QCM : Psychologie sociale et persuasion (32 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que cherche à expliquer la psychologie sociale lorsqu’elle étudie l’influence du contexte social ?

La description des différences culturelles entre plusieurs groupes humains
La façon dont les capacités biologiques déterminent les conduites individuelles
La manière dont autrui influence les pensées, les sentiments et les comportements
Le développement des aptitudes cognitives indépendamment des relations sociales

La manière dont autrui influence les pensées, les sentiments et les comportements

Explication

La psychologie sociale analyse comment la présence réelle, imaginée ou implicite d’autrui modifie les pensées, les sentiments et les comportements. L’étude des capacités biologiques relève plutôt d’autres domaines de la psychologie.

2. Dans la mise en situation étudiée par S. Fiske, quels facteurs contribuent à l’obéissance des étudiants face à une tâche absurde ?

La compétition entre groupes et la difficulté technique de la tâche
La fatigue des participants et leur familiarité avec le laboratoire
La pression des pairs et la pression exercée par l’autorité
La curiosité individuelle et la recherche d’une récompense matérielle

La pression des pairs et la pression exercée par l’autorité

Explication

L’obéissance observée s’explique notamment par l’influence conjointe des pairs et de l’autorité. La difficulté de la tâche peut décrire la situation, mais elle ne constitue pas le mécanisme social mis en évidence ici.

3. Quelle association décrit correctement les trois formes de présence d’autrui en psychologie sociale ?

Imaginaire : observer un comportement ; implicite : parler à autrui ; explicite : appliquer une valeur sociale
Imaginaire : anticiper le jugement d’autrui ; implicite : intégrer des normes ; explicite : être physiquement avec autrui
Imaginaire : partager un espace ; implicite : prévoir une réaction ; explicite : suivre une norme intériorisée
Imaginaire : respecter une règle ; implicite : voir autrui ; explicite : anticiper son opinion

Imaginaire : anticiper le jugement d’autrui ; implicite : intégrer des normes ; explicite : être physiquement avec autrui

Explication

La présence imaginaire concerne l’anticipation de ce que les autres penseraient, la présence implicite renvoie aux normes assimilées et la présence explicite correspond à la présence physique d’autrui. Confondre présence imaginaire et présence explicite revient à prendre l’anticipation du jugement pour une présence corporelle.

4. Comment le statut perçu d’un interlocuteur peut-il modifier le comportement vocal d’une personne ?

Elle peut adopter une voix identique quel que soit le statut attribué à l’interlocuteur
Elle peut augmenter l’intensité de sa voix face à une personne jugée de statut supérieur
Elle peut modifier son vocabulaire sans changer les caractéristiques sonores de sa voix
Elle peut réduire l’intensité de sa voix face à une personne jugée de statut supérieur

Elle peut réduire l’intensité de sa voix face à une personne jugée de statut supérieur

Explication

Les caractéristiques sociales d’autrui, notamment son statut perçu, influencent les comportements ; un statut supérieur est associé à une voix moins intense. L’idée d’une voix inchangée néglige précisément l’effet comportemental attribué au statut.

5. Laquelle exprime correctement la conception de Lewin selon laquelle le comportement dépend de la personne et de l’environnement ?

C=f(P×E)C=f(P\times E)
C=f(E÷P)C=f(E\div P)
C=f(P+E)C=f(P+E)
C=f(P−E)C=f(P-E)

$$C=f(P\times E)$$

Explication

Pour Lewin, le comportement est une fonction de la personne et de l’environnement, représentée par C=f(P×E)C=f(P\times E). L’addition, la soustraction ou la division ne correspondent pas à la formulation donnée.

6. Quelle distinction entre les trois types de recherche est correcte ?

La recherche descriptive teste une hypothèse, la corrélationnelle supprime les variables et l’expérimentale classe les participants
La recherche descriptive établit des causes, la corrélationnelle décrit et l’expérimentale mesure des opinions
La recherche descriptive compare des variables, la corrélationnelle manipule et l’expérimentale observe sans intervention
La recherche descriptive décrit, la corrélationnelle examine des liens et l’expérimentale teste des relations causales

La recherche descriptive décrit, la corrélationnelle examine des liens et l’expérimentale teste des relations causales

Explication

La recherche descriptive caractérise un phénomène, la recherche corrélationnelle étudie les relations entre variables et la recherche expérimentale vise les relations causales. Une corrélation ne suffit pas à démontrer une causalité, car elle n’implique pas la manipulation expérimentale.

