QCM : Psychologie sociale et normalisation — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que cherche principalement à étudier la psychologie sociale ?

La manière dont les troubles psychiques modifient les fonctions cognitives
La manière dont les capacités biologiques déterminent les comportements individuels
La manière dont les institutions organisent les relations entre les groupes sociaux
La manière dont la présence d’autrui influence les pensées, les émotions et les comportements

La manière dont la présence d’autrui influence les pensées, les émotions et les comportements

Explication

La psychologie sociale analyse l’influence de la présence réelle, imaginaire ou implicite des autres sur les individus. La psychologie individuelle ne se définit pas par l’étude de cette influence sociale.

2. Quelle distinction décrit correctement la psychologie sociale par rapport à la connaissance spontanée d’autrui ?

La psychologie sociale étudie les groupes organisés, tandis que la connaissance spontanée porte sur les capacités biologiques
La psychologie sociale repose sur des recherches scientifiques, tandis que la connaissance spontanée constitue une aptitude à comprendre autrui
La psychologie sociale prédit les comportements avec certitude, tandis que la connaissance spontanée concerne les émotions visibles
La psychologie sociale correspond à une intuition personnelle, tandis que la connaissance spontanée repose sur des expériences contrôlées

La psychologie sociale repose sur des recherches scientifiques, tandis que la connaissance spontanée constitue une aptitude à comprendre autrui

Explication

La connaissance spontanée des sentiments d’autrui est une aptitude courante, alors que la psychologie sociale est une science fondée sur des recherches. Une intuition personnelle ne constitue donc pas, à elle seule, une démarche scientifique.

3. Pourquoi la psychologie sociale est-elle qualifiée de domaine interdisciplinaire ?

Parce qu’elle associe principalement la biologie et l’économie dans l’étude des comportements
Parce qu’elle se situe à l’intersection de la psychologie et de la sociologie
Parce qu’elle remplace l’étude individuelle par l’analyse exclusive des institutions
Parce qu’elle examine les phénomènes sociaux sans mobiliser de concepts psychologiques

Parce qu’elle se situe à l’intersection de la psychologie et de la sociologie

Explication

La psychologie sociale articule les apports de la psychologie et de la sociologie pour comprendre les conduites en contexte social. Elle ne se réduit donc ni à l’étude des institutions ni à une discipline biologique ou économique.

4. Une personne affirme qu’une impression personnelle sur le comportement d’un groupe constitue déjà une recherche en psychologie sociale. Quelle caractéristique manque à cette affirmation ?

L’utilisation d’une méthode scientifique pour produire et vérifier les connaissances
La comparaison des résultats avec des phénomènes historiques connus
L’observation de personnes appartenant à plusieurs générations différentes
L’étude de comportements manifestes dans un environnement collectif

L’utilisation d’une méthode scientifique pour produire et vérifier les connaissances

Explication

Une recherche en psychologie sociale doit s’appuyer sur des méthodes scientifiques, et non sur une simple opinion spontanée. L’observation ou la comparaison peuvent contribuer à une étude, mais elles ne suffisent pas sans démarche méthodique.

5. Une équipe cherche à comprendre les causes d’un comportement, tandis qu’une autre conçoit une intervention pour réduire un problème social. Comment distinguer ces deux recherches ?

La première est positionnelle et la seconde est idéologique
La première est appliquée et la seconde est fondamentale
La première est fondamentale et la seconde est appliquée
La première est intergroupe et la seconde est intra-individuelle

La première est fondamentale et la seconde est appliquée

Explication

La recherche fondamentale vise à comprendre, expliquer ou prédire les comportements, alors que la recherche appliquée cherche à agir sur eux pour résoudre des problèmes sociaux. Les catégories intergroupe, intra-individuelle, positionnelle et idéologique décrivent d’autres domaines de recherche.

6. Quelle liste présente les quatre processus d’influence sociale étudiés en psychologie sociale ?

La catégorisation, la comparaison, l’identification et la justification
La normalisation, le conformisme, l’obéissance et l’influence minoritaire
La perception, la mémoire, l’apprentissage et la motivation
La socialisation, la persuasion, la coopération et la compétition

La normalisation, le conformisme, l’obéissance et l’influence minoritaire

Explication

Les quatre processus étudiés sont la normalisation, le conformisme, l’obéissance et l’influence minoritaire. Les autres listes regroupent des mécanismes ou des concepts connexes, mais pas les quatre processus demandés.

