du travail ?

Une discipline centrée uniquement sur la sélection du personnel
Une étude exclusive des comportements individuels au domicile
Une approche médicale des maladies professionnelles
Une psychologie appliquée aux problèmes liés au travail

Une psychologie appliquée aux problèmes liés au travail

Explication

La psychologie du travail est une psychologie appliquée aux problèmes liés au travail, visant à résoudre des difficultés concrètes et à créer des opportunités. Elle ne se limite pas au recrutement.

4. Dans quels types de lieux la psychologie du travail peut-elle s’exercer ?

Seulement dans des entreprises privées multinationales
Seulement dans les services hospitaliers
Uniquement dans les universités et les laboratoires
Dans des cabinets, PME, grandes entreprises et institutions publiques

Dans des cabinets, PME, grandes entreprises et institutions publiques

Explication

Le cours indique des contextes variés comme les cabinets, les PME, les grandes entreprises et les institutions publiques. Cette diversité fait partie des contextes d’exercice.

5. Quelle méthode construit des concepts à partir de données empiriques en partant de l’action située ?

La théorie ancrée
L’expérimentation contrôlée
L’entretien clinique
L’analyse statistique descriptive

La théorie ancrée

Explication

La Grounded Theory, ou théorie ancrée, part des pratiques situées et des données pour construire des concepts. Elle ne consiste pas à vérifier d’abord une hypothèse fixée d’avance.

6. Quel ensemble correspond le mieux à l’interdisciplinarité liée à l’étude du travail ?

Médecine du travail, droit, économie, ergonomie et sociologie
Psychiatrie infantile et neurologie uniquement
Biologie marine, chimie et météorologie
Astronomie, géologie, linguistique et philosophie

Médecine du travail, droit, économie, ergonomie et sociologie

Explication

L’objet travail relie la psychologie à plusieurs disciplines, notamment la médecine du travail, le droit, l’économie, l’ergonomie et la sociologie. Cette ouverture est précisément le sens de l’interdisciplinarité.

7. Comment le stress est-il conceptualisé dans le modèle transactionnel ?

Comme une transaction active entre la personne et l’environnement
Comme une réaction réflexe identique chez tous
Comme une maladie exclusivement biologique
Comme un simple manque de motivation

Comme une transaction active entre la personne et l’environnement

Explication

Le modèle transactionnel voit le stress comme une transaction individu–environnement, et non comme une réponse automatique passive. L’évaluation cognitive est centrale dans ce modèle.

8. Que vise principalement l’évaluation secondaire dans le stress ?

À identifier uniquement les dangers physiques
À nier l’existence de la situation
À mesurer la durée du stress subi
À estimer ses capacités et les options disponibles

À estimer ses capacités et les options disponibles

Explication

L’évaluation secondaire porte sur les ressources personnelles et les options pour faire face. Elle complète l’évaluation primaire, centrée sur la menace ou le danger.

9. Dans le modèle demande–contrôle, quand le strain apparaît-il surtout ?

Quand la demande est faible et le contrôle élevé
Quand le soutien social est absent dans tous les cas
Quand la récompense est supérieure aux efforts
Quand la demande est élevée et le contrôle très faible

Quand la demande est élevée et le contrôle très faible

Explication

Le modèle de Karasek associe le strain à une demande très élevée combinée à un faible contrôle sur le travail. Le soutien social peut en modérer l’effet, mais ce n’est pas le déclencheur principal.

10. Quelle caractéristique correspond au soutien social dans le modèle de Karasek ?

Une suppression des exigences professionnelles
Une réduction automatique de toutes les contraintes
Une récompense financière systématique
Un apport instrumental, informationnel ou émotionnel

Un apport instrumental, informationnel ou émotionnel

Explication

Le soutien social agit comme modérateur grâce à des aides instrumentales, des informations et un soutien émotionnel. Il atténue l’impact du poste stressant sans supprimer les exigences.

11. Quel facteur est présenté comme une ressource individuelle de protection face au stress au travail ?

L’ambiguïté des rôles
Le leadership destructif
La charge de travail accrue
Le sentiment d’efficacité personnelle

Le sentiment d’efficacité personnelle

Explication

Le sentiment d’efficacité personnelle renforce la capacité à faire face aux exigences et réduit l’impact du stress sur la santé. Les autres propositions sont des stresseurs, pas des protections.

12. Quel élément fait partie des facteurs de protection organisationnels ?

Des journées de travail allongées
Des conflits répétés
Un environnement physique dégradé
Un bon climat relationnel

Un bon climat relationnel

Explication

Le bon climat relationnel fait partie des protections organisationnelles mentionnées avec le soutien hiérarchique, les formations et les espaces d’écoute. Les autres choix correspondent à des stresseurs.

13. Quels sont les trois modèles ou dimensions majeurs du burnout mentionnés ici ?

Épuisement émotionnel, dépersonnalisation ou cynisme, perte d’accomplissement
Conflit de rôle, surcharge et manque de soutien
Anxiété, évitement et hypervigilance
Intrusion, amnésie et désorientation

Épuisement émotionnel, dépersonnalisation ou cynisme, perte d’accomplissement

Explication

Le burnout est décrit par trois dimensions : épuisement émotionnel, dépersonnalisation/cynisme et perte d’accomplissement. Les autres ensembles renvoient à d’autres troubles ou à des stresseurs.