7. Que fait le chercheur dans une expérimentation pour mettre à l’épreuve une hypothèse formulée à l’avance ?

Il fait varier un ou plusieurs facteurs et observe leurs effets sur des variables
Il mesure des liens entre variables sans intervenir sur les facteurs étudiés
Il décrit un phénomène sans modifier les conditions dans lesquelles il apparaît
Il recueille des opinions puis choisit l’hypothèse qui correspond aux réponses obtenues

Il fait varier un ou plusieurs facteurs et observe leurs effets sur des variables

Explication

L’expérimentation consiste à manipuler un ou plusieurs facteurs afin d’observer leurs effets sur une ou plusieurs variables. Une étude corrélationnelle mesure des liens sans cette manipulation, ce qui ne permet pas de tester la causalité de la même manière.

8. Dans l’étude de Moriarty, quel facteur expliquait principalement la différence entre les personnes intervenant après une demande de feu et celles intervenant après une demande de surveiller leurs affaires ?

La rapidité habituelle de réaction des participants
Le niveau déclaré de courage des participants
La consigne situationnelle reçue par les participants
La familiarité personnelle avec la victime du vol

La consigne situationnelle reçue par les participants

Explication

La formulation de la demande modifiait fortement la probabilité d’intervention, ce qui montre le rôle déterminant de la situation. Le courage déclaré ne suffit pas à expliquer l’écart observé entre les deux groupes.

9. Dans l’étude d’Isen et Levin, quelle interprétation explique le mieux que 88 % des personnes ayant trouvé une pièce aient aidé, contre 4 % des autres ?

Les personnes sans pièce avaient davantage de contacts sociaux
Les personnes aidantes possédaient une personnalité altruiste stable
La découverte de la pièce a créé une circonstance favorisant l’aide
La valeur de la pièce a directement récompensé l’aide apportée

La découverte de la pièce a créé une circonstance favorisant l’aide

Explication

La découverte d’une pièce constitue une circonstance situationnelle associée à une humeur ou à une disposition momentanément plus favorable à l’aide. La différence ne permet pas d’attribuer l’aide à un trait altruiste stable.

10. Quel résultat de l’étude de Triplett illustre la facilitation sociale ?

Des témoins interviennent moins souvent lorsqu’une victime est entourée
Des participants adoptent une réponse erronée proposée par une majorité
Des participants fournissent moins d’effort lorsque la tâche est réalisée en groupe
Des enfants enroulent plus rapidement un moulinet devant autrui que seuls

Des enfants enroulent plus rapidement un moulinet devant autrui que seuls

Explication

La facilitation sociale désigne ici l’amélioration de la performance en présence d’autres personnes, comme l’enroulement plus rapide du moulinet. La diminution de l’effort collectif correspond plutôt à la paresse sociale.

11. Quelle évolution de la performance individuelle caractérise la paresse sociale dans l’étude de Ringelmann ?

La vitesse individuelle augmente lorsque le groupe devient plus nombreux
La motivation individuelle augmente lorsque la responsabilité est partagée
La précision individuelle progresse lorsque les partenaires observent la tâche
La force individuelle diminue lorsque le groupe devient plus nombreux

La force individuelle diminue lorsque le groupe devient plus nombreux

Explication

Dans l’étude de Ringelmann, l’agrandissement du groupe s’accompagne d’une baisse de la force fournie par chaque personne. Cette réduction de l’effort individuel distingue la paresse sociale de la facilitation sociale.

12. Pourquoi l’augmentation du nombre de témoins réduit-elle l’intervention d’une personne face à une urgence, selon Darley et Latané ?

La multiplication des témoins accélère la prise de décision individuelle
La présence des témoins rend la situation moins visible pour la victime
La foule accroît la compétence perçue de la personne en difficulté
La responsabilité de l’intervention se répartit entre plusieurs témoins

La responsabilité de l’intervention se répartit entre plusieurs témoins

Explication

Lorsque plusieurs témoins sont présents, chacun peut considérer que les autres pourraient agir, ce qui produit une diffusion de la responsabilité. La situation ne devient pas nécessairement moins visible ; c’est l’attribution de la responsabilité qui change.