7. Quel objectif correspond à l’étude des processus d’influence sociale ?

Mesurer les aptitudes intellectuelles individuelles sans examiner les interactions sociales
Classer les comportements selon leurs causes biologiques sans analyser les normes sociales
Relier les concepts étudiés à des situations vécues et identifier les normes implicites du quotidien
Décrire les institutions politiques en écartant les expériences ordinaires des individus

Relier les concepts étudiés à des situations vécues et identifier les normes implicites du quotidien

Explication

La séance vise notamment à comprendre la psychologie sociale, à repérer les normes implicites du quotidien et à relier les concepts à des situations vécues. Les autres propositions écartent précisément l’analyse des interactions et des normes sociales.

8. Quelle description distingue correctement la normalisation du conformisme ?

La normalisation exprime une préférence personnelle, tandis que le conformisme correspond à une négociation entre plusieurs individus.
La normalisation construit une norme commune dans l’interaction, tandis que le conformisme suit une majorité déjà explicite.
La normalisation impose une règle annoncée, tandis que le conformisme résulte d’une recherche individuelle de cohérence.
La normalisation repose sur une autorité reconnue, tandis que le conformisme apparaît dans une situation dépourvue de majorité.

La normalisation construit une norme commune dans l’interaction, tandis que le conformisme suit une majorité déjà explicite.

Explication

La normalisation désigne la construction collective d’une norme lors d’interactions, notamment dans une situation ambiguë, alors que le conformisme implique l’influence d’une majorité déjà constituée. L’idée d’une règle imposée par une autorité renvoie plutôt à une prescription explicite qu’à la normalisation.

9. Qu’est-ce qu’une norme sociale ?

Une opinion personnelle qui permet à chacun d’évaluer les comportements selon ses préférences propres.
Une habitude individuelle qui se maintient même lorsqu’elle ne reçoit aucune reconnaissance collective.
Une consigne officielle qui précise une conduite attendue dans une situation institutionnelle donnée.
Une échelle de valeurs qui définit les conduites acceptables et peut entraîner des sanctions en cas d’écart.

Une échelle de valeurs qui définit les conduites acceptables et peut entraîner des sanctions en cas d’écart.

Explication

Une norme sociale correspond à des valeurs dominantes et suivies qui servent à évaluer les conduites et peuvent produire des sanctions en cas de non-respect. Une consigne officielle est une règle explicitement formulée, ce qui ne recouvre pas toute la portée des normes sociales.

10. Pourquoi l’interaction avec autrui favorise-t-elle la construction d’une norme face à une situation ambiguë ?

Elle transforme une perception ambiguë en décision individuelle indépendante des réponses des autres.
Elle fournit un cadre de référence commun permettant aux individus d’ajuster progressivement leurs jugements.
Elle conduit chaque personne à préserver son estimation initiale pour maintenir la diversité des points de vue.
Elle remplace l’incertitude par une règle officielle déterminée avant toute discussion entre les participants.

Elle fournit un cadre de référence commun permettant aux individus d’ajuster progressivement leurs jugements.

Explication

Dans une situation ambiguë, les échanges permettent aux individus de comparer leurs réponses et d’élaborer un cadre de référence partagé. Une règle officielle préexistante n’est pas nécessaire à ce processus, puisque la norme se construit au cours de l’interaction.

11. Que doivent estimer les participants dans l’expérience autocinétique de Sherif ?

Le déplacement apparent d’un point lumineux fixe observé dans l’obscurité.
La vitesse réelle d’un point lumineux se déplaçant sur une trajectoire visible.
La direction d’un faisceau lumineux mobile projeté sur un écran gradué.
La distance séparant deux points lumineux présentés simultanément dans une salle éclairée.

Le déplacement apparent d’un point lumineux fixe observé dans l’obscurité.

Explication

L’expérience autocinétique repose sur l’observation, dans l’obscurité, d’un point lumineux fixe qui semble se déplacer, puis sur l’estimation de ce déplacement apparent. Le point ne se déplace pas réellement, ce qui distingue cet effet d’une mesure de vitesse réelle.