14. Quelle origine est attribuée au burnout dans ce cours ?

Un événement unique et soudain
Une prédisposition génétique exclusive
Des conditions de travail chroniques et organisationnelles
Une exposition indirecte aux récits traumatiques

Des conditions de travail chroniques et organisationnelles

Explication

Le burnout est relié à des conditions de travail chroniques et organisationnelles. L’exposition indirecte aux traumatismes d’autrui correspond plutôt au traumatisme vicariant.

15. Quel mécanisme caractérise le traumatisme vicariant ?

Une absence complète de retentissement émotionnel
Un trouble limité aux managers
Une détresse liée à l’exposition indirecte aux traumatismes d’autrui via l’empathie
Une réaction uniquement physique à un accident direct

Une détresse liée à l’exposition indirecte aux traumatismes d’autrui via l’empathie

Explication

Le traumatisme vicariant est une détresse psychologique provoquée par l’exposition indirecte à la souffrance traumatique d’autrui, souvent via l’empathie. Il ne requiert pas une exposition directe au danger.

16. Quel groupe de symptômes correspond aux manifestations clés du stress post-traumatique évoquées ici ?

Intrusion, évitement et hyperactivation
Satisfaction, détente et motivation
Douleur, fièvre et toux
Ralentissement, euphorie et désinhibition

Intrusion, évitement et hyperactivation

Explication

Les symptômes retenus sont l’intrusion, l’évitement et l’hyperactivation, avec des exemples comme flashbacks, cauchemars, hypervigilance ou insomnie. Ce sont les signes typiques décrits pour le trauma.

17. Que signifie le defusing dans le protocole CISM ?

De courtes discussions en petits groupes juste après la crise
Une longue thérapie individuelle différée de plusieurs semaines
Un traitement médicamenteux immédiat
Une enquête administrative sur les responsabilités

De courtes discussions en petits groupes juste après la crise

Explication

Le defusing correspond à un désamorçage rapide, sous forme de courtes discussions en petits groupes juste après la crise. Il vise à partager les émotions et à réduire l’isolement.

18. Quel est le but principal du suivi prévu dans le CISM ?

Éviter tout échange après l’événement
Orienter vers des ressources si nécessaire
Remplacer toute prise en charge ultérieure
Sanctionner les personnes impliquées

Orienter vers des ressources si nécessaire

Explication

Le CISM inclut un suivi pour orienter les personnes si nécessaire, après la préparation, le defusing et le débriefing. Ce suivi ne se confond pas avec une sanction ou un arrêt définitif de la prise en charge.

19. Quel est l’objectif principal de la prévention secondaire des RPS ?

Supprimer toute exposition au travail
Définir les sanctions disciplinaires
Traiter uniquement les séquelles déjà installées
Aider à mieux gérer les exigences et repérer les symptômes

Aider à mieux gérer les exigences et repérer les symptômes

Explication

La prévention secondaire vise l’adaptation aux stresseurs et l’amélioration de la gestion des symptômes, par exemple via la relaxation. Elle n’est pas centrée sur la rééducation, qui relève de la prévention tertiaire.

20. Quelle action relève de la prévention tertiaire ?

Traitement, rééducation et réhabilitation
Repérage précoce des symptômes
Amélioration du climat relationnel
Formation aux stratégies d’adaptation

Traitement, rééducation et réhabilitation

Explication

La prévention tertiaire concerne les personnes déjà atteintes de troubles liés au stress et regroupe traitement, rééducation et réhabilitation. Les autres options décrivent plutôt la prévention secondaire ou des mesures organisationnelles.

21. Que couvre la Convention n°190 de l’OIT à propos de la violence et du harcèlement au travail ?

Des conflits ordinaires entre collègues
Uniquement des agressions physiques répétées
Des difficultés de communication sans conséquence
Des comportements ou menaces inacceptables causant divers dommages

Des comportements ou menaces inacceptables causant divers dommages

Explication

La Convention n°190 définit la violence et le harcèlement comme des comportements ou menaces inacceptables, uniques ou répétés, causant divers dommages. Elle inclut donc plusieurs formes d’atteinte, pas seulement le physique.

22. Comment la violence physique au travail est-elle décrite ici ?

Comme un comportement toujours toléré
Comme des gestes brusques d’intimidation pouvant relever d’une faute grave
Comme une simple dispute sans portée juridique
Comme une difficulté relationnelle mineure

Comme des gestes brusques d’intimidation pouvant relever d’une faute grave

Explication

La violence physique est décrite comme des gestes brusques d’intimidation et peut constituer une faute grave, avec des conséquences disciplinaires et pénales. Elle engage aussi l’obligation de protection de l’employeur.

23. Selon Leymann, à partir de quelle durée peut-on caractériser le harcèlement ?

Plus de 6 mois
Moins de 2 semaines
En une seule journée
Après une année seulement

Plus de 6 mois

Explication

Le critère de Leymann repose sur des actions qui durent plus de 6 mois. Cette durée s’ajoute au caractère hostile et répété des comportements.

24. Quel est l’objectif ultime du harcèlement moral tel qu’il est présenté ici ?

Réduire les conflits par la discussion
Rendre la victime incapable de se défendre et l’écarter du travail
Améliorer la productivité de l’équipe
Favoriser l’intégration de la personne

Rendre la victime incapable de se défendre et l’écarter du travail

Explication

L’objectif ultime est d’affaiblir la victime, de l’isoler et de la pousser à quitter le milieu de travail. Ce n’est donc pas une simple tension ponctuelle ou un désaccord ordinaire.

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Cadre scientifique — définition ?

Approches et outils validés, pas intuition.

Titre de psychologue — encadrement ?

L’usage est réglementé par la loi.

Écoute active — rôle ?

Compétence d’accompagnement du psychologue.

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