13. Que montre principalement l’expérience d’Asch sur le conformisme ?

Une personne obéit à une consigne donnée par une autorité hiérarchique
Une personne intervient davantage lorsqu’elle observe d’autres témoins agir
Une personne réduit son effort lorsque plusieurs partenaires partagent la tâche
Une personne peut adopter la réponse incorrecte soutenue par la majorité

Une personne peut adopter la réponse incorrecte soutenue par la majorité

Explication

L’expérience d’Asch montre que la pression majoritaire peut conduire à approuver un jugement perceptif manifestement incorrect. Cette influence de la majorité relève du conformisme, contrairement à l’obéissance à une autorité étudiée par Milgram.

14. Quel résultat l’expérience de Milgram a-t-elle mis en évidence concernant l’obéissance à l’autorité ?

65 % des participants ont rejeté la réponse majoritaire malgré une perception incertaine
65 % des participants ont aidé une victime après avoir reçu une consigne vague
65 % des participants ont poursuivi les chocs sur demande de l’expérimentateur
65 % des participants ont réduit leur effort en présence de partenaires

65 % des participants ont poursuivi les chocs sur demande de l’expérimentateur

Explication

Dans l’expérience de Milgram, 65 % des participants ont continué à administrer les chocs lorsque l’expérimentateur leur demandait de poursuivre. Le phénomène concerne une consigne hiérarchique, et non la pression exercée par une majorité.

15. Comment Girandola et Fointiat définissent-ils une attitude ?

Une évaluation générale favorable ou défavorable d’un objet de l’environnement
Une intention d’action dirigée vers une personne ou un objet précis
Une émotion momentanée provoquée par une situation sociale particulière
Une croyance stable concernant les caractéristiques d’un groupe social

Une évaluation générale favorable ou défavorable d’un objet de l’environnement

Explication

Pour Girandola et Fointiat, l’attitude correspond à une évaluation générale, positive ou négative, d’un objet de l’environnement social ou physique. La réduire à une émotion momentanée confond l’attitude avec sa composante affective.

16. Quelle fonction des attitudes aide une personne à organiser et interpréter les informations de son environnement ?

La fonction épistémique
La fonction expressive
La fonction de défense de soi
La fonction adaptative

La fonction épistémique

Explication

La fonction épistémique permet de structurer et de comprendre l’environnement en facilitant son interprétation. La fonction adaptative concerne plutôt l’ajustement aux situations et aux exigences du milieu.

17. Quelle association entre composante attitudinale et contenu est correcte ?

Cognitive : croyances ; affective : émotions
Affective : comportements ; conative : croyances
Cognitive : émotions ; affective : croyances
Cognitive : intentions ; conative : émotions

Cognitive : croyances ; affective : émotions

Explication

La composante cognitive renvoie aux croyances, tandis que la composante affective concerne les émotions éprouvées envers l’objet. L’association inverse entre croyances et émotions constitue la confusion la plus fréquente.

18. Quelles dimensions décrivent les quatre propriétés classiques d’une attitude ?

Son origine, sa fonction, sa cible et sa conséquence
Sa durée, sa fréquence, sa cohérence et sa visibilité
Sa valence, sa stabilité, sa précision et sa complexité
Sa direction, son intensité, sa centralité et son accessibilité

Sa direction, son intensité, sa centralité et son accessibilité

Explication

Les quatre propriétés sont la direction, l’intensité, la centralité et l’accessibilité. La valence est proche de la direction, mais la stabilité, la précision et la complexité ne constituent pas l’ensemble attendu de ces propriétés.

19. Quelle attitude a généralement le plus de chances de résister au changement et de prédire le comportement associé ?

Une attitude récente et modérément favorable
Une attitude ambivalente et rarement mobilisée
Une attitude fortement polarisée et intense
Une attitude faiblement polarisée et peu intense

Une attitude fortement polarisée et intense

Explication

Une attitude polarisée et intense résiste davantage au changement et prédit plus efficacement les comportements qui lui sont associés. Une attitude faiblement polarisée et peu intense possède au contraire une force prédictive et une résistance moindres.

20. Quelle distinction oppose correctement les modèles unidimensionnel et tripartite de l’attitude ?

Le modèle unidimensionnel retient les croyances, tandis que le modèle tripartite mesure les émotions et les intentions
Le modèle unidimensionnel retient une évaluation affective, tandis que le modèle tripartite distingue trois composantes
Le modèle unidimensionnel distingue trois composantes, tandis que le modèle tripartite retient une évaluation affective
Le modèle unidimensionnel mesure les comportements, tandis que le modèle tripartite retient une évaluation globale

Le modèle unidimensionnel retient une évaluation affective, tandis que le modèle tripartite distingue trois composantes

Explication

Le modèle unidimensionnel réduit l’attitude à une évaluation affective favorable ou défavorable, alors que le modèle tripartite distingue les composantes cognitive, affective et conative. La proposition qui attribue les trois composantes au modèle unidimensionnel inverse précisément cette distinction.