12. Comment les estimations du déplacement apparent évoluent-elles selon que les participants sont seuls ou en groupe ?

Elles sont proches chez les personnes seules, puis deviennent plus dispersées après la discussion en groupe.
Elles restent identiques dans les deux situations, car la perception individuelle ne varie pas avec le contexte.
Elles deviennent plus extrêmes en groupe, car chaque participant accentue son estimation initiale.
Elles sont dispersées chez les personnes seules, puis convergent vers une valeur moyenne en groupe.

Elles sont dispersées chez les personnes seules, puis convergent vers une valeur moyenne en groupe.

Explication

Les estimations individuelles sont très variées lorsque les participants répondent seuls, tandis que l’échange en groupe favorise leur rapprochement autour d’une valeur moyenne. L’expérience montre donc une convergence des jugements plutôt qu’une dispersion accrue.

13. Que montre le comportement des participants après la création d’une norme dans l’expérience autocinétique ?

Ils continuent à appliquer la norme construite même lorsqu’ils formulent ensuite leur jugement seuls.
Ils abandonnent la norme construite dès qu’ils retrouvent une situation individuelle sans échange avec autrui.
Ils reprennent systématiquement leur estimation initiale afin de préserver leur indépendance perceptive.
Ils remplacent la norme collective par une estimation nouvelle fondée sur le déplacement réel du point lumineux.

Ils continuent à appliquer la norme construite même lorsqu’ils formulent ensuite leur jugement seuls.

Explication

Les participants internalisent la norme élaborée pendant l’interaction et continuent à l’utiliser lorsqu’ils sont seuls. Cette persistance montre que la convergence ne se réduit pas à une simple imitation momentanée des réponses du groupe.

14. Comment Floyd Henry Allport explique-t-il l’émergence des normes sociales ?

Par la transmission d’une règle officielle décidée par une autorité extérieure au groupe observé.
Par la conservation des jugements personnels, même lorsque les individus confrontent leurs réponses.
Par l’ajustement mutuel des comportements individuels, sans supposer une conscience de groupe autonome.
Par l’existence d’une conscience collective qui produit des normes indépendantes des comportements individuels.

Par l’ajustement mutuel des comportements individuels, sans supposer une conscience de groupe autonome.

Explication

Allport considère que les normes émergent de l’ajustement réciproque des comportements individuels et rejette l’idée d’une conscience de groupe autonome. L’hypothèse d’une entité collective indépendante correspond précisément à la conception qu’il critique.

15. Dans l’exemple de Doise, vers quelles valeurs les quatre estimations de 12 cm, 18 cm, 15 cm et 20 cm se rapprochent-elles après discussion ?

Vers 16 cm, 17 cm, 16 cm et 17 cm, dans le même ordre que les estimations initiales.
Vers 17 cm, 16 cm, 17 cm et 16 cm, en inversant l’ordre des estimations après discussion.
Vers 15 cm, 15 cm, 18 cm et 18 cm, en regroupant les réponses selon leur proximité initiale.
Vers 12 cm, 18 cm, 15 cm et 20 cm, car la discussion confirme les jugements individuels.

Vers 16 cm, 17 cm, 16 cm et 17 cm, dans le même ordre que les estimations initiales.

Explication

L’exemple montre que les quatre jugements se rapprochent après discussion pour atteindre 16 cm, 17 cm, 16 cm et 17 cm respectivement. La discussion ne conserve donc pas les écarts initiaux et ne réorganise pas non plus les réponses entre participants.

16. Comment Moscovici et Ricateau interprètent-ils la normalisation ?

Comme un mécanisme de négociation destiné à éviter le conflit et à favoriser la convergence.
Comme une affirmation individuelle visant à défendre une estimation personnelle contre la pression sociale.
Comme une influence minoritaire qui entretient une position divergente malgré les échanges collectifs.
Comme une décision hiérarchique qui impose une réponse commune avant toute négociation entre les membres.

Comme un mécanisme de négociation destiné à éviter le conflit et à favoriser la convergence.

Explication

Moscovici et Ricateau décrivent la normalisation comme une négociation permettant d’éviter le conflit et de rapprocher les positions. L’influence minoritaire, au contraire, peut maintenir une position divergente plutôt que rechercher cette convergence.