21. Quelle méthode constitue une mesure indirecte des attitudes ?

Le bogus pipeline, fondé sur une réponse explicitement rapportée
L’échelle de Likert, fondée sur une déclaration graduée
L’échelle d’Osgood, fondée sur des jugements déclarés
L’Implicit Association Test, fondé sur des réponses moins contrôlables

L’Implicit Association Test, fondé sur des réponses moins contrôlables

Explication

L’Implicit Association Test est une mesure indirecte qui évalue des réponses moins contrôlables par la personne. Les échelles de Likert et d’Osgood ainsi que le bogus pipeline appartiennent aux mesures directes, car ils sollicitent une déclaration attitudinale.

22. Pourquoi une attitude générale favorable envers une population ne permet-elle pas de prédire avec certitude le comportement envers une personne particulière de cette population ?

Parce qu’une attitude générale et une attitude spécifique portent sur des objets différents
Parce qu’une attitude générale concerne uniquement les émotions ressenties
Parce qu’une personne particulière ne peut jamais représenter une population
Parce qu’un comportement particulier dépend toujours d’une autorité extérieure

Parce qu’une attitude générale et une attitude spécifique portent sur des objets différents

Explication

Une attitude générale envers une population peut différer de l’attitude spécifique envers une personne ou une situation précise, ce qui limite sa valeur prédictive. L’idée qu’un comportement particulier dépend toujours d’une autorité extérieure ne correspond pas à cette distinction.

23. Selon la théorie de l’action raisonnée, quels facteurs déterminent principalement l’intention comportementale ?

Le contrôle perçu et la complexité de la situation
La crédibilité de la source et la longueur du message
L’attitude envers le comportement et les normes subjectives
La personnalité de l’individu et la pression temporelle

L’attitude envers le comportement et les normes subjectives

Explication

La théorie de l’action raisonnée relie l’intention comportementale à l’attitude envers le comportement et aux normes subjectives. Le contrôle comportemental perçu appartient à l’ajout caractéristique de la théorie du comportement planifié.

24. Une personne hésite à adopter un comportement parce qu’elle estime manquer de ressources et rencontre plusieurs obstacles ; quelle théorie prend explicitement en compte cette dimension ?

La théorie de l’apprentissage social
La théorie du comportement planifié
La théorie de l’action raisonnée
La théorie de la dissonance cognitive

La théorie du comportement planifié

Explication

La théorie du comportement planifié complète l’action raisonnée en intégrant le contrôle comportemental perçu, fondé sur les freins et les facilitateurs. La théorie de l’action raisonnée ne comprend pas explicitement cette dimension du contrôle perçu.

25. Comment la persuasion est-elle définie en psychologie sociale ?

Une procédure d’autorité qui remplace le choix personnel du récepteur
Une contrainte imposée à une personne pour obtenir directement son obéissance
Une transmission d’information destinée à préserver les opinions existantes
Un acte de communication visant à modifier l’état mental par un message complexe

Un acte de communication visant à modifier l’état mental par un message complexe

Explication

La persuasion est un acte de communication qui cherche à modifier l’état mental d’un individu par l’exposition à un message complexe. Elle se distingue de la soumission, qui repose sur une contrainte ou une autorité.

26. Quelle procédure permet de mesurer l’impact persuasif d’un message sur une attitude ?

Mesurer l’attitude avant le message, présenter celui-ci, puis mesurer et comparer l’attitude après
Comparer deux sources différentes sans exposer les participants à leurs messages respectifs
Mesurer l’attitude après le message, puis sélectionner les personnes qui y étaient favorables
Présenter plusieurs messages, puis interroger la personne sans mesure initiale de son attitude

Mesurer l’attitude avant le message, présenter celui-ci, puis mesurer et comparer l’attitude après

Explication

L’impact persuasif se mesure en comparant l’attitude avant et après l’exposition au message. Une évaluation dépourvue de mesure initiale ne permet pas d’identifier correctement la modification attribuable au message.