17. Quelle transformation décrit le mieux l’évolution des normes d’organisation dans l’entreprise ?

Le maintien d’une autorité verticale, accompagné d’outils numériques et d’espaces de travail partagés
Le passage d’une hiérarchie verticale et d’horaires fixes à un management participatif, au télétravail et à la flexibilité
Le passage d’un management participatif et flexible à une hiérarchie verticale avec des horaires uniformes
Le remplacement du travail collectif par une organisation fondée sur des tâches individuelles et des horaires prolongés

Le passage d’une hiérarchie verticale et d’horaires fixes à un management participatif, au télétravail et à la flexibilité

Explication

Les normes professionnelles se sont déplacées vers davantage de participation, de télétravail et de souplesse organisationnelle. L’autorité verticale correspond plutôt à l’ancien modèle hiérarchique que le management participatif cherche à assouplir.

18. Quelle séquence résume correctement l’évolution de la place accordée au travail ?

De la performance et de la mobilité vers l’identité professionnelle, puis vers des horaires fixes et une moindre autonomie
Du devoir et de l’identité vers la performance et la mobilité, puis vers le sens, l’équilibre et la flexibilité
De la flexibilité et de l’équilibre vers le devoir professionnel, puis vers la performance et la mobilité
Du sens et de l’équilibre vers la hiérarchie professionnelle, puis vers une conception centrée sur la procréation

Du devoir et de l’identité vers la performance et la mobilité, puis vers le sens, l’équilibre et la flexibilité

Explication

La trajectoire décrite commence par un travail associé au devoir et à l’identité, évolue vers la performance et la mobilité, puis valorise le sens, l’équilibre et la flexibilité. Les autres séquences inversent ou mélangent les étapes de cette évolution.

19. Une personne cesse brusquement de répondre aux messages, aux appels et aux interactions en ligne sans fournir d’explication : comment qualifier ce comportement ?

La reprise de contact différée, parce qu’un échange peut recommencer après une période de silence
L’orbiting, parce qu’une présence indirecte persiste sur les réseaux sociaux
Le blocking, parce qu’une personne est empêchée techniquement de communiquer
Le ghosting, parce que tout contact est interrompu sans explication

Le ghosting, parce que tout contact est interrompu sans explication

Explication

Le ghosting désigne une disparition soudaine accompagnée d’une coupure des contacts sans explication. L’orbiting implique au contraire une présence indirecte en ligne, tandis que le blocking repose sur une action de blocage.

20. Quel comportement correspond à l’orbiting dans une relation numérique ?

Aimer les publications ou regarder les stories d’une personne sans renouer un contact direct
Envoyer régulièrement des messages privés pour maintenir une conversation explicite
Bloquer une personne sur le téléphone et les réseaux afin d’empêcher toute communication
Disparaître des échanges, des appels et des réseaux sociaux sans donner d’explication

Aimer les publications ou regarder les stories d’une personne sans renouer un contact direct

Explication

L’orbiting consiste à rester indirectement présent, par exemple en aimant des publications ou en regardant des stories, sans reprendre contact directement. Une disparition complète relève du ghosting, tandis que l’interdiction de communiquer correspond au blocking.

21. Quelle évolution historique des normes sexuelles est correctement ordonnée ?

Libération sexuelle avant 1960, sexualité liée au mariage de 1960 à 1980, puis retour à la procréation comme norme entre 2010 et 2020
Consentement explicite avant 1960, valorisation de la procréation de 1960 à 1980, puis libération sexuelle entre 1990 et 2000
Sexualité liée au mariage et à la procréation avant 1960, libération sexuelle de 1960 à 1980, puis consentement explicite et sexualité positive entre 2010 et 2020
Normalisation des relations hors mariage avant 1960, encadrement matrimonial de 1960 à 1980, puis disparition de la visibilité LGBTQIA+ entre 2010 et 2020

Sexualité liée au mariage et à la procréation avant 1960, libération sexuelle de 1960 à 1980, puis consentement explicite et sexualité positive entre 2010 et 2020

Explication

L’évolution va d’un encadrement par le mariage et la procréation avant 1960 à la libération sexuelle, puis à la normalisation des relations hors mariage et à la valorisation du consentement, de la visibilité LGBTQIA+ et de la sexualité positive. Les autres propositions inversent les périodes ou attribuent aux décennies des tendances qui ne leur correspondent pas.

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Qu'est-ce que la psychologie sociale étudie scientifiquement ?

L'influence des autres sur pensées, émotions et comportements.

Quels types de présences influencent les individus en psychologie sociale ?

La présence réelle, imaginaire ou implicite des autres.

À quoi est aussi associée la psychologie sociale ?

À la connaissance spontanée des sentiments d'autrui.

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