27. Selon l’école de Yale, quelles composantes structurent l’analyse de la persuasion ?

La norme, la croyance, l’obstacle et le facilitateur
L’intention, le comportement, la récompense et la sanction
La source, le message, le récepteur et le canal
La motivation, la mémoire, l’émotion et la personnalité

La source, le message, le récepteur et le canal

Explication

L’école de Yale analyse la persuasion à partir de la source, du message, du récepteur et du canal, résumé par la question « qui dit quoi à qui et comment ? ». Les autres ensembles renvoient à des facteurs issus d’autres modèles ou ne constituent pas cette grille d’analyse.

28. Une personne peu motivée et disposant de peu de capacité pour analyser un message s’appuie probablement sur quelle voie de traitement selon le modèle de probabilité d’élaboration ?

La voie normative, fondée sur la comparaison sociale
La voie comportementale, fondée sur le contrôle perçu
La voie périphérique, fondée sur des indices rapides
La voie centrale, fondée sur une analyse approfondie

La voie périphérique, fondée sur des indices rapides

Explication

La voie périphérique intervient lorsque la motivation ou la capacité de traitement est limitée et repose sur des indices rapides. La voie centrale exige au contraire une motivation et une capacité suffisantes pour un traitement approfondi.

29. Dans le modèle ELM, comment la pertinence personnelle et la distraction influencent-elles le traitement d’un message ?

La pertinence augmente la motivation, tandis que la distraction diminue la capacité de traitement
La pertinence et la distraction augmentent toutes deux la motivation à traiter le message
La pertinence diminue la motivation, tandis que la distraction augmente la capacité de traitement
La pertinence et la distraction diminuent toutes deux la capacité à traiter le message

La pertinence augmente la motivation, tandis que la distraction diminue la capacité de traitement

Explication

Dans le modèle ELM, la pertinence personnelle renforce la motivation à traiter le message, alors que la distraction réduit la capacité cognitive disponible. Les deux facteurs n’agissent donc pas de la même manière ni sur la même dimension.

30. Quelle décrit le mieux la résistance à la persuasion ?

Une réaction qui maintient ou renforce l’attitude initiale malgré une tentative de changement
Une procédure qui remplace progressivement une attitude par une opinion opposée
Une baisse de l’attention portée au message après sa présentation répétée
Une acceptation du message lorsque sa source paraît particulièrement crédible

Une réaction qui maintient ou renforce l’attitude initiale malgré une tentative de changement

Explication

La résistance à la persuasion s’oppose au changement attendu et peut préserver ou renforcer l’attitude de départ. La procédure décrite dans la deuxième proposition correspond plutôt à une modification de l’attitude, qui constitue l’objectif de la persuasion.

31. Dans une étude sur la justice, que produisait le conseil donné aux jurés d’ignorer les médias ?

Il augmentait l’influence des médias sur leur jugement
Il rendait les jurés plus favorables aux recommandations judiciaires
Il réduisait l’influence des médias sur leur jugement
Il supprimait les différences de jugement entre les jurés

Il augmentait l’influence des médias sur leur jugement

Explication

Le conseil d’ignorer les médias a accru leur impact sur le jugement des jurés, ce qui illustre un effet boomerang. La réduction de cette influence serait le résultat attendu d’une persuasion réussie, mais elle ne correspond pas à l’observation rapportée.

32. Comment la technique de l’inoculation prépare-t-elle une personne à résister à un discours contraire ?

En évitant les messages contraires jusqu’à ce que son opinion devienne plus stable
En renforçant son attitude par une source experte qui répond à sa place
En lui présentant une conclusion favorable sans lui demander d’examiner les objections
En l’exposant à des arguments opposés qu’elle réfute avec ses propres contre-arguments

En l’exposant à des arguments opposés qu’elle réfute avec ses propres contre-arguments

Explication

L’inoculation repose sur une exposition répétée à des arguments contre-attitudinaux que la personne doit réfuter elle-même, ce qui entraîne ses défenses argumentatives. Éviter les messages contraires ne permet pas cette préparation active et ne correspond pas au mécanisme de la technique.

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Qu'étudie la psychologie sociale selon Allport ?

L'influence des autres sur pensées, sentiments et comportements.

Dans quelle situation les étudiants obéissent-ils à une tâche absurde selon S. Fiske ?

Sous la pression des pairs et de l'autorité.

Qu'est-ce que la présence imaginaire en psychologie sociale ?

L'anticipation de ce que les autres penseraient.

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